Le Bûcher des vanités (film)

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Le Bûcher des vanités

Titre original The Bonfire of the Vanities
Réalisation Brian de Palma
Scénario Michael Christofer
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Sortie 1990
Durée 125 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Bûcher des vanités (The Bonfire of the Vanities) est un film américain réalisé par Brian De Palma, sorti en 1990. Ce film est une adaptation du roman éponyme de Tom Wolfe, publié en 1987.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Sherman McCoy, crème de la haute finance new-yorkaise, voit sa vie prendre un monumental tournant lorsque sa maîtresse renverse, avec sa voiture, un jeune homme de couleur. Il devient alors la proie des journalistes qui enflamment l'opinion publique, en particulier de l'un d'entre eux, sur le déclin, qui a besoin de briller à nouveau.

Fiche technique [modifier]

Producteurs délégués : Peter Guber et Jon Peters
Coproducteur : Fred C. Caruso
Productrice associée : Monica Goldstein
Drapeau des États-Unis États-Unis : 21 décembre 1990
Drapeau de France France : 13 mars 1991

Distribution [modifier]

Production [modifier]

Casting [modifier]

Dans le roman, le personnage de Peter Fallow est anglais. Le rôle fut ainsi proposé à John Cleese[4]. Après le refus de Cleese, le rôle est proposé à Jack Nicholson[4], sans succès. Le studio suggéra alors à De Palma d'engager Bruce Willis, qui sortait du succès de Piège de cristal.

Le rôle du juge que tient Morgan Freeman, devait à l'origine être tenu par Walter Matthau et devait s'appeler Myron Kovitzky. Mais l'acteur demandait un salaire trop important[4]. Alan Arkin fut engagé en remplacement, mais en raison des retards du tournage, Arkin dut se désister. Il fut remplacé par Freeman et le personnage fut rebaptisé Leonard White[3] pour notamment éviter davantage de polémiques raciales, en raison du sujet du film[4].

Kristin Scott Thomas a fait des essais pour le rôle de Judy McCoy[4]. Non retenue, elle sera finalement dirigée par De Palma dans Mission impossible en 1996. Quant à Uma Thurman, elle a auditionné Maria Ruskin[4].

Le contrat de l'acteur F. Murray Abraham, qui incarne le procureur Abe Weiss, stipulait que soit son nom serait au-dessus du titre de l'affiche du film, soit son nom n'apparaîtrait pas au générique. La production ayant déjà au casting Tom Hanks, Bruce Willis, Morgan Freeman et Melanie Griffith, elle ne put mettre le nom d'Abraham au-dessus du titre. F. Murray Abraham ne sera pas crédité au générique du film[3].

Le film offre à Kirsten Dunst l'un de ses tout premiers rôles : celui de la fille de Sherman McCoy, incarné par Tom Hanks. Par ailleurs Rita Wilson, la femme de Tom Hanks, joue dans le film.

Tournage [modifier]

Le tournage a eu lieu du 16 avril 1990 au 27 juillet 1990[5].

Lieux de tournage
346 E 59e rue, Manhattan
816 Park Avenue, Manhattan
Criminal Courts Building - 100 Centre Street, Manhattan
NBC Building, Rockefeller Center, Manhattan
South Bronx, Bronx
Hollywood Forever Cemetery - 6000 Santa Monica Boulevard, Hollywood
Natural History Museum of Los Angeles County - 900 Exposition Boulevard, Exposition Park
Plateau 2, Warner Brothers Burbank Studios - 4000 Warner Boulevard

Réception [modifier]

Box office [modifier]

Avec un budget de 47 millions de dollars, le film est l'un des plus grands échecs du studio Warner avec seulement 15 691 192 dollars de recettes[1].

  • Box Office Drapeau des États-Unis États-Unis : 15 691 192 dollars
  • Box Office Drapeau de France France : 238 578 entrées

Critique [modifier]

La critique fut très dure à la sortie du film. Sur le site Rotten Tomatoes, le film ne récolte que 23 % d'opinions positives[7]. Le casting, plus particulièrement Tom Hanks et Bruce Willis, a été au centre de la plupart des critiques.

De plus, le film fut nominé à 5 reprises à la 11e cérémonie des Razzie Awards : pire film, pire réalisateur, pire actrice pour Melanie Griffith, pire scénario et pire actrice pour dans second rôle pour Kim Cattrall[8].

Échec commercial [modifier]

Le film est un échec commercial important : pour le budget de 47 000 000 $, les recettes ne sont que de 15 000 000 $[3]. De nombreux problèmes sont venus ponctuer le tournage, notamment une relation conflictuelle entre Brian De Palma et Bruce Willis. Tout cela a été relayé par le livre The Devil's candy: The Anatomy of A Hollywood fiasco de la journaliste Julia Salamon, que De Palma avait autorisé à suivre le tournage.

De Palma s'autocritiquera énormément après le film, précisant par exemple que « le concept initial était incorrect […] nous avons fait plusieurs choix qui rétrospectivement étaient faux. […] Je pense que John Lithgow aurait été un meilleur choix pour Sherman McCoy[9]. » De Palma précisera également que la faute revient également au studio qui a produit le film.

Autour du film [modifier]

Annexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Julie Salamon, The Devil's candy. The Anatomy of A Hollywood fiasco, Da Capo Press, 1991
    Les dessous du tournage par une journaliste du Wall Street Journal, autorisée par De Palma à suivre le processus de production du film, contre l'avis de la Warner.

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]