Douix

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Douix
Illustration
Caractéristiques
Longueur 0,1 km
Bassin ?
Bassin collecteur Seine
Débit moyen 0,6 a 3 m3/s (Châtillon-sur-Seine)
Régime pluvial
Cours
Source Châtillon-sur-Seine
Confluence Seine
· Localisation Châtillon-sur-Seine
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Île-de-France
Principales villes Châtillon-sur-Seine

La Douix est une abondante exsurgence alimentant le cours supérieur de la Seine. Elle est située à Châtillon-sur-Seine dans le nord de la Côte-d'Or.

La Douix à l'étiage estival

Hydrogéologie et plongée souterraine[modifier | modifier le code]

La Douix est liée au réseau karstique du plateau de calcaire bathonien du Châtillonnais, entre la vallée de l'Ource et celle de la Seine. Ce réseau météoritique (alimenté par les précipitations) est peut-être alimenté en partie par des pertes de l'Ource. Les exsurgences de la Laigne et de la Fontaîne des abîmes à Montliot-et-Courcelles relèvent du même réservoir hydrogéologique.

L'exsurgence débouche d'un imposant porche creusé dans une petite falaise calcaire avec un débit important et régulier, variant entre 0,6 et mètres cubes par seconde[1]. Des explorations en plongée ont permis de remonter sur plus de 180 mètres le cours de la rivière souterraine mais ont été bloquées par des éboulements. À cet endroit du haut cours de la Seine, le débit de la Douix est parfois plus important que celui de cette dernière dans laquelle elle se jette après moins d'une centaine de mètres, de telle sorte qu'elle a parfois été considérée comme étant sa source.

Toponymie et Archéologie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après Armand Viré[2], le nom Douix dérive de la forme celtique ardoux signifiant « la fontaine » ou « la source ». La divinité gauloise associée aux eaux souterraines est Divona. Le nom Douix est caractéristique du nord du département de la Côte-d'Or[3] (voir la « Douix d'Aulot » dans la même région[4]), en particulier du Châtillonais, où il désigne une anfractuosité rocheuse. Selon Paul Lebel[3], ce nom peut se rapprocher de dhuys en Champagne, deuille en Meuse, doye en Franche-Comté, doua en Lyonnais ; ce vocable n'est pas attesté avant l'an mil.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Cette source a été un lieu de culte celtique dès le Hallstatt moyen, comme l'attestent les quelque 350 fibules de fer et de bronze trouvées en 1996 lors de l'assèchement par pompage pour explorer le site. La tradition s'est perpétuée jusqu'au XVIIIe siècle car l'on a retrouvé de nombreuses épingles de cette époque. Les fouilles ont également permis la découverte d'environ 40 ex-votos gallo-romains sous forme de sculptures en calcaire (exposées aujourd'hui au Musée du Pays Châtillonnais à Châtillon-sur-Seine). Avec la christianisation, la source a été placée sous le patronage marial, une statue de la Vierge Marie étant disposée dans une niche aménagée dans la falaise. Toutefois aucun vestige médiéval n'a été découvert jusqu'ici sur le site[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. GEO n° 380 d'octobre 2010, p. 122
  2. Bulletin de la Société préhistorique française, tome XXIII, p.67
  3. a, b et c Jean-Louis Coudrot, La Douix de Châtillon, in Dossiers d'Archélologie n° 284 : Vix, le cinquantenaire d'une découverte (juin 2003).
  4. 47°7284N 4°9373E carte IGN au 1/25000

Lien externe[modifier | modifier le code]

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