Émile Braun

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Baron Braun

Émile, baron Braun, né à Nivelles le 2 décembre 1849 et mort à Vichy (Allier) le 30 août 1927 est un ancien député belge et bourgmestre de la ville de Gand. Il est le fils de Thomas Braun Sr.

Ingénieur de la ville de Gand[modifier | modifier le code]

En 1872, Émile Braun obtint à Liège le diplôme d’ingénieur des Ponts et chaussées et rentra en service aux chemins de fer comme ingénieur. La même année il épousa Marie Boterdaele (1854-1927), fille de l'architecte Jean-Baptiste Boterdaele. Ils eurent deux garçons et deux filles.

En 1879, il est nommé ingénieur principal de la ville de Gand. Il exercera cette fonction jusqu’en 1895 lorsque sa carrière politique gantoise prit son essor.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Braun débuta en politique en étant élu conseiller provincial de Flandre-Orientale (1891-1898).

C'est en 1895 que, devenu conseiller communal, il fut nommé bourgmestre de Gand (1895-1921). Il fut ensuite élu membre de la Chambre des représentants pour le parti Libéral.

L’exposition internationale de 1913-1914 eut lieu à Gand durant son maïorat. Pour préparer cet événement le centre de la ville fut largement rénové. Des maisons furent démolies entre la cathédrale Saint-Bavon, le beffroi et l’église Saint-Nicolas, afin de créer l’espace de plusieurs places. Les aménagements visaient à donner l’apparence d’une ville moderne, digne d’une exposition internationale. L'approche se comprend d’autant mieux lorsque l'on se rappelle qu’il exerça la fonction d’ingénieur de la ville pendant quinze ans.

Très populaire dans sa ville il était surnommé Miele Zoetekoek (Émile-pain-d'épice)

Son fils Émile-Jean (1879-1968) et son petit-fils Gaston (1903-1990) ont créé et développé des usines de filature et tissage, connues ultérieurement sous le nom de 'Union Cotonnière de Gand' - UCO-Gent.

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • En 1919 la place entre l’église Saint-Nicolas et le beffroi a été nommée place Émile Braun. En 1937 on lui dédia sur cette place la sculpture de la main de George Minne La Fontaine des Agenouillés accompagnée d'une plaque commémorative comportant l'effigie d'Emile Braun[1]. Lors de la rénovation de la place Braun de 2009-2012[2] la plaque fut disposée sur un mur de côté du jardin et la fontaine de Minne au centre d'une pelouse comme s'il s'agissait de deux entités séparées.
  • Un buste en marbre blanc reproduit son effigie. Il se trouve dans l'hôtel de ville de Gand, à l'entrée de la salle du Conseil.
  • Une école Émile Braun est située rue Volders, à Gand. Ce bâtiment du 17e qui a été une école est en 2013 un bâtiment de la faculté de Droit de l'Université de Gand.
  • En 1922, Émile Braun fut anobli avec le titre transmissible de baron. Il prit comme devise Pax et Labor.

Distinction honorifiques[modifier | modifier le code]

(à compléter)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Braun Installations maritimes Gand, guide illustré, Van der Haegen, Gand, p. 123–128.
  • Émile Braun Notice sur le canal de Terneuzen et le port de Gand. Réception en Belgique de la Société des Ingénieurs civils de Paris. Gand, Ad. Hoste. 1885
  • Émile Braun, Création d'un boulevard de ceinture autour de la partie sud du parc de la citadelle vers la gare de Gand St Pierre, Gand 1889,
  • Émile Braun, Allocution. Ouverture solennelle des cours. 19 octobre 1897. Ad. Hoste, Gand, 1897
  • Émile Braun Ancienne Halle aux draps, projet de restauration adopté par l'administration communale. Gand, Heins, 1902.
  • Émile Braun, Œuvres de philanthropie et de dévouement créés pendant la première année de la guerre. Le livre d'Or des bienfaiteurs. Hoste, Gand, 1915. 86 pp.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Gabriel van den Gheyn, Hommage au baron Émile Braun, Siffer, Gand, 1928.
  • R. Campus, Baron Émile Braun, in: Biographie nationale de Belgique, Tome XXIX, Bruxelles, 1956-1957, col. 365-366.
  • Paul van Molle, Le parlement belge 1894-1972, Anvers, 1972, p. 26.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'Exsteyl R., Vroeger en nu. Het Burgemeester Braunplein. Toerisme in Oost-Vlaanderen, Gent, 1961, p. 8-10.
  2. Klokke Roeland verdwijnt van Gentse Emile Braunplein. De Morgen, 28 août 2009, http://www.demorgen.be/dm/nl/989/Binnenland/article/detail/982888/2009/08/28/Klokke-Roeland-verdwijnt-van-Gentse-Emile-Braunplein.dhtml
  3. Situé à l'entrée de la salle du Conseil, au rez-de-chaussée