Joaquim Maria Machado de Assis

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Machado de Assis
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Joaquim Maria Machado de Assis est un écrivain brésilien (Rio de Janeiro, 21 juin 1839 - Rio de Janeiro, 29 septembre 1908), fondateur et « Président Perpétuel » de l'Académie brésilienne des lettres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait par Marc Ferrez, 1890.

Né d'un père mulâtre et ouvrier, et d'une mère portugaise, blanchisseuse. Pour aider sa mère veuve, Machado de Assis exerce divers métiers, dont, à treize ans, celui de typographe et, plus tard, celui de journaliste. Autodidacte de génie, il apprend le français et l'anglais, et se dote d'une très grande culture littéraire.

Il publie ses premiers poèmes dès l'âge de 16 ans. En 1869, il épouse Carolina de Novaes, une femme d'une famille portugaise distinguée. Ce fut un mariage heureux, mais le couple n'eut pas d'enfants. Il obtint en 1872 un poste de fonctionnaire au ministère de l'agriculture. Cette situation lui permit de publier des romans et des nouvelles qui firent rapidement de lui le grand homme des lettres brésiliennes. En 1897, il fonda l'Académie brésilienne des lettres et devint son président jusqu'à sa mort en 1908.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Les premiers écrits de Machado de Assis (des poèmes surtout, mais aussi des pièces et des romans) sont de style « romantique ».

Avec Les mémoires posthumes de Bras Cubas Machado de Assis inaugure sa période dite « réaliste ». Toutefois, ce style le rapproche plutôt de l'inspiration fantaisiste de Laurence Sterne ou du fantastique de Balzac que du naturalisme de Flaubert ou de Zola. L'humour est omniprésent dans l'œuvre de Machado, parfois sous la forme d'une ironie discrète comme dans Quincas Borba, parfois d'un comique absurde (dans sa nouvelle L'Aliéniste).

Machado se montre un observateur critique et parfois cynique de la nature humaine. La vie sociale y est présentée comme un jeu féroce où ceux qui ont le plus d'ambition et le moins de scrupules écrasent les plus faibles. Le thème de la jalousie et de la rivalité joue un grand rôle dans son œuvre (Esaü et Jacob, Dom Casmurro) comme dans celle de Shakespeare. Mais Machado est aussi un amoureux de la vie, un hédoniste qui sait faire preuve de compassion.

De Sterne, Machado a gardé également le goût du jeu avec le lecteur, de l'auto-commentaire, voire du gag visuel. Toutefois, ses romans sont beaucoup plus structurés et portés par un sens du destin, voire de la fatalité.

Œuvres[modifier | modifier le code]

On peut également retrouver trois nouvelles de Machado de Assis, publiées entre 1878 et 1884, dans le recueil Trois contes, traduit par Jean Briant (édition bilingue), Paris, Chandeigne, 2010.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ludmylla Mendes Lima, Cynical approaches in Machado de Assis and Denis Diderot, Via litterae (ISSN 2176-6800), 2009, vol. 1.1, p. 206-214.
  • Dominique Fernandez, « La folie douce selon Machado de Assis. Les catastrophes du cœur », Le Nouvel Observateur, 24-30 mai 1990, p. 136. (« Il est sans doute le plus grand écrivain brésilien du XIXe. »)
  • Sidney Chalhoub, Machado de Assis, historiador, São Paulo, Companhia das Letras, 2003.

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