Raon-l'Étape

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Raon-l’Étape
La Plaine à Raon-l'Étape.
La Plaine à Raon-l'Étape.
Blason de Raon-l’Étape
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Raon-l'Étape
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de la Plaine
Maire
Mandat
Benoît Pierrat
2014-2020
Code postal 88110
Code commune 88372
Démographie
Gentilé Raonnais(es)
Population
municipale
6 485 hab. (2011)
Densité 274 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 24″ N 6° 50′ 31″ E / 48.40667, 6.8419448° 24′ 24″ Nord 6° 50′ 31″ Est / 48.40667, 6.84194  
Altitude 291 m (min. : 279 m) (max. : 610 m)
Superficie 23,71 km2
Localisation

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Raon-l’Étape
Liens
Site web www.raonletape.fr

Raon-l'Étape est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Raonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Raon-l'Étape est située au confluent de la Meurthe et de la Plaine à 282 mètres d'altitude. La ville est distante de 17 kilomètres de Saint-Dié-des-Vosges, de 44 kilomètres d'Épinal, de 69 kilomètres de Nancy et de 88 kilomètres de Strasbourg via le col du Donon. Nichée dans une vallée assez étroite, l'agglomération est dense, entourée de coteaux très boisés : la forêt occupe 59 % de la superficie communale. Première commune du département en venant de Nancy, on la surnomme la « porte des Vosges ».

L'activité économique de Raon-l'Étape est traditionnellement industrielle et commerciale. L'industrie repose sur quelques entreprises importantes : papeteries, carrière, fonderie et mécanique, plastique, textile, confection ou encore télécommunications. Le commerce attire les habitants des communes voisines, notamment le samedi matin, jour de marché.

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Raon-l'Etape
Bertrichamps Bertrichamps Neufmaisons
Thiaville-sur-Meurthe Raon-l'Etape Celles-sur-Plaine
Moyenmoutier
Sainte-Barbe Etival-Clairefontaine Moyenmoutier

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme originel de la commune est « Rua » (forme latine), puis « Ravon », mot lorrain signifiant confluent. « L'Étape » est une déformation de « la Tappe », nom du droit de passage ou de l'impôt direct que devaient verser les marchands, maître flotteurs ou transporteurs par attelage, à l'administration des ducs de Lorraine.

Évolution du toponyme :

  • Rua (1140)
  • Ravon (1242)
  • Rawon (1499)
  • Raon (1574)
  • Raon La Tappe (1590)
  • Raon Lattappe
  • Raon L'Estappe (1720)
  • Raon-l'Étape

Histoire[modifier | modifier le code]

Deux villes de part et d'autre de la Meurthe[modifier | modifier le code]

Le bourg de Raon a été fondé au XIIIe siècle sur le vieux champ de Rua, à proximité de la Plaine et de la Meurthe, dominée par le château de Beauregard, château reconstruit et embelli par Ferry III, duc de Lorraine. Cette terre était située sur le ban de l'abbaye de Moyenmoutier. Le duc de Lorraine, avoué de cette abbaye, contrôle les lieux de passage du sel et du blé vers la montagne et impose ses droits de péage et ses protections à proximité de la voie des Saulniers[1], la voie marchande alors la plus fréquentée franchissant le massif vers Saales et Sélestat[2].

La fondation ducale répond à un objectif de mise en valeur économique. Il attire de nouveaux bourgeois car la ville délimitée admet la loi écrite et les transactions contractuelles dites de Beaumont. Cette ville basse est construite au milieu des eaux canalisées. Le succès de la fondation est renforcé par quelques privilèges ducaux et la ville s'érige, déjà protégée par la garnison du château de Beauregard dirigée par un capitaine, puis se fortifie promptement.

Les trois bans qui constitueront la commune
Une rame du Chemin de fer de la vallée de Celles passe à travers la rue de la Gare à La Neuveville, vers 1910

La Neuveville, sur la rive gauche de la Meurthe, est une création plus ancienne, au XIIe siècle, par une association du duc de Lorraine qui apporte protection et capitaux, et surtout des chanoines prémontrés d'Étival qui donnent le terrain et procurent le savoir-faire de leurs maîtres d'art et convers. Le port de La Neuveville permet d'expédier sur la Meurthe les trains de planches et de bois d'œuvre. La croissance de la ville est rapide, et, alors que les moines blancs glissent vers une vie contemplative, l'administration ducale comprend qu'il faut prendre l'initiative de fonder Raon-l'Étape afin d'assurer la rupture de charge sur la rive droite qui se relient facilement à la montagne par l'axe marchand de la voie des Saulniers.

La Neuveville et son équipement portuaire passent petit à petit à la fin du XIVe siècle sous le seul contrôle ducal, tout en se démarquant farouchement de Raon-l'Étape par l'esprit d'indépendance de sa population.

Les deux villes qui restent modestes avec une population de l'ordre de quelques milliers d'habitants sont encore séparées par la rivière jusqu'à la fin du XIXe siècle. Mais elles ont été bien plus populeuses que la ville de Saint-Dié d'avant la fin du XVIIe siècle[3]. Elles appartiennent alors au piémont lorrain des Vosges et Saint-Dié à la montagne.

La Neuveville est privilégiée par le chemin de fer, avec la création de la gare de Raon-l'Étape, sur la ligne de Lunéville à Saint-Dié, en 1864. Le rail qui lui apporte usines et croissance met fin paradoxalement au flottage du bois qu'elle avait contribué à développer au XIIe siècle. Raon-l'Étape acquiert précocement un prestige touristique par le charme désuet de sa vieille ville déclinante.

La commune actuelle est issue de la fusion en 1947, après les calamités de la Seconde Guerre mondiale, des deux communes sinistrées et dont les habitants restants étaient fortement encadrés par l'aide humanitaire, en particulier la Croix-Rouge suisse. L'adjoint Caquel faisant office de maire responsable de La Neuveville se demande s'il est bien raisonnable de reconstruire à grand frais dans un contexte économique morose la mairie rasée alors que celle de Raon-l'Étape est devenu trop importante pour une population également réduite et démunie. Il propose une fusion à vertu économique, qui est acceptée par les deux conseils et le préfet.

Les deux villes avaient été conçues idéalement à l'origine comme complémentaires, mais pourtant elles furent longtemps antagonistes et souvent rivales dans des champs d'activités économiques semblables. Il est important de fournir une double liste des maires de La Neuveville et de Raon-l'Étape, ne serait-ce que pour faire honneur aux deux communautés disparues.

Guerres anciennes[modifier | modifier le code]

La guerre de Trente Ans et son cortège de malheur[modifier | modifier le code]

La fin du XVIe siècle, début du XVIIe siècle est une période sombre pour le duché, ainsi que pour l'Europe tout entière. La guerre de Trente Ans avec son cortège d'horreurs : massacres, pillages, exécutions, sont pratiqués par des troupes de reîtres ainsi que par les bande de pilleurs qui les suivent. Les Suédois en conflit avec les Français sévissent sur le territoire de la Lorraine, alors sous le règne de Charles IV. Deux combats se déroulent devant les murs de Raon. Le premier en 1635, oppose des troupes du duc de Lorraine à de la cavalerie française. La victoire reviendra aux Lorrains. en 1636, ce sont les troupes lorraines et impériales qui sont défaites. Cette même année, afin de réduire les places de résistance des Impériaux, Richelieu fait raser toutes les forteresses lorraines dont le château de Beauregard dominant Raon. Derrière tous ces passages et affrontements successifs, il ne reste que ruines et désolation. L'économie locale est dévastée, la famine, les épidémies (la peste notamment) vont s'abattre sur les populations locales rescapées. La peste notamment apparue en 1635, ne s'arrêtera que vers 1650. Elle fera des milliers de victimes. Pour Raon : « En 1710, un recensement ne donne que 194 habitants »[4]

La Révolution française[modifier | modifier le code]

La guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

Après la défaite de l'armée impériale de Napoléon III à Sedan, et la capitulation de celle-ci le 2 septembre 1870, face à l'avancée des troupes ennemies sur les Vosges la résistance s'organise. Troupes disparates composée de Garde mobiles, de Francs-tireurs, et de civils.

Dans la vallée de la Plaine, au lieu-dit Lajus (scieries), le 23 septembre 1870 a lieu un combat opposant les 1re et 3e compagnies du 2e bataillon de la Garde nationale mobile de la Meurthe a un détachement ennemi d'environ 500 hommes. Celui-ci, envoyé par le major Elern, arrivait de Badonviller par Pierre-Percée en reconnaissance vers la vallée de Plaine. L'engagement dure environ 1 heure et demie et fait plusieurs tués[5] des deux côtés. Les allemands se replient emportant leurs blessés et leurs morts. À La Trouche deux habitants[6] résistèrent avant de succomber. Des combats ont lieu également au faubourg de Baccarat, ainsi qu'à la côte du Clairupt, le 27 septembre 1870[7] ; un odonyme local (Rue du 27-Septembre-1870 Page d'aide sur l'homonymie) rappelle cet événement. Des otages civils seront pris et fusillés.

La bataille la plus importante de la région aura lieu le 6 octobre 1870 dans le secteur de La Salle - Nompatelize, dont elle portera le nom. Important lieu de passage par les cols du Haut du Bois, de Mon-Repos, de La Chipotte vers Épinal, la victoire reviendra à la brigade badoise du général Degenfeld. À la suite de la paix signée le 10 mai 1871 à Francfort, la ville est occupée par un bataillon du 9e régiment poméranien, qui logera chez l'habitant puis dans des baraquements qui seront construits et achevés fin décembre 1871. Le 14 novembre 1872 ce bataillon est remplacé par le 2e bataillon du 73e régiment de fusiliers hanovriens. Ils administreront Raon-l'Étape avec les autorités civiles, sans trop d'incidents majeurs. En revanche, pendant l'occupation, la ville eut à payer de nombreuses contributions, amendes pour un total de 33 840 francs. Le 30 juillet 1873, les troupes d'occupation quittèrent la ville en direction de Baccarat vers la nouvelle frontière. C'est avec une grande allégresse que la ville fêta ce départ.

La Première Guerre mondiale (1914-1918)[modifier | modifier le code]

En 1913, la menace d’un conflit avec l’Empire allemand se profile de plus en plus à l’horizon. La vallée de la Meurthe, proche de la frontière se voit équipée de garnisons prêtes à intervenir. Comme Baccarat, Senones, Saint-Dié, Raon-l'Étape se voit dotée d’une caserne (caserne Dutertre). Celle-ci est construite à la sortie du bourg sur la route en direction de Celles-sur-Plaine et du Donon.

Elle n’est pas encore terminée lorsque le 10 octobre 1913, le 21e BCP arrivant de Montbéliard, commandant Rauch en tête, est accueilli par une foule de Raonnais en liesse. Le 31 juillet 1914, le bataillon quitte ses quartiers pour aller occuper ses emplacements de couverture vers Celles-sur-Plaine et Allarmont. Le 3 août c’est la guerre. Le bataillon participe aux combats meurtriers du Petit Donon, où les premiers Raonnais trouvent la mort.

À la suite de l'échec de la IIe armée française en Lorraine (Morhange), les Ire et IIe armées françaises battent en retraite vers la Meurthe. La 13e division d'infanterie recule tout en combattant par la vallée de la Plaine, combats de Badonviller, de Raon, La Neuveville-lès-Raon, bataille d'arrêt de la rive gauche de la Meurthe, La Haute-Neuveville La Chipotte. D’autres chasseurs de Raon, parmi tant d’autres, meurent dans la ville qui les a vus naître, ainsi que dans les forêts environnantes. Fin août, le 21e corps d’armée quitte les Vosges pour participer à la bataille de la Marne. Pendant cette guerre, plus de 2300 chasseurs sont tués. Parmi eux, 124 habitants de Raon-l'Étape et de La Neuveville.

La présence du 21e bataillon de chasseurs à pied. a marqué la mémoire de Raon-l'Étape, dont une rue porte le nom du 21e BCP ; il s'agit de portion de la D.392a allant vers Celles-sur-Plaine, et conduisant vers les « anciennes casernes » du bataillon.

  • Combats et occupation allemande de la ville[8] (24 août-12 septembre 1914)

Le 24 août 1914, le 21e corps d'armée tout entier est passé en rive gauche de la Meurthe. Les chasseurs des 20e et 21e BCP se battent aux ponts et passerelles de Raon, à la gare, le long de la ligne de chemin de fer, puis se replient vers la Haute-Neuveville, le col de la Chipotte tout en se battant. Le 25 août, les Ire et IIe armée françaises sont prêtes pour arrêter les armées allemandes. La bataille de la Meurthe, comprenant la bataille du Grand Couronné, la bataille de la trouée de Charmes, de la Chipotte, de la Haute Meurthe, commence et dure jusqu'à début septembre. L'aile gauche allemande est définitivement arrêtée sur cette ligne de la Meurthe.

Raon-l'Étape ne reste pas longtemps sous occupation allemande. À partir du 6 septembre 1914, l’ennemi se replie, le 11, le général Dubail commandant la Ire armée, ordonne la contre-offensive. Le 12 septembre les Français font de nouveau leur entrée dans Raon-l'Étape. L'occupation allemande de la ville n'a duré que 19 jours, mais les destructions volontaires laissent la ville aux trois quarts détruite. Les viols et le pillage se sont succédé[9]. La nouvelle ligne de front se stabilise à une douzaine de kilomètres, parallèlement à la rive droite de la Meurthe, au niveau du col de La Chapelotte-La Fontenelle [2] ; cette ligne, tout en continuant de connaître localement des épisodes meurtriers espacés, notamment comme la guerre de mines à La Chapelotte, n'évolue plus jusqu’au cessez-le-feu.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville a souffert des deux guerres mondiales, pillée et incendiée en 1914 et 1944. Le 17 novembre 1944, le 339e régiment d'infanterie américain, intégré à la 100e Division d'Infanterie (armée américaine), libère la ville et poursuit sa progression vers l'est.

Le 11 avril 1947, la commune de La Neuveville-lès-Raon, occupant la rive gauche de la Meurthe, a fusionné avec Raon-l'Étape.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 485 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
2 156 2 528 2 625 2 962 3 244 3 517 3 542 3 579 3 449
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 519 3 709 3 771 3 951 3 962 3 973 4 036 4 441 4 450
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 771 4 987 4 099 4 150 4 030 4 093 6 331 6 987 7 606
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
7 696 7 741 7 039 6 780 6 749 6 708 6 728 6 528 6 485
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fontaine La Chèvre
Statue de lion ailé, emblème de Raon-l'Étape
Le menhir de Pierre-Borne
Mairie de Raon-l'Étape
Croix de cimetière fin XVIe siècle état en 1997
La Croix classée MH rénovée en 2010
  • Le menhir, situé à la limite du département au lieu-dit « Pierre-Borne », est un monolithe très régulier de granit rose[12]. Il dépasse le sol de plus de 3 mètres. Classé « Monument historique » par décret en date du 25 novembre 1924[13].
  • L'hôtel de ville, élevé en 1733, totalement en grès rose, ses arcades et son horloge.
  • Douze fontaines du XIXe siècle, installées de 1863 à 1893[14]. Intitulées respectivement Le Bonheur, La Chèvre, Les Trois Coliches, L'Enfant et le Cygne, L'Automne, Diane Chasseresse, Diane de Gabies, Louis Joinard, La Concorde, Les Quatre Lions, Minerve et L'Enfant. Elles sont des reproductions en fonte de fer de statues célèbres sur les modèles de J.-J. Ducel réalisées soit à la fonderie Ducel à Pocé-sur-Cisse, soit à la fonderie d'Osne-le-Val et font l'objet d'une mesure de protection au titre des Monuments historiques en date du 15 septembre 1995. Les lions ailés sont en fait des griffons, animaux d'origine persane qui ont une fonction protectrice.
  • La Halle aux blés, restaurée en 2002, abrite le théâtre municipal, une grande salle d'exposition et l'office de tourisme.
  • La croix monumentale fin XVIe siècle, située au cimetière de la Haute Chapelle. Inscrite au titre des Objets mobiliers à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. (Arrêté préfectoral No 3 623/2008 du 18 novembre 2008). Rénovée fin 2009 et réimplantée à l'entrée du cimetière de la Haute-Chapelle en avril 2010.
  • Collège Louis Pasteur, rénové en 2008.
  • Le Museumotel (ex-Motel de l'Eau Vive) construit par Pascal Haüsermann, motel construit en 1968 selon les principes de la maison bulle. Cet endroit hors normes est l'un des rares témoignages de l'architecture prospective accessible au public. Repris en 2006 après une longue période d'abandon, le Museumotel redevient une place hôtelière originale avec comme concept d'être plus qu'un hôtel : il y a un café avec une grande terrasse, mais c'est aussi un lieu culturel (patrimoine architectural du XXe siècle, expositions temporaires, concerts) au bénéfice de la décoration des dix bâtiments et de l'aménagement du jardin[15].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Luc
  • Église Saint-Luc, situées en rive droite de la Meurthe.
  • Église Saint-Georges, situées en rive gauche de la Meurthe.
  • Église Saint-Louis à La Trouche.
  • Temple protestant construit vers 1889, situé 21 avenue Général de Gaulle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules, à la rose d'argent, boutonnée d'or[16]
Commentaires : Il n'est pas possible de dire pourquoi la rose a été choisie pour symboliser Raon. C'était un meuble héraldique fréquent des pays rhénans jusqu'en Angleterre. Le blason raonnais est authentifié dès le milieu du XIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2014 en cours Benoît Pierrat DVG Cadre commercial
1983 2014 Michel Humbert PS Enseignant
1970 1983 Roger Chambet UDR puis RPR Pharmacien
1959 1970 Robert Lamberigts    
1953 1959 Maurice Étienne    
novembre 1947 1953 Marcel Husson   Inspecteur SNCF
janvier 1947 octobre 1947 Joseph Colin   Ex-maire de La Neuveville, décédé le 12 décembre 1947
1944 1946 Charles Kaercher SFIO Devient premier adjoint après la fusion
1942 1944 Robert Tisserand   Fusillé par l'occupant allemand
1940 1942 Auguste Pavoz    
1937 1940 Charles Weill   Commerçant - Mort en déportation
1935 1937 Joseph Bastien    
1929 1935 Charles Weill   Commerçant - Mort en déportation
1919 1929 Auguste Ferry    
1913 1919 Charles Clavière    
1908 1913 Victor Brajon   Industriel, faïencerie
1900 1908 Alphonse Adam[18]   Entrepreneur de travaux publics
1896 1900 Adolph Muller    
1895 1895 Émile Marande    
1891 1895 Alphonse Adam[18]   Entrepreneur de travaux publics
1883 1891 Émile Haxo    
1872 1883 Lucien Cosson   Notaire
mai 1871 1871 Adrien Sadoul[19] (1841-1879)    
1870 1872 Jean-Baptiste Demenge    
1852 1870 Jean-Baptiste Huin    
1848 1852 Alexandre Marchal    
1845 1848 M. Jacquot    
1830 1845 Jean-Laurent Marlier    
1817 1830 Jean-Baptiste Marchal    
1815 1817 Nicolas Huin    
1800 1815 Nicolas Prestre    
Les données manquantes sont à compléter.

Le canton de Raon-l'Étape compte 9 communes : Allarmont, Celles-sur-Plaine, Étival-Clairefontaine, Luvigny, Nompatelize, Raon-l'Étape, Raon-sur-Plaine, Saint-Remy et Vexaincourt. La ville est aussi le pôle de la communauté de communes de la Vallée de la Plaine.

Raon-l'Étape est jumelée avec Kuppenheim (Allemagne) et un pacte d'amitié est en cours avec Filottrano (Italie).

Économie[modifier | modifier le code]

  • Carrière de trapp qui fournit le ballast pour les voies du TGV.
  • Transcom : centre d'appel de l'opérateur téléphonique Tele2, de SFR puis de Paypal. En 2013, les clients n'ont pas souhaité reconduire les contrats, l'entreprise est en redressement judiciaire en janvier 2013 et le 21 mars 2013 la liquidation est prononcée. Les 230 employés, principalement des femmes, se retrouvent au chômage[20].
  • Autocoussin : entreprise de fabrication de sièges de voiture fortement robotisée (fermée depuis plusieurs années).
  • Papeterie de Raon : fabrication de papiers recyclés (créée par Camille Metenett en 1880 sous le nom de Papeterie Mettenet)
  • Papeterie des Châtelles.
  • Les Établissements Amos de Wasselonne y avaient une filiale, qui déposa le bilan en 1978.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Julien Souhait (1759-1842), avocat, député
  • Jacques Mellez[21], (1804-1866), médecin. Né à Rosières-aux-Salines, il exerça son métier de médecin, généreux, il « oubliait » bien souvent de faire payer les indigents d'où son surnom de « médecin des pauvres ». Déjà malade, il participa à la lutte contre l’épidémie de choléra qui toucha la ville de novembre à décembre 1865, il mourut peu après le 16 juin 1866. Il légua le peu qu'il avait, au Bureau de bienfaisance et à l'orphelinat de Raon-l'Étape. Il fut fait citoyen d'honneur de la ville, à travers le temps, son nom fut donné à différentes rues. En 2004, l'hôpital rural de la ville, situé rue Jacques-Mellez, était officiellement baptisé de son nom. Sa modeste tombe[22] se trouve au cimetière de la Haute Chapelle, le long de l'allée centrale. L'hôpital de Raon l'Étape, ayant pris pour nom celui du docteur Jacques Mellez, il a ainsi pris en charge l'entretien de sa sépulture. Celle-ci, a été rénovée pour le baptême de l'hôpital, en 2004.
  • Paul Descelles (1851-1915), peintre
  • Jean Crouzier (1899-1970), homme politique
  • Suzanne Flon (1918-2005), comédienne, a passé une partie de sa vie à Raon-l'Étape
  • Alain Schneider, chanteur pour enfants
  • Alain Devaquet (1942-), homme politique français
  • La famille Sadoul dont fait partie Georges, historien du cinéma né à Nancy, est originaire de Raon-l'Étape. Charles Sadoul[23] (1872-1930), fondateur de la revue Le Pays lorrain en 1904, était raonnais. Son frère, Louis Sadoul[24] (1870-1937), également né et décédé à Raon-l'Étape, fit carrière dans la magistrature, passionné d'histoire locale, il tint de nombreuses conférences sur le l'histoire de sa ville natale, écrivit de nombreux articles dans Le Pays Lorrain (revue qu'il dirigea après la mort de son frère en 1930), et publia de nombreux ouvrages.
  • La famille Geisler : Louis Geisler, fondateur des papeteries des Châtelles en 1876, et ses deux fils Emmanuel Geisler, qui dirigent les papeteries et financent le périodique républicain national Le Messager vosgien, et Jean Geisler (1884-1937), président du conseil d'administration des papeteries, administrateur de la banque de France à Metz, conseiller municipal de Sorbey en Moselle, président de la commission de surveillance de l'association des producteurs de blé de la Moselle, membre des Croix-de-feu et du Parti social français, inhumé à Raon en janvier 1937.
  • Famille Mettenet - Schwindenhammer : Camille Mettenet entre dans l’industrie du papier en 1850. Après dix-huit mois d’apprentissage chez son oncle Bichelberger, ce dernier l’envoie dans sa papeterie d’Étival pour y tenir la comptabilité. Il commence à prendre goût à la fabrication puis s’y donne presque entièrement à partir de 1875. En 1875, il construit et démarre la Papeterie du Souche pour des Américains. En 1880, il décide de créer sa propre papeterie à Raon-l'Étape. Il va y développer dès la mise en route de l’usine, la fabrication du papier avec de la cellulose au bisulfite. Il est un des premiers en France à se servir de cette matière pour remplacer le chiffon. Son gendre, Xavier Schwindenhammer, issu d'une grande famille de papetiers alsaciens de Turckheim, développa la papeterie pour employer jusqu'à 1000 personnes sur différents sites avant la 2e guerre mondiale. Il fut l'un des premiers fabricants en France de papier mousseline. Jean puis Hubert Schwindenhammer, prolongèrent l'activité malgré les très importantes destructions de 1944 (perte de quatre machines à papier sur les six en activité). Enfin, avec l'aide de René Hirtz, le gendre de Jean, ils furent les premiers en Europe à retraiter des vieux papiers et à les désencrer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. la « via salinaria »
  2. Le val de Villé appartient aussi au duc, en grande partie.
  3. Moins prestigieuses toutefois sur le plan du monde religieux, donc moins connues
  4. Louis Sadoul - opus cité p. 33
  5. Français tués: Victor Histre de Merviller, Victor Mentrel de Baccarat, Jean-Baptiste Boudot de Pierre-Percée et Théophile Sauzer de Pexonne. Également 3 blessés.
  6. Joseph Louviot 47 ans et Jean-Pierre Richard, 56 ans.
  7. sadoul.free.fr La guerre de 1870 et l'occupation allemande à Raon-l'Étape.
  8. Sadoul (Louis), Une petite ville vosgienne, Raon-l'Étape de ses origines à 1918 voir la bibliographie
  9. Philippe Nivet, La France occupée 1914-1918, Paris, Armand Colin, 2011 (ISBN 978-2-200-35094-9), p. 188
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. Menhir de Raon-l’Étape : photographies et panorama à 360° et peinture sur bois
  13. Les menhirs de Raon et des léches
  14. Publication ministérielle, page 21
  15. Le site du Museumotel
  16. Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, Nancy, 1868 [1]
  17. Données issues d'une plaque figurant en mairie de Raon-l'Étape.
  18. a et b 1791-2003, le grand livre des élus vosgiens page 9.
  19. Élu en mai, il démissionna au bout de quelques mois et fut élu Conseiller général des Vosges la même année
  20. La fin à Transcom Raon-l'Étape : "Un drame humain et social"
  21. sadoul
  22. Son épitaphe est ainsi rédigée : Il emporte les regrets des pauvres, de ses parents, et de ses nombreux amis
  23. Sa maison, qui appartient toujours à des descendants, se trouve au No1 de la rue Jules Ferry, une plaque commémorative est apposée à côté du portail d'entrée.
  24. Sa maison est située à l'angle du quai Clavières et de la rue Adrien Sadoul (son père)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Schneider (Michel), Raon-l'Étape des origines au XVIIIe siècle, Raon-l'Étape, Kruch Éditeur, 1990, relié 21 × 30 cm.
  • Sadoul (Louis), Une petite ville vosgienne, Raon-l'Étape de ses origines à 1918, Édition du Syndicat d'Initiative de Raon-l'Étape, 1934, 369 p., relié 16 × 25 cm.
  • Picard (Raymond), L'Histoire religieuse de Raon-l'Étape, Imprimerie Fetzer, 1987, 159 p., relié, 22,5 × 24 cm.
  • Staub (Jean-Luc), Croix monumentales, oratoires & chapelles de Raon-l'Étape, 2007, 96 p., monographie, 2007 - (manuscrit non publié).
  • Diez J. (lieutenant), Le Combat de Nompatelize - le 6 octobre 1870, Paris, Henri Charles-Lavauzelle, Éditeur militaire, 56 p., brochure reliée, 14 × 22 cm.
  • 1re Armée des Vosges, Armées de la Loire et de l'Est, Journal de marche du 2e Bataillon de la Garde nationale mobile de la Meurthe, Paris, Librairie militaire de J. Dumaine, 1872, 186 p. relié 15 × 22 cm.
  • Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 484 à 499
    Présentation des 4 orgues de la commune
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 4e trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Raon-l’Etape, p. 959
  • Raon-l’Étape, l’eau, le flottage et les industries, dir. Jean-Pierre Husson et de Jean-Paul Rothiot, Fédération des sociétés savantes des Vosges, Société philomatique vosgienne, 2010 (ISBN 2-9522 166-0-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]