Nieuw-Vlaamse Alliantie

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Nieuw-Vlaamse Alliantie
Image illustrative de l'article Nieuw-Vlaamse Alliantie
Logo officiel
Présentation
Président
Vice-Président(e)s
Bart De Wever
Jan Peumans
Karl Vanlouwe
Fondation 1954 (Volksunie)
2001 (N-VA)
Siège Nieuw-Vlaamse Alliantie
Rue Royale 47 bus 6
1000 Bruxelles
Idéologie Nationalisme, Conservatisme
Affiliation européenne Alliance libre européenne
Couleurs Noir, jaune
Site web www.n-va.be
Représentation
Députés européens (collège électoral néerl.)
4 / 12
Députés fédéraux
(groupe néerlandophone)
33 / 87
Sénateurs
(groupe néerlandophone)
12 / 35
Députés flamands
43 / 124
Députés bruxellois
(groupe néerlandophone)
3 / 17

La Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA, en français, Alliance néo-flamande[1]) est un parti politique belge né de la dislocation de la Volksunie en 2001. Ce parti a été à deux reprises membre du gouvernement flamand. Il est devenu, en juin 2010, le parti le mieux représenté (18 %) à la Chambre des Représentants.

Programme[modifier | modifier le code]

Pour ce qui concerne le point de vue communautaire, la revendication principale de la N-VA est l’indépendance de la Flandre, dans le cadre de l’Union européenne. Selon le parti, la Belgique est formée de deux démocraties, et ses institutions ne se sont pas adaptées à cet état de fait. La solution viendrait selon la N-VA d'une autonomie maximale pour les deux communautés.

Sur le plan économique, la N-VA est un parti de droite libérale[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

2001-2008[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, le parti est confronté au fait qu'en Belgique, un seuil électoral de 5 % des suffrages par circonscription est prévu pour limiter le nombre important de partis représentés au Parlement. Lors des élections législatives fédérales de 2003, ce seuil électoral empêche la N-VA d’être représentée au Parlement sauf dans la circonscription de Flandre-Occidentale où Geert Bourgeois est élu à la Chambre des représentants.

La N-VA choisit alors de proposer un cartel au CD&V, ce qui lui permettrait de contourner le problème du seuil électoral. Malgré certaines réticences à l'égard des revendications séparatistes de la N-VA, le CD&V, qui connaît une chute électorale depuis plusieurs années et a perdu le pouvoir au niveau fédéral en 1999, accepte.

Le cartel CD&V N-VA, appelé le cartel flamand, devient alors la première formation de Flandre avec 26 % des voix aux élections régionales de 2004. Lors des élections communales et provinciales d'octobre 2006, le cartel obtient un résultat de 31,7 %. Lors des élections législatives du 10 juin 2007, le cartel obtient 18,5 % des voix (30 sièges à la Chambre)[3]

En septembre 2008, suite aux discussions relatives à la réforme de l’État suivant les élections de 2007, le cartel CD&V N-VA prend fin suite au refus de la N-VA, réunie en congrès à Gand le 21 septembre, de participer aux négociations en vue de réformer les structures de l’État.

Schéma de partis nationalistes flamands

Depuis 2008[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives fédérales belges anticipées du 13 juin 2010[4], la N-VA obtient 17,4 % des voix (27 élus à la Chambre), un score sans précédent pour un mouvement prônant l'indépendance de la Flandre.

Après plus d'un an de réflexion politique menée tous azimut dans le pays en vue de la formation d'un gouvernement fédéral, le parti refuse le 7 juillet 2011 la proposition de négociation faite par le formateur Elio di Rupo.

Lors des élections communales et provinciales belges de 2012, la N-VA atteint 38 % des suffrages à Anvers et 28 % sur l'ensemble de la Flandre[5]. La N-VA gagne par conséquent le majorat de la ville d'Anvers.

Depuis 2013[modifier | modifier le code]

À la suite du triomphe des élections de juin 2014 (la N-VA pointe à 32,5 % des voix), Bart de Wever est nommé informateur par le roi Philippe mais, à cause d'un refus du CDh, sa mission d'information en vue de la formation d'un gouvernement fédéral se solde par un échec.

Durant cette mission d'information, Le Parti socialiste wallon, qui avait pourtant clamé durant la campagne électorale que les gouvernements régionaux ne seraient pas formés avant le gouvernement fédéral, surprend Bart de Wever en faisant tout le contraire, en compagnie du CDh et du FDF. Cette manoeuvre, qui met en Wallonie et à Bruxelles, les partis battus au pouvoir, pousse la N-VA à entamer elle aussi la formation d'un gouvernement en Flande, avec le CD&V, avant même la formation du gouvernement fédéral.

Principaux membres[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

  • Bart De Wever : président général
  • Ben Weyts : vice-président
  • Andries Gryffroy : secrétaire générale
  • Daphné Dumery : trésorier
  • Piet De Zaeger : directeur
  • Jeroen Overmeer : porte-parole

Députés au Parlement bruxellois[modifier | modifier le code]

  • Paul De Ridder : président du groupe

Députés au Parlement flamand[modifier | modifier le code]

  • Jan Peumans : président du Parlement flamand
  • Geert Bourgeois : vice-ministre président flamand, chargé des affaires intérieures, de l'intégration et de la périphérie (de Bruxelles).
  • Philippe Muyters : ministre de Budget et des Finances, de l'aménagement du territoire, de l'emploi et du sport
  • Matthias Diependaele : président du groupe
  • Vera Celis
  • Bart De Wever
  • Lieven Dehandschutter
  • Mark Demesmaeker
  • Kris Van Dijck
  • Tine Eerlingen
  • Danielle Godderis-T'Jonck
  • Marc Hendrickx
  • Liesbeth Homans
  • Lies Jans
  • Willy Segers
  • Helga Stevens
  • Wilfried Vandaele
  • Goedele Vermeiren

Députés à la Chambre des Représentants[modifier | modifier le code]

  • Jan Jambon : président du groupe
  • Cathy Coudyser
  • Siegfried Bracke
  • Ingeborg De Meulemeester
  • Minneke De Ridder
  • Sophie De Wit
  • Peter Dedecker
  • Koenraad Degroote
  • Zuhal Demir
  • Els Demol
  • Daphné Dumery
  • Theo Francken
  • Karolien Grosemans
  • Peter Luykx
  • Bert Maertens
  • Sarah Smeyers
  • Nadia Sminate
  • Karel Uyttersprot
  • Miranda Van Eetvelde
  • Jan Van Esbroeck
  • Reinilde Van Moer
  • Flor Van Noppen
  • Kristien Van Vaerenbergh
  • Steven Vandeput
  • Ben Weyts
  • Bert Wollants
  • Veerle Wouters

Membres du Sénat[modifier | modifier le code]

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Résultats depuis l'élection des parlementaires européens au suffrage universel.

Année Résultat (en % des votes néerlandophones) Sièges obtenus
au Parlement européen
1979 9,7 % 1 (Volksunie) ( sur 24 sièges pour la Belgique)
1984 13,9 % 2 (Volksunie) (sur 24 sièges pour la Belgique)
1989 8,7 % 1 (Volksunie) (sur 24 sièges pour la Belgique)
1994 7,1 % 1 (Volksunie) (sur 25 sièges pour la Belgique)
1999 12,2 % 2 (Volksunie) (sur 25 sièges pour la Belgique)
2004 28,1 % 4 (CD&V 1 + N-VA 1) (sur 24 sièges pour la Belgique)
2009 9,88 % 1 (sur 22 sièges pour la Belgique)
2014 26,7 % 4 (sur 21 sièges pour la Belgique)

Parlement fédéral[modifier | modifier le code]

Chambre des représentants[modifier | modifier le code]

Kamer-1978-2014.png

Résultats depuis la réforme institutionnelle de 1993. 150 sièges.

Année Voix obtenues Résultat en % Sièges obtenus Participation gouvernementale
1995 (Volksunie) 283 516 4,7 % 5 Non
1999 (Volksunie) 345 576 5,56 % 8 Non
2003 201 399 3,06 % 1 Non
2007 1 234 950 18,51 % 30 Non
2010 1 135 617 17,40 % 27 Non
2014 A compléter 20,3 % 33 A compléter

Sénat[modifier | modifier le code]

Résultats depuis la réforme institutionnelle de 1993. 71 sénateurs dont 40 sont élus directs, 21 désignés par les parlements de communauté et 10 cooptés par les partis politiques.

Année Voix obtenues Résultat en % Sièges obtenus Participation gouvernementale
1995 (Volksunie) 318 453 8,5 % (par rapport au Collège électoral néerlandophone) 2 Non
1999 (Volksunie) 317 830 5,13 % 2 Non
2003 A compléter A compléter A compléter Non
2007 1 287 389 19,42 % 9 Non
2010 1 268 780 19,61 % 9 Non

Entités fédérées[modifier | modifier le code]

Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale[modifier | modifier le code]

Depuis la création de l'institution qui comptait 75 sièges jusqu'en 2004, et 84 sièges depuis 2004.

Année Voix obtenues Résultat en % Sièges obtenus Participation gouvernementale
1989 (Volksunie) 9 053 2,07 % 1 Oui
1995 (Volksunie) 5 726 1,39 % 1 Non
1999 (Volksunie) A compléter A compléter A compléter Non
2004 10 482 16,77 % (par rapport au Collège électoral néerlandophone) 3 Oui
2009 2 586 4,99 % (par rapport au Collège électoral néerlandophone) 1 Non

Parlement flamand[modifier | modifier le code]

Depuis l'élection directe des parlementaires. 124 membres : 118 élus en Région flamande et 6 en Région de Bruxelles-Capitale.

Année Voix obtenues Résultat en % Sièges obtenus Participation gouvernementale
1995 (Volksunie) 338 173 8,96 % 9 Non
1999 (Volksunie) 359 226 9,3 % 12 (11 en Région flamande + 1 en Région de Bruxelles-Capitale) Oui
2004 1 060 580 26,09 % 35 (34 en Région flamande + 1 en Région de Bruxelles-Capitale) Oui
2009 537 040 13,06 % 16 (16 en Région flamande + 0 en Région de Bruxelles-Capitale) Oui

Tableau récapitulatif[modifier | modifier le code]

Année Élections Voix obtenues
1987 Élections législatives 495 120 (à la Chambre des représentants)
494 410 (au Sénat)
1991 Élections législatives 363 124 (à la Chambre des représentants)
365 173 (au Sénat)
1995 Élections fédérales 283 516 (à la Chambre de représentants)
318 453 (au Sénat)
Élections régionales 338 173
1999 Élections fédérales 345 576 (à la Chambre de représentants)
317 830 (au Sénat)
Élections régionales 359 226
2001 Fin de la Volksunie et création de la N-VA
2003 Élections fédérales 201 399 (à la Chambre de représentants)
A compléter (au Sénat)
2003 Création du cartel CD&V/N-VA
2004 Élections régionales 1 060 580
2007 Élections fédérales 1 234 950 (à la Chambre de représentants)
1 287 389 (au Sénat)
2008 Fin du cartel CD&V/N-VA
2009 Élections régionales 537 040
2010 Élections fédérales 1 135 617 (à la Chambre de représentants)
1 268 780 (au Sénat)

Rapports avec l'extrême-droite[modifier | modifier le code]

Le parti est souvent critiqué pour ses liens supposés avec l'extrême droite. Des rumeurs d'une amitié avec Jean-Marie Le Pen circulent régulièrement dans la presse et sur les réseaux sociaux. Cela est du à une photo des deux leaders politiques prise en 1996[6] lors d’une conférence. Bart De Wever, le président de la N-VA a plusieurs amis proches membres du Vlaams Belang. Il a ainsi défrayé la chronique début 2011 lors des funérailles de Marie-Rose Morel, durant lesquelles il était presque en pleurs[7]. D’un point de vue politique, le parti a partiellement bénéficié d'un transfert des voix de, parmi les autres, Vlaams Belang[8] lors des dernières élections (les fédérales de 2010 et les provinciales et communales de 2012). De plus, lors des élections communales et provinciales de 2012 le parti a eu de nombreux transfuges du Vlaams Belang[9]. Plusieurs ténors du parti (comme Jan Peumans) ont critiqué ces transfuges qu'ils jugeaient problématiques. Quelques politiques comme le bourgmestre de Gand, Daniel Termont, jugent que Bart De Wever adopte la rhétorique de l'extrême-droite dans ses discours[10]. Enfin en octobre 2012, le Vlaams Belang s’est dit lui-même disponible pour épauler Bart De Wever pour la formation d’une majorité à la ville d’Anvers (Bart De Wever n'a pas réagi à cette invitation)[11]. Ce sont quelques éléments et hypothèses qui font que le parti est régulièrement suspecté d'accointances avec l'extrême-droite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site web français de la N-VA.
  2. Le programme économique de la N-VA, bien à droite et au nord, RTBF, 14 juin 2010.
  3. Résultats 2007, Le Soir.
  4. Service public fédéral Intérieur - Direction des élections.
  5. Jean-Pierre Stroobants, « Belgique : après leur percée, les séparatistes flamands pensent déjà aux législatives », sur Le Monde.fr,‎ 14 octobre 2012 (consulté le 15 octobre 2012).
  6. Pierre Gilissen, « La photo qui énerve Bart De Wever », sur Lalibre.be,‎ 31 août 2007 (consulté le 19 octobre 2012).
  7. Alexandre Mitea, « Les funérailles de Marie-Rose Morel : un évènement inconcevable en Wallonie », sur Lesoir.be,‎ 14 octobre 2012 (consulté le 19 octobre 2012).
  8. Martine Dubuisson, « La N-VA a pillé le Vlaams Belang et le VLD en 2010 », sur LeSoir.be,‎ 05 avril 2012 (consulté le 19 octobre 2012).
  9. Phi. Le. (Avec Belga), « Des recrues embarrassantes pour la N-VA », sur Lavenir.net,‎ 17 juillet 2012 (consulté le 19 octobre 2012).
  10. « Le style et la rhétorique de De Wever comparés à l'extrême-droite ».
  11. « Anvers : Le Vlaams Belang offre ses services à la N-VA », sur Lesoir.be,‎ 14 octobre 2012 (consulté le 19 octobre 2012).

Lien externe[modifier | modifier le code]