Cavalier (échecs)

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Un cavalier du jeu de pièces Staunton.

Le cavalier (♘, ♞), parfois appelé cheval est une pièce du jeu d'échecs, habituellement représentée par une tête de cheval.

Chacun des joueurs commence avec deux cavaliers, placés en b1 et g1 pour les blancs, et b8 et g8 pour les noirs.

Déplacement[modifier | modifier le code]

a b c d e f g h
8
Chessboard480.svg
Case blanche c6 vide
Case blanche e6 vide
Case blanche b5 vide
Case blanche f5 vide
Cavalier noir sur case noire d4
Case blanche b3 vide
Case blanche f3 vide
Case blanche c2 vide
Case blanche e2 vide
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
a b c d e f g h
Le cavalier noir peut atteindre les huit cases marquées d'un point.

Le déplacement du cavalier est original. Il se déplace en L, c’est-à-dire de deux cases dans une direction [1] (comme une Tour) combinées avec une case perpendiculairement (toujours comme une Tour). Xavier Tartakower, dans son Bréviaire des échecs, rapporte la définition suivante de la marche du cavalier due à M. Delangre : « Le Cavalier va d'une case noire à une case blanche (ou inversement) en sautant une case ». C'est la seule pièce du jeu qui ne soit pas bloquée dans son déplacement par les autres pièces. Cette particularité le rend très utile dans les positions fermées. Le cavalier permet aussi de faire des fourchettes (menace de deux pièces à la fois).

Stratégie[modifier | modifier le code]

Le cavalier est une pièce mineure et a une valeur à peu près équivalente à celle du fou, la différence tient aux caractéristiques particulières de la position. La force du cavalier s'amoindrit au fur et à mesure des échanges de pièces[2]. Le cavalier est souvent la première pièce à entrer en jeu (et également une des premières à disparaître). Plusieurs ouvertures commencent d'ailleurs par un coup de cavalier  : Début Réti, défense Alekhine, défense Nimzowitsch du pion-roi, toutes les défenses indiennes, etc. D'autres sont caractérisées par le grand nombre de mouvements de cavalier qu'un des deux camps doit concéder dans l'ouverture  : par exemple, la variante Svechnikov.

Finale[modifier | modifier le code]

La position roi + cavalier contre roi isolé est nulle, car il est impossible de mater avec un seul cavalier contre le roi isolé (la finale roi et deux cavaliers contre roi seul est également considérée comme un cas de nulle, bien qu'une position de mat existe). Même la finale roi + fou + cavalier est relativement longue (jusqu'à 36 coups avec le meilleur jeu de part et d'autre) et difficile à maîtriser. Bien des débutants (et mêmes certains maîtres) n'y arrivent pas dans la limite des 50 coups autorisés, ou n'y parviennent qu'avec les plus grandes difficultés. Dans bien des cas il est préférable d'avoir dame + cavalier au lieu de dame + fou pour mater le roi adverse comme l'a indiqué le grand champion José Raúl Capablanca. « En blitz le cavalier l'emporte souvent sur le fou. » (Vlastimil Hort)

Dans les finales, le cavalier possède une caractéristique remarquable (et qui simplifie souvent les calculs) : la couleur de la case sur laquelle se trouve le cavalier change à chacun de ses coups. Il lui faut donc toujours un nombre impair de mouvements pour se retrouver sur une case de couleur opposée, et un nombre pair pour se retrouver sur une case de même couleur.

Autres appellations[modifier | modifier le code]

  • Knight en anglais
  • Springer en allemand
  • конь (Kogne[3]) en russe.

Unicode[modifier | modifier le code]

Unicode définit deux points de code pour le cavalier :

Shōgi[modifier | modifier le code]

Au shōgi (échecs japonais), il existe une pièce similaire de même nom et avec la même capacité de mouvement, à la seule différence que celle-ci ne peut se déplacer qu'en avant, sans possibilité de retour, ce qui la rend beaucoup moins intéressante que le cavalier occidental. Il existe d'ailleurs une variante du shōgi, où, inspiré par le jeu d'échecs, le cavalier est doté des mêmes capacités de déplacement.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. de bas en haut ou de haut en bas, ou de gauche à droite ou de droite à gauche, mais pas en diagonale
  2. José Raúl Capablanca, Principes fondamentaux du jeu d'échecs, Payot,‎ , 178 p. (ISBN 2-228-88148-1), p. 28
  3. François Le Lionnais & Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, Presses universitaires de France, 1974, p. 61.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]