Body Double

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Body Double

Réalisation Brian De Palma
Scénario Brian De Palma
Robert J. Avrech
Acteurs principaux
Sociétés de production Columbia Pictures
Delphi II Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Sortie 1984
Durée 114 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Body Double est un film américain réalisé par Brian De Palma, sorti en 1984.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Alors qu'il interprète un vampire sanglant, Jake Scully ne parvient pas à sortir de son cercueil. Cet acteur de « séries Z » est claustrophobe. Son réalisateur le somme de rentrer se reposer. Il rentre chez lui et trouve sa femme au lit avec un autre. Obligé de quitter son domicile, il accepte l'offre de Sam, un acteur avec qui il a lié connaissance lors d'une audition : garder sa belle maison sur les hauteurs de Los Angeles (la Chemosphere). Sam lui dévoile son activité favorite : observer sa voisine avec une longue-vue, qui chaque soir se met en scène dans son appartement. Le lendemain soir, Jake épie la jeune femme et découvre qu'il n'est pas le seul à regarder le spectacle…

Un mystérieux Indien épie lui aussi. Plus tard dans la soirée, Jake voit aussi le mari de sa voisine se disputer avec elle et la frapper avant de partir. Le lendemain, Jake croise la jeune femme en voiture. Elle est suivie par l'Indien. Jake la suit à son tour jusqu'à un centre commercial. Elle a rendez vous avec son amant dans un hôtel en bord de mer et s'achète de la lingerie pour l'occasion. Jake essaie de lui parler mais victime de sa claustrophobie dans un ascenseur il échoue. Elle reprend sa voiture et dépose la culotte qu'elle vient d'acheter dans une poubelle. Jake la récupère et continue de filer sa voisine. Il la retrouve sur une plage. L'Indien est toujours là. Elle est au téléphone, son amant ne viendra pas. Jake l'aborde enfin. Elle a vu qu'il la suivait… À cet instant l'Indien dérobe son sac. Jake le poursuit jusqu'à l'entrée d'un tunnel, mais à l'intérieur, il est de nouveau paralysé. Il perçoit l'Indien prendre quelque chose dans son sac, et part en courant. Jake rassemble les affaires de la jeune femme, et découvre son identité : Gloria Revelle. La jeune femme arrive en courant, et découvre Jake prostré dos au mur et l'aide à sortir. Gloria tente de savoir pourquoi il la suit, ne sachant quoi répondre Jake l'embrasse langoureusement. Le soir venu, Jake essaie de téléphoner à Gloria sans se décider. Il regarde par son télescope ce qui se passe chez elle. Il voit que l'Indien est entré chez Gloria et vide le coffre qui est dans sa chambre. Gloria rentre. Jake lui téléphone, il a juste le temps de la prévenir avant que l'Indien ne tente de l'étrangler avec le fil du téléphone. Jake se précipite chez Gloria. Malheureusement il arrive trop tard. Attaqué par le chien de Gloria, un énorme husky, il ne peut la sauver…

Interrogé par la police, Jake fait un piètre témoin. Voyeur avec une culotte dépassant de sa poche, il se fait houspiller par l'inspecteur chargé de l'enquête. Celui-ci apprend à Jake que Gloria était riche et qu'on soupçonne le mari Alexander Revelle mais avec le témoignage de Jake il est disculpé…

Un soir alors qu'il regarde un porno à la télé, il reconnaît dans la gestuelle de l'actrice Holly Body la chorégraphie du strip-tease de Gloria. Pour interroger l'actrice, Jake passe une audition pour un film pornographique avec elle. Il la ramène à l'appartement. Holly lui avoue avoir été engagé pour faire un strip-tease dans la maison de Gloria. Sam téléphone. Jake fait écouter la voix de celui-ci à Holly. Elle reconnaît celle de l'homme qui l'a engagée. Puis s'en va, irritée par les mensonges de Jake. Sam n'a en réalité pas cessé de les observer. Jake appelle la police mais reste toujours peu crédible. Il décide de se rendre au commissariat. Arrêté à un barrage de police, il voit Sam assommer Holly dans une voiture en avant de la file. Il la suit jusqu'à un réservoir surplombant Los Angeles. L'Indien est en train de creuser une tombe. Dans la voiture, le chien de Gloria se met à aboyer dévoilant la présence de Jake. Il se bat avec l'Indien et découvre que c'est un déguisement. L'Indien est en réalité Sam alias Alexander Revelle. Revelle jette Jake dans la tombe qu'il vient de creuser. Jake est paralysé par sa claustrophobie. Revelle lui dévoile alors la machination. Il a utilisé la claustrophobie de Jake pour monter cette machination et se fabriquer un alibi avec le personnage de l'Indien, lui permettant de tuer Gloria. Jake, paralysé, revit alors la scène du début. Il se voit coincé dans le cercueil du vampire sanglant, incapable d'en sortir. Mais cette fois il décide de se battre. Lorsque le réalisateur crie « action », Jake se lève de sa tombe et affronte Alexander. Le chien s'échappe de la voiture. Il se jette sur les deux hommes et fait chuter Alexander dans le canal du réservoir en tombant avec lui.

La scène finale montre Jake poursuivant le tournage du film de vampire, avec une scène où il vampirise une femme nue dans sa douche. Le metteur en scène dit « coupez » lorsque Jake plante ses dents dans la jugulaire et caresse le sein de sa victime. On remplace la jeune première par une body double (une doublure pour le corps) et on met en place un plan rapproché poitrine.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis : 26 octobre 1984
Drapeau de la France France : 20 février 1985
  • Film interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en France

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et scénario[modifier | modifier le code]

L'idée de départ du film est calquée sur celle de Sueurs froides d'Alfred Hitchcock, un des films préférés de Brian De Palma : le personnage principal observe quelqu'un et tient « pour argent comptant » ses actes, sans se douter qu'elle joue un rôle pour le faire entrer dans une manipulation[2]. Cette idée vient à Brian De Palma alors qu'il habite à New York dans un appartement d'où il peut facilement voir ses vis-à-vis et imagine ce qui se passerait s'il « montait un bateau » grâce à cela[2]. L'idée du voyeurisme mis en scène est déjà présente dans son film Hi, Mom! (1970) dans lequel le personnage incarné par Robert De Niro pratique ce qu'il nomme du peep-art[2]. Pour créer un équivalent au vertige subi par Scottie, le héros de Sueurs froides, Brian De Palma pense immédiatement à faire de Scully un claustrophobe[3]. Son ex-femme, l'actrice Nancy Allen souffre de claustrophobie et avait d'ailleurs fait une énorme crise sur le tournage de leur film Blow Out (1981)[3].

Si le réalisateur s'inspire d'Alfred Hitchcock, le film arrive dans sa carrière à un moment où il estime avoir appris tout ce qu'il pouvait en s'inspirant de ce maître et avoir créé son propre style[2]. Il se sent arrivé à la fin d'un cycle formé de films d'inspiration hitchcockienne, tels qu’Obsession, Pulsions et Blow Out, cycle qu'il ne juge pas profitable de poursuivre[2]. Il n'écrit donc qu'un traitement du scénario, pensant le produire et en confier la réalisation à un jeune réalisateur, Ken Wiederhorn, dont il a beaucoup apprécié le film Eyes of a Stranger (en)[2]. Ken Wiederhorn fait venir sur le film le scénariste Robert J. Avrech (en)[2]. Mais la Columbia Pictures oblige Brian De Palma à mettre fin à la collaboration avec Ken Wiederhorn, car elle n'accepte de financer le film que s'il le réalise lui-même[2].

Par la suite, si la structure du film reste celle du premier traitement de Brian De Palma, il déplace l'action du film de New York, où elle était prévue dans le scénario de Robert J. Avrech, à la Californie. Il modifie aussi beaucoup le personnage d'Holly Body[2]. À cause de l'aspect sexuel de certaines séquences, il lui est en effet difficile de trouver une actrice pour jouer le rôle et il finit par envisager de prendre une véritable actrice de films pornographiques[2]. Après avoir vu beaucoup de films pornographiques, il arrête son choix sur Annette Haven qui l'impressionne par son tempérament : dans les scènes de jeu de ces films sans scénario véritable il faut souvent improviser, ce en quoi elle est très douée[2]. Après leur première rencontre, il sait qu'il a « trouvé [son] personnage[2]. » Il passe beaucoup de temps à parler avec elle et à la filmer en vidéo, notamment pour des scènes qui seront rejouées dans le film par Melanie Griffith et c'est à partir de ce travail avec Haven que le personnage d'Holly Body prend véritablement forme[2].

Les déboires de Jake Scully en tant que comédien sont inspirés de la connaissance qu'a de Brian De Palma du milieu des acteurs. Il a en effet, à ses débuts, beaucoup fréquenté le milieu des films à petit budget et rencontré des producteurs de films érotiques[2]. La séquence où Scully est poussé dans ses limites par un professeur d'art dramatique vient d'un événement dont le réalisateur a été témoin. S'il juge que la méthode de l’Actors Studio peut être profitable à un acteur, il a pu constater qu'appliquée par de mauvais professeurs, elle peut être mal utilisée, poussée « à un degré absurde, pour faire souffrir les gens, les manipuler et avoir du pouvoir sur eux[2]. » Le jeu de la sardine que se remémore Scully dans cette séquence est une variante de la partie de cache-cache où un enfant se cache et où plusieurs autres doivent le chercher. C'est un jeu que Brian De Palma a pratiqué, notamment à l'université avec une de ses amoureuses[2]. Il y avait déjà fait une allusion dans un scénario adapté de L'Homme démoli d'Alfred Bester qu'il aurait dû tourner dans la deuxième moitié des années 1970, après Carrie au bal du diable (1976)[2].

La rencontre avec Annette Haven a aussi permis à Brian De Palma de découvrir le milieu de la pornographie, où il a rencontré « des gens très amusants » dotés de beaucoup de recul sur leur activité qui ont constitué une autre inspiration pour Body Double[2].

Le meurtre à la perceuse reprend une idée que De Palma avait eue pour son film Sœurs de sang : il souhaitait qu'une personne tente d'en tuer une autre avec un couteau électrique et que la prise se débranche[4]. Souhaitant que la vrille transperce le plafond afin que Scully puisse la voir apparaitre, il a choisit la mèche la plus longue possible[4]. Il a hésité avant de mettre cette scène dans le scénario, il a hésité car il savait qu'elle lui poserait des problèmes avec les organismes de classification des films et la critique mais il a choisit de la faire quand même car il voulait faire un film d'horreur « le plus efficace possible[4]. »

Casting[modifier | modifier le code]

Finalement Brian De Palma décide de ne pas faire jouer Annette Haven car elle n'arrive à jouer « ni la séduction ni la provocation » et n'a plus rien de « sexy » quand il la filme[2]. Elle racontera plus tard qu'elle est heureuse d'une telle décision, puisqu'elle n'aimait de toute façon pas le scénario et n'aurait pas aimé apparaître dans un film d'une telle violence[5]. Le rôle a également été refusé pour diverses raisons par Tatum O'Neal, Jamie Lee Curtis, Carrie Fisher, Brooke Shields ou encore Linda Hamilton[5]. C'est Melanie Griffith qui hérite du rôle et collabore pour la première fois avec De Palma. Le fait qu'elle soit la fille de l'actrice hitchcockienne Tippi Hedren ne serait qu'une coïncidence : il s'agit tout simplement de la seule actrice à avoir accepté le rôle[2]. Ils se retrouveront en 1990 sur Le Bûcher des vanités.

Le rôle principal est tenu par Craig Wasson, un comédien que Brian De Palma appréciait depuis longtemps, notamment pour ses rôles dans Georgia (1981), Le Fantôme de Milburn (1981) et dans la série Skag (en)[2]. Il lui fait passer une audition où l'acteur « dépasse toutes [ses] espérances[2]. »

Tournage[modifier | modifier le code]

Vue en contre-plongée de la Chemosphere.

Le tournage s'est déroulé du 8 février 1984 au 18 avril 1984[6] à Beverly Hills, Long Beach, Los Angeles, Palos Verdes Peninsula et West Hollywood[7]. La maison d'où Jake observe l'appartement de Gloria est la Chemosphere, une maison d'architecte qui existe réellement[3].

Le clip de la chanson Relax de Frankie Goes to Hollywood durant lequel Jake rencontre Holly devait être le véritable clip de ce morceau[8]. C'est Brian De Palma qui a cette idée de clip en rapport avec la pornographie[8]. Le clip devait être exploité sur la chaîne musicale MTV et servir ainsi la promotion du film[8]. C'est Brian De Palma, qui est aussi le producteur du film qui a eu cette idée, mais le groupe Frankie Goes to Hollywood, d'abord convaincu, n'aime finalement pas le clip et choisit d'en faire réaliser un autre[8]. Le clip est tourné des mois après le reste du film, de manière à être intégré dans le film déjà monté[8].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Body Double

Bande originale par Pino Donaggio
Sortie décembre 2008[9] (réédition)
Enregistré 1984
Durée 68:49
Genre Musique classique, musique de film
Format CD (réédition)
Label Intrada (réédition)

La bande originale a été composée par Pino Donaggio, qui avait déjà collaboré avec Brian De Palma sur Carrie au bal du diable (1976), Home Movies (1980), Blow Out, Pulsions (1981). Ils retravailleront ensemble pour et L'Esprit de Caïn (1992) et Passion (2013).

Outre les compositions de Pino Donaggio, le film contient le titre Relax de Frankie Goes to Hollywood, groupe qui apparait dans le film, ainsi que That's the Way (I Like It) de KC and the Sunshine Band.

Liste des titres[10]
  1. Vampire's Ceremony (02:36)
  2. It's A Chance - Main Title (01:46)
  3. Bad Girl; Loneliness (01:53)
  4. Childhood Memories (02:01)
  5. I Was Looking for You (02:54)
  6. Bar Meet (02:49)
  7. Telescope (03:39)
  8. The Driveway (02:12)
  9. The Rodeo Collection (04:57)
  10. The Elevator Claustrophobia (01:06)
  11. Rendezvous; Purse Grab; Tunnel Claustrophobia (08:21)
  12. Reckless Love (02:03)
  13. The Big Drill (08:19)
  14. Remembering Gloria (00:47)
  15. Pleasure Road (02:47)
  16. Peach Flower (02:38)
  17. Detective McClane, Please! (04:31)
  18. At Night on Mulholland Drive; A Grave for Holly (04:34)
  19. Terror in the Grave (03:58)
  20. Phobia Release; The Fake Movie Bat (02:11)
  21. Body Double End Titles (01:57)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[11]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

En 2001 Brian De Palma se montrera lui même assez critique avec le film, estimant que s'y trouvent « beaucoup de choses qui ne fonctionnent pas[8]. » Le choix de la claustrophobie comme équivalent du vertige présent dans Sueurs froides en est une : s'il suffit de filmer un plan subjectif en hauteur pour faire passer au spectateur l'idée du vertige, il est très difficile de lui communiquer celle de la claustrophobie : le spectateur de cinéma est en effet enfermé dans une salle, ce qui est déjà une situation de claustrophobie[3]. Le fait que Scully tombe amoureux de Gloria Revelle parce qu'il l'a vue se masturber pose problème car ces scènes de masturbation ne sont pas quelque chose de romantique, elles ne cadrent donc pas avec une histoire d'amour[8]. Le mouvement de caméra à 360° autour de leur baiser est pour lui « à la limite du ridicule » : « il n'y a rien de moins romantique qu'une épouse insatisfaite qui couche à droite et à gauche[8]. » Certains critiques voient ce baiser comme une image mentale de Scully, mais ce n'est pas assez clair[8]. Lors des projections, Brian De Palma souligne que les spectateurs riaient en voyant ce plan[8].

Accueil public[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

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Body Double est l'un des films phares de Brian De Palma. C'est un échec en salle mais il a depuis conquis un certain nombre de fans notamment grâce au roman de Brett Easton Ellis American Psycho dont le personnage principal Patrick Bateman est fasciné par le film[5].

Le film reprend et développe les thèmes capitaux de l'œuvre du cinéaste. Le canevas est hitchcockien et procède d'un mélange de deux films du maître du suspense : Fenêtre sur cour pour l'homme qui épie sa voisine et Sueurs froides pour la femme morte qui revient (avec une couleur de cheveux différente). Le voyeurisme y tient donc une large place mais toujours avec un effet de grossissement par rapport à Alfred Hitchcock[12]. Le héros utilise une énorme lunette de vue (symbole très phallique) pour observer sa voisine dont la doublure est une actrice de films pornographiques. Plusieurs analystes s'appuient sur ce film pour montrer que l'œuvre de De Palma repose sur un travail de dévoilement de l'œuvre hitchcockienne, essentiellement sur le plan de la sexualité.

Par ailleurs, on peut avoir une lecture psychanalytique du film. Jake est sexuellement impuissant. Au début du film il est figé, incapable de bouger ce qui traduit par antinomie son incapacité à avoir une érection. De retour chez lui, il surprend sa compagne pendant qu'elle a un orgasme énorme avec un autre. Lors d'un cours de théâtre tournant à la psychanalyse, il dévoile son incapacité à agir. En fait Jake subit le poids d'une castration par rapport à l'autorité. Il se heurte à toutes les formes de celle-ci (metteur en scène, professeur de théâtre, policier…) et vit dans un monde écrasé de symboles phalliques. Victime de la mise en scène de Sam Bouchard/Alexander Revel, il va devoir affronter cette déficience. D'abord en ayant une relation sexuelle en public avec l'actrice de films pornographiques Holy Body ensuite en affrontant face à face l'Indien. Or cet Indien n'est pas réaliste. Il a la forme d'un ogre de conte de fée, d'une image hyper virile, qui cache le metteur en scène Sam substitué dans la séquence finale au metteur en scène du film, Jon Rubin. C'est en arrachant le masque (comme dans le Magicien d'Oz) que Jake pourra tuer la figure du père.

On retrouve aussi l'idée que le cinéma fabrique du vrai à partir d'un corps morcelé. Cette idée est aussi celle de Sueurs froides.

Le metteur en scène du film dans le film Le Vampire Sanglant se nomme Jon Rubin, c'est aussi le nom du personnage de metteur en scène voyeur interprété par Robert De Niro dans deux œuvres de jeunesse de De Palma Hi, Mom! et Greetings. Le personnage est aussi surnommé Peeping Jon (Peeping Tom signifie voyeur en anglais). Dennis Franz qui tient le rôle est l'un des acteurs fétiches de De Palma, internationalement connu pour son rôle dans les séries Capitaine Furillo et New York Police Blues.

Nommé au titre du plus mauvais réalisateur, le film peut désorienter par son côté « too much » qui est aussi la griffe de De Palma.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le personnage principal, Jake Scully, est acteur. Dans une scène, un producteur de film lui demande ce qu'il a déjà tourné, et ce dernier répond qu'il était assez bon dans Pour l'amour du risque. Craig Wasson, l'acteur qui interprète Jake Scully, a réellement tourné en 1979 dans un épisode de cette série intitulé Le Cousin de Jennifer.

Le chien qui apparait dans le film est le même que celui qui tient le rôle du chien tueur de noirs dans Dressé pour tuer de Samuel Fuller[8].

En 1993, Ashutosh Gowariker réalise Pehla Nasha, un remake indien non officiel de Body Double.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Blumenfeld et Vachaud, p. 114-117.
  3. a, b, c et d Blumenfeld et Vachaud, p. 118-120.
  4. a, b et c Blumenfeld et Vachaud, p. 121.
  5. a, b et c (en) Anecdotes - Internet Movie Database
  6. (en) Business sur l’Internet Movie Database
  7. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Blumenfeld et Vachaud, p. 122-123.
  9. (en) B.O. - Soundtrack Info.com
  10. (en) Liste des titres B.O. - Soundtrack Collector
  11. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  12. Body Double sur DeVilDead

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy,‎ 2001, 214 p. (ISBN 2-7021-3061-5)
  • Luc Lagier, Les Mille Yeux de Brian de Palma, Cahiers du cinéma,‎ 2008, 199 p. (ISBN 978-2-86642-499-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]