JFK (film)

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JFK

Description de cette image, également commentée ci-après

24 novembre 1963 : Jack Ruby assassine Lee Harvey Oswald.

Titre québécois JFK - Affaire non-classée
Titre original JFK
Réalisation Oliver Stone
Scénario Jim Marrs
Jim Garrison
Oliver Stone
Zachary Sklar
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
StudioCanal
Regency Enterprises
Alcor Films
Ixtlan
Camelot
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 1991
Durée 189 minutes
206 minutes (director's cut)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

JFK est un film américain réalisé par Oliver Stone et sorti en 1991. Il est centré sur l'assassinat de John F. Kennedy.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À la suite de l'assassinat de John F. Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963, le procureur de La Nouvelle-Orléans Jim Garrison remet en cause les conclusions du rapport de la Commission Warren et oriente son enquête vers la possibilité d'un complot. Ce film se base d'une part sur le livre de Jim Garrison, dans lequel il raconte son enquête, et d'autre part sur les investigations de Jim Marrs, journaliste américain indépendant.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau du Canada Canada, Drapeau des États-Unis États-Unis 20 décembre 1991
Drapeau de la France France : 29 janvier 1992

Distribution[modifier | modifier le code]

Version director's cut

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

« Le meurtre de Kennedy était un des événements de signal de la génération de l'après-guerre, ma génération[2],[3]. »

Oliver Stone

En 1987, Zachary Sklar, journaliste et professeur de journalisme à la Columbia University Graduate School of Journalism, rencontre Jim Garrison et commence à écrire avec lui un manuscrit dans lequel Garrison se remémore son travail sur l'enquête. À l'origine écrit comme un livre d'étude à la 3e personne, le projet se transforme en récit policier à la 1re personne[4]. Le livre On the Trail of the Assassins est finalement édité en 1988. Un exemplaire est donné un jour par l'éditrice Ellen Ray à Oliver Stone[3]. Ce dernier le lit rapidement et achète très vite les droits pour 250 000 dollars, qu'il paie lui-même. Stone rencontre ensuite Garrison et le questionne pendant 3 heures. Le réalisateur est surpris par l'attitude de Garrison et pense qu'il « a fait beaucoup d'erreurs. Il a eu confiance en beaucoup d'excentriques et a suivi beaucoup de fausses pistes[3] ».

Oliver Stone ne souhaite cependant pas faire un film sur la vie de Jim Garrison. Il achète alors les droits du livre Crossfire: The Plot That Killed Kennedy de Jim Marrs. Le but de Stone est de faire tomber le « mythe » de la Commission Warren. Il explique que pour combattre un mythe, il faut parfois créer un contre-mythe[5],[3]. Stone continue de lire d'autres ouvrages sur le sujet.

En décembre 1989, alors qu'il est en pré-production de son film The Doors, Stone se rapproche des studios pour produire son film. Il rencontre alors des exécutifs de Warner Bros., qui lui proposent un film sur Howard Hughes[3]. Il leur « vend » cependant l'idée de JFK. Cela plait beaucoup au Directeur général de Warner Bros, Terry Semel, qui a déjà produit des films politiques controversés comme Les Hommes du président, À cause d'un assassinat ou encore La Déchirure[3].

Après avoir reçu un budget de 20 millions par la Warner, Stone débute l'écriture du script avec l'aide du journaliste Zachary Sklar, qui avait aussi édité Crossfire: The Plot That Killed Kennedy de Jim Marrs. Ils mettent en commun toutes leurs recherches. Stone lui explique qu'il souhaite en faire un film d'enquête, dans la veine de Z de Costa-Gavras et Rashōmon de Kurosawa[4]. Stone explique que le titre JFK renvoie à celui de Z, comme un « code ».

Après avoir écrit un premier jet, Oliver Stone comprend que le budget du film doit être doublé. Un accord est alors trouvé avec Arnon Milchan et sa société Regency pour augmenter le budget[3].

Casting[modifier | modifier le code]

Pour le rôle du district attorney Jim Garrison, Stone envoie des copies de son scénario à Kevin Costner, Mel Gibson et Harrison Ford[3], ces deux derniers étant ses premiers choix[6]. Kevin Costner refuse tout d'abord la proposition. Cependant son agent Michael Ovitz, intéressé par le projet, aide le réalisateur à convaincre l'acteur d’accepter ce rôle[3].

Avant cela, Costner fait d'intenses recherches sur Garrison, allant jusqu'à le rencontrer, ainsi que ses amis et adversaires. Deux mois après avoir signé pour le rôle en janvier 1991, son film Danse avec les loups gagne sept oscars, il est alors considéré par le studio comme « bancable »[3].

Plusieurs comédiens ont voulu participer au film en raison du sujet[3]. Martin Sheen fait la narration, le « vrai » Jim Garrison incarne le rôle d'Earl Warren, auquel il s'était lui-même opposé. Beverly Oliver, l'un des témoins de l'assassinat, fait une apparition. Sean Stone, le fils du réalisateur, joue le rôle du fils ainé de Garrison. Plusieurs acteurs ont même décidé de renoncer à leur salaire habituel pour pouvoir paraître dans le film.

Perry R. Russo, qui a été un témoin clé des conversations entre David Ferrie, Clay Shaw et Lee Harvey Oswald, joue un petit rôle au début du film dans la séquence où Garrison et Lou regardent la couverture de l'assassinat à la télévision. Il incarne l'homme qui déclare qu'on devrait donner une médaille à celui qui a tué Kennedy.

Les deux anciennes vedettes, Walter Matthau et Jack Lemmon, jouent dans le film mais ne se rencontrent pas. Le premier interprète un membre du Congrès, le second un témoin éventuel pour Jim Garrison.

Le labrador de la famille Garrison dans le film appartenait en réalité à la romancière Anne Rice.

Dans la version director's cut, James Belushi apparaît dans le rôle d'un complice du meurtre dans une scène dans Elm Street[6].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage dure seulement 72 jours[6]. Afin de tourner l'assassinat à la Dealey Plaza de Dallas, les producteurs dépensent 4 000 000 de dollars pour refaire la Dealey Plaza telle qu'elle était en 1963. Ils durent aussi verser une grosse somme à la ville de Dallas afin d'engager des policiers pour détourner la circulation et fermer les rues avoisinantes pendant trois semaines. Stone eut dix jours pour filmer la séquence. Il rencontra également des difficultés pour obtenir l'autorisation de filmer à l'intérieur du Texas School Book Depository. La direction l'autorisa finalement à tourner à certains moments de la journée, mais pas plus de cinq personnes ne furent admises à l'intérieur du bâtiment. Il fallut également cinq mois de négociations pour obtenir l'autorisation de transformer l'édifice tel qu'il était à l'époque[6].

Réception critique et publique[modifier | modifier le code]

Le film a suscité une grande controverse à sa sortie, plusieurs critiques accusant Oliver Stone d'avoir rajouté intentionnellement des faits. Celui-ci a publié une version annotée de son scénario où il justifie tous ses rajouts.

Le Washington Post a critiqué le film avant même la fin du tournage, reprochant à Stone de prendre une certaine liberté dans la reconstitution des faits.

Après la sortie du film, Walter Cronkite a déclaré au critique de cinéma Roger Ebert qu'il n'y avait pas un brin de vérité dedans.

Oliver Stone a montré son film aux membres du Congrès en décembre 1991. Cela a conduit à la loi de 1992 sur la divulgation des assassinats.

Distinctions principales[modifier | modifier le code]

Source [7]:

Récompenses[modifier | modifier le code]

Oscars 1992
Golden Globes 1992
Eddie Awards 1992
BAFTA 1993
Awards of the Japanese Academy 1993
  • meilleur film étranger
Blue Ribbon Awards 1993
  • meilleur film étranger
Empire Awards 2000

Nominations[modifier | modifier le code]

Oscars 1992
Golden Globes 1992
Artios Awards 1992
  • meilleur casting d'un film dramatique
Prix Edgar-Allan-Poe 1992
  • meilleur film
BAFTA 1993

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dates de sortie - Internet Movie Database
  2. (en) The Kennedy murder was one of the signal events of the postwar generation, my generation.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) James Riordan, Stone: A Biography of Oliver Stone, Aurum Press,‎ septembre 1996
  4. a et b (en) Gary Crowdus, Getting the Facts Straight: An Interview with Zachary Sklar,‎ mai 1992
  5. (en) (…) to fight a myth, maybe you have to create another one, a counter-myth.
  6. a, b, c et d (en) Anecdotes - Internet Movie Database
  7. (en) Awards - Internet Movie Database

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]