Escaro

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Escaro
Vue sur Escaro depuis la route de Sahorre
Vue sur Escaro depuis la route de Sahorre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Olette
Intercommunalité Communauté de communes du Conflent
Maire
Mandat
André Ambrigot
2014-2020
Code postal 66360
Code commune 66068
Démographie
Gentilé Escaronats
Population
municipale
117 hab. (2011)
Densité 7,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 32′ 19″ N 2° 18′ 57″ E / 42.5386, 2.315842° 32′ 19″ Nord 2° 18′ 57″ Est / 42.5386, 2.3158  
Altitude Min. 588 m – Max. 2 082 m
Superficie 15,21 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Escaro

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Escaro

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Escaro

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Escaro

Escaro est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Escaronats et les Escaronates.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Escaro se situe dans le canton d'Olette et dans l'arrondissement de Prades, au sud-ouest de Villefranche-de-Conflent. Elle est traversée par la méridienne verte.

Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Escaro[1]
Olette
(par un quadripoint)
Serdinya Fuilla
Souanyas Escaro[1] Sahorre
Nyer Py
(par un quadripoint)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude la commune varie entre 582 mètres et 2 082 mètres[2]. L'altitude du village d'Escaro lui-même est de 900 mètres à l'emplacement de l'ancienne mairie aujourd'hui disparue en raison de sa destruction par l'activité minière.

Vestiges des mines sur la montagne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs cours d'eau traversent la commune :

  • La Ribera de Vallmarsana, affluent de la rive droite de la Têt, traverse la commune du sud-ouest vers le nord.
  • La Ribera d'Aytuà traverse la partie orientale de la commune du sud vers le nord et conflue au niveau du moulin dans la Ribera de Vallmarsana.
  • Le Còrrec de Sant Culgat, affluent de la rive droite de la Têt, délimite une partie de la frontière occidentale de la commune du sud vers le nord.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route départementale D 27 travers la commune du nord vers l'est en provenance de Serdinya et en direction de Sahorre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Escaró[3]. Les premières mentions du nom sont villa Ascaro (879) et Ascarone (968)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune d'Aytua est supprimée le 20 mars 1822 et rattachée à celle d'Escaro[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie d'Escaro

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
         
septembre 1944 mars 1983 Marcellin Galindo[6] Communiste ...
1982 1994 Jean Galindo Sans étiquette conseiller général
1995   Bruno Noguès ... ...
  2014 Francis Martinez[7] ... ...
2014 en cours André Ambrigot[8] ... ...

J. Galindo a parrainé la candidature d'Antoine Waechter à l'élection présidentielle de 1988[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1515 1553 1709 1720 1767
25 f 24 f 15 f 6 f 10 f 10 f 38 f 16 f 179 H
1774 1789 - - - - - - -
44 f 33 f - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 117 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
190 152 153 198 318 346 359 331 351
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
295 289 319 320 344 349 338 336 319
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
435 375 530 570 537 463 290 335 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
315 164 92 85 102 84 87 117 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Note : La population d'Aytua est recensée avec celle d'Escaro à partir de 1826.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'école à Escaro. Les écoles élémentaires les plus proches sont à Serdinya (21 élèves en 2013)[12] ou à Sahorre (48 élèves en 2013)[13].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 12 novembre[14] ;
  • Fête communale : 1er dimanche de septembre[14].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Un wagonnet chargé de minerai devant le musée

L'économie d'Escaro dépendait jadis de ses mines. La dernière mine de fer ferme dans les années 1960 et la mine de fluor en 1993[15].

Deux structures d’hébergement existent : une auberge-gîte d'étape et un camping.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église romane Saint-Martin a été détruite en 1930. La cuve baptismale a pu être sauvée et est visible dans la nouvelle église paroissiale[16].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Notice Cassini
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  4. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales,‎ 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  5. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  6. André Balent, « Galindo (Marcellin, Antoine) », dans Nouveau Dictionnaire de Biographies Roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier,‎ 2011, 699 p. (ISBN 9782908866414)
  7. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  8. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  9. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 1988
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Annuaire du Ministère de l'éducation nationale, section École de Serdinya
  13. Annuaire du Ministère de l'éducation nationale, section École de Sahorre
  14. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  15. L'Indépendant, Les souvenirs du dernier mineur de fond des Pyrénées-Orientales, 15 mai 2013
  16. Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Les Presses du Languedoc,‎ 2003, 334 p. (ISBN 978-2-8599-8244-7, présentation en ligne)