Richard Malka

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Richard Malka
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Richard Malka.

Naissance (48 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence France
Profession
Autres activités
Scénariste de bande dessinée

Richard Malka, né le à Paris, est un avocat français, inscrit au barreau de Paris et scénariste de bandes dessinées.

Famille et origines[modifier | modifier le code]

Ses origines familiales sont au Maroc. Sa famille est d'origine juive séfarade. Son père était tailleur pour dames. Il a deux frères, l'un pneumologue et l'autre patron d’Air France cargo[1].

Avocat[modifier | modifier le code]

Richard Malka est un spécialiste du droit de la presse. Il commence sa carrière à en 1992 dans l'ancien cabinet de Georges Kiejman, lorsque ce dernier devient ministre[2].

Il est chargé du dossier Charlie Hebdo dès sa création, en 1992[3].

Avocat à 23 ans, il crée 7 ans plus tard son propre cabinet[2].

Débats de société[modifier | modifier le code]

Il est intervenu dans de nombreux procès et débats de société emblématiques de l’époque : défense du droit au blasphème et de Charlie Hebdo dans le procès des caricatures de Mahomet[4], du directeur du Centre d'art contemporain (CAPC) dans un procès pour diffusion d'images pornographiques de mineurs lié à l’exposition Présumés innocents[5], du film de Daniel Leconte et Olivier Assayas sur le terroriste Carlos.

En 2013, pour protester contre une proposition de loi visant à pénaliser les clients de prostituées, il est signataire aux côtés d'autres personnalités comme Nicolas Bedos, Frédéric Beigbeder ou Éric Zemmour d'un "Manifeste des 343 salauds". Ce texte qui revendique notamment le droit à « aller aux putes », a suscité les critiques de plusieurs associations féministes[6]. Cependant d'autres associations, comme Amnesty International, sont aussi contre la pénalisation du client[7].

Missionné par le Syndicat national de l'édition (SNE) pour défendre le droit des auteurs face aux projets de réformes européennes, il publie en un livret traduit en plusieurs langues[8] et intitulé « La gratuité, c'est le vol - 2015 : la fin du droit d'auteur ? ». Il est diffusé gratuitement à 50 000 exemplaires[9].

Il soutient l'action du Premier Ministre Manuel Valls contre l'humoriste Dieudonné[10]. Il affirme que la place de Dieudonné est « dans un asile », ce qui lui vaut une condamnation pour injure publique en juillet 2016[11].

Affaires politiques[modifier | modifier le code]

Richard Malka a également été l'avocat du nutritionniste Jean-Michel Cohen dans le procès l'opposant au Docteur Pierre Dukan, ou encore de Marek Halter au nom duquel il a fait condamner pour diffamation l'ex-garde des Sceaux, Rachida Dati[12].

En , il obtient la relaxe de son confrère Georges Kiejman dont il assurait la défense et qui était poursuivi dans le cadre de l’affaire Bettencourt pour diffamation par Olivier Metzner et Françoise Bettencourt Meyers.

Richard Malka a été l'avocat de la société Clearstream durant l'Affaire Clearstream 1, contre le journaliste Denis Robert, ce qui lui a valu plusieurs critiques de l'extrême gauche française[13].

En 2015, il est l'avocat de Manuel Valls dans son procès intenté contre Dieudonné[14].

En 2016, il est l'avocat de Mohamed Louizi, auteur du livre Pourquoi j'ai quitté les Frères musulmans[15],[16],[17],[18].

Gestion du fait religieux dans l'entreprise privée[modifier | modifier le code]

En , il a défendu la crèche Baby Loup, obtenant du conseil de prud'hommes la validation du licenciement d’une salariée voilée. Cette affaire a eu un retentissement considérable comme étant un symbole et une victoire de la laïcité pour certains[19], un symbole d'intolérance et de recul des libertés pour d'autres[20].

L’avocat obtient de la Cour d'appel de Paris qu'elle résiste à une première décision défavorable de la chambre sociale de la Cour de Cassation[21]. Par arrêt du , l'assemblée plénière de la Cour de Cassation finit par donner définitivement raison à la crèche, mais sans reprendre le raisonnement de la Cour d'appel de Paris, refusant, comme l'Observatoire de la laïcité[22] la notion en l'espèce "d'entreprise de conviction"[23].

Personnalités publiques et du monde des affaires[modifier | modifier le code]

L’ancien directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et son épouse Anne Sinclair l’ont également désigné pour assurer la défense de leur vie privée contre cinq médias[24],[25]. En juin 2015, il obtient, avec ses confrères Henri Leclerc et Frédérique Beaulieu, la relaxe de Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire du Carlton de Lille[26].

En 2014, au nom de Carla Bruni, il obtient la condamnation de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, pour avoir procédé à des enregistrements illicites[27].

En 2015, Richard Malka intervient dans le cadre du procès de l'homme d'affaires Beny Steinmetz contre Le Canard Enchaîné[28].

En 2016, il est l’avocat de Martin d’Orgeval, compagnon de François-Marie Banier, tous deux accusés d’abus de faiblesse dans le cadre de l’affaire Bettencourt. Le 24 mai 2016, au cours du procès en appel, il livre une plaidoirie "abrasive" remarquée[29],[30]. Il obtient une dispense de prison et de remboursement pour Martin d’Orgeval[31].

Médias[modifier | modifier le code]

Richard Malka est avocat du journal Charlie Hebdo depuis 1992 et très proche des membres de sa rédaction. Son premier procès concerne d'ailleurs un dessin de Riss sur Caroline de Monaco[32]. Il est également l'avocat des groupes radiophoniques NRJ et Beur FM, de la maison d'édition l'Association, des éditions du Cherche midi, des journaux Metro et Entrevue, de nombreux journalistes (dont Philippe Cohen) et deux des agences de presse les plus importantes de France Tony Comiti Productions et Tac-Presse, de même que des productions Doc en Stock[33], etc. En janvier 2015, Richard Malka s'implique une nouvelle fois pour défendre l'institution Charlie Hebdo après l'attentat contre Charlie Hebdo et aider à la reconstruction du journal[34]. Il s’indigne également de la publication de Charpie Hebdo, un journal pastichant Charlie Hebdo[35].

Il est un des participants principaux du film C'est dur d'être aimé par des cons qui retrace le procès des caricatures (Sélection officielle Cannes 2008)[36].

En 2010, il a pris parti contre l’émission « Les Infiltrés » au cours de laquelle des journalistes avaient dénoncé des pédophiles à la police[37].

En , Richard Malka a défendu les journalistes Caroline Fourest et Fiammetta Venner pour leur biographie de Marine Le Pen alors qu'elles étaient poursuivies par Marine et Jean-Marie Le Pen ainsi que le Front National. C. Fourest et F. Venner obtiennent une relaxe partielle (dix passages sur quatorze poursuivis ne sont pas jugés diffamatoires par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris), mais sont condamnées à 800 euros d'amende (avec sursis pour Caroline Fourest), à 3 300 euros de dommages et intérêts et 1 000 euros au titre des frais de justice[38],[39]. Richard Malka a également défendu Caroline Fourest dans son procès contre Rabia Bentot, une jeune fille voilée dont l'agression avait été mise en doute par Caroline Fourest[40].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 2010, le magazine GQ le classe parmi les 30 personnes les plus influentes des médias en France.

Dans son édition du mois d'octobre 2012, le même magazine GQ l'intègre directement en quinzième place de son classement des "avocats les plus puissants de France". Il reste à la même position lors du classement 2013 de GQ, mais atteint la douzième position en 2014[41], place qu’il conserve en 2015[42]. L'édition 2016 du classement le présente comme le neuvième avocat le plus puissant de France[43].

Scénariste de bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Divers travaux collectifs[modifier | modifier le code]

Proche du milieu de la bande-dessinée depuis longtemps (via Charlie Hebdo ou l'Association) il franchit en 2004 le pas en scénarisant une saga dessinée par Paul Gillon L'Ordre de Cicéron.

Il a aussi lancé une autre série, Section financière, avec Andrea Mutti.

En 2006, il est coauteur du livre La face karchée de Sarkozy, avec le journaliste Philippe Cohen et le dessinateur Riss.

En 2011, il a repris le scénario des Pieds Nickelés avec Ptiluc et Luz[44], et a publié une saga de science-fiction avec Juan Giménez[45].

Il publie plus de vingt albums et ses ventes totales de bandes-dessinées se comptent à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires[46].

La Vie de Palais (2014)[modifier | modifier le code]

En octobre 2014 est publié La Vie de Palais, illustré par Catherine Meurisse. La bande dessinée se penche sur la justice, le métier d'avocat, et « les coulisses du métier[47] », à travers le personnage de Jessica Chaillette, « jeune avocate exploitée par son patron, mal payée, qui attend vainement la gratitude de ses clients[48]. ». Pour Libération, « ses aventures éclairent splendeurs et misères du métier et de la justice. Dans leur jolie et maligne bande dessinée, les deux auteurs atteignent l’objectif osé de faire rire tout en transmettant nombre d’informations fort utiles sur le fonctionnement judiciaire[47] », le tout ponctué de « blagues acides[47] ».

Albums[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées politico-humoristiques :

Essai :

  • 2016 : Le Grand désarroi, avec Salomon Malka, Albin Michel, 234 pages.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Richard Malka, fais ce qu’il te plaide, Libération, 15 octobre 2013.
  2. a et b Portrait de Richard Malka
  3. Denis Robert, Mohicans, Julliard, , 306 p. (ISBN 2-260-02901-9)
  4. Christophe Boltanski, Procès Charlie: les caricatures de Mahomet relaxées, Libération 23 mars 2007
  5. Art-Justice : pas de procès pour « Présumés innocents », sudouest.fr, 3 mars 2011
  6. Prostitution : "343 salauds" et une polémique, Europe 1, 30 octobre 2013.
  7. Amnesty International propose de décriminaliser la prostitution, Le Monde, 11 août 2015
  8. 2015 : The end of copyright ? Taking for free is stealing, International Publishers Association, 11 septembre 2001
  9. Alain Beuve-Méry, « La gratuité, c’est le vol » : la campagne en faveur du droit d’auteur, Le Monde, 10 septembre 2015
  10. L'avocat Richard Malka à propos de Dieudonné : "On ne peut plus faire l'autruche", Sud-Ouest, 10 janvier 2014.
  11. Dieudonné a-t-il sa place dans un asile comme le suggérait Richard Malka ? Non, répond la justice qui a condamné l'avocat, L'Obs, 8 juillet 2016.
  12. Vaea Devatine, Rachida Dati citée à comparaître pour diffamation : compte-rendu d'audience, Paris Tribune, 22 novembre 2011
  13. Voir par exemple Sébastien Fontenelle, Et À La Fin, C’Est Denis Robert Qui Gagne, Politis, 18 février 2011.
  14. Injure contre Manuel Valls: 4 000 euros d’amende requis contre Dieudonné, Le Dauphiné, 3 février 2015.
  15. « Le président de l’UOIF « renonce » à la dernière minute à saisir la Justice : Une première victoire ! », Blog personnel de Mohamed Louizi, le 26 janvier 2016
  16. « Le président de l’UOIF « renonce » à la dernière minute à saisir la Justice : Une première victoire ! », Blog Mediapart, 26 janvier 2016
  17. « Mis en examen pour diffamation : Mon combat contre l’islamisme continu » Blog Mediapart, 19 novembre 2015
  18. « Des mosquées de la métropole lilloise tentées par l’islamisme ? » Article La Voix Du Nord, 25 février 2016
  19. Julien Van Caeyseele, Salariée voilée: victoire de la crèche Baby Loup, L'Express, 13 décembre 2010
  20. Marine Deffrennes, Les musulmans victimes de stéréotypes négatifs en Europe selon Amnesty, Terrafemina, 24 avril 2012
  21. Baby-Loup : la Cour de cassation confirme le licenciement de la salariée voilée, Le Monde, 25 juin 2014
  22. « Avis sur la définition et l’encadrement du fait religieux dans les structures avevc une mission d’accueil des enfants », sur http://www.laicite.gouv.fr,‎ (consulté le 20 février 2016)
  23. Baby-Loup : la Cour de cassation confirme le licenciement de la salariée voilée, Le Figaro, 25 juin 2014
  24. DSK et Sinclair attaquent 5 médias en justice, BFM, 22 novembre 2011
  25. Anna Cabana, Malka, l'avocat rock'n'roll de DSK, Le Point, 15 décembre 2011
  26. Pascale Robert-Diard, Carlton de Lille : DSK relaxé, l’instruction condamnée, Le Monde, 13 juin 2015
  27. Patrick Buisson condamné pour ses enregistrements de Sarkozy, Reuters, 14 mars 2014
  28. In Libel Battle With ‘Chained Duck, ’ Steinmetz Touts Spy Agency, 100 reporters, 23 janvier 2014
  29. Bettencourt : la défense plaide « la liberté de donner » d’une « guerrière emmurée », Le Monde, 24, mai 2016
  30. Affaire Bettencourt : François-Marie Banier échappe à la prison, Le Figaro, 25 août 2016
  31. Affaire Bettencourt : François-Marie Banier, condamné heureux, Le JDD, 28 août 2016
  32. Riss et Malka s'attaquent à Marine Le Pen en BD, Europe 1, 27 septembre 2016
  33. Denis Robert : “Daniel Leconte utilise des méthodes de margoulin”, Télérama, 22 avril 2011.
  34. Richard Malka, l'avocat des « sales gosses » de « Charlie Hebdo », Le Monde, 15 janvier 2015
  35. L’avocat de “Charlie Hebdo” veut faire interdire le pastiche “Charpie Hebdo”, Les Inrocks, 18 février 2015
  36. Éric Libiot, Jean-Marie Pontaut, Débat entre les avocats Francis Szpiner et Richard Malka, L'Express, 11 septembre 2008
  37. Polémique sur Les Infiltrés, devenus auxiliaires de police, Rue 89, 6 avril 2010
  38. « Caroline Fourest et Fiammetta Venner condamnées pour diffamation contre Marine Le Pen », AFP, 9 octobre 2012
  39. « Quelles conclusions après le procès Marine Le Pen ? », Huffington Post, 22 octobre 2012.
  40. Agression femme voilée: Fourest condamnée, Arrêt sur Images, 23 octobre 2014.
  41. Que doit-on penser du classement des avocats les plus puissants de France de GQ ?, Grands Avocats
  42. Qui sont les 30 avocats les plus puissants de France ? GQ Magazine, 2 décembre 2015
  43. Les 30 avocats les plus puissants de France, GQ Magazine, 20 février 2017
  44. Didier Pasamonik, Le grand retour des Pieds Nickelés , Actuabd.com, 13 novembre 2011
  45. Didier Pasamonik, Segments T1 : Lexipolis – Par Richard Malka et Juan Gimenez – Glénat, Actuabd.com, 19 novembre 2011
  46. Biographie Richard Malka, Vents d'Ouest
  47. a, b et c « Les dessous de la robe, par un avocat pénaliste et une dessinatrice de BD », article journal Libération, du 04/11/2014.
  48. « L'avocat, ce héros... de bandes dessinées ! », article site village-justice.com, du 05/11/2014.
  49. Romain Brethes, Candide chez les bonobos, Le Point, 4 décembre 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]