Ruscus aculeatus

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Cladodes et fruits

Le Fragon faux-houx ou Petit-houx (Ruscus aculeatus L., 1753) est une espèce d'arbustes dioïques de la famille des Asparagaceae (ou des Liliaceae, selon la classification classique) poussant dans l'aire méditerranéenne-atlantique.

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

En français, le Ruscus aculeatus se fait appeler fragon faux houx, fragon petit-houx et parfois épine de rat, buis piquant, fragonnette, gringon ou houx-frelon. En gallo, son nom est hagun ou hayen selon les prononciations.

Description[modifier | modifier le code]

Fleur de fragon sur un cladode

C'est un arbuste rhizomateux, très ramifié, aux rameaux secondaires alternes transformés en cladodes ovales terminés par une épine, aux petites fleurs verdâtres à six tépales (trois grands et trois petits). Les fruits sont des baies rouges.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Ruscus aculeatus est un sous-arbrisseau sempervirent de moins d'un mètre de hauteur. Dioïque, la floraison a lieu de septembre à avril. Les fleurs, solitaires ou groupées par deux, sont disposées sous les cladodes, c'est-à-dire les rameaux transformés en feuilles[1]. Ses graines se trouvent dans des baies et sont disséminées par les animaux (Endozoochorie)[2].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Ruscus aculeatus bugelenn liliacea

Il est utilisé localement lors de la fête des Rameaux comme substitut aux branches de buis. Les jeunes pousses sont comestibles, crues ou cuites, comme des asperges sauvages, en revanche les baies sont toxiques.

En Ille-et-Vilaine, il était connu pour des utilisations pratiques. Ainsi il a été vu à la vente aux marché des Lices durant la dernière guerre, vendu roulé en boule et servant ainsi à récurer le matériel de cuisine allant au feu de cheminée, les pointes des feuilles servant de grattoir. Un ancien couvreur se rappelle s'en être servi de hérisson pour ramoner : il s'agit alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par le milieu pour fabriquer ce "hérisson".

En Gironde, il était aussi connu pour des utilisations pratiques. Appelé autrefois "gringon" il servait à la fabrication de balais rustiques, il est à l'origine du terme populaire "gringonner", synonyme de "balayer".

Propriétés médicinales[modifier | modifier le code]

Au premier siècle, le médecin et botaniste grec Dioscoride l'a utilisé contre les calculs de la vessie et les douleurs menstruelles. Au Moyen Âge, on apprécie ses pouvoirs diurétiques. Il entre même dans la composition du célèbre sirop apéritif des cinq racines. La plante tombe pourtant dans l'oubli au début du XXe siècle, avant que des travaux scientifiques ne mettent en évidence de remarquables propriétés sur le système veineux et déclenchent un regain d'intérêt en recherche médicale.

Le rhizome a des vertus circulatoires, car il est diurétique et vasoconstricteur d'où le surnom de « plante des jambes légères ». La racine est émolliente. Elle contient un glycoside stéroïdien, la ruscogénine, utilisé dans des pommades pour les hémorroïdes (Ruscorectal) ou les poches sous les yeux (en association avec la quercétine). Elle est souvent récoltée par des nomades.

Étude toxicologique[modifier | modifier le code]

Le petit houx renferme un saponoside et du nitrate de potassium, il est peu toxique et a des propriétés apéritives et fébrifuges.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]


Références externes[modifier | modifier le code]