2e armée (France)

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2e armée
Période 2 août 1914
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Armée
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de la Haute Meurthe
1914 - Bataille de Lorraine
1914 - Bataille de la trouée de Charmes
1914 - Bataille du Grand Couronné
1915 - Seconde bataille de Champagne
1916 - Bataille de Verdun

La 2e armée française est une unité de l'armée de terre française qui a combattu durant la Première et la Seconde Guerre mondiale.

C'est l'une des cinq armées créées et mises sur le pied de guerre par le Grand quartier général lors du déclenchement du plan XVII en réponse à l’attaque allemande d'août 1914.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1914 : création de la 2e armée le 2 août, en application du Plan XVII.

Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À la mobilisation, en août 1914, la 2e armée est commandée par le général de Curières de Castelnau, un des principaux collaborateurs du général Joffre dans la préparation à la guerre.
Elle comprend cinq corps d'armée actifs, les 9e, 15e, 16e, 18e et 20e, un corps de cavalerie, trois divisions de réserve, une brigade d'infanterie coloniale de réserve, deux divisions de cavalerie. Son rôle est majeur dans le plan de campagne, elle est en effet le fer de lance de l'offensive française pour libérer la Lorraine et pénétrer en Allemagne conformément au plan XVII.
Cette armée a pour quartier général Neufchâteau. Elle est massée dans la région de Nancy, son quartier général est à la Mine du Val de Fer et son aile gauche est située vers Nomény, près de Toul.

Composition à la mobilisation[modifier | modifier le code]

9e corps d'armée[modifier | modifier le code]

Constitué dans la région de Tours, il est composé de deux divisions d'infanterie, de la division marocaine et d'éléments organiques de corps d'armée, sous le commandement direct du général commandant le corps d'armée.

Il est composé des unités suivantes : ( 18e division d'infanterie (France)

15e corps d'armée[modifier | modifier le code]

Formé dans le Sud-Est, les unités le composant viennent de Marseille, de Corse et des Alpes.

Il est composé des unités suivantes :

16e corps d'armée[modifier | modifier le code]

Constitué à Montpellier avec les vignerons de l'Hérault et les montagnards des Cévennes, il est commandé par le général Taverna. Il comprend, avec la 66e division qui n'est pas encore une division bleue de chasseurs alpins, la 31e commandée le général Vidal. À cette dernière est affectée la 62e brigade du général Xardel, formée notamment par le 122e régiment d'infanterie, du colonel Henry, régiment qui quitte Rodez les 5 et 6 août pour arriver le 7 et le 8 sur sa base de concentration, à Mirecourt, où il reçoit l'ordre de constituer l'arrière-garde.

Il est composé des unités suivantes :

18e corps d'armée[modifier | modifier le code]

Venu de Bordeaux, il est formé par les Bayonnais du 49e d'infanterie, les Basques du 12e, les Girondins du 144e et les Landais du 18e régiment d'infanterie, l'ancien Royal-Auvergne

Il est composé des unités suivantes :

20e corps d'armée[modifier | modifier le code]

Recruté en Lorraine et à Paris, il est composé de Lorrains et de Parisiens, le 20e CA, rompu à une discipline de fer, est bien qualifié pour défendre cette marche lorraine dont il connait les moindres replis.
Son chef, le général Foch, peut compter sur les régiments de Toul le 146e d'infanterie, le 160e, le 167e, le 169e et le 153e, dont le drapeau porte le nom de Bautzen ; mais aussi sur les régiments de Nancy : le 26e, le 37e, le 79e, le 69e, sur les chasseurs de Saint-Nicolas-de-Port et de Baccarat (4e et 20e bataillons), sur les marsouins des 43e et 41e régiments d'infanterie coloniale.

Il est composé des unités suivantes :

Éléments d'armée[modifier | modifier le code]
Artillerie

3e régiment d'artillerie légère

  • 2 groupes de 155 CTR
  • 2 groupes de 120 L
  • 2 groupes de 120 B
Cavalerie
Génie
Escadrilles aéronautiques
Divisions de réserve
  • 2e groupe de divisions de réserve

Changements au cours de la guerre[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Pendant les années trente, la 2e armée doit participer à une éventuelle intervention en Belgique en cas de guerre avec l'Allemagne (plan D) où sa mission sera tout d'abord d'occuper une ligne de défense à l'est de l'Ardenne[1]. Avec les plans D bis (1935) et E (1937), la 2e armée doit désormais rester sur la position de résistance nationale de Montmédy à Sedan et envoyer une couverture de cavalerie dans l'Ardenne au cas où une intervention en Belgique serait décidée[2].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, la 2e armée du général Charles Huntziger défend la position de résistance nationale entre Pont-à-Bar (Donchery), au confluent de la Meuse et du canal des Ardennes (avec le détachement d'armée des Ardennes — future 9e armée — à sa gauche) et Rochonvillers (avec la 3e armée à sa droite). La 2e armée est placée sous le commandement du groupe d'armées no 1 créé en octobre 1939 et dont elle constitue l'aile droite, à la liaison avec le groupe d'armées no 2. Plus tard au cours de la drôle de guerre, la limite droite de la 2e armée est ramenée à Longuyon[3].

Dans les plans Escaut et Dyle retenus à l'automne, la 2e armée doit continuer à tenir sa position et envoyer sa cavalerie en Ardenne pour y mener des découvertes et des actions de retardement[4]. La principale mission de la 2e armée est d'empêcher les Allemands d'envelopper la ligne Maginot[3]. Ils pourraient pour cela mener une action depuis la trouée d'Arlon contre la trouée de Marville, tandis que la zone à l'ouest de Montmédy (notamment Sedan), est perçue comme peu risquée car débouchant du « fond de poche », jugé peu propice à une offensive[3],[5]. Ainsi, la position de résistance entre Longuyon et l'ouvrage de La Ferté dispose d'organisations solides pour protéger la trouée de Marville[3],[6]. À l'ouest de VillyLa Ferté-sur-Chiers, les fortifications sont nettement plus légères et moins organisées mais bénéficient d'abord de la Chiers, dont la rive sud est abrupte, puis de la Meuse[3]. De nombreuses destructions sont prévues en Belgique et en France face à cette position, mais la vie civile qui s'y poursuit (cette région n'a pas été évacuée) empêchera en pratique leur préparation, tout comme elle gêne les travaux de fortifications[6],[7]. La disposition des unités de la 2e armée reflète également la volonté du commandement de protéger en premier lieu la ligne Maginot, l'aile droite de la 2e armée est en effet bien plus forte que la gauche, et l'intervention des réserves d'armée est prévue en premier lieu pour l'aile droite[3],[6].

Articles connexes : Plan Dyle et Secteur fortifié de Montmédy.

Bataille de France[modifier | modifier le code]

Composition au 10 mai 1940[modifier | modifier le code]

Source : Mary 2009, p. 436 à 443.
XVIIIe corps d'armée

Xe corps d'armée

Secteur fortifié de Montmédy
Réserve d'armée

Infanterie

  • Groupement de bataillons de chars 503
  • 412e régiment de pionniers
  • 422e régiment de pionniers
  • 444e régiment de pionniers

Chars

  • 3e bataillons de chars de combat
  • 4e bataillons de chars légers
  • 3e bataillons de chars légers

Batterie antichar

  • 606e batterie antichar

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Les chefs de la 2e armée[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Chaix, En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? : décisions stratégiques et plans opérationnels de la campagne de France, Paris, Economica, coll. « Campagnes & stratégies » (no 35),‎ 2005, 349 p. (ISBN 2-7178-4149-0), p. 35.
  2. Chaix 2005, p. 37 et 66.
  3. a, b, c, d, e et f Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 22.
  4. Chaix 2005, p. 100-101 et 141-143.
  5. Chaix 2005, p. 35.
  6. a, b et c Chaix 2005, p. 142-143.
  7. Mary 2009, p. 24.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]