Cap de Bonne-Espérance

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Cap de Bonne-Espérance
Le cap de Bonne-Espérance vu de Cape Point.
Le cap de Bonne-Espérance vu de Cape Point.
Localisation
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Province Cap-Occidental
Coordonnées 34° 21′ 26″ S 18° 29′ 51″ E / -34.357222, 18.497534° 21′ 26″ Sud 18° 29′ 51″ Est / -34.357222, 18.4975  
Océan Atlantique

Géolocalisation sur la carte : Afrique du Sud

(Voir situation sur carte : Afrique du Sud)
Cap de Bonne-Espérance

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
Cap de Bonne-Espérance

Le cap de Bonne-Espérance[1] est un promontoire rocheux sur la côte atlantique de l'Afrique du Sud, à l'extrémité de la péninsule du Cap située au sud de la ville du Cap et qui ferme à l'ouest la False Bay (traduction anglaise du terme signifiant « fausse baie » ou Valsbaai en afrikaans). Ce promontoire rocheux se termine à Cape Point, à 2 km du cap de Bonne-Espérance proprement dit. C'est une réserve naturelle parcourue de sentiers côtiers.

Le cap de Bonne-Espérance n'est pas le point le plus au sud de l'Afrique ni le point de division entre les océans Atlantique et Indien. Le point le plus méridional est situé de l'autre côté de False Bay au cap des Aiguilles (Agulhas), à une cinquantaine de kilomètres à l'est. Cependant, lorsque l'on suit la côte depuis l'équateur, le cap de Bonne-Espérance marque le point psychologiquement important où on commence à voyager plus vers l'est que vers le sud. Ainsi, contourner le cap en 1488, était un grand objectif dans les efforts des Portugais pour établir des relations commerciales directes avec l'Extrême-Orient.

Comme un des grands caps de l'océan Atlantique Sud, le cap de Bonne-Espérance eut, et a encore, une grande importance pour la navigation.

Le terme « cap de Bonne-Espérance » fut aussi utilisé pour nommer la première colonie du Cap établie en 1652 dans les environs de la péninsule de Cap. Un peu avant la formation de l'Union sud-africaine, en 1910, la région fut appelée Province du Cap[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Certains pensent que, avant que des explorateurs européens n'atteignissent le cap de Bonne-Espérance, des marchands et explorateurs chinois, arabes ou indiens peuvent aussi l'avoir visité et gardé la trace de ces visites. Les vieilles cartes mondiales comme celle de Kangnido et Fra Mauro dessinés avant 1488 le prouvent.[réf. nécessaire]

Carte de Robben Island et de la Baie de la Table datant de 1773

Al Biruni, un savant persan du XIe siècle, est le premier à préfigurer l'existence d'une route permettant de contourner l'Afrique pour rejoindre l'océan Atlantique[3].

Les Portugais s'engagent dès le début du XIVe siècle dans l'exploration de l'Afrique noire en vue de s'approvisionner directement en or. Le cap de Bonne-Espérance fut atteint pour la première fois par les Portugais en janvier 1488. Le franchissement par le Sud de l'Afrique relève sans doute davantage de préoccupations liées à ces approvisionnements en or plutôt qu'un hypothétique itinéraire vers les Indes. En tous cas les progrès dans la navigation (boussole, gouvernail d'étambot, portulan...) permettent aux Portugais de naviguer toujours plus loin[4]. Lors de son exploration par l'Ouest le long de la côte africaine, la flotte commandée par Bartolomeu Dias est emportée vers le sud. Celui-ci, pensant qu'il a dépassé le point le plus méridional du continent, continue vers l'est et ne rencontre aucune terre. Il se dirige alors vers le nord jusqu'au Rio do Infante (actuel Great Fish River), puis fait demi-tour sous la pression de son équipage, et revient en longeant les côtes. Au niveau de l'actuel False Island, Bartolomeu Dias érige un padrão dont les restes ont été retrouvés lors de fouilles en 1938. C'est donc sur le chemin du retour qu'il peut s'approcher du cap qu'il baptise d'abord « cap des Tempêtes » en raison des vents qui y sévissent. Le cap est rebaptisé par Jean II roi du Portugal en « cap de Bonne-Espérance »[5],[6] car les Portugais ont désormais « bon espoir » d'arriver bientôt aux Indes[7].

Les Portugais construisirent deux balises pour la navigation, les croix de Dias et de Da Gama en hommage à Vasco de Gama et Bartholomeu Dias comme étant les explorateurs qui furent les premiers cités pour avoir atteint le Cap. Quand elles sont alignées, les croix pointent vers le Whittle Rock, un grand danger toujours submergé pour les bateaux dans la False Bay.

Le pays autour du cap était habité par les Hottentots quand les Hollandais s'y installèrent pour la première fois en 1652. Les Hottentots y étaient arrivés environ 1500 ans auparavant[réf. nécessaire].

L'administrateur colonial Jan van Riebeeck établit un camp de ravitaillement pour la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à environ 50 km au nord à Table Bay le 6 avril 1652 et celui-ci se développa finalement en Cap Town. Des dépôts de nourriture fraîche étaient vitaux pour les longs voyages le long de l'Afrique et Cap Town fut connu comme la « Taverne des mers ».

Le 31 décembre 1687, une communauté de huguenots arriva au Cap venant des Pays-Bas. Ils s'étaient enfuis aux Pays-Bas venant de France pour fuir les persécutions religieuses comme, par exemple, l’huguenot Pierre Joubert, qui venait de La Motte-d'Aigues. La Compagnie néerlandaise des Indes orientales ayant besoin de fermiers expérimentés au Cap, le gouvernement néerlandais y vit une occasion pour les huguenots au Cap et les y envoya. La colonie grandit peu à peu durant 150 ans et atteignit des centaines de km au nord et au nord-est.

Le Royaume-Uni envahit et occupa la colonie du Cap en 1795 (la « première occupation ») mais en abandonna le contrôle en 1803. Cependant les forces britanniques revinrent le 19 janvier 1806 et occupèrent à nouveau le Cap (la « seconde occupation »). Le territoire fut cédé au Royaume-Uni par le traité anglo-hollandais de 1814 et depuis fut administré comme Colonie du Cap. Il resta une colonie britannique jusqu'à l'incorporation à l'Union Sud-Africaine indépendante en 1910 (connue maintenant comme République d'Afrique du Sud).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la péninsule du Cap

Le cap de Bonne-Espérance est situé à la jonction entre deux courants maritimes très différents, un courant froid « Benguela » à l'ouest et un courant chaud, le courant des Aiguilles, à l'est.

Ce n'est pas le point le plus austral de l'Afrique, car le point le plus au sud de ce continent est le cap des Aiguilles plus au sud-est.

La péninsule est devenue réserve naturelle en 1938 et a été incorporée dans le Cape Peninsula National Park en 1998. En 2004 le parc a été renommé en Table Mountain National Park. Il s'étend sur 7 770 hectares et possède 40 km de côtes entre Schuster's Bay à l'ouest et Smitswinkel à l'est.

Le plateau se termine par trois promontoires : cap de Bonne-Espérance, Cape Maclear et Cape Point.[réf. nécessaire]

Faune[modifier | modifier le code]

Avec ses divers habitats, allant de montagnes rocheuses à des plages et la mer ouverte, le cap de Bonne-Espérance est habité par plus de 250 espèces d’oiseaux, dont le manchot du Cap. Les oiseaux de buisson tendent à être rares à cause de la nature du fynbos. Lors de la floraison. cependant, les proteas et les ericas attirent les nectariniidae, les promerops et d’autres espèces recherchant le nectar. Durant la plus grande partie de l’année, il y a plus de petits oiseaux dans les taillis de la côte que dans le fynbos.

Autruche aux abords du Cap de Bonne Espérance

Les grands animaux sont peu présents au cap de Bonne-Espérance, mais il y a une richesse de petits animaux comme des lézards, des serpents, des tortues et des insectes. On y trouve aussi de vastes troupeaux de zèbres, d’élands et une grande variété d’antilopes. Les petits mammifères comprennent le daman des rochers, la Rhabdomys pumilio, la mangouste d’eau, la loutre à joues blanches du Cap et le daim. Des babouins – les chacmas – des autruches - habitent aussi la région.

On y observe aussi des baleines. La baleine franche australe est l’espèce la plus fréquente dans la baie de False Bay entre juin et novembre. D’autres espèces communes comprennent la baleine à bosse et le rorqual de Bryde. On y voit aussi des otaries, des phoques et des dauphins obscurs, ainsi que très probablement des orques.

La position stratégique du cap de Bonne-Espérance entre les deux plus grands océans fournit une grande diversité de vie marine. Il y a une grande différence entre le côté ouest et le côté est du cap à cause de la différence de température de la mer.

Flore[modifier | modifier le code]

Le cap de Bonne-Espérance est une partie intégrale du Royaume floral du Cap, le plus petit mais le plus riche des six royaumes floraux du monde. Il comprend un catalogue de 1 100 espèces de plantes indigènes dont un bon nombre est endémique. Il y a deux types de Fynbos (buissons fins), le fynbos côtier sur les sables alcalins et le fynbos sur les sols acides.

Les plantes caractéristiques des fynbos comprennent des proteas, des ericas et des restios. Certaines des plantes les plus connues appartiennent à la famille des proteacées avec 24 espèces.

Beaucoup de fleurs cultivées ont aussi leur origine dans le fynbos comme : les géraniums, les freesias, les marguerites et les iris.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En anglais « Cape of Good Hope », en afrikaans Kaap die Goeie Hoop, en hollandais Kaap de Goede Hoop, en portugais Cabo da Boa Esperança.
  2. Historic Cape of Good Hope Land Grants and related histories
  3. [1]
  4. "La naissance du capitalisme au Moyen-âge", Jacques Heers, perrin, 2012
  5. « 3 février 1488 - Bartolomeu Dias contourne l'Afrique » - article sur herodote.net
  6. Biographie de Bartolomeu Dias sur publius-historicus.com
  7. Michel Chandeigne (dir), Lisbonne hors les murs. 1415-1580. L'invention du monde par les navigateurs portugais, Autrement, 1992, p. 24.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]