Outrages

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Outrages

Titre québécois Victimes du Vietnam
Titre original Casualties of War
Réalisation Brian De Palma
Scénario David Rabe (en)
Acteurs principaux
Sociétés de production Columbia Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre guerre
Sortie 1989
Durée 113 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Outrages (Casualties of War[1]) est un film américain réalisé par Brian De Palma, sorti en 1989.

Synopsis[modifier | modifier le code]

C'est l'été, il fait une chaleur écrasante. Dans un autobus, un homme jeune, Eriksson, dévisage une jeune asiatique. Il s'endort.

Les bombes pleuvent en pleine jungle, il fait nuit. C'est la guerre du Viêt Nam. Le soldat Eriksson court. Soudain le sol s'effondre sous ses pieds. Eriksson est immobilisé jusqu'à la taille, les jambes coincées dans une galerie de Viêt Công. Un soldat ennemi y rampe se dirigeant droit vers l'Américain, le couteau entre les dents. Le sergent Meserve sauve sa recrue in-extremis. Peu après, alors que son meilleur ami est tombé sous les balles des Vietnamiens, Meserve parle de se procurer une femme d'une manière ou d'une autre, la permission de sortie ayant été refusée. Eriksson croit à une fanfaronnade.

Chargé d'une nouvelle mission à l'aube, Meserve va mettre son projet à exécution. Il ordonne un raid punitif sur un village, 3 de ses hommes et lui enlèvent une jeune femme dans le but de la violer, Eriksson et une nouvelle recrue, Diaz, ne peuvent s'y opposer. La jeune fille est emmenée à marche forcée, avec brutalité. Malgré ses réticences, Diaz participe au viol collectif. Eriksson ne cesse d'exprimer son désaccord, son dégoût pour ses camarades jusqu'à se mettre en danger, il est alors mis à l'écart de la cabane où le viol a lieu. Plus tard, au moment où la mission de reconnaissance bat son plein, laissé seul avec elle, Eriksson tente de la soigner (blessée par les lanières du sac des soldats qu'elle doit porter et visiblement frappée lors des viols) et de libérer la jeune femme. Meserve les fait chercher tous les deux et amener sur le lieu du combat. Les plaintes de la victime mettent le détachement en danger et exaspèrent Meserve qui demande à ses hommes de la tuer, 3 refusent, le 4e la poignarde, elle se relève, titube, Meserve l'achève d'une rafale, elle tombe du pont et s'écrase près de la rivière.

De retour à la base, Eriksson se confie à un camarade d'une autre troupe. Ses compagnons se méfient de lui, le surveillent. Ses supérieurs hiérarchiques lui conseillent d'oublier, lui assurant qu'il n'y aura pas de suite. Échappant de justesse à une tentative d'assassinat, Eriksson se confie à un aumônier militaire. On comprend qu'une enquête a été ordonnée, le corps de la jeune fille est retrouvé. Meserve et ses 3 complices passent en cour martiale et sont lourdement condamnés.

Eriksson se réveille dans le bus du début, à San Francisco. La jeune asiatique descend en oubliant une écharpe. Eriksson la rattrape et essaie de lui parler. Elle répond « Vous avez fait un cauchemar mais je pense que c'est terminé maintenant ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Version longue : 121 minutes
  • Date de sortie[2] :
Drapeau des États-Unis États-Unis : 18 août 1989
Drapeau de la France France : 10 janvier 1990
  • Film interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en France

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur Doublagissimo[4], sur RS Doublage[5] et sur AlloDoublage[6]

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Le film s'inspire d'histoires vraies comme l'incident sur la colline 192 et celle que relate le roman Casualties of War de Daniel Lang (en) : en 1966, des soldats américains kidnappent, violent et finalement tuent une jeune paysanne vietnamienne[Note 1].

Casting[modifier | modifier le code]

Le film marque les débuts au cinéma de John C. Reilly et de John Leguizamo. Ce dernier retrouvera Sean Penn dans un autre film de Brian De Palma, L'Impasse (1993). De son côté, Ving Rhames tournera à nouveau avec le réalisateur dans Mission impossible sorti en 1996.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été principalement tourné en Thaïlande[7]. La scène du pont a été tournée à Kanchanaburi, dans l'est du pays, où se trouve le Pont de la rivière Kwaï. La scène du train a eu lieu à San Francisco.

Dans une scène de combat au début du film, on voit Eriksson tirer au M79 sur une grenade à main lancée par un soldat Vietcong et la faire exploser en vol.

Musique[modifier | modifier le code]

Casualties of War
Original motion picture soundtrack

Bande originale de Ennio Morricone
Sortie 1989[8]
13 octobre 1998[9] (réédition)
Durée 46:47[9]
Genre musique de film
Compositeur Ennio Morricone
Label Columbia Records
Pendulum[9] (réédition)
Critique

La musique du film est composée par Ennio Morricone, qui avait déjà collaboré avec Brian De Palma pour son précédent film, Les Incorruptibles (1987).

Liste des titres de l'album[9]
  1. Casualties of War - 9:20
  2. Trapped in a Tunnel - 4:36
  3. No Escape - 7:00
  4. The Abduction - 4:46
  5. No Hope - 2:30
  6. The Rape - 3:58
  7. The Death of Oahn - 2:30
  8. The Healing - 2:12
  9. The Fragging - 1:19
  10. Waste Her - 3:39
  11. Elegy for a Dead Cherry - 1:14
  12. Elegy for Brown - 3:43

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a coûté environ 25 500 000 $ et en a rapporté 18 671 317 $[10]. En France, le film a réuni plus de 346 000 entrées[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

  • Political Film Society 1990 : prix de la paix[11]

Nominations[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Le personnage du Sergent Meserve, comme d'autres dans les films de Brian de Palma, vit dans une réalité qu'il s'est créée lui-même et à laquelle son entourage doit se conformer[12]. La « cour » qui se trouve autour de lui et qui le vénère lui renvoie une image altérée du monde, et c'est dans cette image qu'il croit vivre[12].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy,‎ 2001, 214 p. (ISBN 2-7021-3061-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. . Mais les noms des protagonistes et certains détails de l'histoire ont été modifié. En 1972, Elia Kazan imagine la suite de cette histoire dans le film [[Les Visiteurs (film, 1972)|]] : deux des soldats dénoncés retrouvent Eriksson qui vit dans une ferme isolée avec sa femme et s'installent chez lui.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le titre original du film signifie littéralement « dommages de guerre »
  2. a et b (en) Titres et dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. a et b « Outrages (Casualties of War) », sur JP's box-office (consulté le 15 août 2014).
  4. « Fiche des doublages effectués par Luq Hamet » sur Doublagissimo, mis en ligne le 18 décembre 2013
  5. « Deuxième fiche du doublage français du film » sur RS Doublage, mis en ligne le 18 décembre 2013
  6. « Fiche des doublages effectués par Jean-Pierre Moulin » sur AlloDoublage, mis en ligne le 18 décembre 2013
  7. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  8. a et b (en) « Ennio Morricone - Casualties of War », sur Allmusic (consulté le 15 août 2014).
  9. a, b, c et d (en) « Original Soundtrack - Casualties of War », sur Allmusic (consulté le 15 août 2014).
  10. (en) « Casualties of War », sur Box Office Mojo (consulté le 15 août 2014).
  11. (en) Awards - Internet Movie Database
  12. a et b Blumenfeld et Vachaud, p. 50