Snake Eyes (film, 1998)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le film de Brian De Palma. Pour le film d'Abel Ferrara, voir Snake Eyes (film, 1993).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Snake Eyes.

Snake Eyes

Titre québécois Mauvais œil
Titre original Snake Eyes
Réalisation Brian De Palma
Scénario David Koepp
Sociétés de production DeBart
Paramount Pictures
Touchstone Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre policier
Sortie 1998
Durée 98 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Snake Eyes, ou Mauvais œil au Québec, est un film policier américain réalisé par Brian De Palma, sorti en 1998.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au Palais des sports d'Atlantic City, la foule est venue en nombre assister au combat match du siècle, opposant deux poids lourds de la boxe. Mais la soirée dérape lorsque des coups de feu éclatent à proximité du ring, touchant mortellement le secrétaire à la Défense. L'enquête commence sous la direction d'un inspecteur plutôt corrompu, Rick Santoro. Rick va tenter de restaurer sa réputation et sauver celle de son ami Kevin Dunne, chargé de la sécurité du secrétaire d'État, absent au moment du drame.

Intrigué par le fait que le boxeur favori s'est délibérément « couché » à l'instant fatidique, facilitant ainsi le travail du tueur, Santoro mène son enquête.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Après le succès de Mission impossible, Brian De Palma et le scénariste David Koepp, aussi scénariste de L'Impasse, souhaitent retravailler ensemble[3]. Le scénariste a l'idée d'un crime qui serait vu de plusieurs points de vue différents, idée qui a « toujours intéressé » Brian De Palma[3]. Il y adjoint un personnage de « méchant », celui de Gilbert Powell, inspiré d'Howard Hughes, sur qui il a commencé à se documenter pour un projet de biographie : un homme qui pour négocier ses contrats emmenait les représentants du Ministère de la Défense à Las Vegas, « dans un tourbillon de fêtes et de filles[3]. »

Le scénariste se trouvant en Californie et le réalisateur à New York, les deux hommes commencent par travailler par courrier électronique pour définir le cadre de l'histoire à partir duquel David Koepp écrit le scénario[3].

Casting[modifier | modifier le code]

Avant d'être tenu par Gary Sinise, le rôle de Kevin Dunne a été proposé à Will Smith[4]. Lisa Spoonhauer a quant à elle auditionné pour le rôle de Julia Costello[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu à Atlantic City et Egg Harbor Township dans le New Jersey, ainsi qu'à Montréal (notamment au Forum de Montréal)[5].

L'action est située à Atlantic City car c'est une ville que De Palma a bien connue dans sa jeunesse et où il a assisté à l'arrivée des casinos[3]. Atlantic City, contrairement à Las Vegas, n'a pas été créée pour devenir une ville de casino mais existait précédemment[3]. Selon De Palma elle a perdu son authenticité avec cette arrivée qui l'a « défigurée », la faisant passer du « paradis sur terre » à « l'enfer » : « tout ce qu'il y avait de beau a disparu[3]. » Il a ainsi souhaité faire un film qui témoigne de cette violente dégradation[3].

Musique[modifier | modifier le code]

Snake Eyes
Original motion picture soundtrack

Bande originale de Ryūichi Sakamoto
Sortie 28 juillet 1998
Durée 47:45[6]
Genre musique de film
Compositeur Ryūichi Sakamoto
Label Hollywood Records
Critique

Albums de Ryūichi Sakamoto

La musique du film est composée par le Japonais Ryūichi Sakamoto.

Liste des titres
  1. Snake Eyes (Short Version) - 2:51
  2. Assassination - 2:47
  3. Hunt - 6:09
  4. Julia's Story #1 - 1:23
  5. Tyler and Serena - 4:37
  6. Kevin Cleans Up - 2:13
  7. You Know Him - 2:19
  8. Blood on the Medals - 2:02
  9. Crawling to Julia - 3:24
  10. Storm - 4:30
  11. Snake Eyes (Long Version) - 7:39
  12. Sin City (interprété par Meredith Brooks) - 4:16
  13. Freaky Things (interprété par Lakiesha Berri) - 3:35

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, le film ne récolte que 40% d'opinions favorables pour 65 critiques recensées[7]. Sur Metacritic, il obtient la note de 52/100 pour 24 critiques[8].

En France, le film récolte la moyenne 4,2/5 sur AlloCiné, pour seulement 4 critiques[9]. Christian Viviani de Positif écrit que « Snake Eyes est plus profondément un film de son temps car De Palma, cinéaste cinéphile s'il en fut, soucieux de réfléchir sur son art »[9]. La critique parue dans Le Monde est tout aussi élogieuse : « De Palma réussit là où tout le cinéma américain s’est cassé les dents depuis vingt ans : créer, grâce à une forme typiquement hollywoodienne, celle du thriller, un film qui règle ses comptes avec trente ans d’histoire »[9]. La rédaction des Inrockuptibles souligne quant à elle « l’indéniable virtuosité de De Palma » qui parvient à créer « un fascinant puzzle dramaturgique »[9]. Jacques Maurice de Télérama remarque que « De Palma l’a encore joué fine » et qu'il « l’emporte,non par KO, mais, largement, aux points »[9].

Box-office[modifier | modifier le code]

Avec son budget de 73 millions de dollars, le film récolte 103 891 409 $ de recettes dans le monde[1]. Aux États-Unis, Snake Eyes enregistre 55 591 409 $[1].

En France, il totalise 1 094 735 entrées, dont 383 259 à Paris[10].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[11]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Le film débute par un faux plan-séquence (car raccordé par effet numérique et non filmé d'une traite[12],[4]) qui suit l'entrée de Rick Santoro dans le Palais des Sports. De plus, plusieurs séquences du film sont des flashbacks qui reviennent sur ce plan-séquence mais filmés d'un autre point de vue.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy,‎ 2001, 214 p. (ISBN 2-7021-3061-5)
  • Leonardo Gandini, Brian De Palma, coll. Grands cinéastes de notre temps, Gremese, Rome, 2002, 127 p. (ISBN 88-7301-493-3)
  • Luc Lagier, Les Mille Yeux de Brian de Palma, Cahiers du cinéma,‎ 2008, 199 p. (ISBN 978-2-86642-499-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Snake Eyes », sur Box Office Mojo (consulté le 20 août 2014).
  2. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Blumenfeld et Vachaud, p. 180.
  4. a, b et c (en) Anecdotes sur l’Internet Movie Database
  5. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  6. a et b (en) « Ryuichi Sakamoto Snake Eyes (Music from the Motion Picture) », sur Allmusic.com (consulté le 20 août 2014).
  7. (en) « Snake Eyes (1998) », sur Rotten Tomatoes (consulté le 21 août 2014).
  8. (en) « Snake Eyes », sur Metacritic (consulté le 21 août 2014).
  9. a, b, c, d et e « Critiques presse Snake Eyes », sur AlloCiné (consulté le 21 août 2014).
  10. « Snake Eyes (1998) », sur JP's box-office (consulté le 21 août 2014).
  11. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  12. (en) Snake Eyes de Brian de Palma (lesinrocks.com)