Daewoo

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Daewoo est un groupe industriel sud-coréen fondé par Kim Woo-choong, présent dans de nombreux domaines, dont la construction navale, le bâtiment, les armes, l'électroménager, l'électronique et l'automobile.

Dissous par le gouvernement sud-coréen en 1999, il subsiste quelques anciennes divisions sous forme d'entités indépendantes.

Prononciation[modifier | modifier le code]

Le mot daewoo se prononce « dèou ». En France, dans les années 1990, une campagne de publicité institutionnelle -média TV, radio et presse écrite- reprenait cette signature : « Daewoo... Prononcez Dé-ou ». En coréen, ce mot 대우 daewoo signifie « grand univers ». Le logo symbolisait un volcan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le conglomérat Daewoo est fondé en 1967 par Kim Woo-choong. Son fondateur l’a appelé Daewoo, ce qui signifie « grand univers » en coréen. Profitant des orientations économiques voulues par le président Park Chung-hee, il s'agrandit et se diversifie rapidement.

Malgré un endettement excessif, le groupe se maintient grâce aux appuis politiques dans plusieurs pays et à la position de son dirigeant à la tête de la Fédération coréenne des industries. Sa position devient cependant de plus en plus fragile. Le président Kim Young-sam impose de nouvelles orientations et son successeur Kim Dae-jung souhaite la restructuration de l'économie de son pays. Daewoo est finalement démantelé en 1999 par le gouvernement sud-coréen à la suite d'une faillite frauduleuse. La branche commerce international et constructions de Daewoo Corporation a été divisée en trois sociétés distinctes : Daewoo International Corporation, Daewoo Engineering & Construction Company Limited et Daewoo Corporation.

L'ancien patron Kim Woo-choong a été condamné par la justice sud-coréenne, le , à dix ans de prison pour fraude et détournement de fonds en liaison avec cette faillite retentissante. Il a été amnistié début 2008[1].

Le groupe avant 1999[modifier | modifier le code]

Le groupe Daewoo d'avant la crise asiatique, qui amena sa dissolution, comprenait les divisions suivantes :

  • Daewoo Heavy Industries (DHI) : créateur de machines pour l'industrie lourde, y compris des véhicules.
  • Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering : conception de porte-conteneurs, cargos, pétroliers, et aéronefs. Elle devient en 2000 une société indépendante.
  • Daewoo Corporation : comprenait entre autres Daewoo Construction qui façonnait des autoroutes, des bâtiments divers, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. Elle a été divisée en trois sociétés distinctes.
  • Daewoo Electronics : tout équipement électrique et électronique, y compris les ordinateurs et les composants, avec les sous-divisions Daewoo Electronic Components Co., Daewoo Electric Motor Industries Ltd. et Orion Electric Co. Ltd.
  • Daewoo Telecom Ltd. : toutes les télécommunications.
  • Daewoo Precision Industries : développait des armes à feu de petit calibre et des pièces automobiles. Réactivée en 2002 avec changement de nom en 2006, S&T Daewoo Co.
  • Daewoo Textile Co. Ltd.
  • Daewoo Securities : société d'assurances.
  • Daewoo International : commerce international.
  • Daewoo Development Co. Ltd. : gestion du prac hôtelier Daewoo, détenait une franchise Hotels Hilton en Corée du sud.
  • IAE (Institute for Advanced Engineering) : centre de recherche et développement.
  • Daewoo Motor : développement de véhicules camions, bus, et automobiles comprenant Daewoo Automotive Components Co. Ltd., Daewoo Bus Co. Ltd., Daewoo Commercial Vehicle Co. Ltd.
  • Daewoo Motor Sales : commercialisait les véhicules de la marque et ceux de GM, avec les sous-divisions Architectural Iaan Div. et SAA-Seoul Auto Auction.

Daewoo après la crise[modifier | modifier le code]

Automobiles Daewoo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : GM Daewoo.

C'est en que Daewoo devient actionnaire à 50 % de Shinjin Motors, dont les activités dans la construction automobile coréenne remontent à 1937. Depuis , Shinjin Motors monte des véhicules General Motors. En janvier 1983, la branche automobile est rebaptisée Daewoo Motors. La crise du groupe en 1999 voit la production chuter. En , la branche automobile intègre General Motors et devient GM-Daewoo. L'Américain en partage l'administration avec le japonais Suzuki qui détient 27 % des parts, à hauteur de 42 %.

En France : l'affaire Daewoo[modifier | modifier le code]

Après avoir reçu de très nombreux avantages de l'État français depuis 1986 (46 millions d'€), l'entreprise quitte la Lorraine en licenciant tout son personnel.

En 1998, le groupe Daewoo décide d'un vaste plan de restructuration devant conduire à la fermeture de 32 de ses 47 usines dans le monde. Au fil d'une succession de plans sociaux, les trois usines lorraines, employant 1 200 salariés, en font partie : l'usine de Villers-la-Montagne, l'usine de Fameck, l'usine de Mont-Saint-Martin[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Echos, 02/01/08
  2. Daewoo International, Company Profile, Détail
  3. S&T Daewoo, Company History Détail.
  4. DSME, Our Company, Détails
  5. Affaire Daewoo, épisode 1/3, Radio France

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]