Blow Out

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour l'accident dans l'industrie pétrolière, voir Blowout.

Blow Out

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

La gare de Philadelphie où se situent plusieurs séquences du film.

Réalisation Brian De Palma
Scénario Brian De Palma
Acteurs principaux
Sociétés de production Filmways Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Sortie 1981
Durée 107 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Blow Out est un thriller américain de Brian De Palma, sorti en 1981.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un quai du métro dans la gare de Philadelphie, semblable à celui montré dans le film.

Jack est preneur de son. Il recherche un cri d'effroi pour un film de « Série B ». Une nuit, sur un pont enjambant une rivière et alors qu'à l'aide d'un capteur ultra-sensible, il capture des sons naturels, des crissements de freins se font entendre. Une voiture quitte alors la route et s'abîme dans la rivière. Jack plonge afin de sauver les occupants du véhicule qui a coulé. Il n'arrive à extirper de celui-ci qu'une jeune femme, Sally. Le conducteur, un homme politique important (candidat à la présidentielle ), meurt noyé. Le lendemain, en écoutant l'enregistrement de l'accident, Jack distingue une détonation précédant l'éclatement d'un pneu ; il s'agit donc d'un attentat. Les médias lui apprennent que par une étrange coïncidence, un photographe se trouvait sur les lieux du drame cette nuit-là et qu'il a pu filmer toute la scène. Décidé à récupérer le film pour y caler sa bande-son afin de prouver l'attentat, Jack parvient à convaincre Sally (dont la présence dans la voiture du défunt est embarrassante pour la mémoire de celui-ci et qui, de plus, connaissait le photographe et avait trempé dans la machination visant à salir le présidentiable aux yeux de l'opinion publique) de l'aider dans son entreprise. Malheureusement pour le jeune couple en formation, ceux qui complotaient la perte de leur adversaire politique entendent bien effacer toutes preuves de leurs agissements... Un homme, Burke, est lancé à leurs trousses. Tueur psychopathe, il prend plaisir, chemin faisant, à liquider férocement les jeunes femmes blondes rencontrées qui excitent sa sensualité. Et Sally est blonde. Burke parvient à retourner le piège tendu par Jack et Sally. Le voilà seul avec celle-ci. Elle se bat de toutes ses forces, appelant Jack à son secours, mais Burke parvient à l'étrangler... avant de succomber à l'assaut de Jack, arrivé trop tard pour sauver une seconde fois la vie de la jeune femme.
Il ne reste à Jack, brisé, que l'enregistrement d'un terrible (« magnifique ») cri d'effroi, pile celui qu'il cherchait pour son film de « Série B ». Le cri ultime de Sally. Cher payé.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Producteur délégué : Fred C. Caruso
  • Sociétés de production : Cinema 77, Geria Productions, Filmways Pictures et Viscount Associates
  • Sociétés de distribution : Drapeau : États-Unis Filmways Pictures, Drapeau : France UGC (1982), Mission (réédition 2012), Drapeau du Canada Ambassador Film Distributors
  • Budget : 18 millions de dollars[2]
  • Pays d'origine : Drapeau des États-Unis États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Format : Panavision, 35 mm, 2,35:1 (Technicolor, son Dolby numérique)
  • Genre : thriller, policier
  • Durée : 108 minutes
  • Dates de sortie[1] :
Drapeau des États-Unis États-Unis : 24 juillet 1981
Drapeau de la France France : 17 février 1982, 17 juin 2000 (réédition), 15 août 2012 (réédition numérique)
  • Classement : interdit aux moins de 12 ans (France), R (16+, 18+) (Canada)

Distribution[modifier | modifier le code]

Photo noir et blanc d'une femme blonde aux cheveux courts, pommette marquées, qui parait souriante et vive
Nancy Allen en 1984

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et scénario[modifier | modifier le code]

Après le succès de Pulsions, Brian De Palma est attaché à beaucoup de projets  : un série pour HBO, le film Flashdance et un script intitulé Personal Effects. Finalement, il se concentre sur ce dernier qui devient Blow Out[3].

C'est pendant le mixage de son film précédent, Pulsions, que Brian De Palma a l'idée de faire un film sur un preneur de son : le responsable des effets sonores de son film lui faisait écouter des sons et lui donnait leur provenance et le réalisateur a imaginé que ces sons pourraient être la « pièce manquante » d'une affaire aussi compliquée que l'assassinat de John F. Kennedy[4]. Si le cinéaste n'a jamais voulu consacrer un film entier à cet assassinat, le thème de l'assassinat politique est régulièrement présent dans son œuvre[4]. Il s'avoue en effet « obsédé » par l'assassinat de Kennedy et souhaite faire un film sur l'histoire d'un personnage qui détiendrait la preuve d'un tel crime et réussirait à comprendre ce qui s'est passé[4]. Il s'inspire directement de l'accident de voiture du sénateur Edward Moore Kennedy sur l'Île de Chappaquiddick, en inversant le sort des protagonistes : dans la réalité le sénateur s'en est sorti et le jeune femme est morte[4].

Après avoir eu l'idée de départ, Brian Palma organise un concours de scénarios par le magazine Take One pour des étudiants canadiens[4]. Il est censé tourner le meilleur des scénarios envoyés mais n'en trouvant aucun suffisamment bon, il décide de l'écrire lui-même[4]. La première version, intitulée Personnal Effects (littéralement « Effets personnels »), lui permet d'avoir un financement[4].

Le personnage de Jack est fortement influencé par les recherches faites par Brian De Palma pour une adaptation du livre de Robert Daley (en) Prince of the City qu'il n'a pas pu tourner, ayant été renvoyé par la production[5],[6]. Le livre raconte l'histoire vraie de Robert Leuci, un policier de la brigade des stupéfiants de New York qui dénonça la corruption qui régnait dans sa brigade[5]. Brian De Palma a passé beaucoup de temps avec Leuci et voulait qu'il soit incarné par John Travolta[5]. C'est de là que vient le flashback de Blow Out où le personnage principal travaille pour la police. En outre, le sentiment de culpabilité éprouvé par Leuci a servi le personnage de Jack[5].

L'idée de l'épilogue de Blow Out, le cri de Sally utilisé par le héros pour sonoriser un film de série Z, est venue à Brian De Palma en découvrant que les anciennes bobines de film ayant été exploitées en salles étaient recyclées en amorce dans les salles de montage[7]. Il a, par exemple, découvert un jour en salle de montage qu'un morceau d'une ancienne copie de Lawrence d'Arabie servait d'amorce entre deux sons[7]. C'est le même processus qui est à l'œuvre dans le film : « De cette histoire tragique où un homme et une femme se sont retrouvés mêlés à un assassinat politique, que reste-t-il ? Un effet sonore dans un film. Un cri. C'est la vision la plus désespérée que j'ai jamais eue[7] ! »

Le projet de film, qui est censé au départ avoir un petit budget, est fortement modifié par la présence de John Travolta qui est à l'époque une star importante[4]. Le budget du film passe à 18 millions de dollars[4].

Casting et équipe technique[modifier | modifier le code]

Le rôle principal aurait tout d'abord été destiné à Al Pacino[8],[9], mais comme ce dernier était indisponible, il accepte de prendre John Travolta, qu'il avait dirigé dans Carrie au bal du diable (1976). Il lui fait lire le scénario et l'acteur se immédiatement montré enthousiaste à l'idée de jouer ce rôle[4].

Un producteur suggère alors Olivia Newton-John pour le rôle féminin, pour ainsi reformer le duo mythique de Grease (1978), ce que Brian De Palma refuse[8]. John Travolta insiste pour que le rôle soit tenu par Nancy Allen, l'épouse de De Palma à cette période, et également présente dans Carrie au bal du diable[7]. Le réalisateur n'est pas enchanté par cette idée, car le fait d'avoir tourner plusieurs fois avec elle a usé leur couple[7]. Il accepte néanmoins et, s'il se déclare heureux du jeu de l'actrice, le tournage est difficile pour eux. Ils divorceront peu de temps après[7].

Il s'agit de la deuxième collaboration entre Brian De Palma et son chef opérateur Vilmos Zsigmond avec qui il a travaillé sur Obsession (1976)[7]. Le réalisateur a expliqué apprécier en particulier la manière dont Vilmos Zsigmond désature les couleurs[7].

Tournage[modifier | modifier le code]

John Travolta deux ans après Blow Out

Initialement prévu au Canada, le tournage se déroule finalement à Philadelphie, la ville natale du réalisateur[3]. Brian De Palma est séduit par l'idée de tourner une séquence qui se déroule pendant la fête du Liberty Day et qui utilise la cloche Liberty Bell[4]. Il voit aussi le rendu visuel que lui permet la ville comme il l'expliquera en 2001 : « Pensez au plan d'hélicoptère où l'on voit la voiture de Travolta traverser la ville et tous ces bâtiments imbriqués les uns dans les autres[4]. »

Nancy Allen souffre de claustrophobie, ce qui complique le tournage de la scène de l'accident durant lequel elle fait une crise violente[10]. Elle doit entrer dans un cube transparent lui-même placé dans la voiture qui se remplit d'eau ce qui est très angoissant pour une claustrophobe[10]. Brian De Palma pense la faire remplacer par une doublure mais l'actrice tient à jouer la scène elle-même[10]. « Pâle comme la mort », elle commence à pleurer et à paniquer totalement lorsqu'il a lui est demandé d'entrer dans le cube[10]. Une dispute éclate entre elle et De Palma et il finit par annoncer qu'il tournera la scène d'une autre manière[10]. Entendant cela, Nancy Allen entre dans le cube et la scène peut être tournée[10].

À la suite d'un vol du négatif, des scènes de la Liberty Parade ont dû être retournées[7]. Plusieurs plans sur Jack ont pu être conservés mais la parade, c'est-à-dire la partie la plus coûteuse de la scène, a dû être refaite, demandant trois jours de tournage[7]. Brian De Palma pense l'avoir filmé exactement de la même manière qu'au premier tournage[7]. Comme le chef opérateur Vilmos Zsigmond n'était plus disponible, il est remplacé par László Kovács[8].

Musique[modifier | modifier le code]

Blow Out

Bande originale de Pino Donaggio
Genre musique de film
Compositeur Pino Donaggio

Albums de Pino Donaggio

La bande originale est composée par l’Italien Pino Donaggio, qui avait déjà collaboré avec Brian De Palma en 1976 pour Carrie au bal du diable, en 1980 pour Home Movies et Pulsions. Ils se retrouveront en 1984 pour Body Double, en 1992 pour L'Esprit de Caïn et enfin en 2012 pour Passion.

Le titre Sally & Jack sera plus tard repris brièvement dans Boulevard de la mort (2007), de Quentin Tarantino, dont c'est un des films préférés.

Liste des titres[11]
  1. Love is illumination (04:10) (musique : Jean-Claud / paroles : Billie Cosby / arrangements : Don Rivers)
  2. Blow Out Opening Theme (02:12)
  3. Sally & Jack (01:23)
  4. Dormitory (03:21)
  5. Public phone (01:58)
  6. Suspension bridge (01:19)
  7. On the premises (02:31)
  8. Motel (02:14)
  9. Blow Out Last theme (03:17)
  10. Freedom jubilee (03:38) (musique : Jean-Claud / paroles : Billie Cosby / arrangements : Don Rivers)
  11. Photo studio (02:08)
  12. Subway (03:20)
  13. Fireworks (02:27)
  14. Tape & Film (01:40)
  15. Liberty Bell jubilee (04:28)
  16. Sally's Death (02:11)
  17. Prelude (02:18)

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film reçoit globalement de bonnes critiques, avec notamment 90% d'opinions favorables sur l'agrégateur Rotten Tomatoes pour 41 critiques[12].

Le film deviendra néanmoins peu à peu un film culte. C'est un des films préférés de Quentin Tarantino[13],[4], pour lui le meilleur des De Palma. Il eu d'ailleurs l'idée d'engager John Travolta pour Pulp Fiction grâce à Blow Out[4].

Accueil public[modifier | modifier le code]

Malgré de bonnes critiques, le film est important échec commercial qui affecte profondément Brian De Palma[4]. Blow Out totalise 13 747 234 dollars de recettes aux États-Unis, pour un budget de 18 millions[2]. En France, le film enregistre 613 083 entrées[14].

Le réalisateur estime à l'époque que le choix de John Travolta pour le rôle explique en partie cet échec au box-office : l'acteur est à l'époque une telle star que le public s'imagine nécessairement une histoire d'amour avec le personnage de Nancy Allen et n'est pas préparé à une fin aussi dure[4].

Analyse[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Plusieurs éléments du film rappellent un des films préférés de Brian De Palma, Sueurs froides d'Alfred Hitchcock : la culpabilité du personnage principal concernant la mort d'un policier, le sauvetage d'une femme en train de se noyer, l'incapacité à sauver la femme aimée et la frustration qui en découle et même pa présence d'une cloche dans la scène finale[15]. Tout comme Scottie, le héros du film d'Alfred Hitchcock, Jack est « dépassé, enfermé dans une machination plus large[15]. »

Le film est aussi très influencé par deux films qui sont à l'époque parmi les préférés de Brian De Palma : Blow-Up de Michelangelo Antonioni et Conversation secrète de Francis Ford Coppola[7]. D'après Brian De Palma, ces deux films, tout comme Blow Out, racontent des histoires spécifiquement cinématographiques, qui ne pourraient pas être racontées ailleurs qu'au cinéma[7]. Dans Blow-Up, auquel le titre du film se réfère[15], un photographe de mode, prend une photo, apparemment banale, dans un espace vert. Au tirage, il découvre un détail intrigant : un agrandissement semble révéler, au fond de l'image, un revolver sortant des feuillages. Dans Conversation secrète, un spécialiste de la filature écoute et ré-écoute la conversation d'un couple qu'il a espionné, découvrant peu à peu un sens caché à leurs paroles. Dans ces trois films la preuve par le son ou l'image sont des moyens d'accéder à une vérité dont les personnages n'ont au départ qu'une perception partielle[15]. En s'inspirant de ces films, Brian De Palma effectue un « travail de montage » qui se rapproche de celui du personnage principal : dans Blow-Up il y a de l'image sans son, dans Conversation secrète c'est du son sans image ; Blow out réunit deux histoires en une seule[15].

Si Blow Out fait beaucoup penser à Blow-Up, il est néanmoins possible de distinguer une importante différence dans la façon dont les personnages cherchent la vérité[15]. Chez Antonioni, c'est en agrandissant la photo, en essayant d'avoir la meilleure définition que la vérité est recherchée[15]. L'information est déjà dans la prise de vue, il faut l'améliorer pour la distinguer[15]. À l'inverse, dans Blow Out, « il ne faut pas resserrer le cadre mais plutôt l'élargir », le voir différemment, trouver ce qui n'y figure pas[15]. Le titre du film, littéralement « explosion » peut alors se comprendre comme le fait de faire exploser l'événement qui a été vu dans la série de photos auquel Jack associe sa bande son[15]. Le film d'Antonioni est donc un film qui se base plus sur des questions photographiques, alors que celui de De Palma, par cet usage de l'idée du montage, fait une recherche plus cinématographique[15].

Un film marqué par son époque[modifier | modifier le code]

Le film est très marqué par la façon que les États-Unis ont eu de contrôler les images après la Guerre du Viêt Nam. Alors qu'ils ont laissé montrer à la télévision des images traumatisantes de cette guerre, engendrant des réactions négatives du peuple américain, les États-unis vont, lors d'autres conflits, montrer des « images périphériques » et jouer sur le montage pour, sans faire de censure directe, éviter de laisser voir une image négative de leur action[16]. Cette manipulation des images se ressent dès le générique de début du film : le journal télévisé est vu sur la moitié d'un écran divisé, sur l'autre se trouve Jack qui manipule et monte ses sons[16]. Le parallèle est donc fait entre la manipulation des informations et celle du montage[16].

Le film que reconstitue Jack semble inspiré par le film de l'assassinat de Kennedy tourné par Abraham Zapruder[15]. Ce film, muet, montre l'assassinat d'un seul point de vue, sans par exemple se retourner vers là d'où sont venus les coups de feu[15]. Or dans Blow Out, Jack, face à des images qui rappellent le film Zapruder, va tenter de reconstituer « le film-témoin parfait » en y ajoutant le son, sans lequel le film Abraham Zapruder ne permet de se rendre compte qu'à retardement du coup de feu[16]. Dans le film que confectionne Jack, le son permet de mieux comprendre l'image, et l'image permet de mieux comprendre le son[15].

Une vision sombre[modifier | modifier le code]

Dans ce film, De Palma fait plusieurs allusions, avouées ou non, à la politique américaine : l'assassinat de John F. Kennedy, ou encore le scandale du Watergate[17],[3]. Mais contrairement à d'autres thrillers politiques tels que Les Trois Jours du Condor ou À cause d'un assassinat, le réalisateur ne cherche pas à narrer dans ce film « le combat de l'individu contre une corporation » mais à montrer le cynisme qu'il peut y avoir à vouloir prouver la vérité à tout prix : Jack va jusqu'à mettre en danger la femme qu'il aime pour tenter de faire admettre sa théorie, théorie qui ne pourra jamais être dévoilée au public[5]. À la fin du film, tout ce qu'il restera de l'affaire sera le cri de l'héroïne, dérisoirement utilisé dans un film de série Z[5]. Cette vision très sombre s'explique d'une part par l'environnement familial du réalisateur, « un environnement scientifique […] où le facteur humain était négligeable » ainsi que par sa vision de la politique : pour De Palma le communisme, la Guerre du Viêt Nam ou la théorie des dominos n'étaient au départ que des idées, des théories qui, mises en application, ont provoqué la mort de millions de personnes[5].

Jack est un preneur de son qui travaille dans un secteur peu valorisant du cinéma, le cinéma bis. En écoutant et réécoutant l'enregistrement de l'accident, il découvre le son qui le fait échapper à son quotidien morne et qui le transforme en héros de fiction[18]. Mais à la fin du film, son métier lui est cruellement rappelé lorsque le cri de Sally ne sert qu'à sonoriser un film sans grand intérêt[18] ; et Jack ne va pas continuer à chercher à dénoncer le complot qu'il a découvert : il a compris que cela ne servait à rien[18]. Aux informations, on a annoncé que Sally et son meurtrier s'étaient entre-tués : il ne reste donc rien de l'action que Jack a eue dans ce meurtre[18]. La dernière scène le montre dans un parc enneigé où il réécoute le monologue que Sally avait enregistré pour lui : la neige symbolise l'effacement des traces du complot[18]. Jack s'abstrait ainsi du monde auquel il a tenté de participer pour rester à écouter un moment précis qu'il peut posséder et réécouter autant de fois qu'il le désire[18].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Dans la scène où Dennis Franz est dérangé par Sally qui vient chez lui à l'improviste, c'est un extrait d'un des premiers longs métrages de Brian de Palma qui passe à la télévision : Murder à la mod[19].
  • Dans la version française, Gérard Depardieu prête sa voix à John Travolta, à la demande de ce dernier avec qui il est ami[20].
  • Le magnétophone utilisé par John Travolta est un Nagra III de la firme suisse Kudelski.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Titres et dates de sortie - Internet Movie Database
  2. a et b Business - Internet Movie Database
  3. a, b et c The De Palma Cut: The Films of America's Most Controversial Director de Laurent Bouzereau - publié en 1988.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Blumenfeld et Vachaud, p. 96-97.
  5. a, b, c, d, e, f et g Blumenfeld et Vachaud, p. 98.
  6. Le film Le Prince de New York sera réalisé par Sidney Lumet.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Blumenfeld et Vachaud, p. 99-102.
  8. a, b et c (en) Anecdotes sur l’Internet Movie Database
  9. En 2001, De Palma a déclaré ne plus se souvenir de qui était son premier choix pour le rôle, voir Blumenfiel et Vachaud p.96
  10. a, b, c, d, e et f Blumenfeld et Vachaud, p. 118.
  11. (en) Bande originale de Blow Out - Soundtrack Collector.com
  12. (en) Review - Rotten Tomatoes
  13. (en) Les films préférés de Tarantino - Tarantino.info
  14. Blow Out - JP's box-office
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Lagier, p. 95-98.
  16. a, b, c et d Lagier, p. 100-101.
  17. (en) Blow Out Article du Chicago Sun-Times écrit par Roger Ebert en janvier 1981
  18. a, b, c, d, e et f Lagier, p. 103-104.
  19. Blumenfeld et Vachaud, p. 26-27.
  20. Blumenfeld et Vachaud, p. 112.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy,‎ 2001, 214 p. (ISBN 2-7021-3061-5)
  • Luc Lagier, Les Mille Yeux de Brian de Palma, Cahiers du cinéma,‎ 2008, 199 p. (ISBN 978-2-86642-499-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]