Compagnie des forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons

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Compagnie des forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons

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Le Puits Saint-Joseph à Saint-Éloy-les-Mines, exploité par la compagnie au début du XXe siècle

Création 1862
Disparition 1979
Siège social Drapeau de France France
Activité Sidérurgie

La Compagnie des forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons est une société sidérurgique et minière française, créée en 1862 et disparue en 1979 après sa fusion avec le groupe Usinor.

Histoire[modifier | modifier le code]

La société "Bougueret, Martenot et compagnie" de Châtillon-sur-Seine fondée en 1845 fusionne en 1862 avec les forges de Commentry pour fonder la Société des forges de Châtillon et Commentry. Celle-ci rachète en 1897 la Société métallurgique de Champigneulles et Liverdun et prend alors le nom de Compagnie des forges de Châtillon, Commentry et Neuves-Maisons.

A partir de 1955 celle-ci devient Société des aciéries et tréfilerie de Neuves-Maisons Chatillon dont la société métallurgique Hainaut-Sambre acquiert 51% des actions en 1967. Deux ans plus tard elle rachète la société des laminoirs et cimenteries de Biache-Saint-Vaast et devient la Compagnie des forges de Châtillon, Commentry, Biache. En 1976 la Société métallurgique Hainault-Sambre la revend à la société luxembourgeoise des hauts-fourneaux de la vallée de la Chiers[1] pour former le holding Chiers-Châtillon qui rejoint le groupe Usinor trois ans plus tard.

L'usine de Sainte-Colombe-sur-Seine[modifier | modifier le code]

Avec l'épuisement du minerai de fer local la fonderie de Sainte-Colombe-sur-Seine éteint ses hauts-fourneaux en 1869, sept ans après son intégration dans la Compagnie. L'usine survit et se développe cependant grâce à de nouvelles technologies et emploie plus de 1 000 personnes. Après la Guerre de 1914-1918 l'ancienne forge est abandonnée au profit d'une pointerie-grillagerie qui voit le jour en 1920 près de la nouvelle voie de chemin de fer. En 1950 elle se spécialise dans les câbles précontraints pour le bâtiment. L’usine emploie encore 600 personnes à la fusion des Forges avec le groupe Usinor en 1979.

Les mines de Saint-Eloy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mine de Saint-Éloy-les-Mines.

La Compagnie acquiert la Société anonyme des houillères et du chemin de fer de Saint-Éloy-les-Mines en 1881. La production qui est alors de 123 000 tonnes passe à 252 000 en 1900 pour atteindre 277 000 tonnes en 1917. Cependant le travail des mineurs, pénible et dangereux, suscite de nombreux mouvements sociaux soutenus par les syndicats dès la fin du XIXe siècle. Après la première guerre, des aménagements s'opèrent jusqu'en 1926[2]. Après la seconde, les mines de Saint-Éloy sont nationalisées en 1946.

Les usines de Neuves-Maison et Champigneules[modifier | modifier le code]

Les forges de Neuves-Maisons sont absorbées par la Compagnie des Forges de Chatillon-Commentry en 1896. Un troisième haut-fourneau apparaît en 1897, les quatrième et cinquième vers 1898. En 1902 35 000 000 francs sont investis dans une aciérie de conversion de type Thomas. En 1903 construction des laminoirs alors que le développement se poursuit avec 7 hauts-fourneaux en activité à la déclaration de guerre. En 1931, les deux premiers hauts-fourneaux, construits en 1874 et 1882, sont arrêtés et l’activité, comme à Sainte-Colombe, se tourne progressivement vers la tréfilerie puis la cablerie précontrainte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La sidérurgie à Neuves-Maisons », amo.fjep.pagesperso-orange.fr
  2. La Pieuvre Eloysienne de René Gravier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]