Goldmark

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Le goldmark (officiellement mark ou mark-or) était la monnaie utilisée dans l'Empire allemand (IIe Reich) entre 1873 et 1914. Il remplaça les diverses monnaies locales (dont le florin du sud et le thaler du nord[1]) en usage avant l'unité allemande.

Historique[modifier | modifier le code]

L'origine du mot mark vient de l'unité de masse en vigueur depuis le Moyen Âge carolingien et appelée en français le marc. Il équivalait à 233,85 g. En 1566, à Leipzig, le marc de Cologne servit à fonder le thaler du Saint-Empire romain germanique.

Avant la création du goldmark, la Prusse dominait économiquement la zone géographique située en gros au nord de l'Empire austro-hongrois. Suite à diverses réformes monétaires et économiques, dont le Zollverein, une monnaie conventionnelle d'échange en argent et dérivée du thaler fut adoptée, le Vereinthaler. Elle pesait 16,70357 g soit 1/14e de marc de Cologne.

L'Empire allemand est fondé à la suite de la guerre franco-prussienne ; il vote la loi monétaire prussienne du 4 décembre 1871, instaurant le mark comme monnaie unique de l'Empire basée sur un étalon-or strict, puis crée par la loi monétaire allemande du 9 juillet 1873 le goldmark, en utilisant à partir de 1890 l'or extrait dans les mines d'Afrique du Sud pour augmenter la masse monétaire[pas clair] des pièces de monnaie divisionnaires.

Cette nouvelle unité de compte adopta le système décimal : 1 mark = 100 pfennig. Le taux de conversion fut fixé à 3 marks pour 1 thaler.

En 1873, le taux de conversion entre le mark et l'or est fixé à 0,358425 g d'or fin ou 5 g d'argent fin par unité.

La pièce de 20 marks en or pèse 7,9650 g à 900/1000 soit 7,1685 g d'or fin[2].

À partir de septembre 1914, du fait de la Première Guerre mondiale, le mark cesse d'être convertible en or et est remplacé par le Papiermark (mark-papier), puis, après bien des vicissitudes financières, par le Reichsmark en 1924.

Pièces de monnaie courantes (1873-1914)[modifier | modifier le code]

  • Pfennig en bronze : 1, 2
  • Pfennig en cuivre-nickel : 5, 10
  • Pfennig en nickel : 20, 25
  • Pfennig en argent : 20, 50
  • Mark en argent : ½, 1, 2, 3, 5
  • Mark en or : 5, 10 et 20

Sur l'avers des pièces d'un montant supérieur à 1 mark, l'institut d'émission allemand autorisa la frappe des portraits et titres des différents rois et princes de l'ancienne confédération germanique.

Billets de banque[modifier | modifier le code]

L'une des dispositions de la loi monétaire de 1873 ordonne le retrait à partir du début de l'année 1876 de la monnaie-papier émise par les gouvernements des États fédérés au sein du Reich. Seuls les billets libellés en mark sont désormais autorisés.

Créée en 1875, la Reichsbank n'a pas le monopôle de la création de billet de banque, et, à la différence de la Banque de France, tolère l'émission de billets dans quatre Notenbanken, celles du Grand-Duché de Bade, du Royaume de Bavière, du Royaume de Saxe et du Royaume de Wurtemberg.

La Reichbank commence à émettre des coupures via la Reichskassenshein dénommée aussi la Darlehnskassenschein à partir de 1914, l'équivalent de la caisse du Trésor public français, habilitée à fabriquer de petites coupures. Cette situation fut jugée extrêmement confuse jusqu'en 1910. La Reichskassenshein avait pour mission de gérer la dette de tous les états allemands d'avant l'unification de 1871, via un organisme appelé le Reichsschuldenverwaltung. L’apurement prendra fin vers 1900 avant de redevenir une priorité nationale en 1914.

Émissions de la Reichskassenshein :

La Reichbank émît à partir de 1908 des coupures de 20, 100 et 1000 marks.

Émissions de la Reichbank (1908-1914) :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Qui était l'équivalent de 3 marks environ.
  2. Par comparaison, la pièce de 20 francs-or pèse 6,45 g à 900/1000 soit 5,805 g d'or fin.