Jujols

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jujols
Entrée de Jujols (mairie à droite)
Entrée de Jujols (mairie à droite)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Olette
Intercommunalité Communauté de communes du Conflent
Maire
Mandat
Éric Nivet
2014-2020
Code postal 66360
Code commune 66090
Démographie
Gentilé Jujoliens
Population
municipale
47 hab. (2011)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 18″ N 2° 17′ 46″ E / 42.5717, 2.296142° 34′ 18″ Nord 2° 17′ 46″ Est / 42.5717, 2.2961  
Altitude Min. 570 m – Max. 2 163 m
Superficie 10,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Jujols

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Jujols

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Jujols

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Jujols

Jujols est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Jujoliens et Jujoliennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Jujols se situe dans le canton d'Olette et dans l'arrondissement de Prades, sur les hauteurs de la vallée de la Têt[1].

Situation de la commune.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Jujols[2]
Nohèdes
Olette Jujols[2] Serdinya

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 570 mètres au niveau de la Têt et 2 163 mètres[3] près du Mont Coronat[1]. Le village lui-même est à 1 000m d'altitude (940m pour le bas du village et 1 000m pour le haut).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

À part la source pour l'eau potable, Jujols ne possède qu'une seule source à peu près capable d'irriguer (très peu) les terrains du village. Cette source dite de Font-Frede apparaît dans le bois de Jujols, s'écoule par le ravin de Font-frede mais quitte le territoire de la commune au nord du Coll Diagre pour se diriger sur Évol par le ravin du Riell. Depuis toujours Jujols a cruellement souffert du manque d'eau, autant pour les hommes que pour l'irrigation. En 1990, sous l'impulsion du maire, un grand chantier est entrepris : la construction d'une retenue collinaire et d'un vaste réseau d'irrigation pour capter l'eau de pluie du printemps et la redistribuer pendant l'été. Depuis, l'eau coule en abondance à Jujols et chaque champ à sa vanne d'irrigation sous pression[4],[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Jújols[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la création des communes entre 1790 et 1794, Jujols absorbe le territoire de Flassa[7].

De 1955 à 1977, le maire Jean Jaulent se bat pour amener l'électricité à Jujols (basse tension) en 1952, puis l'eau courante (projet fontinal) en 1962[8].

Par la suite, le maire Yvon Robert, élu en 1979, entame avec succès un effort de développement de cette commune. Il permet notamment le développement de l'approvisionnement en eau d'irrigation à l'ensemble du village, la création de la Réserve Naturelle, la construction de logements sociaux, la création de l'AFP (Association Foncière Pastorale) pour permettre a des jeunes bergers de pouvoir s'installer et fait beaucoup pour le rayonnement culturel de Jujols.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie, à l'entrée du village

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Signatures des maires Jaulent et Broch en 1815
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
 ? juin 1815 Jean-Antoine Jaulent[9]    
juin 1815  ? Louis Broch[9]   Cultivateur
         
1955 1977 Jean Jaulent    
1977 1979 Jean Battle    
1979 1987 Yvon Robert   Retraité SNCF[10]
1987 1989 Olivier Robert    
1989 1995 Yvon Robert   Retraité SNCF
1995 2001 Josiane Isnard    
2001 2008 Jean-Louis Arcis    
2008[11], réélu en 2014[12] en cours Eric Nivet    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1470 1515 1553 1709 1720 1767 1774
25 f 15 f 5 f 5 f 8 f 21 f 13 f 168 H 47 f
1789 - - - - - - - -
35 f - - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1720 : pour Jujols et Flassa ;
  • 1778 : pour Jujols et Flassa, annexe de Sardinia.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 47 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
189 172 242 215 195 191 195 207 218
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
203 164 137 150 152 159 159 148 157
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
154 140 113 86 76 60 54 31 28
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
21 18 11 36 37 43 56 60 46
2011 - - - - - - - -
47 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Une partie du Site Natura 2000 du Madres-Coronat se trouve sur le territoire de la commune. Ce site est partie intégrante du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes. Il en est de même pour la réserve naturelle de Jujols.

                                                                                       Jujols en 1976


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvon Robert, Jujols de 1974 à 1986 : «Gens de Jujols, je vais vous raconter comment ça c'est vraiment passé.», Jujols,‎ 2007 (lire en ligne) 268 pages (articles de journaux, délibérations du conseil municipal, lettres du maire, documents administratifs...)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte IGN sous Geoportail
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Notice Cassini
  4. Les problèmes d'eau d'arrosage à Jujols de 1830 à 1987 (Colloque sur l'eau dans les P.O Juin 1991)
  5. Jujols de 1974 à 1986, p. 233-262
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  7. Notice Cassini de l'ancienne communauté de Flassa
  8. Jujols de 1974 à 1986, p. 36
  9. a et b Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Jujols, le 11 juin 1815, 21 janvier 2014
  10. Jujols de 1974 à 1986 Page 43
  11. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  12. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)