Esclavage en Mauritanie

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L'esclavage en Mauritanie continue d'exister bien qu'il ait été aboli en 1981 (son décret d'application n'a pas alors été voté[1] pour des soucis entre autres de légitimité religieuse, la Mauritanie étant alors une république islamique). Entre 10 et 20 % de la population totale serait en esclavage[2]. Il concerne les descendants des Noirs asservis il y a des générations qui sont appelés aujourd'hui « Maures noirs » ou Haratines en Mauritanie et travaillent en partie encore comme esclaves pour les « Maures blancs » ou Bidhans. À côté des Haratines et des Bidhans, une autre communauté noire autochtone, composée de Peuls, Soninkés et Wolofs peuple la Mauritanie.

On ne connait pas exactement le nombre des esclaves dans ce pays, mais on estime qu'ils sont des centaines de milliers. L'expert de l'esclavage moderne Kevin Bales (en) estime que la proportion d'esclaves dans la population totale est la plus haute du monde.

Le gouvernement mauritanien nie l'existence de l'esclavage dans le pays.

Il y a des organisations en Mauritanie comme El Hor, SOS Esclaves et IRA Mauritanie qui luttent contre l'esclavage. Le , le parlement du pays a adopté une loi criminalisant l'esclavage, puni de dix ans d'emprisonnement[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Anthony G. Pazzanita, « Slavery », in Historical dictionary of Mauritania, Scarecrow Press, Lanham (Maryland) ; Toronto, Plymouth (Royaume-Uni), 2008 (3e éd.), p. 477-486 (ISBN 9780810855960) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]