Pessimisme

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Dans la question "Le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein?", l'approche pessismiste serait de choisir à moitié vide, alors que l'approche optimiste serait à moitié plein.

Le pessimisme (du mot latin pessimus superlatif de malus signifiant "mauvais") désigne un état d'esprit dans lequel un individu perçoit négativement la vie. En particulier, d'après cette doctrine, la vie humaine est une perpétuelle douleur (Schopenhauer), parce que notre destination est d'agir et qu'agir consiste à obtenir ce que nous n'avons pas. Le pessimisme nie le progrès de la civilisation et de la nature humaine.

Le pessimisme philosophique est une idée similaire mais non identique des perceptions négatives de la vie, que la vie est négative, ou que le monde est terriblement négatif.

Psychologie[modifier | modifier le code]

L'étude du pessimisme possède une connexion avec la déprime. Les psychologues lient les attitudes pessimistes à la souffrance émotionnelle ou même biologique. Aaron Beck explique que la déprime est consécutive à des perceptions négatives parfois surréalistes du monde. Beck tente d'engager une conversation avec ses clients concernant leurs pensées négatives.

Philosophie[modifier | modifier le code]

Philosophes pessimistes notables[modifier | modifier le code]

Dans son essai, La Barbarie à visage humain, Bernard-Henri Lévy réhabilite le pessimisme, entendu au sens de vigilance face au schéma totalitaire que l'optimisme inscrirait dans la pensée.

D'autre part, Friedrich Nietzsche a souvent été taxé à tort de pessimisme, bien qu'il se défendît lui-même de cette appellation. Sa conception du Surhomme et de la Volonté de puissance représentaient deux des fondements d'une doctrine optimiste — à proprement parler : rien à voir avec l'optimisme d'un Leibniz ! Friedrich Nietzsche dresse un constat pessimiste de l'état actuel de l'Humanité en général ; mais, en dépassant ce pessimisme de départ par des solutions "optimistes", on ne peut guère le comparer à Arthur Schopenhauer, par exemple.

Littérature[modifier | modifier le code]

Paul Bourget a analysé dans ses Essais de psychologie contemporaine le pessimisme latent dans la génération de romanciers et de poètes européens de cette fin de XIXème siècle[2]. A travers des études littéraires sur le style et la conception du monde de certains grands auteurs tels Flaubert ou Tourguéniev, il pense la décadence du style en France et l'idée de perte de repères en Occident.

Léon Gistucci a analysé le pessimisme dans l'oeuvre de Guy de Maupassant[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Elme-Marie Caro, Le Pessimisme au XIXe siècle. Leopardi, Schopenhauer, Hartmann, 1878.
  • Léon Jouvin, Le Pessimisme, 1892.
  • Etienne Metman, Le pessimisme moderne : son histoire et ses causes (Éd.1892)
  • Georges Pellissier, Essais de Littérature Contemporaine, 1893, "Le Pessimisme dans la littérature contemporaine"
  • R. Grandsaignes D'Hauterive, Le Pessimisme De La Rochefoucauld, 1914.
  • Friedrich Nietzsche, L'origine de la tragédie ou Hellénisme et pessimisme, 1943.
  • Paul Bourget, (préf. André Guyaux), Essais de psychologie contemporaine, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1993

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Annexe[modifier | modifier le code]

« Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté » — citation d'Antonio Gramsci (1891-1937), qui se serait inspiré de celle de Romain Rolland : « Pessimisme de l'intelligence, mais optimisme de la volonté. »

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]