Philippe Cohen

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Philippe Cohen
Philippe Cohen.Photo Ph BRIZARD.jpg
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Vendredi
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Philippe Cohen, né le à Béni Saf (Algérie) et mort le [1], est un journaliste d'enquête et un essayiste français, ex-rédacteur en chef d'InfoMatin et ex-rédacteur en chef adjoint de l'hebdomadaire Marianne où il a été responsable des questions économiques et sociales, puis grand reporter.

Philippe Cohen est l'un des membres fondateurs de la Fondation du 2-Mars (initialement Fondation Marc-Bloch) et son premier secrétaire général de 1998 à 2000.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Béni Saf, en Algérie, il a pour sage-femme sa tante, qui s'occupe également de Bernard-Henri Lévy[2]. Philippe Cohen milite dans sa jeunesse à la Ligue communiste révolutionnaire dont il sera exclu[3].

Il est journaliste à Libération, puis au Monde.

Il publie des enquêtes très médiatisées[4], en particulier La Face cachée du Monde avec Pierre Péan en 2003. En 2005, il présente sa biographie de Bernard-Henri Lévy comme une tentative de « description réelle de notre appareil d'information », l'essayiste devenant le parangon d'une gauche libérale, bourgeoise, opposée aux valeurs républicaines dans lesquelles se reconnaît Philippe Cohen[5]. En 2006, il publie avec le scénariste Richard Malka et le dessinateur Riss une enquête en bande dessinée (La Face karchée de Sarkozy), qui s'est vendue à plus de 200 000 exemplaires.

Il est le rédacteur en chef de la version internet du journal, Marianne, de 2007 à 2012, mis à part une interruption entre octobre 2008[6] et mai 2009[7]. L'intérim a alors été assuré par Éric Dupin, puis Bénédicte Charles. En désaccord avec Maurice Szafran sur la stratégie numérique à adopter, il quitte ses fonctions pour le site Internet du magazine à l'été 2012, à la veille du lancement du nouveau site Internet du titre, et devient grand reporter pour la version papier[8].

À partir d'octobre 2008, il est le rédacteur en chef de Vendredi, hebdomadaire diffusant des textes issus d'Internet (sites d'information et blogs), ayant cessé de paraître en juin 2009[9].

En 2012, il publie avec Pierre Péan Le Pen : Une histoire française. Cet ouvrage est vivement commenté dans les médias[10]. Il est violemment critiqué par le PDG de l'hebdomadaire Marianne Maurice Szafran qui l'accuse de « réhabiliter » Jean-Marie Le Pen[11] et qui lui refuse la possibilité de répondre à ces critiques dans ce même journal[12],[3]. Philippe Cohen doit alors demander un droit de réponse dans le journal[13]. Il décide par la suite de démissionner de Marianne[11].

Le 20 octobre 2013, il succombe, à Paris, des suites d'un cancer[14]. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (9e division).

Il avait une fille et un fils de deux précédents mariages et deux filles avec son épouse Sandrine Palussière, directrice de la collection Mille et Une Nuits, chez Fayard[15].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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