The Doors (film)

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Les Doors

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Graffiti de Jim Morrison à Rosario (Argentine).

Titre original The Doors
Réalisation Oliver Stone
Scénario Randall Johnson
Oliver Stone
Acteurs principaux
Sociétés de production Bill Graham Films
Carolco Pictures
Imagine Entertainment
Ixtlan
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Biopic musical
Durée 140 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Doors (The Doors) est un film américain d'Oliver Stone paru en 1991. Il relate l'histoire du groupe The Doors et de leur leader Jim Morrison, de leurs débuts jusqu'à la mort de leur chanteur. Le scénario a été écrit par Oliver Stone et Randall Johnson.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film commence sur l'enregistrement de Morrison, An American Prayer et la trame narrative évolue rapidement vers des souvenirs d'enfance où la famille Morrison roule le long d'une autoroute en plein désert. Jim enfant voit un vieil indien en train de mourir sur le bord de la route. Puis, plus tard, on revoit Morrison en Californie et son assimilation à la culture de Venice Beach dans les années 1960. Suivent ensuite ses années d'université à UCLA, la rencontre avec sa petite amie Pamela Courson, sa première rencontre avec Ray Manzarek, les origines de la formation du groupe The Doors constitué de Morrison, Manzarek, Robby Krieger et John Densmore.

Morrison arrive à convaincre les membres du groupe d'aller à la Vallée de la Mort pour expérimenter les effets de drogues psychédéliques. De retour à Los Angeles, ils effectuent plusieurs spectacles dans le fameux night-club, Whisky a Go Go et se crée un fan-club fidéle. Le jeu de scène et les occasionnelles improvisations lyriques de Morrison mettent hors d'eux les propriétaires de Club. Cependant la popularité du groupe ne cesse de croître.

Le succès devient énorme et Morrison commence à avoir une fascination narcissique de sa propre image. Il se définit comme "Le Roi Lézard" (The Lizard King) et cela dégénére dans un alcoolisme et une toxicomanie chronique. En sombrant de plus en plus dans l'alcoolisme, il enchaîne les conquêtes, notamment avec Patricia Kennealy, une journaliste rock mystique impliquée dans la sorcellerie. Le reste du groupe commence à avoir de plus en plus de ressentiment vis-à-vis de Morrison, de ses absences aux enregistrements ou de ses absences aux concerts. Le point de rupture est atteint à un concert à Miami, en Floride où il se met à insulter le public et à montrer ses parties génitales. Il en résulte une vrai tension au sein du groupe et, de plus, Morrison doit faire face à un procès pour exhibitionnisme.

En 1971, Courson trouve Jim Morrison mort dans son bain à Paris, à l'âge de 27 ans. Pamela Courson meurt de manière similaire trois ans plus tard d'une overdose, aussi à l'âge de 27 ans. La scène finale du film montre la tombe de Morrison au cimetière du Père-Lachaise pendant que se joue en arrière plan "A Feast of Friends". Juste avant le générique, un texte apparaît expliquant que "Jim Morrison est mort d'une attaque cardiaque. Il avait 27 ans. Pam le rejoignit trois ans plus tard".

Durant le générique, le groupe est montré en train d'enregistrer la chanson "L.A woman" en studio.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Bande originale[modifier | modifier le code]

The Doors :
Original Soundtrack Recording

Bande originale de The Doors
Sortie Mars 1991
Enregistré Août 1966 - 1967 - 1968 - 1969 - 1970 - 1971 et mai 1978
Durée 72:34
Genre Rock psychédélique, Acid rock, Blues rock et Hard rock

Albums de The Doors

La bande originale du film contient certaines chansons des Doors, ainsi que "Heroin" de The Velvet Underground. Les versions chantées par l'acteur Val Kilmer n'y apparaissent pas.

Liste des titres[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont interprétées par les Doors et écrites par Jim Morrison, Robby Krieger, Ray Manzarek, et John Densmore, sauf exception notée.

  1. "The Movie" – 1:06
  2. "Riders on the Storm" – 7:01
  3. "Love Street" – 2:48
  4. "Break On Through (To the Other Side)" – 2:26
  5. "The End" – 11:42
  6. "Light My Fire" – 7:06
  7. "The Ghost Song" (edit) – 2:55
  8. "Roadhouse Blues" (Live) – 5:20
  9. "Heroin" (Lou Reed) interprété par The Velvet Underground & Nico – 7:08
  10. "Carmina Burana: Introduction" (Carl Orff) interprété par l'Orchestre symphonique d'Atlanta – 2:32
  11. "Stoned Immaculate" – 1:34
  12. "When the Music's Over" – 10:56
  13. "The Severed Garden (Adagio)" (composé par Tomaso Albinoni) – 2:11
  14. "L.A. Woman" – 7:49

Commentaires[modifier | modifier le code]

Scène d'introduction[modifier | modifier le code]

Le film évoque Los Angeles à la veille du Flower Power et les motivations de Ray Manzarek et Jim Morrison pour lancer un groupe reprenant le thème des portes de la perception selon divers auteurs en vogue dans cette époque contestataire.

Sur la bande son de la chanson Love Street, Jim suit effrontément la fille qui occupe ses pensées jusqu'à une maison située dans les canaux de Venice Beach. Dans le film, c'est là qu'ils vont lier leur sort.

Ray Manzarek a une maison qui donne sur les dunes de la plage de Venice Beach, c'est là que le groupe en cours de formation fait ses répétitions.

Après une légère dispute, Robbie Krieger sort un texte, c'est le début de Light My Fire, quelques notes de guitare, les autres membres trouvent cela bien, Ray demande aux autres d'aller faire un tour à la plage, à leur retour, Ray avait trouvé l'introduction de la fameuse chanson "Light My Fire". Et voici le début de la carrière de The Doors.

Scénarisation de l'histoire[modifier | modifier le code]

Le film prend une certaine liberté par rapport à la réalité, malgré le fait qu'Oliver Stone a tenu à reproduire à la perfection certains détails (les bars Whisky A Go-Go et London Fog, l'appartement de Patricia Kennealy, Sunset Strip, les rues de San Francisco, …).

  • Jim Morrison a rencontré Pamela Courson au London Fog, où le groupe avait joué, et non sur la plage à Venice.
  • Lorsqu'il a présenté son film à l'Université de Californie à Los Angeles, Jim Morrison ne s'était pas fait raillé par ses camarades mais seulement par ses professeurs.
  • Jim Morrison a bel et bien terminé ses études de cinéma mais ne s'est pas présenté à la remise des diplômes car il avait déménagé à New York à ce moment-là. Il a en revanche, plus tard, réalisé des court-métrages comme par exemple Highway. Dans le film, le cas est tout autre : Ayant ras le bol d'être mal noté, Morrison abandonne ses études et promet toujours à ses proches de faire un film en noir et blanc avec eux.
  • Avant de former les Doors avec Morrison, Ray Manzarek jouait avec son frère dans le groupe Rick & the Ravens[3]. Ce détail n'est pas mentionné dans le film.
  • Même s'il a réellement chanté les paroles de Light My Fire que l'émission a voulu censurer, la prestation de Jim Morrison au Ed Sullivan Show fut bien plus calme que dans le film, n'ayant même jamais imposé son entre-jambe à la caméra. De plus, il était vêtu non pas d'une chemise noire mais d'une veste en cuir avec une chemise blanche en dessous.
  • La séance photo avec Jim Morrison torse-nu a été assurée par Joel Brodsky et non par Gloria Stavers.
  • Jim Morrison était seul à la soirée avec Andy Warhol, aucun autre membre du groupe ne l'avait accompagné.
  • Bien qu'il y eut des rapports sexuels entre Jim Morrison et la chanteuse Nico, la scène de la fellation dans l'ascenseur est pûrement inventée.
  • Jim Morrison a rencontré Patricia Kennealy en 1969 et non en 1967.
  • À New Haven, Jim Morrison a eu des relations sexuelles dans les douches avec une fille quelconque et non avec Patricia Kennealy. En revanche, l'intervention sèche et violente de l'agent de police est authentique y compris lorsque celui-ci asperge du gaz lacryme dans les yeux de Morrison.
  • La salle de New Haven ne possédait pas de balcon. De plus, le concert n'était pas Sold out. En fait, la salle ne fut remplie qu'à moitié.
  • Un plan montre Jim Morrison boire une bière Genuine Draft de la marque Miller. Or la Genuine Draft ne fut mise sur le marché qu'en 1985, soit 14 ans après la mort de Morrison.
  • Jim Morrison n'a jamais enfermé Pamela Courson dans un placard pour y mettre ensuite le feu.
  • La publicité de la compagnie automobile Buick reprenant Light My Fire n'a jamais été diffusée, Morrison ayant refusé de donner son accord. Il n'a même jamais lancé une télévision sur Ray Manzarek, celui-ci ayant confirmé dans une interwiew : « Jim would never do that ! » (« Jim n'aurait jamais fait ça ! »).
  • Dans le film, Pamela fait une fellation à Jim au moment d'enregistrer The Soft Parade alors qu'en réalité, elle la lui avait faite en enregistrant You're lost little girl sur l'album Strange Days. En fait, le studio avait trouvé que c'était une bonne idée de faire appel à une prostituée pour « soulager » Jim afin que celui-ci trouve mieux sa voix mais Pam aussi trouva que c'en était une bonne et elle se proposa.
  • À Miami, le passage où Morrison invective le public a été nettement modifié, même si ses paroles choquantes sont dites telles quelles.
  • Durant le concert de Miami, Jim Morrison s'était agenouillé face à Robby Krieger soi-disant pour admirer le jeu de celui-ci à la guitare (détail visible dans le film), les deux hommes avaient été photographiés sur le moment. Plus tard, lors du premier procès, cette photo avait conduit Morrison à être accusé de rapports bucco-génitaux à l'encontre de son camarade, une rumeur que le chanteur avait immédiatement démenti[3].
  • La mort de Jim Morrison est très romancée dans le film. En fait, si l'on s'en tient à la version officielle (controversée), il serait rentré peu avant que Pam ne se couche, se serait plaint de douleurs au ventre et aurait vomi du sang avant de lui dire de le laisser dans la salle de bain. De plus, la baignoire se situait non pas au milieu de la pièce mais contre un mur.

Les membres de The Doors ont par ailleurs vivement reproché au film un portrait assez caricatural du chanteur.

Une révolution sonore[modifier | modifier le code]

The Doors est le premier film en 35 mm présenté en Cinema Digital Sound[4]. La technologie Cinema Digital Sound, développée par Kodak, est la première application du son numérique au cinéma et la plus performante en 35 mm[5]. Cette technologie est caractérisée par la présence de 6 pistes numériques sur le film. En 1991, avec le film d'Oliver Stone, The Doors, le Kinopanorama à Paris est la première salle en France à présenter un film en Cinema Digital Sound - 6 pistes numériques[6].

Principales caractéristiques techniques[7]:

Source audio
  • Frequency response : 20 Hz - 20 kHz (+/- 0,5 dB)
  • Dynamic range : 90 dB
  • Number of digital soundtracks : 6 (5.1)
  • Channel separation : 90 dB
Sonorisation
  • Frequency response : 40 Hz - 20 kHz (+/- 3 dB)
  • Four-way screen channel system : crossover freq. 80 Hz / 800 Hz / 6 kHz
  • Quadri-amplification : 60 power amplifiers (8400 watts of continuous power and 33600 watts peak power)
  • Maximum peak output (12 m) : 120 dB
  • Total weight : 1 200 kg

Le public sera au rendez-vous. Le Kinopanorama sera classé en tête des salles parisiennes[8]. Ces projections de The Doors, à guichet fermé, avec une salle en délire et des niveaux sonores comparables à ceux d'un concert (120 dB), deviendront légendaires à Paris et demeurent, à ce jour, inégalées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Titres et dates de sortie - Internet Movie Database
  2. a, b et c (fr) « Les Doors sur RS Doublage », sur rsdoublage.com.
  3. a et b Documentaire The Doors - When you're strange, 2010.
  4. CDS
  5. Cinema Digital Sound System
  6. Spécificités du sustème sonore SDS
  7. Cinema Digital Sound Technical Data
  8. Film français, 1991.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]