Lisa Gherardini

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Lisa Gherardini

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Détail de La Joconde (1503–1506) par Léonard de Vinci, Musée du Louvre

Naissance 15 juin 1479
Florence, Toscane
Décès 15 juillet 1542 ou vers 1551 (à 63 ou 72 ans)
Florence, Toscane
Nationalité Florentin (Italien)
Distinctions
Modèle de La Joconde

Lisa Gherardonin (15 juin 1479, Florence - 15 juillet 1542 ou vers 1551), aussi connue sous le nom de Mona Lisa, Lisa di Antonio Maria (Antonmaria) Gherardini et de Lisa del Giocondo en anglais, est une membre de la famille Gherardini de Florence en Italie. Elle serait le modèle de La Joconde, portrait commandé par son mari et peint par Léonard de Vinci.

Peu de choses sont connues sur la vie de Lisa. Née à Florence, mariée très jeune à un commerçant bien plus âgé qu'elle et qui devint plus tard un fonctionnaire local, elle est mère de six enfants et a dû mener une vie confortable et ordinaire d'une personne de classe moyenne.

Des siècles après sa mort, son portrait est devenu la peinture la plus célèbre[1]. Les recherches et les travaux des spécialistes ont fait de ce tableau une icône de l'art mondialement reconnue et une référence courante dans la culture populaire.

L'identité du modèle a été discutée mais, au cours du XXIe siècle, Lisa Gherardini a été définitivement identifiée comme étant le modèle de La Joconde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Au moment du Quattrocento, Florence, riche et prospère, fait partie des plus grandes villes d'Europe. Parmi les habitants il y a de grandes disparités de richesse[2]. La famille de Lisa d'origine aristocratique a perdu au fil du temps son influence[3]. Vivant de leurs revenus agricoles, ils sont à l'aise financièrement sans être riches.

Antonmaria di Noldo Gherardini, le père de Lisa, a perdu deux épouses, Lisa Giovanni di Filippo de Carducci, qu'il a épousée en 1465, et Caterina Rucellai, qu'il a épousé en 1473. Les deux sont mortes en couches[4]. La mère de Lisa est Lucrezia del Caccia, fille de Piera Spinelli et troisième épouse de Gherardini en 1476[4]. Gherardini est un temps le propriétaire ou le locataire de six fermes du Chianti, lesquelles produisent du blé, du vin et de l'huile d'olive et où paît du bétail[5].

Naissance et adolescence[modifier | modifier le code]

Lisa est née à Florence le 15 juin 1479 sur la Via Maggio[6], bien que pendant de nombreuses années, on pensait qu'elle était née dans une des propriétés rurales de la famille, la Villa Vignamaggio juste en dehors de Greve in Chianti[7]. Elle porte le nom de Lisa, nom d'une des femmes de son grand-père paternel[8]. Aînée de sept enfants, Lisa a trois sœurs, dont l'une est nommée Ginevra, et trois frères, Giovangualberto, Francesco, et Noldo[9].

Lieux de vie[modifier | modifier le code]

La famille vit à Florence, à l'origine près de la basilique de Santa Trinita et plus tard dans l'espace loué à proximité de la basilique de Santo Spirito, car il semble qu'ils n'étaient pas en mesure de faire des réparations sur leur ancienne maison quand elle est devenue vetuste. La famille de Lisa déménage vers ce qui s'appelle aujourd'hui la Via dei Pepi, puis près de la Basilique Santa Croce, où ils vivent près de Ser Piero da Vinci, le père de Léonard de Vinci[10]. Ils sont également propriétaire d'une petite maison de campagne à San Donato dans le village de Poggio à 32 kilomètres au sud de la ville[11]. Noldo, le père et le grand-père de Lisa, ont hérité d'une ferme dans le Chianti près de l'hôpital Santa Maria Nuova. Gherardini obtient un bail pour une autre ferme, et la famille passe ses étés dans une maison nommée Ca' di Pesa[12] afin de superviser la récolte de blé.

Mariage[modifier | modifier le code]

Le 5 mars 1495, Lisa se marie avec Francesco di Bartolomeo di Zanobi del Giocondo, un marchand d'étoffes florentin[13], devenant sa seconde épouse à l'âge de 15 ans. La dot de Lisa est de 170 florins et la ferme de San Silvestro près de chez sa famille. Cela montre que la famille Gherardini n'était pas riche à ce moment-là et on peut penser qu'elle et son mari s'aimaient[14]. La propriété se situe entre Castellina et San Donato in Poggio, près de deux fermes qui appartiendront plus tard à Michel-Ange[10]. Ni pauvre, ni riche à Florence, le couple fait partie de la classe moyenne. Lisa obtient grâce à son mariage un meilleur statut social car la famille de son mari était plus riche que la sienne[14]. De son côté Francesco, semble bénéficier de l'aura du nom de Gherardini considéré comme un « ancien nom »[15]. Ils vivent dans un logement partagé jusqu'au 5 mars 1503, date à laquelle Francesco peut acheter une vieille maison voisine de sa famille dans la Via della Stufa. Léonard de Vinci, semble commencer à peindre le portrait de Lisa la même année[13],[16].

Centre-ville de Florence. Francesco et Lisa vivent sur la Via della Stufa (rouge), à environ 1 km au nord de l'Arno. Les parents de Lisa vivent près du fleuve, au début au nord puis au sud (violet).

Enfants[modifier | modifier le code]

Lisa et Francesco ont cinq enfants : Piero, Camilla, Andrea, Giocondo et Marietta[17]. Quatre d'entre eux meurent entre 1496 et 1507[17]. Lisa élève également Bartolomeo, le fils de Francesco et de sa première épouse, Camilla di Mariotto Rucellai, qui est morte lorsque son fils avait un an. La belle-mère de Lisa, Caterina di Mariotto Rucellai, et la première femme de Francesco sont sœurs[réf. nécessaire] et toutes deux membres éminents de la famille Rucellai.

Camilla et Marietta deviennent des religieuses catholiques. Camilla prend le nom de Sœur Béatrice et entre dans le couvent de San Domenico di Cafaggio, où elle est confiée aux soins de la sœur d'Antonmaria, Sœur Albiera et des sœurs de Lisa, Sœur Camilla — qui n'était pas chaste et a été acquitté dans une affaire de visite de quatre hommes au couvent — et Sœur Alessandra[18]. Béatrice meurt à l'âge de 18 ans[18] et est enterrée dans la Basilique Santa Maria Novella[19]. Lisa développe une relation avec Sant'Orsola, un couvent très estimé à Florence, où elle peut placer Marietta en 1521. Marietta prend le nom de Sœur Ludovica et devient un membre respecté du couvent en occupant certaines responsabilités[20].

Francesco devient un fonctionnaire de Florence. Il est élu à la Dodici Buonomini en 1499 et à la Seigneurie en 1512, où il est confirmé comme Priori en 1524. Il est possible qu'il a des liens politiques ou économiques avec la maison de Médicis. En 1512, lorsque le gouvernement de Florence craint le retour d'exil des Médicis, Francesco est emprisonné et condamné à une amende de 1 000 florins. Il est libéré en septembre au retour des Médicis[21],[19].

Veuvage[modifier | modifier le code]

Selon une source, Francesco est mort lors de la peste de 1538. Lisa est tombée malade et est prise en charge par sa fille Ludovica au couvent de Sant'Orsola, où elle est morte quatre ans plus tard, à l'âge de 63 ans[22],[23]. Selon une autre, Francesco a vécu jusqu'à 80 ans. Il est mort en 1539, et Lisa aurait pu vivre jusqu'en 1551, c'est-à-dire jusqu'à 71 ou 72 ans[11].

En juin 1537, de nombreuses dispositions sont données dans son testament. Francesco retourne la dot de Lisa, lui donne ses vêtements et les bijoux et aide à son avenir. Il confie sa femme aux soins de leur fille Ludovica, et si possible, de Bartolomeo. À ce propos, Francesco écrit, « compte tenu de l'affection et l'amour du testateur à Mona Lisa, son épouse bien-aimée, en considération du fait que Lisa a toujours agi avec un esprit noble et comme une épouse fidèle ; souhaite qu'elle dispose de tout ce dont elle a besoin... »[24].

Mécène et amateur d'art[modifier | modifier le code]

À l'instar d'autres Florentins de niveau social équivalent, la famille de Francesco est amatrice d'art et mécène. Son fils Bartolommeo a demandé à Antonio di Domenico Mazzieri de peindre une fresque dans le caveau familial de la basilique de la Santissima Annunziata . Andrea del Sarto peint une madone pour un autre membre de sa famille[19]. Francesco a passé commande à Léonard d'un portrait de sa femme et à Domenico Puligo d'une peinture de Saint François d'Assise.

La Joconde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Joconde.

Francesco semble avoir commandé le portrait de Lisa pour célébrer deux faits ou bien l'un d'entre-eux. En effet, cette commande arrive au moment où naît son second fils Andrea, en décembre 1502, après le deuil d'une de leur première fille en 1499[16],[13]. Le deuxième fait est l'achat d'une maison familiale en 1503[16],[13].

Description succincte[modifier | modifier le code]

La Joconde, peinte au début du XVIe siècle, a tous les attributs de l'époque pour un portrait de femme vertueuse, ce qui était courant en période de deuil[13]. Lisa est dépeinte comme une épouse fidèle car sa main droite repose sur sa gauche qui retient une couverture. Léonard présente Lisa comme une femme à la mode et aisée, peut-être plus aisée qu'elle n'était vraiment. Aucun indice ne représente un rang aristocratique[13]. Ses vêtements sombres et son voile noir sont dus à l'obscurcissement des vernis successifs. Le portrait est très grand, sa taille est égale à celle des commandes des riches mécènes d'art, mais la composition, montrant le modèle aussi largement encadré, est atypique pour l'époque[13]. Cette extravagance a été expliquée comme un signe d'aspiration sociale de Francesco et Lisa[25].

Giorgio Vasari rapporta que les sourcils de Mona Lisa avaient été peints. Une analyse spectroscopique à haute résolution a permis de confirmer l'hypothèse de Daniel Arasse qui, dans son livre Leonardo da Vinci (1997), discutait de la possibilité que Léonard ait pu avoir peint le visage avec des sourcils, mais qu'ils ont ensuite été enlevés, notamment parce qu'ils n'étaient pas en vogue au milieu du XVIe siècle. Effectivement, La Joconde aurait eu des sourcils et des cils qui ont par la suite été enlevés[26].

Création[modifier | modifier le code]

Esquisse de La Joconde attribuée à Léonard de Vinci.

Léonard n'a aucun revenu au cours du printemps 1503, ce qui peut en partie expliquer son intérêt pour un portrait privé[27],[21]. Mais plus tard, il doit retarder ses travaux sur La Joconde quand il reçoit le paiement pour le démarrage de La Bataille d'Anghiari, qui est une commande d'une valeur plus élevée et qu'il doit par contrat achever en février 1505[28]. En 1506, Léonard achève le portrait[29]. Il n'est pas rémunéré pour son travail et ne le livre pas à son client[30],[13]. L'artiste l'emporte avec lui tout au long de sa vie, et il a peut-être pu la terminer de nombreuses années plus tard en France[15], éventuellement en 1516[31].

Titre[modifier | modifier le code]

Le titre du tableau remonte à 1550. Giorgio Vasari, connaissant une partie de la famille de Francesco[11] écrit: « Léonard a entrepris de peindre, pour Francesco del Giocondo, le portrait de Mona Lisa, sa femme »[29] (Prese Lionardo a fare per Francesco del Giocondo il ritratto di mona Lisa sua moglie)[32]. Le titre du portrait en italien (La Gioconda) et en français (La Joconde) sont des références au nom de mariée de Lisa ainsi que son surnom féminisé sur celui de son mari[13],[15].

Identité[modifier | modifier le code]

Note d'Agostino Vespucci en marge d'un livre de l'université de Heidelberg, identifiant le modèle comme étant Lisa Gherardini.

En 2005, un expert de la Bibliothèque de l'Université de Heidelberg a découvert une note en marge d'un livre sur Cicéron, dans la collection de la bibliothèque, qui a établi avec certitude la vision traditionnelle que la personne représentée était Lisa[33]. Sur l'annotation, datée de 1503, un officier de la chancellerie florentine, Agostino Vespucci, comparait Da Vinci au grand peintre classique Apelle et ajoutait qu'il peignait en ce moment le portrait de Lisa del Giocondo, permettant de relier avec exactitude, la date et l'œuvre d'art.

Renommée[modifier | modifier le code]

Les différentes hypothèses attribuèrent le nom de Lisa à au moins quatre peintures différentes[34] et son identité à au moins dix personnes différentes[35]. À la fin du XXe siècle, la peinture est devenue une icône mondiale qui a été utilisée dans plus de 300 autres peintures et 2000 publicités, apparaissant à une moyenne d'une nouvelle annonce chaque semaine[36].

La peinture entre dans la collection royale de François Ier en 1518[13], malgré le fait que Salai, élève et héritier de Léonard, ait rapporté la peinture en Italie[13]. Aujourd'hui, environ 6 millions de personnes visitent la peinture chaque année au musée du Louvre à Paris, où elle fait partie de la collection nationale française[37]

  • (en) Giuseppe Pallanti, Mona Lisa Revealed : The True Identity of Leonardo's Model, Skira, Florence, 2006. (ISBN 8-8762465-9-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les visages de la Joconde, Vincent Pomarède, Conservateur au département des Peintures du musée du Louvre.
  2. Pallanti 2006, pp. 17, 23, 24
  3. Pallanti 2006, p. 58
  4. a et b Pallanti 2006, p. 37
  5. Pallanti 2006, pp. 41-44
  6. Pallanti 2006, p.37
  7. « History of Vignamaggio » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Villa Vignamaggio. Consulté le 5 août 2008
  8. Pallanti 2006, p. 40
  9. Pallanti 2006, p. 44
  10. a et b Pallanti 2006, pp. 45-46
  11. a, b et c Zöllner 1993, p. 4
  12. Pallanti 2006, pp.41-44
  13. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Portrait de Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo, Cécile Scailliérez, musée du Louvre.
  14. a et b Zöllner 1993, p. 5
  15. a, b et c (en) Kemp, Martin, Leonardo Da Vinci: The Marvellous Works of Nature And Man, New York, Oxford University Press via Google Books limited preview,‎ 2006 (ISBN 978-0-19-280725-0, LCCN 2005034752, lire en ligne), p. 261–262
  16. a, b et c Zöllner 1993, p. 9
  17. a et b (en) Johnston, Bruce, « Riddle of Mona Lisa is finally solved: she was the mother of five », Telegraph.co.uk, Telegraph Media Group,‎ 1er janvier 2004 (lire en ligne)
  18. a et b Pallanti 2006, pp. 61-62
  19. a, b et c Müntz 1898, p. 154
  20. Pallanti 2006, p. 63
  21. a et b (en) Masters, Roger D., Fortune is a River: Leonardo da Vinci and Niccolò Machiavelli's Magnificant Dream of Changing the Course of Florentine History (online notes for Chapter 6), New York, Free Press via Dartmouth College (dartmouth.edu),‎ 1998 (ISBN 978-0-684-84452-7, LCCN 97048447, lire en ligne)
  22. (en) Lorenzi, Rossella, « Mona Lisa Grave Found, Claims Scholar », Discovery Channel News,‎ 19 janvier 2007 (lire en ligne)
  23. (en) Lorenzi, Rossella, « Mona Lisa's Identity Revealed? », Discovery Channel News, Discovery Communications,‎ 2 mai 2007 (lire en ligne)
  24. Pallanti 2006, p. 105
  25. Zöllner 1993, p. 12
  26. (en) Mona Lisa 'had brows and lashes', BBC News.
  27. Zöllner 1993, p. 7
  28. Müntz 1898, p. 136
  29. a et b (en) Clark, Kenneth, quoting a translation of Vasari, « Mona Lisa », The Burlington Magazine, The Burlington Magazine Publications via JSTOR, vol. 115, no 840,‎ mars 1973, p. 144 (ISSN 00076287, lire en ligne)
  30. Zöllner 1993, p. 6
  31. « Mona Lisa 1503-16 », University of the Arts, London (consulté le 24 octobre 2007)
  32. Vasari, Giorgio, Le vite de' più eccellenti pittori, scultori ed architettori, vol. IV, Firenze, G.C. Sansoni,‎ 1879 (1re éd. 1550, rev. ed. 1568) (lire en ligne), p. 39
  33. « Mona Lisa – Heidelberger Fund klärt Identität (English: Mona Lisa – Heidelberger find clarifies identity) », University Library Heidelberg (consulté le 15 janvier 2008)
  34. (en) Stites, Raymond S., « Mona Lisa--Monna Bella », Parnassus, College Art Association via JSTOR, vol. 8, no 1,‎ janvier 1936, p. 7-10+22-23 (DOI 10.2307/771197, lire en ligne) et (en) The Two "Mona Lisas", The Century: A Popular Quarterly by Making of America Project via Google Books scan from University of Michigan copy,‎ 1914 (lire en ligne), p. 525 et (en) Wilson, Colin, The Mammoth Encyclopedia of the Unsolved, New York, Carroll & Graf via Google Books limited preview,‎ 2000, 1e éd. (ISBN 978-0-7867-0793-5, OCLC 45502497, LCCN 2001271320, lire en ligne), p. 364–366
  35. (en) Debelle, Penelope, « Behind that secret smile », The Age, The Age Company,‎ 25 juin 2004 (lire en ligne) et (en) Johnston, Bruce, « Riddle of Mona Lisa is finally solved: she was the mother of five », Telegraph.co.uk, Telegraph Media Group,‎ 8 janvier 2004 (lire en ligne) et (en) Nicholl, Charles (review of Mona Lisa: The History of the World's Most Famous Painting by Donald Sassoon), « The myth of the Mona Lisa », Guardian Unlimited, London Review of Books via Guardian News and Media,‎ 28 mars 2002 (lire en ligne) et (en) Chaundy, Bob, « Faces of the Week », BBC News, BBC,‎ 29 septembre 2006 (lire en ligne)
  36. Sassoon 2001, Abstract and p. 16
  37. (en) Chaundy, Bob, « Faces of the Week », BBC News, BBC,‎ 29 septembre 2006 (lire en ligne) et (en) Canetti, Claudine, « The world's most famous painting has the Louvre all aflutter », Actualité en France via French Ministry of Foreign and European Affairs (diplomatie.gouv.fr),‎ undated (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]