Ricciotti Garibaldi

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Ricciotti Garibaldi en 1895
Ricciotti Garibaldi en 1915

Ricciotti Garibaldi, né à Montevideo le 24 février 1847[1] et mort à Rome le 17 juillet 1924[1], est un patriote, un général et homme politique italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Uruguay de Giuseppe Garibaldi et Anita Garibaldi, il passe son enfance entre Nice, Caprera et l’Angleterre. Quatrième fils du « héros des deux mondes », il est appelé ainsi en mémoire de Nicola Ricciotti (it), patriote fusillé par les Bourbons au cours de l’expédition des frères Bandiera.

Il participe à la bataille de Bezzecca en 1866 et à celle de Mentana auprès de son père en 1867.

Lors de la guerre franco prussienne en 1870, il rejoint avec son père la France pour la défendre dans les Vosges. Le 19 novembre 1870, à la tête d’un corps de 800 francs-tireurs il attaque les Prussiens à Châtillon-sur-Seine, qu’il occupe ensuite. Il commande, en tant que Major[2], la 4e brigade des volontaires garibaldiens qui capturent à Dijon le drapeau du 61e régiment allemand de Poméranie, l’unique drapeau prussien perdu pendant cette guerre qui se termine par la défaite de la France. Il finit colonel et est licencié le 16 mars 1871[3].

Il épouse une Anglaise, Constance Hopcraft, avec qui il réalise de mauvaises affaires commerciales en Amérique et en Australie. Il est député de 1887 à 1890. En 1897, il est à Domokos lors de la guerre gréco-ottomane où les Garibaldiens se sacrifient, laissant sur le champ de bataille le député républicain Antonio Fratti pour couvrir la retraite de l’armée grecque. En 1912, lors de la Première Guerre balkanique, il est à la bataille du mont Driskos où il commande un corps de chemises rouges qui combat pour enlever Ioannina à l’Empire ottoman.

Son état de santé et son âge avancé ne lui permettent pas de participer à la Première Guerre mondiale. Il s’oppose à l’avènement du fascisme.

Il eut sept enfants de Constance Hopcraft :

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Legion Honneur Chevalier ribbon.svg Chevalier de la Légion d’honneur le 8 décembre 1870 pour « Glorieux services rendus devant l’ennemi à l’armée des Vosges »[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les Garibaldiens de 14: splendeurs et misères des chemises rouges en France, Hubert Heyriès, (ISBN 9782864104384)
  2. [1] sur la base Léonore
  3. Edmond Thiebault : Ricciotti Garibaldi et la 4e Brigade. Récit de la Campagne de 1870-71 avec documents et cartes
  4. [2] son dossier sur la base Léonore.

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