Ria-Sirach

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Ria-Sirach
Vue de Ria
Vue de Ria
Blason de Ria-Sirach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Prades
Intercommunalité Communauté de communes du Conflent
Maire
Mandat
Jean Maury
2014-2020
Code postal 66500
Code commune 66161
Démographie
Gentilé Rianencs, Siracaires ou Ria-Sirachois
Population
municipale
1 229 hab. (2011)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 36′ 34″ N 2° 24′ 02″ E / 42.6094, 2.400642° 36′ 34″ Nord 2° 24′ 02″ Est / 42.6094, 2.4006  
Altitude Min. 339 m – Max. 1 081 m
Superficie 12,82 km2
Localisation

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Liens
Site web www.riasirach.fr

Ria-Sirach est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Rianencs, les Siracaires ou les Ria-Sirachois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Ria-Sirach est située dans la vallée de la Têt en Conflent, juste après Prades sur la route nationale 116 en direction de l'Andorre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ria-Sirach[1]
Mosset Campôme Catllar
Conat Ria-Sirach[1] Prades
Villefranche-de-Conflent Corneilla-de-Conflent, Fillols Codalet,
Taurinya

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Rià i Cirac[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Ria fut créée en 1822 par la réunion des communes préexistantes de Ria et de Sirach. Cependant, la paroisse de Sirach dépendait de Ria depuis le Haut Moyen Âge. Ria a fusionné avec Urbanya en 1973 pour créer la commune de Ria-Sirach-Urbanya. Les deux communes ont été rétablies en 1983, Ria prenant le nom de Ria-Sirach.

Ria[modifier | modifier le code]

Citée dès le IXe siècle, la seigneurie de Ria devient possession de l'abbaye Saint-Michel de Cuxa en 1134. Elle le reste jusqu'à la Révolution.

Le village est établi sur une colline au sommet de laquelle s'élevait un château. Mentionné en 1195, endommagé en 1347 par les troupes du roi Pierre IV d'Aragon, restauré au tournant des XVIe et XVIIe siècles, il fut définitivement détruit dans la deuxième moitié du XVIIe siècle[3].

1859 : création de la société des hauts-fourneaux de Ria par Jacob Holtzer[réf. nécessaire].

Sirach[modifier | modifier le code]

À l'instar de Ria, Sirach fut possession de l'abbaye Saint-Michel de Cuxa du Xe siècle à la Révolution[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie, à Ria
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean Maury[5] ,[6] UMP  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 229 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
704 548 611 689 977 1 004 1 016 1 002 1 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
959 849 977 881 1 038 1 045 1 115 1 095 932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
960 913 971 928 864 872 776 782 831
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 017 1 057 1 056 1 068 1 017 1 126 1 169 1 175 1 229
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 22 janvier[9] ;
  • Fête communale : 4 août[9].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 000 €[10].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le village possède un supermarché Lidl et une boulangerie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vincent

Le château de Ria a été presque entièrement détruit au XVIIe siècle. Il n'en reste plus que la base des murs, fortement arasée. Il était apparemment composé de deux enceintes flanquées de deux bastions. Le site a été récemment fouillé[3].

L’église paroissiale Saint-Vincent de Ria est d'origine romane. Entièrement reconstruite au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, il ne subsiste de l'édifice médiéval que la tour-clocher quadrangulaire datant du XIe siècle. Haute de 22 mètres et large de 5 mètres, elle s'élève sur la face nord de l'église[11].

L'église Saint-Clément de Sirach fut construite au XIIe siècle : elle se composait alors d'une nef unique voûtée en berceau brisé terminée par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. L'ensemble est ensuite surélevé afin de le fortifier, et des chapelles latérales sont ensuite rajoutées au XVIIIe siècle[12],[4].

L'église Saint-Christophe de Llugols est une église romane située dans le hameau de Llugols.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ria-Sirach Blason Coupé : au 1) d’or à la croissette de gueules, au 2) de gueules à la fasce d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  3. a et b Lucien Bayrou (direction), Entre Languedoc et Roussillon (1258-1659 : fortifier une frontière ?), Saint-Estève, Les Amis du Vieux Canet,‎ 2004 (ISBN 2-9522019-0-0), p. 328-330
  4. a et b Lucien Bayrou (direction), Entre Languedoc et Roussillon (1258-1659 : fortifier une frontière ?), Saint-Estève, Les Amis du Vieux Canet,‎ 2004 (ISBN 2-9522019-0-0), p. 369-370
  5. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  6. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  10. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  11. Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Barcelone, Les Presses du Languedoc,‎ 2003 (ISBN 2-85998-244-2), p. 204
  12. Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Barcelone, Les Presses du Languedoc,‎ 2003 (ISBN 2-85998-244-2), p. 207