Haute Renaissance

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Cet article concerne la Haute Renaissance du Cinquecento, présenté du point de vue de l'Histoire de l'art ; cette période artistique se situe dans la continuité de la Première Renaissance.

Un apogée de la Renaissance italienne[modifier | modifier le code]

La Haute Renaissance fait référence à l’art de la Rome papale, de Florence et de la république de Venise de 1500 à 1530. Avec la peinture de la Haute Renaissance, l’art occidental atteint son apogée, et apporte des œuvres d'art d'une portée universelle.

Caractéristique :

Par rapport à la période précédente dite « Première Renaissance », les œuvres produites par les maîtres montrent une maturité empreinte de noblesse. Aux expérimentations sur la perspective linéaire a succédé le temps de graver, dans le marbre le plus pur, l'affirmation de l'Humanisme retrouvé.

Évènements politiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théocratie à Florence.

Cette période est marquée par des événements politiques qui influenceront beaucoup les arts : à titre d'exemple, la chute des Médicis et l’arrivée au pouvoir du moine dominicain Savonarole (mort en 1498), connu pour ses sermons apocalyptiques et son antagonisme pour la Rome des Borgia. Les sermons fanatiques de Savonarole auraient influencé les peintures de Botticelli, qui deviendront beaucoup plus dures.

Après le passage de Savonarole, Florence redevient une république, au sens des cités-État : la distinction actuelle la rattache plutôt à une ploutocratie, avec l'influence des fameux Cinq cents nobles et grands les plus importants dans la cité. Les Médicis mettront trente ans à reprendre grâce aux yeux des Florentins. C'est à cette époque que Machiavel écrit, pour instruire l'un des princes Médicis, son œuvre majeure le Prince, donnant son analyse des évènements politiques significatifs qui secouèrent l'Italie durant le précédent siècle.

Histoire de l'Art[modifier | modifier le code]

Giorgio Vasari publie son ouvrage fondateur Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes.

Art pictural des Grottes[modifier | modifier le code]

La mise en place des Jardin de Boboli derrière le Palais Pitti de la famille Médicis illustre de manière symptomatique « l'art grotesque », ou grotto art.

Expansion de la Renaissance hors d'Italie[modifier | modifier le code]

Diffusion en France[modifier | modifier le code]

Partis pour conquérir l'Italie, les souverains français reviennent éblouis par la beauté contenue dans les Arts de Florence :

  • Le roi de France François Ier marie son fils à Catherine de Médicis, mariage royal symbolique de deux nations.
  • Cette union se traduit par l'architecture du Vieux Lyon, inspirée des palais florentins, et la mise en place du Jardin du Luxembourg sur le modèle des Jardins de Boboli.
  • Un ambassadeur ligérien nommé en Italie revient lui aussi acculturé et transforme sa propriété, la Bâtie d'Urfé, en une villa de la Renaissance sur le modèle toscan.
  • Enfin, le même François Ier accueille le maestro Léonard de Vinci à Bois-le-Duc, après son départ de Toscane.

Évolution[modifier | modifier le code]

Les maîtres de la Haute Renaissance ont atteint un aboutissement dans leurs techniques et un accomplissement universel. Leurs successeurs auront bien de la peine à poursuivre l'innovation et le renouveau artistique : les fonds sombres du maniérisme et du ténébrisme, qui se multiplient à la fin du XVIe siècle annoncent certains aspects de l'art baroque, qui allait se diffuser dans toute l'Europe occidentale.

« Dès lors, les courants artistiques ne sont plus le seul fait de ce qui se déroule en Italie ; c'est la raison pour laquelle le Seicento ne fait pas l'objet d'une description historique propre. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]