Badonviller
| Badonviller | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Lorraine |
| Département | Meurthe-et-Moselle |
| Arrondissement | Lunéville |
| Canton | Badonviller |
| Code commune | 54040 |
| Code postal | 54540 |
| Maire Mandat en cours |
Bernard Muller 2008 - 2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Badonvillois |
| Démographie | |
| Population | 1 617 hab. (2009) |
| Densité | 74 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 284 m — maxi. 524 m |
| Superficie | 21,95 km2 |
Badonviller est une commune française, située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine. Ses 1 624 habitants sont appelés les Badonvillois et les Badonvilloises. Village anciennement industriel, connu pour sa faïencerie, Badonviller est depuis la loi du 8 juillet 1879[1] le chef-lieu du Canton de Badonviller regroupant 12 communes, après scission du canton de Baccarat[2]. Elle fait également partie de la Communauté de communes du Badonvillois depuis sa création le 6 décembre 2001[3].
Le village s'est vu décerner une fleur dans l'épreuve du concours des villes et villages fleuris[4] pour récompenser son embellissement et la qualité des différents massifs de fleurs dans l'agglomération.
D'après la Carte de Cassini l'ancien nom du village est Baudonviller[5].
Sommaire |
[modifier] Géographie
Badonviller se situe sur les premiers contreforts du massif des Vosges, sur le plus court chemin de Nancy à Strasbourg, à une quinzaine de kilomètres de Baccarat et à une trentaine de Lunéville. La commune est traversée par un affluent de la Vezouze appelé la Blette.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Hydrographie
Bandonviller est arrosée par la Blette[6], cours d'eau de 22,9 km, sous affluent de la Meurthe.
Le nord du lac de Pierre Percée s'étend en partie sud de la commune de Badonviller.
[modifier] Transports urbains
Deux lignes de transports en communs, par bus, sont à disposition des habitants de la commune :
- R720 : entre Lunéville et Parux, via Badonviller et Baccarat[7]
- R710 : entre Lunéville et Cirey-sur-Vezouze[8]
La première ligne permet, notamment, de se rendre à la gare SNCF la plus proche, à Baccarat.
[modifier] Toponymie
La forme la plus ancienne est Badonviler, attestée en 996. Elle dérive ensuite en Baudonvillre (1018). Ces toponymes suggèrent le nom d'un homme germain, Baldo, auquel a été rajouté le mot latin -villare (ferme)[9]. Badenweiler est la dénomination en allemand.
[modifier] Histoire
[modifier] Origines
Créée à l'époque gallo-romaine, Badonviller tire son nom de saint Bodon, évêque de Toul au VIIe siècle dont cette ville était le patrimoine. Elle est une place forte dès le XIIIe siècle. Elle fait partie du territoire administré par les châtelains de Pierre-Percée (le comte de Langenberg, puis par les comtes de Salm). Elle devient rapidement la capitale des Salm qui la fortifient et la défendent contre les prétentions des seigneurs de Blâmont (issus de la même branche de Salm) au XIIIe siècle et au début du XIVe siècle.
Démantelée pendant la guerre de Trente Ans, elle devient la capitale de la principauté de Salm. En 1751, la résidence des princes et la capitale de la principauté furent transférées à Senones, Badonviller restant chef-lieu du comté pour peu de temps, ce dernier s'intégrant au duché de Lorraine.
[modifier] La Première Guerre mondiale
La ville fut incendiée le 12 août 1914, 84 maisons ont été brûlées par les Bavarois suite à la résistance du 20e bataillon de chasseurs à pied (BCP) de Baccarat sur le 16eIR bavarois. 12 civils ont été assassinés par l'occupant et deux soldats français blessés furent achevés, abandonnés aux flammes dans l'écurie de l'hôtel de la gare. 14 otages furent arrêtés et déportés. Madame Benoit, femme du maire en place était tuée dans les évènements, fusillée avec une dizaine de femmes et de jeunes filles.
Suite à cette prise, véritable exploit pour l'armée bavaroise, le chef de la musique du régiment Georg Fürst (de) écrivit la Badonviller-Marsch (de), la marche de Badonviller, musique militaire qu'il est toujours possible d'entendre[10]. Cette musique sera la préférée d'Adolf Hitler selon un article de Time[11] où il est possible de lire qu'Hiltler se réservait l'usage de cette marche pour ponctuer ses apparitions publiques. Elle met en avant la première victoire allemande contre les Français sans évidemment parler des exactions qui eurent lieu dans le village.
D'importants combats se sont déroulés en février-mars 1915 au col de la Chapelotte à Angomont ; le mémorial a été dressé à Badonviller.
En 1918, Badonviller est détruite à 72 %, elle acquerra le titre de Cité martyre.
C'est aussi l'une des 64 communes françaises décorées de la Légion d'honneur (20 avril 1929) : « Ayant eu à supporter au début des hostilités les souffrances de l'occupation, et la destruction systématique de l'envahisseur, sut conserver ensuite, au cours de nombreux bombardements qui se succédèrent jusqu'à l'armistice, un courage stoïque au milieu des privations de toutes sortes, et du danger continuel, prouvant ainsi l'indomptable énergie de ses habitants et leur foi en la victoire.»
Elle possède également la croix de guerre pour le conflit de 1914-1918, décernée par décret du 3 juillet 1920[12].
[modifier] La Seconde Guerre mondiale
Le 1er mars 1941 suite à la prise de koufra le maréchal Leclerc jure alors « de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ». Fin 1943 le général De Gaulle donne mission à Leclerc de libérer la capitale ce qui sera fait après de rudes combats en août 1944. La 2e division blindée se dirige ensuite vers Strasbourg et libère Badonviller le 17 novembre 1944 sous les ordres du lieutenant-colonel de La Horie[13] appuyé par une section de chars légers du lieutenant Davreux, une section de Shermans et quelques Halftraks un chars sherman, le Mort-Homme est stoppé lors des combats à la sortie de la ville en direction de Cirey-sur-Vezouze. La Horie[14] est tué le 18 par un éclat d'obus dans la poitrine « Ce n'est pas ce jour-là qu'il a pris le plus de risques[15] ».
Une borne marque aujourd'hui ce passage libérateur[16].
Le 1er novembre 1948, la commune se voyait attribuer la Croix de guerre 1939-1945, avec la citation suivante :
"La ville de Badonviller, décorée de la Légion d’Honneur et de la Croix de guerre 1914-1918, pour son indomptable énergie et son courage stoïque dont les habitants ont montré les mêmes vertus civiques, établissant un réseau de résistance particulièrement actif.
En dépit des souffrances de l’occupation, des déportations dont celle du maire, M. Fournier, actuellement conseiller de la République, de l’exécution sur son territoire de 17 patriotes, d’un bombardement continu pendant trois semaines, la population a conservé son calme, sa dignité et sa foi dans la victoire. A renouvelé aussi le bel exemple de ses vertus patriotiques."
[modifier] Administration
[modifier] Administration municipale
De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 19 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[17]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Bernard Muller a été réélu conseiller municipal avec le meilleur total de 721 voix, soit 86,45 % des suffrages exprimés. La participation a été de 71,40 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[18].
[modifier] Listes des maires
De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.
De 1799 à 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.
Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.
De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.
Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1609 | 1620 | Daniel Gaillot | ||
| ... | ||||
| 22 octobre 1843 | 8 octobre 1876 | Perret-Helluy | ||
| 8 octobre 1876 | 17 mai 1896 | Dr Léon Messier | ||
| 17 mai 1896 | 12 mai 1901 | Constant Ferry | ||
| 12 mai 1901 | 26 juin 1911 | Dr Léon Messier | ||
| 26 juin 1911 | 30 juillet 1912 | Charles Clavé | ||
| 30 juillet 1912 | 11 décembre 1919 | Edmond Benoît | ||
| 11 décembre 1919 | 4 avril 1944 | Emile Fournier | ||
| 4 avril 1944 | 4 avril 1945 | Jean-Baptiste Diedler | ||
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 4 avril 1945 | décembre 1970 | Émile Fournier (1889-1970) | Notaire, conseiller de la République de 1946 à 1948 | |
| décembre 1970 | mars 1989 | Yvette Fournier | ||
| mars 1989 | mars 2001 | Jean Nouvier | ||
| mars 2001 | En cours | Bernard Muller | UMP | Conseiller général |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie

[modifier] Éducation
La commune fait partie de la circonscription de Lunéville[24] et de l'académie de Nancy-Metz Les enfants de la commune suivent le début de leurs scolarité à Badonviller[25], à l'école maternelle publique Salm puis l'école primaire publique du Haut Jardinet[26] et enfin le collège Émile Fournier[27]. Les élèves vont ensuite aux lycées de Lunéville : le lycée Ernest Bichat[28], le lycée polyvalent Jacques Boutet-de-Monvel ou le lycée professionnel Paul Lapie[29].
[modifier] Sports
L'environnement nature de la commune permets, notamment, la pratique de sports comme le VTT, la randonnée pédestre, ou le canoë Kayak[30].
Toutefois, plusieurs équipements sportifs existent sur la commune : un stade de football, un gymnase, ainsi que plusieurs club sportifs, comme le paintball.
[modifier] Culte
Culte catholique en l'église Saint-Martin.
[modifier] Économie
Badonviller, comme toute la Lorraine et la partie de la Belgique qui se trouve dans son prolongement, fut un centre important de production de céramique et de faïence. De ce passé subsiste maintenant un musée de la faïence.
Afin de relancer l'activité économique sur la commune, la municipalité, en association avec la communauté de communes du badonvillois, réaménage les sites de l'ancienne faïencerie et de la plate-forme SNCF, pour la création d'une zone d'activité (environ 13 hectares)[31].
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Lieux et monuments
- Hôtel de ville 1811, reconstruit 1924.
- Hôtels particuliers.
- Monument du 358e RI.
- Cimetière national : 2562 soldats français.
- Les fontaines : très nombreuses et très jolies ;
- Les divers bâtiments anciens du village.
[modifier] Édifice religieux
Église romane Saint-Martin XVIIIe siècle, reconstruite en 1925 néo-classique elle est un édifice protégé dans sa totalité depuis un arrêté du 14 février 1921[32]. Elle a pour particularité d'avoir une architecture à toit rond et un carillons imitant celui de Big Ben.
[modifier] Les curiosités
Vestige d'une ancienne Croix gammée à proximité de l'église située dans l'ancienne école, détruite le 12 août 1914.
[modifier] Personnages célèbres
Un des personnages les plus célèbres de Badonviller est l'astronome Charles Messier grand découvreur de comètes et auteur du fameux catalogue d'objets d'aspect nébuleux qui porte son nom.
On peut également citer le peintre paysagiste Jean-Baptiste Claudot, le général Auguste Clément Gérôme et la résistante Thérèse Adloff.
[modifier] Héraldique
| Blasonnement
De gueules semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or, à deux saumons adossés du même brochant sur le tout.
Commentaires : Badonviller devint capitale du comté de Salm au XVIe siècle. C'est à cette époque qu'elle adopta le blason actuel. Les armoiries s'accompagnent des croix de guerre au naturel, surmontées d'une couronne murale sommée de trois tours d'or maçonnées de sable et accostée de deux branches de sinople (chêne et laurier) croisées en pointe et liées de gueules par un ruban du même auquel est suspendue l'étoile de Légion d'honneur et la devise : Calme dans la tourmente
|
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Louis Schaudel, Les comtes de Salm et l'abbaye de Senones aux XIIe et XIIIe siècle. Contribution à l'histoire de Senones, Pierre-Percée, Badonwiller, Blamont, Deneuvre, Berger-Levrault, 1921
- Louis Schaudel, Badonviller et les abbayes vosgiennes, Éd.du Pays Lorrain, Nancy, 1930, 7 p.
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
- le Code Officiel Géographique
- Archives de Meurthe et Moselle
- Site communauté de communes du Badonvillois
- Site des Villes et Villages fleuris
- Cartes de cassini
- Fiche de la Blette sur le site du SANDRE
- Ligne de bus R720
- http://www.ted.cg54.fr/ted/Uploads/images%20HTML/54/PDF/lunevillois/R710.pdf Ligne de bus R710]
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1690.
- Badenweiler Marsch
- Article Time diu 5 juin 1939
- Liste des communes décorées
- La 2e DB - De Douala à Berchtesgaden
- http://www.imagesdelorraine.org/affichagerechercher.asp?objet=55&motcle=1939-1945&rech=&zoom=785&posrec=1&iptc22=&iptc32=
- Pierre Quillet, Le chemin le plus long chronique de la Compagnie de chars de combat du général de Gaulle, 1940-1945,Maisonneuve et Larose,1997 (ISBN 978-2-7068-1253-8), p. 620
- Philippe Leclerc sur le site chemins de mémoire
- (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
- Résultats élections municipales 2008 à Badonviller sur linternaute.com
- Site Cassini
- Notice communale de Badonviller sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Badonviller sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- (fr) [PDF] Carte scolaire du premier degré, Académie Nancy-Metz
- (fr) éducation à Badonviller sur ville-badonviller.fr
- (fr) Annuaire des établissement scolaires du 1° dégré, Académie Nancy-Metz
- (fr) Site du collège Émile Fournier, Académie Nancy-Metz
- (fr) Site du lycée Ernest Bichat, Académie Nancy-Metz
- (fr) Site du lycée Paul Lapie, lyceelapie
- sport sur le site de Bandovillier
- zone d'activité à Badonviller
- Site de la Conservation régionale des monuments historiques