Pratique de l'esclavage par les Juifs

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article a pour sujet la participation des Juifs au commerce d’esclaves. Pour les règles et pratiques juives concernant l'esclavage, voir Esclavage dans le judaïsme.

La pratique de l’esclavage par les Juifs a eu lieu au cours des âges, en particulier à la suite de l’expulsion des Juifs d’Espagne et de la découverte des Amériques. Participant à toutes les activités marchandes maritimes qui leur étaient accessibles, des Juifs ont pratiqué le commerce des esclaves ou en ont possédé.

L'esclavage selon la loi juive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Esclavage dans le judaïsme.

Selon la Torah, les esclaves juifs avaient non seulement le droit à l'émancipation la septième année (ou année sabbatique) mais aussi tous les esclaves devaient être libérés après sept cycles sabbatiques (année jubilaire)[1],[2]. Un esclave qui était emmené en Terre d'Israël, devenait libre dès qu'il en avait touché le sol[3]. Une autre règle est mentionnée dans l'Exode :

  • Exode 21.27 : « Et s’il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le mettra en liberté, pour prix de sa dent. ».

Le Talmud encadre l'esclavage (cf. Talmud de Babylone, Traité Makot 8b) : il condamne le propriétaire d'un esclave à libérer celui-ci sur le champ si le maître blesse l'esclave. L'esclave devait être logé, vêtu et nourri.

Histoire[modifier | modifier le code]

Participation des Juifs au commerce d'esclaves au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 492 le pape Gélase Ier autorise les Juifs à introduire des esclaves de Gaule en Italie, à condition que ceux-ci soient paiens[4].

Ibn Khordadbeh, au IXe siècle, décrit les deux routes utilisées par les marchands juifs d'esclaves, celle d'Est en Ouest et celle d'Ouest en Est[4]. Selon Ibrahim ibn Ya'qub, les marchands juifs byzantins achetaient des esclaves slaves à Prague[5] pour les revendre comme esclaves[6]. Louis le Pieux accorde des chartes aux Juifs visitant son royaume, les autorisant à pratiquer le commerce d'esclaves, pourvu que ceux-ci n'aient pas été baptisés. Agobard de Lyon prétend que les Juifs ne respectaient pas les accords et gardaient des Chrétiens comme esclaves, citant l'exemple d'un réfugié chrétien de Cordoue qui déclare que ses coreligionnaires étaient fréquemment vendus aux Maures, comme ce fut le cas pour lui[7]. En effet, plusieurs Juifs espagnols tirent leur fortune de la traite d'esclaves slavons achetés en Andalousie[8]. De même, des Juifs de Verdun, vers l'an 949, achetaient des esclaves dans les environs et les revendaient en Espagne[9].

À Bristol, qui était le centre du trafic d'esclaves entre l'Irlande et l'Angleterre, de nombreux commerçants s'y seraient installés à la suite de Guillaume le Conquérant vers 1070 (Histoire des Juifs au Royaume-Uni), jusqu'à ce que ce commerce soit interdit sous l'influence de Saint-Winibald[10]. Ces esclaves auraient été destinés au marché romain[11].

Les moyens utilisés par les Juifs pour gagner leur vie, étaient largement déterminés par les restrictions imposées par les autorités.

L'Église chrétienne proteste régulièrement contre la vente de Chrétiens aux Juifs, la première protestation connue remonte à 538. Au troisième concile d'Orléans, un décret était émis, interdisant aux Juifs de posséder des serviteurs ou des esclaves chrétiens. Cette interdiction sera répétée, encore et encore, lors de différents conciles, comme à Orléans (541), au Premier concile de Mâcon en 581[12], Paris (633), Tolède (quatrième concile en 633), Szabolcs (1092), Gand (1112), Narbonne (1227), Béziers (1246). Après cette date, la nécessité d'une telle interdiction semble avoir disparu.

En conséquence, au XIIIe siècle, il n'y avait à Marseille, que deux commerçants d'esclaves juifs contre sept chrétiens[13].

En dépit des lois, de nombreux chrétiens trafiquaient des esclaves avec les Juifs, et les dignitaires de l'Église de Bavière reconnaissaient même ce trafic en insistant pour que les Juifs et les autres marchands payent une taxe sur les esclaves[14].

Participation des Juifs à la traite atlantique[modifier | modifier le code]

Angleterre, Caraïbes et Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Pays-Bas et colonies hollandaises[modifier | modifier le code]

En 1496, les juifs furent expulsés du Portugal. Ils s'échappèrent dans les colonies portugaises comme Madère, les Açores, le Brésil puis se réfugièrent aussi en Hollande. Dans ces colonies les juifs firent l'expérience de la culture du sucre (introduite à Madère en 1420). En 1516, le roi du Portugal offrit aux volontaires toute l'aide nécessaire pour développer la culture sucrière au Brésil. Les Juifs surent tirer parti de cette possibilité et devinrent des spécialistes de la culture du sucre et de sa commercialisation, avec de grandes plantations cultivées par des esclaves et des navires pour en faire le commerce.

Les Hollandais qui veulent développer l’industrie sucrière au Surinam (1656), y invitent des colons juifs qui viennent du Brésil ou de Hollande (ces derniers étant aussi des juifs portugais ayant fui après 1496). À partir de 1652, la communauté juive de Curaçao se développe venant du Brésil et des Antilles françaises d'où ils furent chassés par le Code Noir en 1685. Les juifs s'intéressent également à la production et à la commercialisation du cacao à Curaçao notamment, tel Benjamin da Costa d'Andrade et du tabac au Venezuela à destination d'Amsterdam. L’esclavage et la traite sont nécessaires à toutes ces cultures coloniales. [réf. nécessaire]

France et colonies françaises[modifier | modifier le code]

À partir du XVIIe siècle, la France prend pied dans l'espace Caraïbe, une colonisation qui va drainer vers ces îles un flux constant d'esclaves utilisés notamment pour la culture de la canne à sucre.

Le commerce triangulaire est organisé en France depuis les grands ports de l'Atlantique où se sont installés depuis la fin du XVIe siècle des familles de Juifs dits Portugais fuyant l'inquisition sévissant dans la péninsule Ibérique. Certains d'entre-eux participent au grand commerce colonial, y compris à la traite des Noirs. Les archives indiquent ainsi qu'à Bordeaux, au XVIIIe siècle, 5 Juifs ont armé pour la traite en tout 20 navires (dont la moitié pour la maison Gradis) sur un total bordelais de 485 navires négriers[15]. Le négociant Gradis possède par ailleurs des plantations en Martinique et à Saint-Domingue et fait venir en France un esclave nommé Mercure pour son usage personnel[16].

La Compagnie des Indes Occidentales commence à déporter des Africains en Martinique et en Guadeloupe (60 en 1640, et 100 en 1645[17]) avec des résultats médiocres, et la culture de la canne prend son essor lorsqu'arrivent en 1653 et 1654 en Guadeloupe, puis en Martinique, des Hollandais juifs chassés du Brésil et leurs esclaves[18]. Les juifs n'ont légalement plus pu participer directement à l'exploitation esclavagiste après 1685, date à laquelle Louis XIV promulguait le « Code Noir ». Ce texte rassemble toutes les dispositions réglant la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises ; son premier article[19] prévoit l'expulsion rapide des Juifs de ces mêmes colonies et la suite du Code demande que tous les commandeurs d'esclaves[20] soient catholiques (article IV), et que tous les esclaves soient baptisés.

Le premier article de ce texte, qui donne un statut aux esclaves noirs qui avaient été importés par des marchands aux Îles françaises d'Amérique (aux Antilles (en 1687) puis en Guyane (à partir de 1704), excluait explicitement les Juifs des territoires concernés :

« Enjoignons à tous nos officiers de chasser hors de nos îles tous les Juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d’en sortir dans trois mois, à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens[21]. »

Ceci n'empêche cependant pas l'existence de négriers juifs dans l'histoire, et ceci pour trois raisons :

  • L'esclavage a commencé avant le Code Noir ;
  • Le Code Noir ne s'applique qu'aux îles françaises (mais les Juifs avaient été précédemment expulsés des colonies espagnoles et portugaises) et ne réglemente pas la traite négrière qui est active depuis les ports atlantiques de la métropole.
  • Selon Rosa Amelia Plumelle-Uribe, un ordre du roi promulgué le 1er septembre 1688 aurait abrogé l’expulsion des Juifs des Îles ordonnée dans le premier article du Code Noir[22]. Ainsi des Juifs pratiquant la traite ont-ils été plus tard anoblis tels Joseph Nunès Pereyre ou Abraham Gradis.

Ainsi d'après Rosa Amelia Plumelle-Uribe, avocate :

« Malgré la jalousie et les nombreuses tracasseries qu’on leur opposait à cause de leur réussite, les négriers juifs (commerçants, armateurs, banquiers ou planteurs) n’étaient pas à plaindre. Pluchon[23] rappelle avec bonheur que plusieurs parmi eux furent même anoblis par le Roi. Ce fut le cas de Joseph Nunès Pereyre un banquier à qui le Roy donne en 1720 les titres de vicomte de la Ménaude et de baron d’Ambès. Un autre négrier, Abraham Gradis, obtient des lettres de noblesse en 1751. Celui qui voudrait mieux connaître la trajectoire esclavagiste de ces familles, peut consulter le livre d’Eric Saugera « Bordeaux, port négrier ». »

Débat sur l'importance de la participation des Juifs aux traites[modifier | modifier le code]

Le débat sur l'ampleur de la participation des Juifs à la traite des Noirs éclate en 1991 suite à la publication d'un livre intitulé The Secret Relationship Between Blacks and Jews (La relation secrète entre Juifs et Noirs)[24] rédigé par le département de recherche historique de Nation of Islam, une association faisant la promotion du nationalisme noir. Dans cet ouvrage, Nation of Islam développe une thèse selon laquelle les Juifs auraient eu un poids prépondérant dans la traite atlantique, la finançant en grande partie. Les auteurs insistent aussi sur la cruauté particulière des esclavagistes juifs[25].

Ces allégations ont été réfutées par un certain nombre de chercheurs qui, tout en ne niant pas le fait que des Juifs ont participé au commerce esclavagiste, se sont attachés à démontrer que leur contribution à la traite est restée tout à fait mineure[26].

Ainsi, Wim Klooster, de l'Université du Maine, indique que les Juifs d'Amérique : « possédaient nettement moins d’esclaves que les non-Juifs dans les territoires britanniques d’Amérique du Nord et des Caraïbes. Même quand des Juifs, dans un petit nombre de lieux, possédaient des esclaves en quantité légèrement supérieures à leur représentation parmi les familles d’une ville, ces cas ne peuvent en aucun cas corroborer les assertions du livre de la Nation de l’Islam. » [27]. Le professeur Jacob Marcus indique que « la participation des hommes d’affaires juifs américains représentait moins de deux pour cent des importations d’esclaves dans les Antilles »[28]. Le rabbin Bertram Korn dans son ouvrage Jews and Negro Slavery in the Old South, 1789-1865, précise qu'aucun des principaux marchands du sud esclavagiste n'était juif et que « la totalité des trafiquants juifs dans toutes les villes et villages du Sud réunis n’ont jamais acheté ou vendu autant d’esclaves que la société Franklin and Armfield, les plus gros trafiquants d'esclaves du Sud. »[29].

L'historien Ralph A. Austen a critiqué le livre, disant que « les distorsions (dans le livre) sont produites presque entièrement par des citations sélectives plutôt que par des mensonges explicites... Plus fréquemment, il y a des insinuations relatives à l'implication des Juifs dans le commerce des esclaves[30] », et « Bien que nous ne devions pas ignorer l'antisémitisme manifeste de ce livre (...), on doit reconnaître la légitimité du but avoué qui est d'examiner complètement et en profondeur, même les éléments les plus inconfortables de notre passé commun (aux Noirs et aux Juifs)[31]. » Austen reconnaît que ce livre est le premier livre sur le sujet visant un public non-académique[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Cet article comprend du texte provenant de la Jewish Encyclopedia de 1901–1906, une publication élevée dans le domaine public.

  1. (en): Mishpatim: Jewish Tradition and Slavery By Rabbi Jeffrey Schein, citing Parashat Mishpatim, Exodus 21:1 - 24:18
  2. (en): Mishnah: The Oral Law by Harry Gersh. Behrman House, Inc. 1984. ISBN 0-87441-390-7 p.49
  3. (en): "Responsa of Geonim," section 12, cité dans Slave Trade, (Jewish Encyclopedia, 1906).
  4. a et b (en): Slave Trade. (Jewish Encyclopedia)
  5. Moyen Âge Les marchands juifs de Verdun étaient accusés de transformer en eunuques les esclaves provenant des pays germano-slaves afin d’alimenter un trafic prospère dans le sud de l’Espagne (musulmane) à Cordoue.
  6. Les premiers grands marchés d'esclaves (IXe-Xe siècle) « Ils rapportent d'Occident des eunuques, des esclaves des deux sexes, du brocart, des peaux de castor, des pelisses de martre et des autres fourrures et des armes.»
  7. Espaces et réseaux du haut moyen âge, Maurice Lombard, page 80 C'est à ces Juifs, à leurs richesses, à leurs trafics d'esclaves que, dans la première moitié du IXe siècle, devait s'en prendre l'évêque de Lyon, Agobard, les accusant de voler des enfants chrétiens et de les mêler aux troupes d'esclaves païens destinés aux marchés espagnols.
  8. (de): Grätz, "Gesch." vii.
  9. Aronius, "Regesten," No. 127
  10. Jewish Encyclopedia, Bristol Jews settled very early at Bristol, which was the center of the slave-trade between England and Ireland, until its discontinuance, under the influence of St. Winibald
  11. England, the pre-expulsion period The few references in the Anglo-Saxon Church laws either relate to Jewish practises about Easter or apply to passing visitors, the Gallo-Jewish slave-traders, who imported English slaves to the Roman market and thus brought about the Christianizing of England
  12. Essai sur l'asile religieux dans l'Empire romain et la monarchie française, deuxième article, "Le Premier concile de Mâcon trancha ces difficultés en proclamant que tout esclave chrétien pourrait être racheté a raison de douze sous, soit pour la liberté, soit pour l'esclavage.", Charles de Robillard de Beaurepaire, Bibliothèque de l'École des chartes, année 1853
  13. "R. E. J." xvi.
  14. ib. No. 122
  15. Éric Saugera, Bordeaux port négrier, Karthala,‎ 2002, p. 232 et 201
  16. Éric Saugera, Bordeaux port négrier, Karthala,‎ 2002, p. 277
  17. Chantal Maignan-Claverie, Le métissage dans la littérature des Antilles françaises: le complexe d'Ariel, Karthala 2005, page 131
  18. Le métissage..., opus cité, pp. 131 et 133
  19. Texte intégral du Code Noir
  20. Genre de contremaître des plantations, souvent esclaves eux-mêmes
  21. Tribune dans Libération du 23/02/2005 « Nous sommes tous des juifs noirs » par Emmanuel Maistre, Tristan Mendès-France et Michel Taube; ou sur le site liceolocarno.ch
  22. Rosa Amelia Plumelle-Uribe, Traite des blancs, traite des noirs : aspects méconnus et conséquences actuelles, L'Harmattan,‎ 2008 (lire en ligne), p. 111-113
  23. « Nègres et Juifs au XVIIIe siècle », Tallandier Pierre Pluchon a occupé un poste diplomatique à Haïti, dont il s'est servi pour ses recherches. Auteur d'une biographie de Toussaint-Louverture (L'École, 1980); de La route des esclaves, négriers et bois d'ébène au XVIIIe siècle (Hachette, 1980), il a réédité chez Tallandier Le voyage d'un Suisse dans différentes colonies d'Amérique de Girod de Chautrans. Il a dirigé L'histoire des Antilles et de la Guyane (Privat, 1982). Ses investigations lui ont permis de mettre la main sur les activités, soucis et affaires diverses des ancêtres – plus de deux cents ans avant nous – de deux hommes politiques d'aujourd'hui. MM. Pierre Mendès-France (à qui il a demandé s'il lui [PAGE 102] laissait le droit de publier ce qu'il avait trouvé) et Valéry Giscard d'Estaing (à qui il n'a rien demandé du tout).
  24. (en) Anti-Semitism. Farrakhan In His Own Words. On Jewish Involvement in the Slave Trade and Nation of Islam (mouvement racialiste et antisémite noir). Jew-Hatred as History. ADL 31 décembre 2001
  25. Eli Faber, Jews, slaves, and the slave trade: setting the record straight, NYU Press (ISBN 0814726380), p. 6-8
  26. (en) Refutations of charges of Jewish prominence in slave trade. Marvin Perry, Frederick M. Schweitzer: Antisemitism: Myth and Hate from Antiquity to the Present. Palgrave Macmillan, 2002. ISBN 0-312-16561-7. p.245
  27. (en) Wim Klooster (University of Southern Maine) : Review of Jews, Slaves, and the Slave Trade: Setting the Record Straight. par Eli Faber. Reappraisals in Jewish Social and Intellectual History. William and Mary Quarterly Review of Books. Volume LVII, Number 1. par Omohundro Institute of Early American History and Culture. 2000
  28. (en) Professor Jacob R. Marcus de l'Hebrew Union College dans The Colonial American Jew (Detroit: Wayne State Univ. Press, 1970), Vol. 2, pp. 702-703 (cité dans Shofar FTP Archive File: orgs/american/wiesenthal.center//web/historical-facts)
  29. (en) : Rabbi Bertram W. Korn, Jews and Negro Slavery in the Old South, 1789-1865, dans The Jewish Experience in America, ed. Abraham J. Karp (Waltham, MA: American Jewish Historical Society, 1969), Vol. 3, p. 180. (cité dans Shofar FTP Archive File: orgs/american/wiesenthal.center//web/historical-facts)
  30. Austen, p 133
  31. Austen, p 136
  32. Austen, p 131. "Until recently, this work remained buried in scholarly journals, read only by other specialists. It had never been synthesized in a publication for non-scholarly audience. A book of this sort has now appeared, however, written not by Jews but by an anonymous group of African Americans associated with the Reverend Louis Farrakhan's Nation of Islam."

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en): Hugh Trevor-Roper, "The Rise of Christian Europe" (p.83), édition HBJ College&School Division, 216 pages, 1965.
  • (en): Austen, Ralph A., "The Uncomfortable Relationship: African Enslavement in the Common History of Blacks and Jews", in Strangers & neighbors: relations between Blacks & Jews in the United States, Maurianne Adams (Ed.), Univ of Massachusetts Press, 1999, pp 131–135.
  • (en): Eli Faber: Jews, Slaves, and the Slave Trade: Setting the Record Straight. New York: New York University Press, 1998. ISBN 0-8147-2638-0
  • (en): Saul S. Friedman: Jews and the American Slave Trade. (New Brunswick: Transaction, 1998. ISBN 1-56000-337-5
  • (en): Roth, Norman: Medieval Jewish Civilzation

Liens externes[modifier | modifier le code]