Tympan (anatomie)

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Eardrum

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Anatomie de l'oreille humaine, le tympan ici représenté coloré.

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La membrane tympanique droite vue lors de l'otoscopie.

Données
Latin membrana tympani
Gray's Anatomy « subject #230 1039 »
MeSH « Tympanic+Membrane+Lydia »

En anatomie, le tympan est une membrane fibreuse séparant l'oreille externe et l'oreille moyenne. Le tympan est chargé de récolter les vibrations dues aux sons arrivant par le conduit auditif externe, et de les transmettre à la chaîne ossiculaire.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Le tympan a une forme arrondie légèrement plus étroite dans le sens antéropostérieur (sa hauteur est en moyenne de 10 mm sa largeur de 8 mm). Il n'est pas dans un plan sagittal mais regarde en avant en bas et en dehors. De ce fait, il a une surface plus grande que la section du conduit auditif externe, soit environ 60 mm2. Le tympan n'est pas une membrane plane, mais a une forme de cône, dont le sommet, correspondant à l'ombilic du marteau, est déprimé vers l'intérieur de 2 mm par rapport aux bords.

Insertion[modifier | modifier le code]

Le tympan s’insère dans le sillon tympanique (sulcus) par l’intermédiaire d’un bourrelet fibreux annulaire dit de Gerlach. Cet anneau, au niveau de l’échancrure de Rivinus, s’insère sur la courte apophyse du marteau en donnant les ligaments tympano-malléolaire antérieur et postérieur.

Le tympan peut être visualisé grâce à un examen otoscopique. Le schéma suivant révèle les différentes parties du tympan :

Galerie anatomie[modifier | modifier le code]

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Légende du Schéma simplifié du tympan droit
  1. Incisure de Rivinus
  2. Pars flaccida
  3. Manche du marteau (aussi appelé longue apophyse du marteau)
  4. Pars tensa (membrane épidermique fibreuse)
  5. Triangle lumineux de Politzer
  6. Courte apophyse du marteau
  7. Bourrelet fibro-cartilagineux annulaire de Gerlache
  8. Ligaments tympano-malléolaires
  9. Ombilic

Galerie pathologie[modifier | modifier le code]

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Structure[modifier | modifier le code]

À partir des ligaments tympano-malléolaires on décrit deux parties :

  • la pars tensa : située au-dessous des ligaments, elle représente la majeure partie du tympan. Cette portion est la plus rigide. Elle est, de l’extérieur vers l’intérieur, constituée de trois couches :
la couche épithéliale qui est la continuité de l'épithélium pavimenteux stratifié recouvrant l'oreille externe.
la couche fibreuse, la lamina propria, contenant en grande partie des fibres de collagène très organisées, dans une grande quantité de substance fondamentale. Cette organisation permet au tympan d'avoir ses caractéristiques de plasticité et d'élasticité qui permettent aux sons de le faire entrer en vibration.
la couche muqueuse : la plus interne est une muqueuse respiratoire de type épithélium cubique, qui recouvre toute l'oreille moyenne.
  • La pars flacida ou membrane de Schrapnell, au-dessus des ligaments, est de très petite taille mais dépourvue de la couche intermédiaire fibreuse, ce qui en fait un point de fragilité électif de l’édifice.

Opérations chirurgicales sur le tympan[modifier | modifier le code]

On perce parfois les tympans lorsque cela s'avère nécessaire. Il s'agit d’un acte qui n’est pas anodin et qui répond à des critères précis, notamment dans ses indications et dans sa réalisation. Suivant les indications, la paracentèse peut se pratiquer sous anesthésie locale (par injection ou par contact) ou sous anesthésie générale, mais jamais à vif. C'est un acte préalable à l'implantation d'un drain transtympanique (ou diabolo).

  • Chirurgie

Dans les chirurgies des osselets et surtout de l’étrier, l’accès à la chaine des osselets se fait en soulevant le tympan sous le sulcus, il n’est donc pas ouvert. Cette technique est également usitée pour les greffes simples. Dans les cas les plus complexes une "voie postérieure" est choisie pour permettre un accès large aux cavités de l'oreille moyenne. Cette voie nécessite le décollement du pavillon et une mastoïdectomie, à savoir un fraisage de la mastoïde.

Pour reboucher un tympan percé, on peut pratiquer une myringoplastie, par exemple lorsque le trou pratiqué lors de l'insertion d'un drain transtympanique ne se rebouche pas naturellement[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Bruno Frachet et Émilie Vormès, Le guide de l'audition, Odile Jacob,‎ 24 septembre 2009 (ISBN 9782738123121, lire en ligne), p. 100