Catherine Labouré

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48° 51′ 03″ N 2° 19′ 26″ E / 48.85097, 2.32377

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Sainte Catherine Labouré.
Châsse de sainte Catherine Labouré.
Des ex-voto dans la chapelle de la Médaille miraculeuse, rue du Bac, à Paris.
Autel de la chapelle de la Médaille miraculeuse.
Autel de la chapelle de la Médaille miraculeuse
Statue de saint Vincent de Paul.

Catherine Labouré (2 mai 180631 décembre 1876) est une religieuse Française qui a bénéficié d'apparitions de la Vierge Marie en son couvent de la rue du Bac à Paris, et fut à l'origine de la diffusion de la « médaille miraculeuse », portée aujourd'hui par des millions de catholiques. Canonisée en 1947, elle est fêtée localement le 25 ou 28 novembre[1].

Sommaire

[modifier] Biographie

Née à Fain-lès-Moutiers en Bourgogne, huitième des dix enfants du fermier Pierre Labouré et de son épouse Louise Gontard qui meurt en 1815. Elle entre dans la congrégation des Filles de la Charité, fondée par saint Vincent de Paul, au couvent de la rue du Bac à Paris.

Très pieuse, sujette à des visions ou des à prémonitions (elle aurait choisi les Filles de la Charité à la suite d'un rêve sur saint Vincent), ayant, de plus, perdu sa mère très jeune, elle développa une affection particulière pour la Vierge Marie.

Catherine révéla à son confesseur seul que, pendant son noviciat, dans la nuit du 19 juillet 1830, jour de la fête de Vincent de Paul, elle fut réveillée par un petit enfant qui lui dit : « Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend. » Croyant rêver, Catherine se lève, s'habille et suit l'enfant. Arrivée à la chapelle, elle entend bientôt le froufrou d'une robe de soie. La Sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle durant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle.

Le 27 novembre 1830, Catherine rapporte que la Sainte Vierge était revenue lors de la méditation du soir. La Vierge se tenait debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d'où jaillissaient des rayons de lumière sur le globe. Tout autour apparaissaient les mots « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », et la Vierge dit : « C'est l'image des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent », et, pour expliquer les anneaux qui ne projetaient pas de rayons, elle ajouta : « C'est l'image des grâces que l'on oublie de me demander. » Puis le tableau parut se retourner. C'est le revers de la médaille : un grand M, initiale de Marie, surmonté de la Croix. Au-dessous, deux cœurs : celui de Jésus, couronné d'épines, et celui de Marie, percé par un glaive, douze étoiles entourant ce tableau.

Les deux faces d'une « médaille miraculeuse ».

Catherine entendit alors Marie lui demander de porter ces images à son confesseur, en lui disant de les frapper sur des médailles car « tous ceux qui la porteront recevront mes grâces ».

Après deux ans d'enquête et d'observation de la conduite de Catherine, le prêtre informa l'archevêque de Paris, sans lui révéler l'identité de Catherine. La requête fut approuvée et les médailles furent frappées et devinrent extrêmement populaires, notamment durant l'épidémie de choléra de 1832.

La doctrine de l'Immaculée Conception n'était pas encore officielle, mais la médaille avec les mots « conçue sans péché » influença le pape Pie IX (élu en 1846) qui fit proclamer, le 8 décembre 1854, le dogme de l'Immaculée Conception.

En 1858, à Lourdes la Vierge Marie se présente à Bernadette Soubirous par ces mots : « Je suis l'Immaculée Conception. »

En 1870-1871, Catherine, comme tous les Parisiens, subit le siège de Paris par les troupes prussiennes, la famine puis les troubles de la Commune de Paris au cours de laquelle, dit-on, des révolutionnaires venaient demander des médailles au couvent.

Catherine meurt le 31 décembre 1876, quarante-six ans après les apparitions, sans jamais avoir révélé son secret à d'autres qu'à son directeur spirituel.

[modifier] Vénération

Exhumé en 1933, son corps est retrouvé parfaitement conservé, et il gît maintenant dans une châsse dans la chapelle de la Médaille miraculeuse au 140 de la rue du Bac, à Paris. Le corps de sainte Louise de Marillac, première supérieure des Filles de la Charité, repose aussi rue du Bac, à deux pas de la chapelle des Lazaristes où est exposé le corps de saint Vincent de Paul.

Catherine Labouré a été canonisée le 27 juillet 1947 par le pape Pie XII. Elle est fêtée localement le 28 novembre ou le 25 novembre.

[modifier] La “médaille miraculeuse”

La médaille fut gravée selon les indications de Catherine. Elle aura une exceptionnelle diffusion (plusieurs dizaines de millions). Sur l'avers, Marie, entourée de l'inscription « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». De ses mains partent des rayons, symboles des grâces obtenues par Marie. Certains rayons sont moins marqués : ils symbolisent les grâces qui ne sont pas demandées et qui pourtant seraient exaucées. Sur l'envers, on voit la Croix et l'initiale de Marie ; le cœur de Jésus avec la couronne d'épines, symbole de la Passion ; le cœur de Marie traversé par un glaive, selon la prophétie de Siméon, et les douze étoiles décrites dans l'Apocalypse (Ap. 12,1), qui seront reprises, à titre officiel, sur le drapeau de l'Europe[2].

[modifier] Pour approfondir

[modifier] Bibliographie

  • Anne Bernet, La vie cachée de Catherine Labouré, ou l'histoire extraodinaire de la médaille miraculeuse. Perrin, 2001.
  • , R. Laurentin, Vie de Catherine Labouré, Desclée De Brouwer, 1990. Tout ce qui est dit dans ce livre se trouve fondé dans un second volume intitulé Preuves où l'on retrouvera les preuves historiques, des compléments sur les points moins essentiels.

Les appels de notes que l'on trouvera dans le livre Vie de Catherine Labouré renvoient à ce volume de preuves).

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Nominis : Sainte Catherine Labouré
  2. Des Graviers et Jacomet, Reconnaître les saints : Symboles et attributs, Massin, 2006 (ISBN 2-7072-0471-4) 
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