Ayguatébia-Talau

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Ayguatébia-Talau
Vue d'Ayguatébia du sud-ouest
Vue d'Ayguatébia du sud-ouest
Blason de Ayguatébia-Talau
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Olette
Intercommunalité Communauté de communes Capcir Haut-Conflent
Maire
Mandat
Georges Vicens
2014-2020
Code postal 66360
Code commune 66010
Démographie
Gentilé Carraillols
Population
municipale
44 hab. (2011)
Densité 1,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 26″ N 2° 11′ 07″ E / 42.5739, 2.185342° 34′ 26″ Nord 2° 11′ 07″ Est / 42.5739, 2.1853  
Altitude Min. 720 m – Max. 2 030 m
Superficie 29,68 km2
Localisation

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Ayguatébia-Talau (en catalan : Aiguatèbia i Talau) est une commune française créée en 1983, située dans le département des Pyrénées-Orientales (région Languedoc-Roussillon).

Ses habitants sont appelés les Carraillols.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Ayguatébia-Talau se situe au sein du canton d'Olette et dans l'arrondissement de Prades.

Afin de pallier une baisse de la population, les communes d'Ayguatebia et Talau ont fusionné en 1983. La nouvelle commune s'étend sur une superficie de 2 974 hectares, au cœur des Garrotxes, région de montagnes accidentées, rocheuse, peu cultivable. Cette aridité des terres, ainsi que le relief, rendant difficile l'accès au village, a fortement contribué au dépeuplement.

Situation de la commune (en vert) relativement au département.
Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ayguatébia-Talau[1]
Railleu Oreilla
Caudiès-de-Conflent Ayguatébia-Talau[1] Olette (par un quadripoint)
La Llagonne Sauto Canaveilles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue depuis Talau : les Garrotxes au premier plan et le Canigou au fond.

Ayguatébia-Talau présente peu de verdure, si ce n'est la forêt domaniale de Clavera, ainsi que celle des Llançades, au sud, là où se trouvent également les plus hauts sommets : la Tossa d'en Maig (2 034 m), le pic de Figuema (2 032 m), le pic de Clavera (1 995 m) et au nord-ouest, le pic de la Soucarade, qui culmine à 2 006 mètres.

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les rivières Cabrils et Pujols.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route D 4C traverse la commune du sud-ouest vers le nord-est, en provenance de La Llagonne et en direction de la D 4, qui permet alors de rejoindre Railleu ou Oreilla.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Incitation à ne pas parler catalan à l'école d'Ayguatébia-Talau.
Formes anciennes

Le nom d'Ayguatébia apparaît en 958, sous la forme d'Aqua tebeda. On trouve en suite Aquatepida en 959[3], Villa Aque tepida au XIe siècle, Aiguetevia en 1392, et Aiguetebia et Ayguatebia à partir du XVIIe siècle[4].

La graphie en catalan moderne est Aiguatèbia, mais la graphie traditionnelle, Ayguatèbia est recommandée[4].

Les différentes nominations de Talau sont Villa Talatio en 874, Talacho en 876 puis Talazo, Talaz, et Talaxo au Xe siècle, et enfin Talau à partir du XIIIe siècle[5],[4].

Dans les recensements de 1358, 1365, 1424, 1720 et 1767, le lieu est cité sous le nom de Vall de Feu. En 1789, figure la mention Laval delfeu, Talau et Moncels. La commune de Talau est dénommée La Vall del Feu à la création du département en 1790[6].

En catalan moderne, le nom de la commune est Aiguatèbia i Talau[7].

Étymologie

Le nom Ayguatebia provient de la locution latine agua tebeda, signifiant « eau tiède ». Ce terme prend racine dans l'existence d'une source d'eau tiède sur le territoire de ce village[4].

Le nom de Talau vient sans doute d'une racine pré-latine, Tal ou Tala, désignant un front de colline ou un bord de falaise, et correspondant à l'emplacement du lieu, situé sur un plat dominant la vallée du Cabrils. Ce radical Tal suivi du suffixe -atium a donné Talatium, devenu Talatso à l'époque romane. Par la suite le -tium latin et le -ts roman ont évolué en w, processus courant en catalan, à l'instar par exemple de Palatium en Palau[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1983 :

Articles détaillés : Ayguatébia#Histoire et Talau#Histoire.

Ayguatébia fusionne avec Talau le 1er janvier 1983 pour former la nouvelle commune d'Ayguatébia-Talau[8].

La commune adhère à la Communauté de communes Capcir Haut-Conflent par arrêté préfectoral du 23 novembre 2006[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires depuis la création de la commune[10]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983[11] février 2011[12] Lucien Mitjaville DVG  
mars 2011 novembre 2012[13] Marc Rousset PCF  
novembre 2012 mars 2014 Lucien Mitjaville DVG  
mars 2014 en cours Georges Vicens[14]    

Lucien Mitjaville a parrainé la candidature de Frédéric Nihous à l'élection présidentielle de 2007[15].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Ayguatébia et Talau.

En 2011, la commune comptait 44 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
490 500 511 550 516 556 527 526 551
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
537 554 547 519 525 509 506 454 448
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
441 431 391 305 244 208 181 123 95
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
42 32 23 21 45 46 45 45 44
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, il y a environ 19 habitants à l'année, la plupart des gens viennent ici de façon saisonnière, dans leur résidence secondaire, ceci étant lié au climat rude et à la situation du village, mais également parce qu'il n'y a pas de travail dans ce village.

Jusqu'en 1982, la population recensée ne concerne que Ayguatébia. À partir de 1990, la population de Talau est prise en compte.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 1er août ;
  • Fête communale : 1er novembre[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ayguatébia-Talau Blason D’azur à l’église posée du un pont courbé de trois arches, le tout d’argent maçonné de sable, soutenu d’une rivière aussi d’azur mouvant dans la pointe.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme »
  3. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales,‎ 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  4. a, b, c, d et e Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra,‎ 1990, 796 p.
  5. http://ayguatebia.free.fr/
  6. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  7. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  8. Insee. Fiche de la commune
  9. Site officiel, section Statuts
  10. Gen Web
  11. "Record de longévité politique pour un maire des Garrotxes" sur France Bleu Roussillon, journal du 10 février 2011.
  12. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  13. Frédérique Berlic, L'Indépendant, Marc Rousset, le maire, nous a quittés, 17 novembre 2012
  14. « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  15. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  18. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)