Élection présidentielle française de 2007

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Élection présidentielle française de 2007

(1er tour)

(2e tour)
Type d’élection Présidentielle
Corps électoral et résultats
Inscrits 44 472 733
Votants au 1er tour 37 254 242
83,77 %  +12,2
Votes blancs et nuls au 1er tour 534 846
Votants au 2d tour 37 342 004
83,97 %  +4,3
Votes blancs et nuls au 2d tour 1 568 426
Débat(s) (2e tour)
Nicolas Sarkozy -.jpg Nicolas Sarkozy – UMP
Voix au 1er tour 11 448 663
31,18 %
Voix au 2e tour 18 983 138
53,06 %
Ségolène Royal 2007.jpg Ségolène Royal – PS
Voix au 1er tour 9 500 112
25,87 %
Voix au 2e tour 16 790 440
46,94 %
BayrouEM (cropped).jpg François Bayrou – UDF
Voix au 1er tour 6 820 119
18,57 %
 +11,7
Jeanmarielepen-profile-harounaaron (cropped 2).png Jean-Marie Le Pen – FN
Voix au 1er tour 3 834 530
10,44 %
 −6,4
Olivier Besancenot - Photothèque Rouge-JMB - 2006-09-25 p3.jpg Olivier Besancenot – LCR
Voix au 1er tour 1 498 581
4,08 %
 −0,2
Philippe de Villiers - Meeting in Toulouse for the 2007 French presidential election 0165 2007-04-16 cropped.jpg Philippe de Villiers – MPF
Voix au 1er tour 818 407
2,23 %
Président de la République française
Sortant Élu
Jacques Chirac (UMP) Nicolas Sarkozy (UMP)

L'élection présidentielle française de 2007, neuvième élection présidentielle de la Ve République et huitième au suffrage universel direct, est un scrutin qui permet d'élire le président de la République pour un mandat de cinq ans. Le président sortant Jacques Chirac ayant accompli deux mandats consécutifs n'est pas candidat.

L'inscription sur les listes électorales est très importante, avec 1,8 million d'inscrits supplémentaires sur un an[1], et 3,3 millions d'électeurs supplémentaires par rapport à 2002[2]. La source de cette nouvelle participation à la vie politique se trouve dans l'accroissement démographique[3],[4], mais également dans un regain d'intérêt de la vie politique française[2]. Cette élection est également marquée par le développement du vote électronique : 1,5 million d'électeurs ont voté par le moyen d'un ordinateur de vote[5].

Le premier tour de scrutin se déroule le dimanche de 8 h à 18 h[6]. En raison du décalage horaire, l'élection a également eu lieu le samedi en dehors de la France métropolitaine : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon et dans les bureaux de vote ouverts par les ambassades et postes consulaires situés sur le continent américain[7].

Le premier tour a permis de sélectionner Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Aucun candidat n'ayant recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés[8], le second tour de scrutin se déroule le dimanche [9].

Le , le Conseil constitutionnel proclame l'élection du candidat UMP Nicolas Sarkozy avec 53,06 % des voix, soit un total de 18 983 138 bulletins de vote en sa faveur[10]. Le mandat de Jacques Chirac prend fin le à minuit.

Contexte institutionnel[modifier | modifier le code]

Dates[modifier | modifier le code]

Les dates du scrutin, confirmées par décret, sont rendues publiques par une communication du ministre de l'Intérieur au Conseil des ministres du [11].

  • dimanche  : premier tour.
  • dimanche  : second tour.

Pour la première fois lors d'une élection présidentielle — cela avait déjà été le cas pour le référendum sur le traité constitutionnel en 2005 —, les Français des départements, collectivités ou territoires d'outre-mer ainsi que certains des 821 600 Français inscrits à l'étranger[12] se situant à l'ouest de la métropole et au-delà de l'Atlantique ont voté avant la date officielle. Ainsi en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française, et dans les ambassades et les postes consulaires situés sur le continent américain, le scrutin a été avancé d'un jour. Ceci afin de permettre aux électeurs de ces régions de voter sans connaître les estimations des résultats nationaux. En effet, avec le décalage horaire, des estimations valant quasiment résultats sont diffusées à 20h00, heure de Paris, à la fermeture des derniers bureaux de votes métropolitains alors que ces bureaux de vote d'outre-mer étaient encore ouverts voire venaient d'ouvrir pour ceux de la Polynésie, ce qui favorisait l'abstention. Dans ces régions, le premier tour y a donc eu lieu le samedi , et le second tour y aura lieu le samedi [13][réf. insuffisante]. Les premiers bureaux de vote français à ouvrir pour l'élection présidentielle sont donc ceux de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les derniers à voter furent les Français inscrits dans l'archipel du Cap-Vert.

Financement de la campagne[modifier | modifier le code]

Les aspects de financement des campagnes jouent un rôle très important dans la vie politique.

Ainsi, il est reconnu que la prolifération des petits candidats a pour principale cause l'existence, d'une part, d'une avance sur le remboursement forfaitaire de leurs dépenses de campagne d'un montant de 153 000 euros[14], et, d'autre part, du remboursement, à titre forfaitaire, des dépenses exposées dans le compte de campagne à hauteur du vingtième du plafond, soit 808 300 euros pour tout candidat, quel que soit le nombre de voix recueillies lors de l'élection[15].

Le seuil des 5 % de voix exprimées est extrêmement important : il fait passer le plafond de financement de l'État à 50 % du plafond de dépenses, c'est-à-dire que le montant maximum du remboursement forfaitaire passe à 8,083 millions d'euros, pour un candidat éliminé au premier tour.

Enfin, les campagnes ne peuvent être financées que par des contributions de personnes physiques, avec un plafond de 4 600 euros par personne.

Les candidats peuvent cependant bénéficier d'apports en nature ou en argent de partis politiques déclarés, sans aucune limite. Cela peut inciter certains candidats à créer un parti politique ad hoc pour préparer leur campagne. C'est ce qu'a fait par exemple Ségolène Royal avec la création de « Désirs d'avenir », association enregistrée comme parti politique.

Controverse autour des 500 signatures[modifier | modifier le code]

Pour être officiellement désigné comme candidat, il faut obtenir 500 signatures d'élus : députés, sénateurs, maires, maires délégués des communes associées, maires des arrondissements de Lyon et de Marseille ou membres élus de l'Assemblée des Français de l'étranger, conseillers généraux des départements, de Mayotte, de Saint-Pierre-et-Miquelon ou du conseil de Paris, conseillers régionaux, élus de l'Assemblée de Corse, de l'Assemblée de la Polynésie française, du Congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie, de l'Assemblée territoriale des îles Wallis-et-Futuna, représentants français au parlement européen. Ces parrainages, dans un réservoir d'environ 45 000 dont 36 000 de maires, doivent venir d'au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer différents sans que plus d'un dixième d'entre eux soit issu du même département ou de la même collectivité d'outre-mer.

L'obtention des 500 signatures nécessaires pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle est toujours sujette à controverse, notamment autour de Jean-Marie Le Pen. Pour 2007, la controverse touche tous les petits partis. L'appel de François Hollande aux élus du Parti socialiste à réserver leurs signatures au candidat socialiste a conduit à une rumeur au sein des petits partis qui dit que le PS, l'UMP et parfois l'UDF feraient barrage face à leurs candidats et exerceraient des pressions sur les maires de petites communes pour qu'ils ne donnent pas leur signature. Des futurs candidats aussi opposés qu'Olivier Besancenot, José Bové et Corinne Lepage en font publiquement état.

Un amendement déposé au nom du groupe socialiste en vue d'étendre la publication au Journal officiel à toutes les présentations reçues ayant été repoussé[16], le Conseil constitutionnel a fait savoir qu'il renonçait à la pratique initiée en 1988 consistant à publier dans ses locaux l'ensemble des parrainages valides[17][réf. insuffisante]. Seuls 500 noms de présentateurs par candidat admis à concourir, déterminés par tirage au sort, seront donc publiés cette fois.

Les formulaires de parrainage signés par les élus sont à retourner au Conseil constitutionnel pour le à 18 heures au plus tard (heure locale du territoire d'où provient la signature du formulaire de parrainage). Gérard Schivardi dénonce[18][réf. insuffisante] le chantage aux subventions, sur les maires qui souhaitent le parrainer, par des dirigeants politiques de régions ou départements. Pour aider les finances de sa commune de Noron-la-Poterie (Calvados), André Garrec, maire, a placé sa signature sur un site de vente aux enchères. L'enchère a été remportée à 1 550 par Rachid Nekkaz. L'échange a eu lieu le sur la chaîne LCI, le candidat a immédiatement déchiré le document[19].

Le , l'ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon (UMP) donne sa signature par tirage au sort à Olivier Besancenot. Un maire d'une commune d'Ille-et-Vilaine a fait de même et le sort a désigné Arlette Laguiller. Jugeant ce procédé « incompatible avec la dignité qui sied aux opérations concourant à toute élection et que la présentation doit résulter d'un acte volontaire du présentateur[20] », le Conseil constitutionnel a indiqué que les parrainages ainsi attribués ne seront pas pris en compte tout comme les parrainages ayant donné lieu à contrepartie financière au sujet du Conseil Constitutionnel.

Vote électronique[modifier | modifier le code]

Pour les votes électroniques, la transparence du code source n'est pas obligatoire en 2007. Ici, une machine IVotronic.

Lors de cette élection, les médias ont accordé une grande importance à la progression du vote électronique. Le vote électronique avait déjà été largement utilisé lors du référendum de 2005[21] — mais c'était sa première utilisation à une aussi grande échelle pour ce type de scrutin. En effet, entre 3 % et 5 % des électeurs ont participé à l'élection en utilisant ce type d'équipement[22]. Des critiques sont apparues dans les médias quelques mois avant le scrutin[23][réf. insuffisante] ; ces critiques s'inscrivent dans un débat plus large sur le vote électronique en France (voir Vote électronique).

Les critiques faisant suite au scrutin ont rapidement trouvé un large écho dans la presse. Ainsi dans l'après-midi du scrutin, le journal 20 minutes rapportait des incidents[24][réf. insuffisante], quelques heures plus tard le site du Figaro rapportait la saisie du Conseil Constitutionnel par un conseiller régional francilien[25][réf. insuffisante], le soir du scrutin le site de la chaîne d'information LCI[26][réf. insuffisante] rapportait les soucis techniques dont se plaignaient certains électeurs et l'émoi et les doutes provoqués chez certains élus ; le lendemain, le Parisien titrait le en page 9 « L'urne électronique passe mal auprès des électeurs ».

Divers citoyens ont déposé devant les tribunaux administratifs des référés-libertés tendant à exiger le rétablissement du vote traditionnel dans leur commune, qui ont tous été rejetés[27]. D'autre part, des dysfonctionnements ont été constatés (pannes, files d'attente)[28] et des problèmes inhérents à l'utilisation des machines ont été rapportés par différents journaux

  • Certaines machines ne satisfaisaient pas au règlement technique qui leur vaut leur agrément d'après le journal Le Monde[29].
  • Des modifications effectuées sur des machines à voter ont entraîné leur remplacement en dernière minute - les machines modifiées n'ayant pu recevoir d'agrément[30].

Cependant, le conseil constitutionnel a tenu à souligner en commentant aux Cahiers sa décision de déclaration des résultats du premier tour que « Il est intéressant de relever que l'utilisation de machines à voter n'a, de ce point de vue, eu aucune incidence : aucune annulation de résultats ne concerne des bureaux de vote dans lesquelles de telles machines ont été utilisées. »[31]

Des polémiques quant à la fiabilité des machines à voter ayant fait l'objet de l'attention des médias, le Conseil constitutionnel a publié le un communiqué rappelant « que l'utilisation des machines à voter pour les élections, notamment présidentielle, est autorisée par le législateur depuis 1969 » et que « ce recours aux machines à voter dans les conditions fixées par l'article L. 57-1 du code électoral a été déclaré conforme à la Constitution ». Divers citoyens ont déposé devant les tribunaux administratifs des référés-libertés tendant à exiger le rétablissement du vote traditionnel dans leur commune, qui ont tous été rejetés[27]. Bien que des dysfonctionnements (pannes, files d'attente de longueur inhabituelle) aient pu être constatés çà et là[28], le conseil constitutionnel a tenu à souligner en commentant aux Cahiers sa décision de déclaration des résultats du premier tour que « Il est intéressant de relever que l'utilisation de machines à voter n'a, de ce point de vue, eu aucune incidence : aucune annulation de résultats ne concerne des bureaux de vote dans lesquelles de telles machines ont été utilisées. »[31]

Internet[modifier | modifier le code]

Internet joue désormais un rôle de premier plan dans le cadre de l'élection présidentielle : relais de l'information publiée par les médias traditionnels (télévision, radio, presse écrite) et réceptacle des réactions et des intentions des électeurs. Ceux-ci sont donc maintenant dotés d'une plateforme médiatique aux pouvoirs d'attraction étonnants comme le démontre la multiplication des blogs de campagne. Un sondage réalisé pour RTL par Novatris/Harris Interactive mentionne que près du quart des Français croit qu'Internet aura une influence sur le résultat du scrutin d'avril.

De nouvelles formes d'expression apparaissent. À l'instar des hommes politiques américains, les candidats ont la possibilité d'avoir une chaîne sur YouTube, une page sur Skyrock.com, sur Myspace et des groupes de soutien à l'intérieur des sites de réseautage social (social networking). Les sites Web permettent d'individualiser le message à l'utilisateur en fournissant des vidéos qui permettent de pénétrer l'intimité d'une campagne et de la vie des candidats. Cependant le rôle de l'Internet ne peut pas être mesuré. Aux États-Unis, l'Internet a joué un rôle important pour les campagnes de 2004 et 2006 en permettant à des vidéos amateurs de circuler rapidement sur le Web en discréditant un candidat (voir l'affaire Macaca, où un candidat proférant une insulte raciale a été pris en délit par une vidéo amateur : il a perdu son siège).

Trois vidéos ont marqué[réf. nécessaire] l'élection française par l'importance de leur diffusion sur YouTube ou Dailymotion : la vidéo Le Vrai Sarkozy, la vidéo de Ségolène Royal apostrophant les professeurs sur les 35 heures[32] et, en fin de campagne, la vidéo Sarkozy Human Bomb[33] mise en ligne par les partisans de Nicolas Sarkozy pour s'opposer aux tentatives de diabolisation de ses opposants. Rachida Dati a également été filmée déclarant, en boutade, qu'elle serait « ministre de la rénovation urbaine à coup de Kärcher » faisant ainsi référence à une déclaration antérieure de Nicolas Sarkozy[34].

Internet est également le centre d'un autre débat, qui est l'heure de publication des estimations. C'est le journaliste Jean-Marc Morandini qui le premier, soulève cette question. Il a menacé publiquement de diffuser des « rumeurs vérifiées » du premier tour dès dix-huit heures, avant de se rétracter le } dans la soirée. Bien qu'une publication d'estimations soit interdite en France, plusieurs sites étrangers ont déclaré qu'ils publieraient ces estimations dès 18 h. Morandini a donc voulu montrer qu'il était absurde que la localisation du serveur influe sur la légalité de l'action entreprise. Un site français devrait être prioritaire dans la divulgation des premières estimations des résultats d'une élection française. Bien que cette action n'ait pu aller jusqu'au bout, elle a permis de montrer l'importance qu'a pu prendre Internet dans la vie politique. Certains sites internet d'information étrangers francophones tout comme certains blogs étaient hors-ligne la journée du premier tour (coupures ou saturés). En revanche, les télévisions étrangères d'information étaient toujours disponibles en France et beaucoup d'entre elles ont annoncé les premières estimations vers 18h30.

François Bayrou propose l'organisation d'un débat sur Internet. Toutefois, Nicolas Sarkozy indique son opposition à l'organisation d'un tel débat sur Internet, média « hors la loi » selon lui[35][réf. insuffisante]. Il est vrai que le Conseil Constitutionnel n'a pour le moment aucune jurisprudence concernant un éventuel débat des candidats via Internet.

Précampagne[modifier | modifier le code]

Jacques Chirac[modifier | modifier le code]

Le , Jacques Chirac annonce qu'il ne « sollicitera pas les suffrages pour un nouveau mandat ».

Dans un entretien avec Michel Drucker diffusé le dans Vivement dimanche sur sa femme, Jacques Chirac, à la question « Qu'est-ce que vous allez faire le jour où vous quitterez l'Élysée, que ce soit dans quelques mois ou dans cinq ans ? », avait répondu qu'« il y a une vie après la politique, il y a une vie jusqu'à la mort ». Certains observateurs y avaient déjà vue un indice du fait que Chirac ne se représenterait pas.

Nicolas Sarkozy, le candidat de l'UMP[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy est le candidat de l’UMP. Il était le seul candidat à l’investiture de son parti[36], et a été officiellement plébiscité le 14 janvier 2007 avec 98,1 % des suffrages exprimés (69,06 % de participation)

Michèle Alliot-Marie avait annoncé, le 27 décembre 2006, dans une interview au journal Sud Ouest, qu’elle ne briguerait pas l’investiture de l’UMP mais qu’elle réfléchissait à une candidature hors parti[37]. Finalement, le 12 janvier, après un entretien avec Nicolas Sarkozy au siège de l’UMP, elle décide de ne pas se présenter à l’élection présidentielle, et de se rallier à Nicolas Sarkozy.
Malgré le soutien de ses partisans au sein de la majorité (les « chiraco-villepinistes »), Dominique de Villepin a renoncé, au début de l'année 2007, à tout projet de candidature, après l'avoir envisagé officieusement à l'automne précédent. Le 17 mars, il a donc annoncé son ralliement à la candidature du ministre de l'Intérieur[38].

Ségolène Royal, la candidate du PS[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal a été désignée candidate officielle du PS par 60,60 % des 178 000 militants socialistes[39] le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre.

Gauche antilibérale dans la tourmente[modifier | modifier le code]

Affiches électorales officielles pour le premier tour de la présidentielle 2007, les 21 et 22 avril 2007.
Médias étrangers couvrant l'élection.

Neuf candidats se sont proposés pour l'investiture par les collectifs de la gauche antilibérale incluant Clémentine Autain (maire-adjointe apparentée PCF de Paris), José Bové (ancien porte-parole de la Confédération paysanne), Marie-George Buffet (secrétaire nationale du PCF), Patrick Braouezec (député PCF de la Seine-Saint-Denis), Michel Feuillebois, Patrick Guillot, Jack Harmand et Yves Salesse (président de la Fondation Copernic, conseiller d'État).

Le , José Bové annonce le retrait « provisoire » de sa candidature. La direction du PCF estimait que la candidature de Marie-George Buffet (majoritaire dans les votes indicatifs des collectifs) était la meilleure et appelait à respecter le choix de ces collectifs. L'essentiel des autres organisations voulait une candidature qui puisse rassembler plus largement, sans toutefois avoir d'accord sur un nom.

Les militants communistes choisissent à 81,05 % (41 533 votes) de confirmer cette candidature. Le choix du retrait n'obtient que 18,90 % (9 683 votes), avec 2,02 % de votes blancs (1 058 votes). Olivier Besancenot, candidat de la LCR, appelle la gauche antilibérale à se rassembler autour de sa candidature à la suite de la candidature de Marie-George Buffet.

Le , lors d'une conférence de presse à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), José Bové confirme finalement sa candidature. Il cherche ainsi à se positionner au-dessus des autres candidats antilibéraux, puisqu'il fait partie des nombreuses personnalités sans parti politique mais cherchant à peser sur le scrutin. Deux candidats issus des collectifs antilibéraux (et signataires de l'appel du 10 mai) sont donc représentés : José Bové et Marie-George Buffet.

Le résultat final au premier tour fut très faible avec un score total des deux candidats inférieur à celui de 2002 du seul PCF.

Philippe de Villiers[modifier | modifier le code]

Philippe de Villiers se positionne d’abord comme le candidat contre l’Europe politique et contre « l'islamisation de la France ». Il affirme sa grande différence et son réel désaccord avec Nicolas Sarkozy sur la Constitution européenne, qui souhaiterait faire voter une mini Constitution européenne par le Parlement en juin prochain. Il demande aussi la préparation de la sortie de la France de l’euro et se déclare contre le mariage homosexuel. Il a déclaré pour ses vœux en 2007 de « faire de la France ce qu’il a fait en Vendée », souhaitant ainsi une « France des PME »[réf. souhaitée].

Nicolas Hulot[modifier | modifier le code]

Le présentateur de télévision Nicolas Hulot a renoncé, le , à se présenter à l'élection présidentielle. Depuis l'été 2006, il n'écartait pas l'idée d'être candidat pour donner une nouvelle impulsion au courant écologiste. Sa stratégie était de laisser planer la menace d'un candidat sans étiquette mais populaire, à l'heure où beaucoup de partis, PS, UMP, FN, antilibéraux, essaient de se rassembler et de rassembler les « petits partis » autour d'une seule candidature pour éviter une élimination dès le premier tour ; Nicolas Hulot, aurait ainsi en se présentant détourné certains électeurs éventuellement décisifs. Il a ainsi pu faire signer son pacte écologique à quinze candidats potentiels dont les principaux sont :

Nicolas Hulot ne soutient officiellement aucun candidat, mais reste actif dans la campagne présidentielle, notamment au travers du pacte écologique.

Nicolas Dupont-Aignan[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan, ex-membre de l’UMP où il se distinguait par une posture gaulliste à vocation souverainiste et sociale-démocrate, a annoncé sa candidature le 15 octobre 2005.

Dans un premier temps, il n’excluait pas de participer à la procédure interne de désignation du candidat qui sera soutenu par son ancien parti. Puis il se ravisa, considérant que ces « primaires » n’accorderaient pas une place équitable aux concurrents du président de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Il annonça par conséquent son intention de se présenter à l’élection présidentielle sans l’investiture du parti mais avec le soutien de son propre courant, Debout la République. Il a d’ailleurs décidé de quitter l’UMP le samedi 13 janvier 2007, à la veille de l’investiture annoncée de Nicolas Sarkozy, après s’être vu refuser un temps de parole à l’un des congrès de ce parti.

Après avoir déclaré sur son blog, par une note en date du 11 décembre 2006[41], qu’il disposait déjà de 300 promesses de signature, il a annoncé dans le journal Aujourd'hui en France du 31 décembre qu’il ne lui manquait désormais que 150 signatures sur les 500 nécessaires à sa présence au premier tour.

Candidats[modifier | modifier le code]

La liste officielle des douze candidats a été publiée par le Conseil constitutionnel le à 17 heures 30[42].

Candidat (nom et âge[43]) et parti
ou mouvement politique
Fonction(s) politique(s) Campagne, slogan(s) et
consigne de vote
Détails
Olivier Besancenot
(32 ans)

Ligue communiste révolutionnaire (LCR)

Olivier Besancenot Porte-parole de la LCR
(2002-2009)
Logo d'Olivier Besancenot
(Campagne)
Nos vies valent plus que leurs profits
Élimination au 1er tour
(aucune consigne de vote)
Le , la conférence nationale de la LCR annonce sa candidature.
Marie-George Buffet
(57 ans)

Parti communiste français (PCF)

Marie-George Buffet Secrétaire nationale du PCF
(2001-2010)
Députée de la Seine-Saint-Denis
(1997 et depuis 2002)
Logo de Marie-George Buffet
(Campagne)
Une gauche courageuse, ça change la vie !
Élimination au 1er tour
(vote Ségolène Royal)
Le , elle est désignée par les militants du PCF.
Gérard Schivardi
(56 ans)

Comité national pour la reconquête de la démocratie (CNRD)

Gérard Schivardi Maire de Mailhac
(depuis 2001)
Logo de Gérard Schivardi
(Campagne)
Pour la rupture avec l'Union européenne
Élimination au 1er tour
(vote blanc)
Il est désigné candidat le .
François Bayrou
(55 ans)

Union pour la démocratie française (UDF)

François Bayrou Président de l'UDF
(1998-2007)
Député des Pyrénées-Atlantiques
(1986-1993, 1997-1999 et 2002-2012)
Logo de François Bayrou
(CampagnePositions)
La France de toutes nos forces
Élimination au 1er tour
(vote blanc)
Il présente sa candidature le .
José Bové
(53 ans)

Sans étiquette

José Bové — aucune — Logo de José Bové
(CampagnePositions)
Pour une alternative à gauche
Élimination au 1er tour
(vote Ségolène Royal)
Il annonce sa candidature le .
Dominique Voynet
(48 ans)

Les Verts

Dominique Voynet Sénatrice de la Seine-Saint-Denis
(2004-2011)
Logo de Dominique Voynet
(Campagne)
La révolution écologique
Élimination au 1er tour
(vote Ségolène Royal)
Elle remporte la primaire écologiste le .
Philippe de Villiers
(57 ans)

Mouvement pour la France (MPF)

Philippe de Villiers Président du MPF
(depuis 1994)
Député européen
(1994-1997, 1999 et 2004-2014)
Président du conseil général
de la Vendée

(1988-2010)
Logo de Philippe de Villiers
(Campagne)
La fierté d'être Français
Élimination au 1er tour
(vote Nicolas Sarkozy)
Il annonce sa candidature le .
Ségolène Royal
(53 ans)

Parti socialiste (PS)

Ségolène Royal Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
(2004-2014)
Députée des Deux-Sèvres
(1988-1992, 1993-1997 et 2002-2007)
Logo de Ségolène Royal
(CampagnePositions)
La France Présidente
Élimination au 2d tour
Elle annonce sa candidature le 29 septembre 2006. Elle remporte la primaire socialiste le .
Frédéric Nihous
(39 ans)

Chasse, pêche, nature, traditions (CPNT)

Frédéric Nihous Militant de CPNT
(depuis 1995)
Logo de Frédéric Nihous
(Campagne)
La ruralité d'abord
Élimination au 1er tour
(aucune consigne de vote)
Il est désigné candidat du CPNT le 2 septembre 2006.
Jean-Marie Le Pen
(78 ans)

Front national (FN)

Jean-Marie Le Pen Député européen
(1984-2003 et depuis 2004)
Président du Front national
(1972-2011)
Logo de Jean-Marie Le Pen
(CampagnePositions)
Votez Le Pen
Élimination au 1er tour
(aucune consigne de vote)
Il annonce sa candidature le ? 2006.
Arlette Laguiller
(67 ans)

Lutte ouvrière (LO)

Arlette Laguiller Porte-parole de Lutte ouvrière
(1973-2008)
Logo d'Arlette Laguiller
(Campagne)
?
Élimination au 1er tour
(vote Ségolène Royal)
Elle annonce sa candidature le ?.
Nicolas Sarkozy
(52 ans)

Union pour un mouvement populaire (UMP)

Nicolas Sarkozy Président de l'UMP
(2004-2007)
Président du conseil général
des Hauts-de-Seine

(2004-2007)
Logo de Nicolas Sarkozy
(CampagnePositions)
Ensemble tout devient possible
Vainqueur au 2d tour
Il annonce sa candidature le . Il est désigné par l'UMP le . Il quitte le ministère de l'Intérieur le suivant, afin de se consacrer pleinement à sa campagne.

Partis[modifier | modifier le code]

L'histoire des partis et de leur soutien est compliquée par les alliances, associations (car un parti peut être composés de plusieurs autres partis, qui selon les circonstances reprendront ou abandonneront leur autonomie), scission et fusions, ainsi que par les mouvements personnels d'hommes politiques influents.

Les deux tableaux qui suivent, présentent cette évolution sous forme simplifiée et donc incomplète, puis sous forme plus détaillée, mais plus précise.

Soutien des partis aux élections présidentielle françaises de 1965 à 2007 au 2d tour (forme simplifiée)
Parti 19/12/1965 15/06/1969 19/05/1974 10/05/1981 08/05/1988 07/05/1995 05/05/2002 06/05/2007 Candidat 2007
Centristes et Libéraux - - 50,81 % VGE - - - - - François Bayrou
Socialistes - - - 51,76 % FM 54,02 % FM - - - Ségolène Royal
Gaullistes et Conservateurs 55,20 % CDG 58,21 % GP - - - 52,64 % JC 82,21 % JC 53,06 % NS Nicolas Sarkozy
Inscrits 28 920 704 29 500 334 30 600 775 36 398 762 38 039 196 39 976 644 41 192 272 44 472 733
Votants 24 371 647 20 311 287 26 724 595 31 249 552 32 085 071 31 845 819 32 832 832 37 342 004
Exprimés 23 703 434 19 007 489 26 367 807 30 350 568 30 923 249 29 943 671 31 062 928 35 773 578
Suffrages de l'élu 13 083 699 11 064 371 13 396 203 15 708 262 16 704 279 15 763 027 25 537 894 18 983 138
Δ entre le suffrage de l'élu et la majorité 1 231 982 1 560 627 212 300 532 978 1 242 655 791 192 10 006 430 1 096 349

Liens : 1965 à 1995 2002 2007

Soutien des partis aux élections présidentielle françaises de 1965 à 2007 (forme détaillée)
Les scores en italiques sont ceux obtenus par un candidat différent mais de la même formation que celui présenté en 2007.
Le tableau est présenté dans l'ordre alphabétique des noms des candidats (changez l'ordre, avec un clic sur le symbole dans la colonne souhaitée).
Parti Prés.
1965
Prés.
1969
Prés.
1974
Prés.
1981
Prés.
1988
Prés.
1995
Prés.
2002
Prés.
2007
Candidat 2007
UDF 15,57 %
 
23,31 %
41,79 %
32,60 %
50,81 %
28,32 %
48,24 %
16,54 %
,[44]

 
6,84 %
 
18,57 %
 
François Bayrou
DL 3,91 %
[45]
LCR 1,06 % 0,37 % 2,10 %[46] 4,25 % 4,08 % Olivier Besancenot
Sans étiquette[47] 1,32 % José Bové
PCF   21,27 % [48] 15,35 % 6,76 % 8,65 % 3,37 % 1,93 % Marie-George Buffet
LO 2,33 % 2,30 % 1,99 % 5,30 % 5,72 % 1,33 % Arlette Laguiller
FN 0,75 %
 
14,39 %
 
15,00 %
 
16,86 %
17,79 %
10,44 %
 
Jean-Marie Le Pen
CPNT 4,23 % 1,15 % Frédéric Nihous
PS 31,72 % [49]
44,80 %
5,01 %
 
43,25 %
49,19 %
25,85 %
51,76 %
34,11 %
54,02 %
23,30 %
47,36 %
16,18 %
 
25,87 %
46,94 %
Ségolène Royal
PRG 2,21 %
2,32 %
[50]
MRC 5,33 %
[50]
UMP[51] 44,66 % [52]
55,20 %
44,47 %
58,21 %
15,11 %
 
18,00 %
 
19,94 %
45,98 %
39,42[53] %
52,64 %
19,88 %
82,21 %
31,18 %
53,06 %
Nicolas Sarkozy
PT [54] 0,38 % 0,47 % 0,34 % Gérard Schivardi
MPF 4,74 % 2,23 % Philippe de Villiers
Verts 1,32 %[55] 3,88 %[56] 3,78 %[57] 3,32 % 5,25 % 1,57 % Dominique Voynet
MNR 2,34 % [58]
Cap21 1,88 % [59]

Campagne[modifier | modifier le code]

Affiches électorales lors de l'élection présidentielle française de 2007.

Thèmes de campagne[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy est opposé à la carte scolaire car il estime qu'elle ne remplit plus son objectif de mixité sociale[60]. Il propose à la place d'accorder de l'autonomie aux établissements, et de laisser les parents choisir librement leur établissement tout en obligeant ceux-ci à réserver un certain nombre de places aux élèves de milieux défavorisés.

Philippe de Villiers est sur la même longueur d'onde que le candidat UMP sur la carte scolaire. Il souhaite par ailleurs que l'école revienne davantage à ses fondamentaux (Maitrise de la langue française, Histoire...) Il est pour la suppression du collège unique[61].

François Bayrou fait de l'éducation sa « priorité absolue »[62]. Il est pour sa part est favorable à un assouplissement de la carte scolaire, mais contre son abandon.

En janvier 2006, à Angers, Ségolène Royal a proposé, non publiquement, une réforme du temps de présence dans les établissements pour les enseignants du collège : permettre aux enseignants de travailler à l'intérieur de l'établissement hors de leurs heures de cours et ce afin d'améliorer le soutien scolaire[63]. Une vidéo de cette déclaration a circulé sur Internet pendant la campagne d'investiture socialiste, avant d'être reprise par les média traditionnels. Elle s'est également prononcé pour le déserrement de la carte scolaire, l'idéal étant d'après elle sa suppression.

Gérard Schivardi veut la réouverture de l'ensemble des écoles et classes, collèges, lycées fermés depuis quinze ans, et le respect scrupuleux de la carte scolaire. Il se prononce pour la laïcité de l'instruction, pour l'argent public à l'école publique, de même pour les universités et la recherche. Il se prononce pour les diplômes nationaux reconnus par les conventions collectives.

Économie, fiscalité, et dette publique[modifier | modifier le code]

Issue de la différence négative entre recettes et dépenses publiques, la dette publique n'a cessé d'augmenter au cours des trente dernières années pour atteindre en 2005 plus de 1100 milliards d'euros[64]. Les seuls intérêts de la dette publique représentent en 2005 40 milliards d'euros par an, le deuxième poste de dépenses de l'État le plus important après l'éducation, soit un montant similaire à celui de l'impôt sur le revenu de l'ensemble des Français[65].

La réduction de cette dette publique est l'une des clés de l'avenir économique à long terme ; cet enjeu devrait être présent dans la campagne présidentielle actuelle.

François Bayrou souhaite inscrire dans la Constitution l'interdiction de présenter un budget en déséquilibre de fonctionnement.

Plutôt que de s'opposer aux stock options, Nicolas Sarkozy souhaite en faire un outil d'intéressement salarial en étendant leur applications à tous les salariés. Il souhaite la suppression des droits de succession pour les petits et moyens patrimoines, mais s'oppose à la suppression de l'ISF. Il propose par ailleurs de modifier le bouclier fiscal et de plafonner l'ensemble des impôts à 50 % des revenus d'un contribuable (contre 60 % actuellement). Pour rendre l'économie française plus compétitive, il pense qu'« il faut prévoir de porter notre effort de recherche et développement à 3 % du PIB, soit 15 milliards d’euros dont 4 milliards pour la puissance publique ».

Philippe de Villiers souhaite « libérer le travail à l'intérieur et le protéger à l'extérieur ». Il entend par là baisser les charges fiscales qui pèsent sur les PME et assouplir les différents contrats de travail. Aussi veut-il « protéger le marché Français » en remettant des taxes douanières fluctuantes[61]. Il se prononce par ailleurs pour la suppression de l'ISF. Pour faire baisser la dette publique il souhaite inscrire dans la Constitution le taux maximal des prélèvements obligatoires à 33 %.

En matière économique, Ségolène Royal explique dans Les Échos[66] être favorable à une nouvelle donne économique (« un bon deal[67] ») alliant « performance économique et justice sociale ».

Elle envisage, entre autres, d'instaurer un statut fiscal incitatif pour les investissements dans la recherche, l'innovation et l'environnement. Elle n'est également pas opposée à des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35 heures, etc.) à condition que le CDI reste une référence et que de nouvelles sécurités soient trouvées pour compenser une plus grande flexibilité. Elle se pose comme objectif de réduire les déficits par une politique économique favorable à la croissance, mais également de réduire le train de vie de l'État (éviter les gaspillages, éliminer les doublons, etc.).

Pour réduire le coût du travail (causé par les charges selon elle[réf. nécessaire]), elle propose de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Enfin, elle se prononce pour une augmentation du SMIC et insiste sur le fait que personne ne doit être payé à ne rien faire[réf. nécessaire].

Ségolène Royal (ainsi que Nicolas Sarkozy) est de plus opposée à l'indépendance de la BCE (Banque centrale européenne) dans la conduite de sa mission. Elle a en effet déclaré vouloir que « la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques [68] ».

Cette position va donc à l'encontre du traité de Maastricht, qui avait été soumis par référendum au peuple français en 1992, et qui prévoit que, si la mission de la BCE lui est bien dictée par les États de l'Eurogroupe, la conduite de sa mission se fait de manière indépendante. Ségolène Royal fait là écho aux positions de certains opposants au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe.

En matière fiscale, François Hollande a dévoilé[69] une série de mesures qui seraient prises en cas de victoire de la candidate à l'élection présidentielle de 2007. Sont notamment prévues une hausse de l'impôt sur le revenu sur les dernières tranches du barème, la suppression du bouclier fiscal ainsi que la création d'une nouvelle contribution pour financer les retraites (sorte de « CSG-retraite ») payée par les entreprises et les salariés.

Gérard Schivardi se prononce pour un très fort secteur public, en rétablissant et renforçant tous les services publics nationaux, en nationalisant les secteurs clés de l'économie et de l'industrie, mesures vecteurs de plein emploi selon lui. Il se prononce pour une répartition de l'impôt sur les revenus, au détriment des grandes fortunes. Il veut l'arrêt des différentes formes de subventions et exonérations diverses des entreprises privées, 50 milliards annuellement, considérant que l'argent public ne peut aller qu'aux services et entreprises publics. En particulier il demande la restitution des 175 milliards d'Euros d'exonérations, au profit des entreprises privées et ce depuis 1992, de cotisations sociales.

Particulièrement, Gérard Schivardi se prononce pour la nationalisation de toutes les banques, et la rupture avec la Banque Centrale Européenne, abandonnant l'Euro pour revenir à une monnaie nationale, ainsi il annulerait la dette publique récupérant ainsi les 40 milliards d'Euros versés annuellement en intérêts, considérant que le peuple en a bien suffisamment payé aux actionnaires et aux fonds de pensions.

Travail[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Philippe de Villiers dénoncent tous les trois les trop fortes charges et préconisent respectivement l'exonération et l'allègement des charges sur les heures supplémentaires afin que les salariés puissent « Travailler plus pour gagner plus ». François Bayrou demande quant à lui une exonération de charges des entreprises qui créent des emplois et une généralisation du contrat de travail universel à durée indéterminée, adaptable selon les secteurs d’activités.

En matière syndicale Nicolas Sarkozy se prononce pour qu'en cas de conflit dans les huit jours soit organisé un vote des salariés à bulletin secret. Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers Jean-Paul Le Guen, Romdane Ferdjani, Sylvain Poirier et Édouard Fillias veulent également modifier la législation du droit de grève afin notamment d'instituer un service minimum dans les transports publics.

Philippe de Villiers, qui veut notamment supprimer les 35 heures, entend également mettre fin au monopole syndical pour permettre à tous les salariés non syndiqués de se présenter aux élections professionnelles et il veut aussi supprimer le financement public des syndicats.

De nombreux candidats de droite prônent, quant à eux, le télétravail[réf. nécessaire].

Ségolène Royal considère que les 35 heures ont été un progrès pour une majorité de salariés, mais une régression pour d'autres. Le deuxième chapitre du livre édité sur son site Internet, intitulé Les désordres du travail, développe cette idée, s'inspirant notamment des travaux de La République des idées, qui a démenti tout lien avec Ségolène Royal.

Gérard Schivardi veut en arriver au plein emploi par les mesures économiques signalées plus haut, et par de nouveaux projets porteurs, éventuellement en coopérations bi ou multilatérales, européennes principalement. Il prône le strict retour à la liberté de négociation de la loi de 1950, et est contre la syndicalisation obligatoire. Il est pour 35 heures aux mêmes conditions que les 39 heures auparavant, dénonçant les lois Aubry sur les 35 heures comme un outil de flexibilisation, de surexpolitation, permettant entre autres de ne pas payer en heures supplémentaires un grand nombre d'heures.

Fonction publique[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers sont en faveur de l'alignement sur le régime général des régimes spéciaux dont bénéficient certains fonctionnaires. Sarkozy souhaite par ailleurs réduire leur nombre en ne remplaçant qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Certains autres candidats de droite souhaitent carrément mettre un terme au fonctionnariat en lui élargissant le Code de Travail tel qu'il est appliqué dans le privé pour les salariés. Gérard Schivardi compte rétablir pleinement tous les statuts des fonctionnaires d'État en parallèle avec le rétablissement de toutes les institutions, services et entreprises publics.

Immigration[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy est favorable au vote des étrangers en situation régulière aux élections municipales, à la condition toutefois que leur pays d'origine accorde ce même droit aux expatriés français qui y sont installés (« principe de réciprocité » tel qu'il est appliqué dans d'autres pays européens). Il entend faire cette proposition sienne, mais refuse qu'elle soit inscrite dans le programme de l'UMP[70].

Il s'engage à maintenir le regroupement familial, sous condition de ressources : la personne faisant venir des membres de sa famille devant alors prouver qu'elle peut leur fournir un logement et des conditions de vie « décentes » (cette disposition a d'ailleurs été mise en place en 2006).

Il affirme son opposition aux régularisations « massives », les accusant de provoquer des « appels d'air » et d'encourager l'immigration illégale et le trafic d'êtres humains. Il souhaite également que soit nommé un ministre de l'immigration. Dans l'émission de télévision Chez Fog, diffusée le 21 janvier 2007, il se déclare favorable à la libre circulation des personnes entre les pays, en évoquant le départ de France de Johnny Hallyday pour raisons fiscales : « Nous sommes dans la mondialisation : chacun peut s'installer où il veut, c'est la mondialisation, c'est le monde moderne, il n'y a plus de frontières, il n'y a plus de casernes [...], chacun a le droit de s'installer là où il veut[71]. »

Philippe de Villiers veut une meilleure maitrise de l'immigration pour, à terme, y mettre fin[61]. Selon lui, cela passe par une grande politique de codéveloppement avec les pays d'Afrique sur la base de ce qu'il a réalisé avec le Bénin en Vendée[72].

Ségolène Royal est en accord avec les positions officielles du Parti Socialiste sur les questions d'immigration. Elle est donc favorable aux dispositifs administratifs d'intégration et de naturalisation des personnes immigrées arrivées légalement ou clandestinement sur le territoire national.

Elle se prononce contre le principe même d'« immigration choisie » voulue par Nicolas Sarkozy, estimant « insupportable » que la France aille « piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé[73] » et prône l'aide au développement accordée par les pays riches aux pays en voie de développement.

Gérard Schivardi considère tout étranger travaillant sur le sol français comme étant un travailleur français, et « devant avoir exactement les mêmes droits, puisqu'il a les mêmes devoirs, de par le grand principe républicain d'égalité en droit ». Il est donc pour la régularisation de tous les travailleurs sans papier et de leur famille. Il a particulièrement dénoncé les entrepreneurs ne déclarant pas leurs salariés et les payant misérablement, entre autres dans le secteur des BTP.[réf. nécessaire]

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Regrettant que les relations entre la France et les États-Unis « souffrent de trop d'incompréhensions causées par un manque de dialogue et parfois par un poil de mauvaise foi », Sarkozy souhaite reconstruire la relation entre ces deux pays « pour relever des défis mondiaux communs[74] ». Mais d'autres candidats de droite, tels que Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers, considèrent que le partenariat avec les États-Unis ne devrait pas être aussi exacerbé.

Lors d'un voyage aux États-Unis, Sarkozy s'affirme fier de son amitié pour ce pays même s'il reconnaît qu'elle lui vaut en France des « critiques substantielles ». Bien qu'officiellement opposé à l'invasion de l'Irak en 2003, il critique la position de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, parlant d'« arrogance » et jugeant qu'« il n'est pas approprié d'essayer d'embarrasser un allié ou de donner l'impression de se moquer de ses difficultés[75] ».

Voici certaines prises de positions de Ségolène Royal, le 20 août 2006, à Frangy-en-Bresse, à propos de la politique étrangère :

Elle critique la politique étrangère effacée de la France alors qu'elle est membre du Conseil de sécurité et que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. Elle dit avoir honte du classement international de la France en matière d'aide au développement, au 18e rang sur 21 pays[réf. nécessaire]. Elle dénonce qu'une partie de cette aide irait à des pays peu démocratiques, sans en nommer aucun. Elle ironise sur la performance de la France concernant les ventes d'armes aux dictatures.

Europe[modifier | modifier le code]

François Bayrou est favorable à une simplification du projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe et à un nouveau référendum pour son approbation.

Nicolas Sarkozy prévoit également cette simplification du traité, mais son adoption par ratification de l'Assemblée Nationale[76].

Le projet socialiste prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Ce texte, une fois négocié, serait soumis à un référendum populaire.

Yves Salesse, José Bové et les autres présidentiables de la gauche antilibérale souhaitent proposer une autre Europe moins libérale. Gérard Schivardi particulièrement, se distingue par sa volonté très clairement affirmée de rupture totale, non pas avec l'Europe, mais contre toutes les institutions de l'Union européenne.

François Bayrou, tout comme Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers qui est souverainiste, est opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré : « la Turquie est en Asie mineure, pas en Europe, sa place n'est pas dans l'Union européenne. L'Europe, c'est fait pour les États européens ».

Philippe de Villiers veut mettre en place une Europe des États et de la coopération. Il dénonce la mise en place d'une Europe fédérale qui, selon lui, détruit la culture et l'Histoire de chaque Nation.[réf. nécessaire] Pour lui la France ne doit pas abandonner sa souveraineté à Bruxelles.

Ségolène Royal a déclaré lors de sa conférence de presse à l'Assemblée nationale, le 11 octobre 2006, qu'elle se rangerait à l'avis des Français.

Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Concernant la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, Ségolène Royal estime que les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter, qu'il n'y a plus que George W. Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak et que le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. Elle qualifie de « simpliste » la théorie de l'Axe du Mal avancée par George W. Bush et considère la peur comme une mauvaise conseillère[77].

D'autre part elle s'oppose à ce que l'Iran développe, même pour un usage civil et énergétique, une capacité nucléaire, arguant du fait que l'Iran ne se conforme pas aux demandes d'inspection de ses sites et que de fait il perd tout droit garanti par le traité de non-prolifération nucléaire[78].

Une polémique, à laquelle contribuent certains membres de l'UMP[79], est née à la suite de son passage au Liban début décembre 2006 où après une conversation avec le député du Hezbollah Ali Ammar, elle dit ne pas avoir entendu que celui-ci faisait un parallèle entre l'État d'Israël et le nazisme[80].

Cette version est confirmée par l'ambassadeur de France au Liban, qui bénéficiait de la même traduction qu'elle, différente de celle des journalistes[81].

Lors d'une conférence de presse à Jérusalem, elle déclare à propos du « mur de séparation » : « Quand c'est nécessaire pour la sécurité, je crois qu'effectivement une construction est sans doute justifiée. Encore faut-il que les choses se fassent dans une bonne entente et qu'en particulier le problème du tracé de ce mur puisse être résolu. » Les critiques portent aussi sur d'autres points abordés lors du voyage. Pierre Lellouche pointe ainsi la contradiction suivante : elle défend le survol par Israël du Liban au motif que « ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël », après les avoir condamnés quelques heures plus tôt lors de son passage à Beyrouth : « Je crois que les survols doivent cesser parce que c'est à la fois l'intérêt d'Israël et l'intérêt du Liban. Il faut respecter le mandat de l'ONU, le mandat de la Finul et donc il faut que ces survols cessent[82]. » Il note également sa proposition d'une conférence internationale sur le Liban alors même qu'une telle conférence est déjà prévue le 24 janvier 2006 (à l'initiative de Jacques Chirac) et son plaidoyer pour la reprise de l'aide économique aux Palestiniens bien que celle-ci soit en fait déjà reconduite (et en augmentation sur l'année précédente).

Québec[modifier | modifier le code]

Interrogée le 22 janvier 2007 par un journaliste de Radio Canada au sortir d'un entretien avec André Boisclair, chef du Parti québécois, Ségolène Royal a dit avoir en commun avec son interlocuteur les valeurs de « la souveraineté et la liberté du Québec[83] ». Cette déclaration provoque une vive polémique en France ainsi qu'au Canada où les membres de l'UMP dénoncent un dérapage de la candidate socialiste dans le domaine de la politique étrangère.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, affirme le lendemain que Ségolène Royal ne s'était pas prononcée pour l'indépendance du Québec[84].

Sécurité intérieure[modifier | modifier le code]

À propos de la délinquance, Nicolas Sarkozy déclare : « Je réformerai l'ordonnance de 1945, et je demanderai que pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité soit automatiquement supprimée, il doit être condamné comme s'il était un majeur »[85]. Il souhaite l'instauration de peines plancher pour les délinquants multirécidivistes et la création d'« établissements spécialisés pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques »[85].

Philippe de Villiers partage cette vision du candidat UMP. Il souhaite aussi instaurer la castration chimique pour les criminels sexuels et proposer aux Français un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus odieux (viols ou actes de barbarie suivis de meurtre)[61].

En juin 2006, Ségolène Royal révèle certaines des solutions qu'elle envisage pour « tarir la source de la délinquance ». Elle surprend jusque dans son camp par un discours de fermeté, proposant notamment de placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier[86] » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». À l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006 elle insiste sur le fait que toutes les alternatives à la prison doivent être développées et que des camps humanitaires encadrés par des militaires peuvent permettre à un mineur délinquant de « reconquérir l'estime de soi ». Elle reconnait cependant que tous ne pourront en profiter pour des raisons matérielles.

Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales au premier acte d'incivilité de l'enfant[87]» pour « responsabiliser » les parents et propose la création d'« écoles de parents » où seraient tenus de se rendre les parents d'enfants ayant commis des incivilités répétées. Enfin, elle propose la création de « tuteurs de collèges » qui permettraient à certaines classes d'être encadrées par deux adultes.

Elle déclare par ailleurs qu'elle souhaite l'amnistie des faucheurs volontaires d'OGM.

Gérard Schivardi a déclaré qu'en donnant un travail aux jeunes, un logement, l'essentiel de la petite délinquance serait éliminée. Il est pour le retour strict à l'ordonnance de 1945.[réf. nécessaire]

Écologie[modifier | modifier le code]

Le thème de l'écologie est rentré en force dans la campagne électorale via le pacte écologique de Nicolas Hulot. Celui-ci menaçant de se présenter s'il n’était pas entendu. Ce pacte comporte 5 mesures phares[88] :

  1. Le no 2 du gouvernement sera chargé du développement durable
  2. Instaurer une taxe carbone en croissance régulière
  3. Réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité
  4. Systématiser les procédures de démocratie participative
  5. Mettre en place une grande politique d’éducation et de sensibilisation

Les sondages lui attribuèrent jusqu’à 11 % des suffrages, mais devant le nombre de candidats ayant finalement acceptés de signer son pacte il retire sa candidature le 22 janvier 2007. Le 31 janvier, 10 des signataires sont venus réitérer leur engagement, lors d’un grand oral et devant un parterre de journaliste. Le retrait de Nicolas Hulot, n’a par ailleurs pas servi aux candidates écologistes, Corinne Lepage, et Dominique Voynet toujours au plus bas dans les sondages.

15 candidats potentiels (François Bayrou, Leila Bouachera, Marie-George Buffet, Nicolas Dupont-Aignan, France Gamerre, Jean-Marc Governatori, Jean-Michel Jardry, Corinne Lepage, Nicolas Miguet, Rachid Nekkaz, Jean-Christophe Parisot, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy[89], Dominique Voynet, Antoine Waechter) ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot[90].

La thématique de l’écologie est surtout abordée dans le cadre du réchauffement climatique et des émissions des gaz à effet de serre. Les débats autour des OGM, ou du nouveau réacteur EPR ont également été évoqués.

Le 26 février 2007[91], l’alliance pour la planète, composé de plusieurs associations écologistes (dont Greenpeace, WWF, ou la Fondation Nicolas Hulot) ont noté les programmes de certains partis sous l’angle de l’environnement. En tête arrivent les partis écologistes (Cap21 pour Corinne Lepage, et Les Verts pour Dominique Voynet) avec 16,5/20, suivi du PS avec 13/20, puis : UDF et PCF (9/20), UMP (8,5/20), LCR (8/20), MPF (Philippe de Villiers, 7/20), et enfin le FN et LO (5/20)

En ce qui concerne l'écologie, Nicolas Sarkozy souhaite utiliser la fiscalité pour défendre l'environnement. Il prône ainsi le doublement sur 5 ans de la fiscalité sur la pollution, et à l'inverse pour les particuliers et entreprises un crédit d'impôt pour encourager les investissements écologiques : « C'est quand même extravagant qu'acheter une voiture qui pollue moins, ça soit plus cher qu'acheter une voiture qui pollue[92] ! ».

Il souhaite par ailleurs la formation d'un grand ministère de l'environnement qui prendrait en charge des fonctions dispersées dans d'autres ministères : gestion de l'eau, transports, énergie. Pour décourager le transport routier, il désire l'instauration d'une redevance pour les camions étrangers traversant la France, qui « serait affectée au financement des grandes infrastructures dont nous avons besoin, pour développer le TGV, le ferroutage et le transport fluvial ».

Enfin à l'échelle internationale, il est en faveur de la création d'une agence internationale de l'environnement et d'un droit de l'environnement pour éviter le « dumping écologique ».

Philippe de Villiers, lui, propose de faire de la France le premier pays producteur de pétrole vert, de lancer des grands programmes de recherche sur les énergies renouvelables et le recyclage des déchets d'instaurer le principe « pollueur-payeur » et de multiplier les dégrèvements fiscaux pour les investissements en faveur de l’environnement[61].

Société[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal n'est pas favorable à une dépénalisation du cannabis qui serait, selon elle, « un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue ». Quant à la question de la légalisation de la prostitution (sur le modèle allemand), elle se dit contre ce qu'elle appelle « la vente des corps » et qu'elle considère contraire à la charte internationale des Droits de l'homme.

Elle a de plus estimé que « le mariage, c'est une institution bourgeoise[93] ».

Ségolène Royal veut faire de la défense des femmes sa priorité majeure et déclare ainsi que « la première loi qui sera déposée sur le bureau de l'assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre la violence faite aux femmes[94] ». Elle a par le passé vivement critiqué la pornographie, la publicité et en 2003 le port du string : « Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles[95] ».

Après s'être opposée au mariage homosexuel[96], Ségolène Royal déclare en juin 2006 dans le magazine Têtu qu'elle appliquerait le programme du Parti socialiste qui comprend le mariage des couples de même sexe et de leur droit à l'adoption en cas de victoire socialiste.

Les célébrations et lois mémorielles en faveurs des minorités opprimées ont été un sujet de très forte polémiques dans la société particulièrement en 2005 et 2006, et qui pourtant se trouve occulté par les affirmations sur la nation de part et d'autre.

Philippe de Villiers souhaite inscrire dans la Constitution que le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme dans le but de former une famille[61].

Laïcité[modifier | modifier le code]

Les débats de société sont très marqués depuis quelques années par le retour de la question laïque que ce soit pour la société comme pour les institutions.
Le premier sommet majeur de ce retour en avait été la tenue de la Commission Stasi, à la suite des pressions sur la société de comportement religieux problématiques, comme le port du voile à l'école, puis son rapport remis au Président de la République qui fit alors voter la loi sur « les signes d'appartenance religieuse et politique dans les établissements scolaires. »

La discussion sur le traité pour une constitution pour l'Union Européenne montra la place prépondérantes des Églises dans la discussion institutionnelle et dans les principes constitutif de l'Union européenne, entre autres le Principe de subsidiarité, mais surtout posant la question de la transformation profonde de la laïcité à la française, dans le sens d'un nouveau concordat de fait, via la suprématie des lois de l'Union Européenne sur celle de la République Française.

Dans le même sens, la volonté de soutenir les communautés de toutes sortes, celles religieuses étant prépondérantes, tant par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, que par certains dans le Parti socialiste ou à l'extrême gauche.

En 2005, les diverses célébrations du centenaire de la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905 ont permis d'approfondir le débat et à Nicolas Sarkozy d'envisager un toilettage profond de cette loi, appuyé par le rapport Machelon envisageant une plus grande souplesse dans le financement des cultes par les pouvoirs publics.

Bien que ce thème semble en retrait dans la campagne électorale, il n'en reste pas moins que certains comme Gérard Schivardi, dans la tradition de la gauche de 1789, demandent à revenir à la stricte application de la loi de 1905, nettoyée de tous les amendements l'ayant affaiblie selon lui. Il affirme contrairement à Nicolas Sarkozy que la laïcité authentique veut que la pratique de la croyance reste une affaire privée, que l'État doit respecter sans la réprimer ni la favoriser, et dans le cadre des institutions, dont l'école, l'argent publique à l'école publique.

Dans un souci de défense de la laïcité, selon lui, Philippe de Villiers veut interdire tout financement public dans la construction de mosquées.

Institutions[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats (prévu dans le projet du Parti socialiste) et par souci de « cohérence », elle a décidé de ne pas poser sa candidature au renouvellement de son mandat de député des Deux-Sèvres[97] qu'elle cumule avec la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.

Invitée par Arnaud Montebourg le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse, elle se prononce pour une nouvelle république et pour le partage du pouvoir actuellement concentré entre les mains du chef de l'État.

Le 22 octobre 2006, elle déclare qu'elle souhaite limiter à deux le nombre de mandats pour le Président de la République et limiter dans le temps celui de tous les élus.

Pour impliquer les citoyens dans les processus politiques, elle émet l'idée de faire évaluer l'action des élus par des jurys citoyens. Cette proposition a soulevé immédiatement de vives réactions à droite comme à gauche d'hommes politiques[98] et d'éditorialistes[99], ainsi que des critiques de l'Association des maires de France.

François Bayrou souhaite interdire à des entreprises détenant des médias de concourir pour des marchés publics et l'élection du Garde de sceaux par la majorité des trois quarts par l'Assemblée nationale avec obligation de défendre une fois par an sa politique pénale devant le parlement. En contrepartie de cette indépendance, celui-ci pourra être renversé à la majorité simple.

Philippe de Villiers veut instaurer le référendum d’initiative populaire (organisé à l’initiative d’une fraction du corps électoral, il permettrait aux électeurs de poser un droit de veto sur certains textes adoptés par le Parlement). Il se prononce par ailleurs pour la suppression de l'amnistie de hommes politiques[100].

Gérard Schivardi a mis en avant de son programme la convocation d'une Assemblée Constituante souveraine, rompant totalement avec les institutions de la 5e République et de l'Union Européenne. Le président de la République rendrait ainsi au peuple souverain, via ses délégués, tous les pouvoirs qu'il détient. Il prône le retour à la République Une et indivisible, la disparition des institutions de la régionalisation, de rendre en particulier aux communes toutes leurs prérogatives de libre administration, refaisant des départements les outils de l'égalité en droit sur tout le territoire national.

Débats de l'entre-deux tours[modifier | modifier le code]

Particularité de cette élection, un débat s'est tenu le samedi au matin entre Ségolène Royal et François Bayrou, retransmis par BFM TV ; le CSA n'avait pas prévu une telle situation.

Le débat télévisé de l'entre deux tours (qui n'avait pas eu lieu en 2002, compte tenu du refus de Jacques Chirac) s'est tenu le mercredi à 21 h. Il a été animé par Patrick Poivre d'Arvor (TF1) et Arlette Chabot (France 2) et réalisé par Jérôme Revon. Il a été relayé sur d'autres chaînes de télévision et de radio ainsi que sur internet. Prévu pour durer 2 heures, il a duré 2 heures et 39 minutes[101].

Les sujets abordés lors du débat ont porté sur le travail, les finances publiques où Nicolas Sarkozy a défendu l'idée de fusionner les ministères chargés de fixer l'impôt et chargés de le percevoir, la sécurité dont la discussion a porté sur le viol d'une femme policier, le logement rapidement évoqué, l'immigration où Nicolas Sarkozy a défendu l'idée d'une immigration choisie alors que Ségolène Royal s'est montrée favorable aux régularisations au cas par cas, la retraite rapidement évoquée, l'énergie nucléaire qui a suscité une polémique sur la génération à laquelle appartient le réacteur pressurisé européen et où Nicolas Sarkozy s'est montré favorable à ce projet tandis que Ségolène Royal a défendu l'idée de se focaliser sur la génération qui succédera à l'EPR, l'éducation où chaque candidat a apporté des propositions ambitieuses et l'Europe où Nicolas Sarkozy a exprimé son refus net de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne car cela empêcherait la construction d'une Europe politique selon lui.

Selon un sondage OpinionWay, Nicolas Sarkozy est largement considéré comme « le plus convaincant » (53 % contre 31 % pour Ségolène Royal). Sarkozy aurait de plus dominé sur les dossiers économiques, l'immigration et la lutte contre l'insécurité. Royal a, quant à elle, pris l'avantage sur les dossiers de société (environnement, école, inégalités sociales...)[102].

Après ce débat, les commentateurs politiques étaient cependant en désaccord sur la question de savoir s'il y avait un « gagnant ». Ils ont tous souligné la nette différence de style entre une Ségolène Royal plus accrocheuse, combative selon ses partisans et agressive selon ses adversaires, et un Nicolas Sarkozy plus posé, maîtrisant ses dossiers selon ses partisans et effacé selon ses adversaires[103]. Les partisans de Nicolas Sarkozy ont ainsi considéré que Ségolène Royal avait perdu ce débat pour avoir perdu son sang-froid, tandis que les partisans de Ségolène Royal l'ont considérée plus proche du peuple et de ses soucis[réf. souhaitée].

Comme après les autres débats de ce genre, les positions de l'électorat n'ont bougé que dans de faibles proportions, selon les instituts de sondage[102]. Les commentateurs sont tombés d'accord pour dire qu'à ce stade d'une campagne électorale, beaucoup d'électeurs avaient déjà fait leur choix, et qu'il était difficile d'imaginer que les indécis pencheraient tous d'un même côté.

Sondages[modifier | modifier le code]

Lors de la campagne, 293 sondages sont publiés, ce qui constitue alors un record en France[104].

Consignes de vote des candidats éliminés[modifier | modifier le code]

Les 10 candidats ayant été recalés au premier tour ont fait part de leur position personnelle ou des consignes de leur parti pour le second tour du scrutin entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. François Bayrou n'a pas donné de consigne de vote, mais a affirmé qu'à titre personnel, il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy. En 2010, il déclare qu'il a voté blanc. Jean-Marie Le Pen appelle à l'abstention ou au vote blanc. Philippe de Villiers invite à voter Nicolas Sarkozy. Marie-George Buffet, Dominique Voynet, Arlette Laguiller et José Bové appellent à voter en faveur de Ségolène Royal. Olivier Besancenot appelle à manifester le pour les « mesures d'urgence sociales » qu'il a défendues durant la campagne, avant d'appeler à « voter contre Nicolas Sarkozy, sans pour autant soutenir Ségolène Royal ». Frédéric Nihous appelle à « rejeter l'écologie punitive inspirée par les Verts » et « à ne pas se tromper de candidat ». Quant à Gérard Schivardi, il ne donne pas de consigne de vote, mais indique qu'« à titre personnel », il vote blanc.

Résultats[modifier | modifier le code]

Premier tour[modifier | modifier le code]

Le premier tour de l'élection présidentielle 2007 a été marqué par une participation exceptionnelle avec un score de 83,97 %[105] des inscrits. Ce taux est comparable à celui du premier tour de l'élection présidentielle de 1965 qui était de 84,7 %[106] et celle de 1974 qui était de 84,2 %[107]. Nicolas Sarkozy (31,18 %) et Ségolène Royal (25,87 %) arrivent en tête pour le premier tour de l'élection devant François Bayrou (18,57 %) et Jean-Marie Le Pen (10,44 %)[108]. Aucun candidat n'ayant recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés, un second tour a eu lieu le dimanche entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Second tour[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy est élu Président de la République française, avec 53,06 % des suffrages, contre Ségolène Royal avec 46,94 %. Des résultats similaires, fondés sur des sondages à la sortie des urnes, avaient été annoncés dès la fin d'après-midi par les médias belges et suisses qui ne sont pas soumis à l'interdiction française de diffusion de résultats avant la fermeture des bureaux de vote à 20 heures.

Résultats détaillés[modifier | modifier le code]

Graphique circulaire indiquant les résultats du premier tour de scrutin.
Les partisans de Nicolas Sarkozy rassemblés le au soir, place de la Concorde à Paris.
Premier tour
le
Second tour
le
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Inscrits 44 472 834 44 472 733
Votants 37 254 242 83,77 % 37 342 004 83,97 %
   suffrages exprimés 36 719 396 98,56 % 35 773 578 95,80 %
   bulletins blancs ou nuls 534 846 1,44 % 1 568 426 4,20 %
Abstentions 7 218 592 16,23 % 7 130 729 16,03 %
Candidat
Parti politique
Voix % des
exprimés
Voix % des
exprimés
  Nicolas Sarkozy
Union pour un mouvement populaire, soutenu par le Parti radical
11 448 663 31,18 % 18 983 138 53,06 %
  Ségolène Royal
Parti socialiste, soutenue par le Parti radical de gauche et le Mouvement républicain et citoyen
9 500 112 25,87 % 16 790 440 46,94 %
  François Bayrou
Union pour la démocratie française, soutenu par Cap21, le Mouvement écologiste indépendant, Alternative libérale et le Parti fédéraliste
6 820 119 18,57 %
  Jean-Marie Le Pen
Front national, soutenu par le Mouvement national républicain et le Parti populiste
3 834 530 10,44 %
  Olivier Besancenot
Ligue communiste révolutionnaire
1 498 581 4,08 %
  Philippe de Villiers
Mouvement pour la France
818 407 2,23 %
  Marie-George Buffet
Gauche populaire et antilibérale, soutenue par le Parti communiste
707 268 1,93 %
  Dominique Voynet
Les Verts, soutenue par Régions et peuples solidaires
576 666 1,57 %
  Arlette Laguiller
Lutte ouvrière
487 857 1,33 %
  José Bové
Sans étiquette, soutenu par une partie du Collectif national d'initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes
483 008 1,32 %
  Frédéric Nihous
Chasse, pêche, nature et traditions
420 645 1,15 %
  Gérard Schivardi
Comité national pour la reconquête des services publics, soutenu par le Parti des travailleurs
123 540 0,34 %
Sources : site officiel du Conseil constitutionnel : premier tour, second tour


Nicolas Sarkozy :
(53,06 %)
Ségolène Royal :
(46,94 %)

Les résultats précis par région, département et commune sont disponibles ici[109].

Analyse sociologique[modifier | modifier le code]

Sociologie de l'électorat au second tour[110]
Catégorie Sarkozy Royal
PCS
Commerçants, artisans et chefs d'entreprises 82 % 18 %
Agriculteurs 67 % 33 %
Professions libérales et cadres supérieurs 52 % 48 %
Professions intermédiaires 49 % 51 %
Employés 49 % 51 %
Ouvriers 46 % 54 %
Âge
Entre 18 et 24 ans 42 % 58 %
Entre 25 et 34 ans 57 % 43 %
Entre 35 et 44 ans 50 % 50 %
Entre 45 et 59 ans 45 % 55 %
Entre 60 et 69 ans 61 % 39 %
Plus de 70 ans 68 % 32 %
Genre
Femmes 52 % 48 %
Hommes 54 % 46 %

Incidents divers post-élection[modifier | modifier le code]

Au soir du premier tour, le au soir, des individus avaient déjà mis le feu à une soixantaine de véhicules dans le nord-est de Paris[111].

Près de la place de la Bastille, plusieurs actes de vandalisme sont commis (véhicules brûlés) ainsi que des attaques contre les forces de l'ordre.
Place de la Bastille, des jeunes soutenant Ségolène Royal protestent contre Nicolas Sarkozy le 6 mai au soir

À l'annonce des résultats du second tour, des rassemblements spontanés d'opposants à Nicolas Sarkozy se forment dans une quinzaine de grandes villes de France (Paris, Lyon, Marseille, Grenoble, Toulouse, Bordeaux, Caen, Brest, Lille, Dijon, Montpellier, Clermont-Ferrand, Strasbourg, Nantes, Rouen, Tours, Rennes).

Lors du second tour, avant les résultats, une trentaine de voitures ont été brûlées à Paris la veille au soir du dimanche du second tour des élections dans les 3e, 9e, 10e, 13e et 18e arrondissements. La capitale française est généralement épargnée par ces incidents, comme durant les émeutes d'automne 2005[112].

Après l'annonce des résultats, des incidents ont été relevés à la Bastille à Paris, à Bordeaux, à Lille sur la place centrale, à Clermont-Ferrand, à Toulouse, à Nantes, à Lyon, à la Courneuve, à Dugny, à Rennes, à Strasbourg et à Brest (liste non exhaustive). Dans certaines villes, les rassemblements partent en manifestations improvisées. Elles sont dispersées par les forces de police et de gendarmerie déployées pour l'occasion. Certains rassemblements donneront lieu à des altercations et affrontements avec les forces de l'ordre, parfois consécutifs à des actes de vandalisme ou des débuts d'émeutes. De nombreuses voitures (367 selon les chiffres officiels du Ministère de l'Intérieur) ont aussi été brûlées de même que des locaux, en particulier une permanence de l'UMP. Dans certaines villes les événements se reproduisent aux soirs du 7 et du 8 mai.

Le chanteur Cali a écrit le soir même une chanson concernant le résultat de ces élections, appelée Résistance et disponible sur son album L'Espoir[113].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Dominique Merchet, « 44 508 024 voix prêtes à se faire entendre », sur Libération, .
  2. a et b Luc Bronner, « 3,3 millions d'électeurs inscrits en plus par rapport à 2002 », sur Le Monde, .
  3. Notamment, la plus haute augmentation de la participation se trouve en région parisienne (+9,6 % d'inscrits).
  4. Tableau d'évolution du nombre d'inscrits par département 2006/2007, ministère de l'Intérieur, [lire en ligne].
  5. Christophe Guillemin, « 1,5 million d'électeurs français inaugureront le vote électronique le 22 avril », sur ZDNet France, .
  6. Dans certaines grandes villes, un arrêté préfectoral a pu être pris pour que la consultation soit prolongée jusqu'à 20 heures (Code électoral, art. R41).
  7. Article 1 du Décret no2007-227 du portant convocation des électeurs pour l'élection du président de la République.
  8. Conseil constitutionnel, Décision du relative à la liste des candidats habilités à se présenter au second tour de l'élection du Président de la République.
  9. Article 4 du Décret no2007-227 du portant convocation des électeurs pour l'élection du président de la République.
  10. Décision du portant proclamation des résultats de l'élection du Président de la République, sur le site du Conseil constitutionnel.
  11. « Entretien du Premier ministre avec José Luis Rodríguez Zapatero », sur Site du Premier ministre, .
  12. « L'exercice du droit de vote par les Français établis hors de France (Ministère des Affaires étrangères) », sur France Diplomatie.
  13. Élection du président de la République 2007 : Calendrier électoral, sur le site officiel du Ministère des Affaires étrangères.
  14. Alinéa 2 du V de l'article 3 de la loi no 62-1292 du 6 novembre 1962
  15. alinéa 3 du V de l'article 3 de la loi no 62-1292 du 6 novembre 1962
  16. « Amendement présenté par [[René Dosière]] lors des débats à l'[[Assemblée nationale (France)|Assemblée nationale]] en vue de l'adoption de la loi organique 2006-404 », sur assemblee-nationale.fr.
  17. Histoire de la publication des parrainages sur le site Web du Conseil constitutionnel.
  18. « Europe1 le 1er mars 2007 », sur europe1.fr.
  19. Vidéo sur Dailymotion.
  20. Conseil constitutionnel, « Tirage au sort d'une présentation », communiqué du .
  21. Site du Conseil constitutionnel rappelle que 837 bureaux de vote (un peu plus d'un million d'électeurs) ont utilisé de telles machines au référendum de 2005.
  22. Anne Brigaudou, « Leçons du 22 avril », sur France 2 (consulté le 7 mai 2007).
  23. « Libération du 29 mars 2007 », sur liberation.fr.
  24. Protestations contre le vote électronique dans le journal 20 minutes.
  25. Article du Figaro du sur la contestation du vote électronique.
  26. critiques sur les machines à voter indiqués sur le site de la chaîne d'informations LCI.
  27. a et b Voir la page « Contentieux des machines à voter » sur le site du conseil constitutionnel.
  28. a et b Voir le commentaire du service de presse du conseil constitutionnel selon lequel «L'usage des machines à voter a pu poser un certain nombre de problèmes et provoquer, notamment, des durées d'attente excessives.».
  29. « Les machines à voter de marque Nedap, agréées le , soit neuf jours avant le premier tour de la présidentielle, ne satisfont pas complètement au règlement technique "fixant les conditions d'agrément des machines à voter" » dans Le Monde du 28 avril 2007 qui signale des machines de marque Nedap dont l'horloge n'est pas réglable.
  30. Le site news.fr indique que c'est le cas des machines de la société E&S Europe utilisées lors de ce scrutin.
  31. a et b L'article aux Cahiers du conseil constitutionnel est disponible en ligne.
  32. « Segolene Royal 35 heures pour les enseig », sur Dailymotion.
  33. Dailymotion - Sarkozy Human Bomb - une vidéo Actu et Politique.
  34. « Exclusif : La "bonne blague" au karcher de Rachida Dati », LaTéléLibre, .
  35. « Nicolas Sarkozy juge qu'il est difficile d'attaquer son bilan », Le Monde, .
  36. Elections 2007 : Sarkozy seul candidat à l'investiture de l'UMP - France
  37. « Toutes les dépêches d'actualité avec L'Express.fr », sur LExpress.fr.
  38. Cf. Philippe Cohen, Richard Malka et Riss, Sarko 1er, Fayard/Vents d'Ouest, 2007, p. 22-23.
  39. « résultats définitifs du vote interne au PS pour l'investiture aux élections présidentielles de 2007 », sur lemonde.fr.
  40. Voir le décret relatif à ses attributions.
  41. OVH, « Félicitations ! Votre domaine a bien été créé chez OVH ! », sur www.nda2007.fr.
  42. « Décision du arrêtant la liste des candidats à l'élection présidentielle », Conseil constitutionnel (France), 19 mars 2007 : lire en ligne sur le site officiel du Conseil constitutionnel ; lire en ligne sur légifrance ; publiée au Journal officiel du .
  43. Par convention, l'âge des candidats est calculé à la date de publication officielle par le Conseil constitutionnel le .
  44. Lors de l'élection de 1995, l'UDF ne présenta pas de candidat mais soutint officiellement Édouard Balladur, issu du RPR.
  45. Parti ayant fusionné avec l'UMP en 2002.
  46. Lors de l'élection de 1988, la LCR était impliquée dans la candidature de Pierre Juquin, dissident communiste soutenu par le PSU.
  47. Lors de l'élection de 2007, soutenu par une partie des Collectifs unitaires.
  48. Lors de l'élection de 1974, le PCF soutenait officiellement François Mitterrand, candidat du PS soutenu par le MRG.
  49. François Mitterrand CIR : Convention des Institutions Républicaines, investi par la SFIO, soutenu par le Parti communiste français, le Parti Radical et le Parti socialiste unifié.
  50. a et b Pas de candidat (soutien à la candidature de Ségolène Royal).
  51. L'UMP a été créée en , entre les deux tours de la présidentielle, à partir du RPR, de DL et d'une partie de l'UDF. Les meilleurs scores de 1974, 1981, 1988, 1995 et 2002 sont rappelés pour mémoire bien que ce fussent alors l'UDR en 1974 et le RPR les quatre autres élections. En 1995, Édouard Balladur, aussi du RPR et soutenu par l'UDF, s'était présenté et avait obtenu 18,58 % des voix. En 2002, au premier tour, les candidats de l'« avant-UMP » ont obtenu 19,88 % (Jacques Chirac du RPR) et 3,91 % (Alain Madelin de DL).
  52. Charles de Gaulle UNR-UDT : Union pour la Nouvelle République - Union Démocratique du Travail.
  53. Scores de Jacques Chirac et d'Édouard Balladur additionnés.
  54. Gérard Schivardi est officiellement candidat du Comité national pour la reconquête des services publics, initié par le PT.
  55. Premier candidat écologiste les verts n'existaient pas encore.
  56. Autre candidat écologiste avant la création du parti les verts.
  57. Le candidat des Verts, en 1988, était Antoine Waechter, dont la candidature a été soutenue en 2007 par le MEI.
  58. Pas de candidat (soutien à Jean-Marie Le Pen).
  59. Pas de candidat (soutien à François Bayrou).
  60. L'abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy sur le site de l'UMP
  61. a, b, c, d, e et f magazine, « Archives - Le Point.fr », sur Le Point.fr.
  62. SPÉCIAL, « A Dijon, François Bayrou défend sa vision de », .
  63. L'Express, « Ségo attaque les profs en vidéo »
  64. « RFI - Présidentielle 2007 - La dette publique », sur www.rfi.fr.
  65. Une dette publique multipliée par 5 en 25 ans - La Documentation Française
  66. « L'Express - Actualités Politique, Monde, Economie et Culture », sur LExpress.fr.
  67. Un accord gagnant-gagnant entre les entreprises et les salariés ; en référence au New Deal.
  68. Reuters
  69. « Nous reviendrons sur toutes les baisses d'impôt », Le Monde.
  70. Article de Libération
  71. Vidéo de l'émission, citation vers 9 minutes 20.
  72. « Conseil Général de Vendée - La Vendée - Vendée-Bénin : une amitié fructueuse », sur vendee.fr.
  73. « [[:Modèle:Citation-Mme Royal reconnaît les pillages !]] », sur lepotentiel.com.
  74. « Rencontre du 3e type », L'Express
  75. Visiting French Presidential Hopeful Lauds U.S. in Speech, The Washington Post
  76. « L'Express - Actualités Politique, Monde, Economie et Culture », sur LExpress.fr.
  77. « Le Figaro - Actualité en direct et informations en continu », sur lefigaro.fr.
  78. Le Nouvel Obs, « L'Iran ne respecte pas le traité de non-prolifération, souligne Julien Dray » [1]
  79. « Sarkozy dénonce l'attitude de Ségolène Royal lors de son voyage au Proche-Orient », Le Nouvel Observateur.
  80. « Info et actualité en direct - Toutes les actualités et infos - LCI », sur LCI.
  81. « La fausse affaire Ségolène Royal au Liban », Laurent Neumann, Marianne, n°503.
  82. « Ségolène Royal ou la diplomatie de l'incohérence », par Pierre Lellouche, dans Le Figaro du 6 décembre 2006.
  83. « Remous en France et au quebec apres les propose de S Royal », sur yahoo.com.
  84. « Jean-Marc Ayrault minimise les propos de Ségolène Royal sur le Québec », sur yahoo.com.
  85. a et b « Nicolas Sarkozy veut "porter le changement" », Le Figaro, 1er décembre 2006
  86. La discipline militaire pour sortir de la «galère» sur Le Figaro
  87. Les allocations ne seraient pas suspendues, mais leur dépense serait assujettie à l'accord d'un tuteur qui doit s'assurer qu'elles servent l'intérêt de l'enfant.
  88. Le Pacte écologique ... 5 propositions concrètes - Fondation Nicolas Hulot
  89. « Pacte ecologique 2007 », sur Pacte écologique.
  90. « Pacte ecologique 2007 », sur Pacte écologique.
  91. « Tout savoir sur les labels environnementaux - lalliance-2007.org », sur www.lalliance-2007.org.
  92. « Nicolas Sarkozy veut être un candidat écologiste », Le Monde.
  93. « Why republic could see a Royal marriage », The Times, 1er juillet 2006 ;
    « Regime Change In France Could Bring Gay Rights », queerty.com, 20 juin 2006.
  94. « La candidate Ségolène s'engage contre la violence conjugale », Libération, 24 novembre 2006
  95. Libération
  96. « Ségolène Royal entre en campagne et campe sur ses positions conservatrices », Têtu.
  97. Département où elle a été élue sans discontinuer depuis 1988.
  98. « "Jurys citoyens" : la droite cogne Ségolène Royal », journal permanent du Nouvel observateur, 26 octobre 2006 et « Rocard : les jurys populaires de Royal "confinent à la stupidité" », Libération
  99. « Ségolène au pays des soviets », éditorial d'Alexis Brézet dans Le Figaro, 24 octobre 2006 ; analogie également utilisée par Jean-Marie Le Pen.
  100. Instaurer le référendum d’initiative populaire (organisé à l’initiative d’une fraction du corps électoral, il permettrait aux électeurs de poser un droit de veto sur certains textes adoptés par le Parlement).
  101. Une transcription est disponible ici.
  102. a et b « Débat : Sarkozy jugé "le plus convaincant" », sur TF1 News, (consulté le 3 mai 2007).
  103. « La vidéo, le débat Sarkozy-Royal, 3 min de zapping », sur L'Internaute.
  104. Hugues Cazenave, La Guerre des sondages, éditions Michalon, 2011, p. 91.
  105. Résultats de l'élection présidentielle 2007.
  106. Pierre Bréchon, La France aux urnes - Édition 2009, in Les Études de la Documentation française, extraits en ligne.
  107. Pierre Bréchon, La France aux urnes - Édition 2009, in Les Études de la Documentation française, extraits en ligne.
  108. Les résultats du premier tour proclamés par le Conseil constitutionnel in Les Dossiers de la Documentation française, extraits en ligne.
  109. Élection présidentielle de 2007, sur le site politiquemania.com.
  110. article Yahoo sur l'institut Ipsos.
  111. « Un soir particulier pour la police », sur Le Figaro, (consulté le 4 mai 2007).
  112. « Plus de trente voitures brûlées à Paris », sur Le Figaro, (consulté le 7 mai 2007).
  113. Aurélie Sarrot, « Cali : Je me mets souvent dans la peau des femmes », sur Metro, (consulté le 26 avril 2013).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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