Confrérie de charité

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Bannière de Charité de Saint-Christophe-sur-Condé

Une confrérie de charité est une association de paroissiens, les charitons, qui assurent bénévolement les inhumations, accompagnent et soutiennent les familles en deuil et participent aux offices religieux en assistant le célébrant.

Chaque confrérie, attachée à une ancienne paroisse (aujourd'hui plus généralement un village), se distingue par sa bannière particulière. Elle dispose habituellement d'un règlement intérieur. Les membres sont l’échevin ou maître, le prévôt, le clerc, le tintenellier ou clocheteux, et les frères. Ces confréries existent surtout dans le nord de la France, en Normandie et à Paris.

Pour avoir une existence juridique, les confréries de charité doivent être constituées en associations « loi 1901 ». À noter que les fonctions dans l'association (président, secrétaire, trésorier, ...) ne correspondent pas forcément aux fonctions dans la confrérie : par exemple le maître de la confrérie peut très bien ne pas être président de l'association.

Les frères (ainsi qu'aujourd'hui aussi les sœurs) doivent en principe être des catholiques baptisés, réputés de bonnes mœurs et doivent être acceptés dans la confrérie à l'unanimité des frères. Leur engagement est reçu par le maître en présence du prêtre desservant, au cours d'une messe pendant laquelle lui est remis le chaperon. Le nombre des membres reste toujours assez limité, moins d'une quinzaine de façon très générale.

En Normandie[modifier | modifier le code]

Un « chaperon », emblème distinctif du chariton

Cette institution remonte au début du IIe millénaire. Elle est particulièrement préservée dans le département de l'Eure (et spécialement dans le nord-ouest, autour de Pont-Audemer[1]), département qui en compte encore 122 en 2008[2], ce département détient dans ce domaine un record. On en trouve également dans le Calvados (dans l'ancien diocèse de Lisieux) et quelques-unes en Seine-Maritime.

Dans l'Eure les confréries de charité sont membres d'une association plus large au niveau du diocèse, l'Union diocésaine des confréries de charité qui agrège également les quelques confréries de Saine-Maritime.

Le chaperon[modifier | modifier le code]

Le chaperon est une sorte d'étole souvent richement brodée d'or et d'argent. Le motif brodé est propre à chaque confrérie. Le fond brodé est noir pour les offices funèbres, et de couleur pour le autres cérémonies ou processions.C'est la marque distinctive officielle du chariton en service d'Église. Il se porte obliquement, passé sur l'épaule gauche et noué sous le bras droit.

Les autres ornements qui ont pu être portés dans le passé (barette, dalmatique) sont aujourd'hui tombés en désuétude.

À Paris et dans le nord de la France[modifier | modifier le code]

Les Charitons par Louis-Émile Minet

Sont surtout connues la Confrérie de la Charité (Paris) et les confréries nordistes telles que les Confréries des Charitables de Saint-Éloi (qui peuvent être d'ailleurs laïques ou restées religieuses).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il existe une confrérie dans chaque commune de la Communauté de communes de Pont-Audemer
  2. Site Paris-Normandie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Fabienne Cosset, Confréries de charité en Normandie : Enquête en Pays d'Auge, Caen, Centre Régional de Culture Ethnologique et Technique de Basse-Normandie (CRECET),‎ (ISBN 2-9508601-5-X)

Lien(s) externe(s)[modifier | modifier le code]

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