Ivan Graziani

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Ivan Graziani

Naissance 6 octobre 1945
Teramo
Décès 1er janvier 1997 (à 51 ans)
Novafeltria
Activité principale Chanteur (auteur-compositeur-interprète)
Genre musical Rock, blues
Instruments Voix, guitare
Site officiel ivangraziani.it

Ivan Graziani (né le 6 octobre 1945 à Teramo et mort le 1er janvier 1997 (à 51 ans) à Novafeltria) est un chanteur et auteur-compositeur-interprète italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses débuts et les Anonima Sound[modifier | modifier le code]

Grand passionné de musique et de dessin, il commence à jouer de la guitare à l'adolescence dans quelques groupes musicaux de la région des Abbruzzes en Italie, parmi lesquels Nino Dale and His Modernists (auquel il dédiera une chanson des années plus tard), groupe mené par Nino Dale (pseudonyme de Francesco D'Alessandro). À la fin des années 1960 il obtient un diplôme d'arts graphiques à Ascoli Piceno et par la suite il fréquente l'Académie des Beaux Arts de Urbino, dans la section peinture. En 1966 il fonde le groupe Anonima Sound, avec lequel il participe en 1966 au Festival de Bellaria et au Cantagiro en 1968 avec la chanson Parla tu; le groupe participe également l'année suivante à ce festival avec la chanson Josephine.

Ses premiers disques en solo et son activité de musicien de studio[modifier | modifier le code]

Ivan Graziani quitte les Anonima Sound fin 1970 car il part faire son service militaire, au terme duquel, en 1972, il entreprend une carrière solo, sortant quelques 45 tours.

Son premier album solo, La città che io vorrei (La ville que je voudrais), date de 1973 (et réédité en 1980 sous le titre Ivan Graziani special), est un album immature mais qui est pourvu de bons textes et de bonnes idées qui font présager de son style sans pareil, auquel fera suite Desperation, publié l'année suivante avec des textes en anglais, et l'album instrumental Tato Tomaso's Guitars (produit par Pippo De Rosa et publié par Dig-It (it), MS 0006), en hommage à sa femme Anna à l'occasion de la naissance de son fils Tommaso, qui fut distribué à très peu d'exemplaires.

À la même période il collabore comme musicien de studio et auteur avec de divers artistes, parmi lesquels Herbert Pagani (dans l'album Megalopolis de 1973), la Premiata Forneria Marconi (avec laquelle il collabore au titre From Under, dans l'album de 1975 Chocolate Kings (en)), Marva Jan Marrow (it) (pour qui il joue de la guitare dans l'album Our Dear Angel, version anglaise de la chanson Il nostro caro angelo de Lucio Battisti), Gian Pieretti (it) (pour l'album Cianfrusaglie en 1975), Lucio Battisti (pour lequel il joue de divers instruments dans l'album Lucio Battisti, la batteria, il contrabbasso, eccetera (en)), Bruno Lauzi (it), Francesco De Gregori (dans Bufalo Bill (it)) et Antonello Venditti (dans l'album Ullalla (it)).

Le succès[modifier | modifier le code]

Après avoir signé un contrat avec la Numero Uno (it) (label avec lequel il avait déjà travaillé avec les Anonima Sound), en 1976 il enregistre, au studio Il Mulino de Milan, l'album Ballata per quattro stagioni, dans lequel il reprend la chanson Il campo della fiera, une chanson de La città che io vorrei. Il se distingue par de très bons textes et il est très apprécié de la critique, il ne reçoit pourtant pas un succès populaire adéquat.

À travers ses études sur le folklore méditerranéen et américain, il en est arrivé à soutenir qu'il y a des éléments de la tradition des Abbruzzes dans le rock'n'roll[1].

Suit en 1977 I Lupi qui contient un single Lugano addio avec lequel il se fait finalement connaître du grand public.

En 1978 sort Pigro, album musicalement plus mature, qui contient huit histoires de vies brisées par la paresse intellectuelle et par l'indolence[1], dans lequel il y a des sympathiques et gratifiantes ballades comme Pigro, Monna Lisa, Paolina, Gabriele D'Annunzio.

En 1979 c'est le tour de Agnese dolce Agnese contenant le morceau Agnese, qui reprend le thème du Rondò de la Sonatina in Sol maggiore op. 36 n. 5 de Muzio Clementi et obtiens un grand succès ainsi que Taglia la testa al gallo, Fuoco sulla collina, Dr Jekyll & Mr. Hyde et Canzone per Susy.

En 1980 un autre grand succès avec l'album Viaggi e intemperie; la chanson Firenze (canzone triste) est peut être celle qui est la plus connue. Se distinguent également Isabella sul treno, Dada, Radio Londra, Angelina et Tutto questo cosa c'entra con il Rock & Roll.

Toujours en 1980 il enregistre un Q disc avec Ron et Goran Kuzminac, intitulé Q-Concert, avec un nouveau titre, Canzone senza inganni, spécialement écrit par les trois; de cette collaboration naît une tournée.

L'année suivante Graziani publie une nouvelle œuvre Seni e coseni, où sont bien représentés les deux aspects de la personnalité de l'auteur compositeur des Abbruzzes; des chansons dédiées comme Signorina, Cleo et Pasqua, laissent la place, sur la face B du disque, au rock mordant de Tigre, Digos Boogie, Oh mamma mia.

Après un direct datant de 1982 Parla tu (dans lequel il enregistre de nouveau la chanson homonyme du répertoire d'Anonima Sound), en 1983 est publié l'album Ivan Graziani , qui rencontre un fort succès: les chansons Il chitarrista, Signora bionda dei ciliegi et Navi obtiennent de discrètes écoutes à la radio.

En 1984 sort Nove qui, malgré de bons arrangements, manque de personnalité et ne sera pas très apprécié par le public. Les deux titres qui se distinguent le plus sont Limiti (Affari d'amore) et Minù Minù

En 1985 il participe pour la première fois au Festival di Sanremo avec le morceau Franca ti amo qui n'a pas rencontré de succès. En 1986, juste après la publication de Piknic, album anonyme et peu considéré, Graziani quitte la maison de disques Numero Uno.

Ses dernières années[modifier | modifier le code]

Ivan Graziani semble désormais avoir perdu la veine créative qui l'avait si heureusement inspiré précédemment. Il faudra attendre 1989 pour réentendre des morceaux de bonne qualité. Ivangarage, publiée cette année-là, c'est un album « dur » avec des arrangements simples et efficaces, une sorte de retour à ses origines musicales. Graziani raconte encore les histoires habituelles de province tant chères à son style et exprime au mieux sa propre charge artistique et ses dons de guitariste. Les chansons qui sont le plus remarquables sont Prudenza mai, Noi non moriremo mai, Un uomo et Radici nel vento.

En 1991 sort Cicli e tricicli, qui rencontre un certain succès auprès du public, et qui contient une de ses meilleures chansons : Kryptonite, et un autre succès : Emily.

Il retourne à Sanremo en 1994 avec la chanson Maledette malelingue qui est également un succès. L'album qui suivra : Malelingue sera de très bonne qualité, et l'artiste confirme alors d'avoir retrouvé du mordant et de la créativité.

Le premier janvier 1997, à l'âge de 51 ans, Ivan Graziani meurt dans sa maison de Novafeltria, où il avait demandé à rentrer pour les fêtes de Noël, d'une tumeur au colon dont il souffrait depuis mars 1995.

En 1999 sort la compilation commémorative Per sempre Ivan, qui contient des morceaux inédits et des chansons de Graziani interprétés par les artistes Renato Zero, Antonello Venditti, Biagio Antonacci, Umberto Tozzi e Alex Baroni.

La compilation Firenze-Lugano no stop publié en 2004 contient en plus des morceaux les plus connus de l'auteur - interprète, des inédits Giuliana et Il lupo e il bracconiere. Un autre titre inédit, Non credere, sort la même année en CD simple.

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Q disc (4 titres)[modifier | modifier le code]

Best of[modifier | modifier le code]

Albums Live[modifier | modifier le code]

  • 1982: Parla tu (Numero Uno, ZPLN 34166; live)
  • 1995: Fragili fiori ... livan (Compagnia Generale del Disco :CGD, 0630 11000-2; live)

Singles[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Retroterra, Il rock & roll nasce in abruzzo, di Renzo Stefanel » (consulté le 15-03-2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]