Château de Chambord

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Château de Chambord
Image illustrative de l'article Château de Chambord
Vue aérienne du château depuis le plein Est.
Période ou style Renaissance
Type Château Renaissance
Architecte Jules Hardouin-Mansart, Jacques Sourdeau, Michel Ranjard
Début construction 1519
Propriétaire initial Royaume de France
Destination initiale résidence de chasse
Propriétaire actuel République française
Destination actuelle établissement public industriel et commercial
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
 Patrimoine mondial (1981)
Natura 2000
Site web www.chambord.org
Coordonnées 47° 36′ 59″ N 1° 31′ 01″ E / 47.616342, 1.51696247° 36′ 59″ Nord 1° 31′ 01″ Est / 47.616342, 1.516962  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Orléanais
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Commune Chambord

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Château de Chambord

Le château de Chambord est un château français situé dans la commune de Chambord, le département de Loir-et-Cher en région Centre.

Construit au cœur du plus grand parc forestier clos d’Europe (environ 50 km2 ceint par un mur de 32 km de long), il s'agit du plus vaste des châteaux de la Loire. Il bénéficie d'un jardin d'agrément et d'un parc de chasse classés Monuments historiques[B 1].

Le site a d'abord accueilli une motte féodale[B 2], ainsi que l'ancien château des comtes de Blois. L'origine du château actuel remonte au XVIe siècle et au règne du roi de France François Ier qui supervise son édification à partir de 1519[B 3].

Le château et son domaine se sont vu octroyer plusieurs distinctions : inscription au patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) en 1981[2] ; classement depuis 2000 dans la zone de classement de la région naturelle du Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire[3] ainsi que dans le réseau Natura 2000 en 2006. Il est également classé sur la première liste française de Monuments historiques en 1840[B 4], est reconnu Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) depuis 2005[D 1] et constitue l'une des composantes du réseau des résidences royales européennes[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Chambord - du celte cambo-ritos - signifie « passage sur la courbe », c'est un gué à la courbe d'une rivière[A 1]. Ce gué crée un marécage sur lequel se construit un pont mentionné dès 1307 dans le testament du Comte de Blois, Hugues II de Blois-Châtillon[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le château est situé dans la région naturelle de la Sologne, sur une courbe du Cosson[C 1], petit affluent du Beuvron[C 2], lui-même affluent de la Loire[C 3], à environ 6 km de la rive gauche de la Loire.

Il est positionné à 14 km à l'est de Blois, à 47 km au sud-ouest d'Orléans et 164 km au sud de Paris, sur le territoire de la commune française de Chambord[6], dans l'arrondissement de Blois, le département de Loir-et-Cher et la région Centre.

Les lignes d'autocars 2 et 18 du réseau de transports en commun des Transports du Loir-et-Cher (TLC) desservent le domaine de Chambord depuis la gare ferroviaire de Blois[7].

La route départementale 33 traverse le domaine. La sortie 16 de l'autoroute A10 est située à 14 km au nord du château.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le blason des comtes de Blois

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Chambord accueille un château dès la fin du Haut Moyen Âge au Xe siècle[G 1]. Il s'agit alors d'un château fortifié destiné aux Comtes de Blois[H 1]. Thibault VI et sa veuve y signent des chartes à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle[8].

Comme l'ensemble des possessions des Comtes de Blois, le château de Chambord passa de la maison de Châtillon, à celle des ducs d'Orléans en 1397, avant d'être rattaché à la couronne de France lorsque Louis d'Orléans devint Louis XII de France en 1498[9].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Portrait de François Ier, réalisé par Jean Clouet vers 1525

XVIe siècle, début des travaux. Le vœux de François Ier[modifier | modifier le code]

En 1516, François Ier, roi de France depuis 1515, auréolé de sa victoire à Marignan, décide la construction d'un palais à sa gloire, à l'orée de la forêt giboyeuse de Chambord. Le désir du roi est de réaliser une ville nouvelle à Romorantin, et à Chambord un grand édifice dans le style néoplatonicien. Le projet se nourrit de l'humanisme d'Alberti, qui a défini les principes de l'Architecture Renaissance, dans son traité De re aedificatoria, inspiré de l'architecte romain Vitruve. Il repose sur la géométrie, les rapports mathématiques et la régularité[10],[11].

En 1519, s'ouvre sur le site de Chambord le chantier d'une immense création architecturale, qui doit également servir de résidence de chasse en annexe du château de Blois. Cette nouvelle « merveille du monde » est destinée à immortaliser son constructeur, François Ier, le « prince architecte »[A 2]. Bien qu'on ne conserve aucune archive sur la genèse du plan de Chambord, il est probable que Léonard de Vinci, installé Amboise à la fin de l'année 1516, y fut associé, ainsi que l'architecte Domenico Bernabei da Cortona.

Les travaux débutent par la destruction de plusieurs bâtiments, dont l'ancien château des comtes de Blois et l'église du village[H 1], et par la réalisation des fondations du donjon carré flanqué de quatre tours ; unique bâtiment prévu à l'origine. Interrompu entre 1525 et 1526[G 2], période des catastrophes que sont la défaite de Pavie et l'incarcération du roi à Madrid, le chantier reprend à partir de 1526. Le roi modifie son projet par l'adjonction de deux ailes latérales au donjon primitif, dont l'une doit accueillir son logis. 1 800 ouvriers[réf. nécessaire] travaillent à la construction du château dont le plan a été simplifié: l'escalier central passant de 4 volées à 2, et les rues centrales initialement ouvertes, refermées (comme l'architecte Félibien et l'historien Bernier vont le recueillir, lors de leur enquête en 1680 dans le Blésois, et comme le confirment les analyses archéologiques en cours). Plusieurs maître-maçons se succèdent ou travaillent simultanément, on peut citer Jacques Sourdeau, Pierre Nepveu et Denis Sourdeau[H 2].

Le donjon est achevé lorsque l'empereur du Saint-Empire romain germanique, Charles Quint, grand rival du roi de France, est accueilli à Chambord par François Ier, dans la nuit du 18 au 19 décembre 1539, alors qu'il quitte l'Espagne pour Gand sa ville natale, qu'il veut châtier d'avoir refusé sa contribution aux frais de guerre. Le cortège est reçu par des ballets et des jonchées de fleurs dans un somptueux décor de tapisseries[A 3],[G 2].

L'aile royale à la pointe Nord de l'enceinte du château est achevée en 1544. Une galerie extérieure portée sur des arcades et un escaliers à vis sont ajoutés vers 1545[G 2], tandis que se poursuivent les travaux de l'aile symétrique (aile de la chapelle), et d'une enceinte basse fermant au sud la cour, à la manière d'une forteresse médiévale, comme au château de Vincennes.

François Ier meurt en 1547. Le roi a finalement passé très peu de temps (72 nuits au total) à Chambord. Il a pris l'habitude de disparaitre en forêt pour y chasser en compagnie d'un petit groupe d'intimes - composé de beaucoup de dames - que les contemporains appellent la « petite bande » du roi[12],[A 4].

Les travaux de l'aile de la chapelle se poursuivent sous le règne d'Henri II, mais ils sont interrompus par sa mort en 1559. Le traité de Chambord est signé en 1552 au château entre le roi et des princes allemands s'opposant à Charles Quint[13].

La période qui suit ne bénéficie pas au château. Les séjours royaux se raréfient pendant une centaine d'années, alors que l'édifice continue de susciter l'admiration de ses visiteurs. Des travaux de consolidation sont réalisés en 1566 sous le règne de Charles IX[G 2], mais Chambord se révèle trop éloigné des lieux de séjours habituels de la Cour et semble promis à une lente disparition. Henri III, puis Henri IV, n'y résident pas et n'y entreprennent pas de travaux.

XVIIe siècle, l'achèvement du projet de François Ier[modifier | modifier le code]

Tableau représentant le château et son domaine réalisé en 1722 par Pierre-Denis Martin

Louis XIII, ne se rend que deux fois à Chambord. La première fois en 1614, à l'âge de treize ans. Puis en 1616, alors qu'il rentre de Bordeaux avec la nouvelle reine Anne d'Autriche[14].

À partir de 1639 le château est occupé par le frère du roi exilé dans le Blésois. Gaston d'Orléans avait reçu en apanage le comté de Blois en 1626[15]. Ce dernier y entreprend des travaux de restauration entre 1639 et 1642, notamment l'aménagement d'un appartement[G 2], des aménagements dans le parc et des travaux d'assainissement des marais alentours. Mais la chapelle demeure toujours sans toiture à cette époque.

Il faut attendre l'avènement de Louis XIV pour que soit achevé le projet de François Ier. Le roi soleil comprend le symbole que représente Chambord, manifestation du pouvoir royal, dans la pierre et dans le temps. Il confie les travaux à l'architecte Jules Hardouin-Mansart, qui, entre 1680 et 1686[G 2], achève l'aile ouest, la toiture de la chapelle, ainsi que l'enceinte basse, qui est couverte d'un comble brisé destiné aux logements du personnel. Louis XIV fait neuf séjours au château, le premier en 1650 et le dernier en 1685[16]. Le Roi se rend parfois à Chambord accompagné par la troupe de Molière qui y joue devant lui deux comédies-ballets accompagné de musiques de Jean-Baptiste Lully et de chorégraphies de Pierre Beauchamps : Monsieur de Pourceaugnac[17] est joué le 6 octobre 1669 et Le Bourgeois gentilhomme le 14 octobre 1670[18] à l'occasion de la venue en France d'une ambassade turque[A 5].

Louis XIV fait aménager, au premier étage du donjon, le long de la façade nord-ouest donnant sur le parc, un appartement, comprenant une antichambre, un salon des nobles et une chambre de parade. À cet effet, deux logis du plan initial sont réunis par l'adjonction du vestibule nord ouest, qui est fermé du côté du grand escalier. Il réside à Chambord en présence de Madame de Maintenon en 1685[H 3], mais les séjours de la cour se font rares depuis qu'elle s'est fixée à Versailles.

Le règne de Louis XIV voit également la création d'un parterre devant la façade Nord ainsi que le canal du Cosson[H 3].

XVIIIe siècle, hôtes de marque et gouverneurs[modifier | modifier le code]

Le 10 décembre 1700, le roi d'Espagne Philippe V effectue une visite au château en compagnie des ducs de Berry et de Bourgogne[H 3].

Le roi Louis XV, dispose du château pour y loger son beau-père Stanislas Leszczyński, roi de Pologne en exil, entre 1725 et 1733. En 1729 et 1730, au moins, le compositeur Louis Homet, alors en place à Orléans, est à son service en tant que maître de musique[19]. Le 25 août 1733, le roi de Pologne et sa femme quittent l'inconfortable château de Chambord pour gagner les duchés de Lorraine et de Bar, qu'ils ont reçu à titre viager[H 4].

Gravure représentant la façade sud du château réalisée par Georges Louis Le Rouge en 1749

Le château reste inhabité pendant 12 ans, puis le 25 août 1745, Louis XV en fait don au Maréchal de Saxe qui en devient gouverneur à vie, avec 40.000 livres de revenus. Il y fait notamment construire des casernes pour son régiment. Il y réside à partir de 1748 et y meurt le 30 novembre 1750. La nécessité d'apporter confort et chaleur à l'édifice, pousse ces différents occupants à meubler de façon permanente le château et à aménager les appartements avec des boiseries, faux plafonds et petits cabinets, poêles.

Après la mort de Maurice de Saxe en 1750, le château ne fut plus habité que par ses gouverneurs. August Heinrich von Friesen (1727-1755) neveu du Maréchal de Saxe, meurt au château le 29 mars 1755[H 5], puis se succédèrent le marquis de Saumery jusqu'en 1779[20], puis le marquis de Polignac[21], chassé par la Révolution en 1790.

À la Révolution française, les habitants des villages limitrophes se livrent à un saccage du domaine. Les grands animaux sont décimés, les arbres coupés ou ravagés par le pacage des troupeaux. Les dévastations sont telles que l'on doit envoyer un détachement du Régiment Royal-Cravates cavalerie pour faire arrêter les pillages en mai 1790 puis un détachement du 32e régiment d'infanterie en 1791, pour rétablir un semblant d'ordre. Entre octobre et novembre 1792, le gouvernement révolutionnaire fait vendre le mobilier qui n'a pas été volé, les enchères s'accompagnant de pillages nocturnes. Les fenêtres et les portes sont arrachées ainsi que les plombs ornant les combles du donjon. Un état des lieux dressé le 29 prairial an IV, (17 juin 1796) confirme le désastre[A 6], mais le monument échappe à la destruction.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Gravure représentant la façade nord du château vers 1860

XIXe siècle, une demeure privée[modifier | modifier le code]

Le 13 messidor, an X (2 juillet 1802), le premier consul Napoléon Bonaparte attribue le château à la quinzième cohorte de la Légion d'honneur, mais ce n'est que deux ans plus tard que le général Augereau visite finalement le château dévasté par les pilleurs, et dans un état de délabrement avancé. Il fait fermer les portes du parc et réparer l'enceinte et sauve le domaine, en dépit des protestations de la population.

Sous le Premier Empire, l'empereur Napoléon Ier décide de créer au château une maison d'éducation pour les filles des titulaires de la Légion d'honneur, en 1805, mais cette décision reste sans suite. Le château est soustrait à la Légion d'honneur et réuni à la couronne, avant d'être rebaptisé « principauté de Wagram » et donné le 15 août 1809 au maréchal Louis-Alexandre Berthier, prince de Neuchâtel et Wagram, en récompense de ses services, avec une rente de 500 000 francs. Berthier ne vint qu'une fois à Chambord en 1810, pour une partie de chasse. À sa mort en 1815, le château est mis sous séquestre avant d'être mis en vente en 1820 par sa veuve Élisabeth de Bavière, incapable de faire face aux dépenses.

En 1821, le domaine de Chambord est acquis par une souscription nationale, pour être offert au jeune Henri d'Artois, duc de Bordeaux, né l'année précédente, sept mois après l'assassinat de son père, le duc de Berry[22]. À la mort de Charles X, le prince, chef de la branche aînée des Bourbons, prendra en exil le titre de courtoisie de « comte de Chambord ». Les régimes successifs de la Monarchie de Juillet, puis du Second Empire, le tiennent éloignés du pouvoir et de la France. Mais à distance le prince est attentif à l'entretien de son château et de son parc. Il fait administrer le domaine par un régisseur et il finance de très importantes campagnes de travaux ; restauration des bâtiments et travaux d'aménagement du parc de chasse. Le château est officiellement ouvert au public. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870 il sert d'hôpital de campagne, et en 1871 Le comte de Chambord y réside très brièvement. Il y lance un manifeste aux Français, appelant à la restauration de la monarchie et du drapeau blanc. À sa mort en 1883, le château passe par héritage aux princes de Bourbon Parme ses neveux : Robert de Bourbon Parme (1848-1907) duc de Parme et de Plaisance, et son frère Henri de Bourbon Parme (1851-1905) comte de Bardi. À la mort de Robert de Parme en 1907, il se transmet dans sa descendance à son fils Élie de Bourbon (1880-1959), duc de Parme et de Plaisance.

XXe siècle, le domaine national de Chambord[modifier | modifier le code]

La façade nord du château de Chambord

Mis sous séquestre pendant la première guerre mondiale, le domaine de Chambord est acheté onze millions de francs-or le 13 avril 1930, par l'État français au duc de Parme, le prince Élie de Bourbon. C'est à cette époque que le toit mansardé qui couvrait l'enceinte basse du château, datant du règne de Louis XIV est supprimé. L'État français justifiant ce choix par un soucis de présenter l'ensemble des bâtiment dans son état le plus proche de la Renaissance. La gestion et l'exploitation est partagée entre l'administration des domaines, les Eaux et forêts, et les monuments historiques. Cette décision est entérinée après la Seconde Guerre mondiale le 19 juillet 1947[A 7].

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, le château devient le centre de triage des trésors des musées nationaux de Paris et du Nord de la France, qu'il faut évacuer et protéger des bombardements allemands. Des conservateurs et des gardiens montent alors la garde pour défendre certaines œuvres du Musée du Louvre entreposées dans le château. Certaines comme la Joconde ne restent que quelques mois, mais d'autres demeurent à Chambord pendant toute la durée de la guerre[23]. Ainsi, dès le 28 août 1939, la Joconde part pour Chambord, accompagnée de 50 autres tableaux exceptionnels[24]. Ce sont bientôt trente-sept convois, et 3 690 tableaux qui quittent ainsi le Louvre pour Chambord, puis vers des refuges, disséminés plus au sud[25].

Après avoir échappé de peu aux bombardements, au crash d'un bombardier B-24 américain en 1944[26], et à un incendie, le 7 juillet 1945 qui réduit en cendres les combles du canton sud, c'est avec le rapatriement progressif des œuvres du Louvre vers Paris, en 1947 que commence une grande remise à niveau de près de trente ans, menée dès 1950 sous la direction de l'architecte Michel Ranjard puis par Pierre Lebouteux, à partir de 1974. Une balustrade en pierre est créée à l'attique de l'enceinte basse du château, à partir de 1950.

Les combles sont reconstruits entre 1950 et 1952, la tour de la chapelle restaurée entre 1957 et 1960, ainsi que le logis de François Ier en 1960 et les offices en 1962. Dans le parc, le canal est de nouveau creusé en 1972 et les fausses braies dégagées.

En 1981, le domaine est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Les travaux recommencèrent en 1998, sous la direction de Patrick Ponsot, pour la réfection des terrasses, des balustrades des donjons ainsi que de l'aile antérieure des offices[A 8].

Des spectacles dits Son et lumières se déroulent au domaine depuis le 30 mai 1952[D 2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Plan illustrant le concept initial du Château, avant l'ajout postérieur des ailes et de l'enceinte. L'édifice original s'articule autour de l'escalier central à double-hélice, point de symétrie centrale. Chaque étage s'organise en quatre logis identiques, ainsi, si le bâtiment avait dû effectuer une révolution de 90°, il s'en trouverait inchangé. Un logis, prévu pour recevoir un seigneur, sa famille et ses domestiques, est construit de la rencontre d'un cercle et d'un carré. Enfin, tout le château (futur donjon) s’inscrit dans une trame orthogonale avec l'escalier central comme unité.
Vue des toits et des cheminées. On remarquera la non-symétrie axiale de la façade du donjon.
Vue sur le toit de Chambord
Escalier à double révolution
Hypothèse de restitution du projet originel : application du plan giratoire sur l'élévation du donjon actuel, avec ajout des portes triples décrites par l’ambassadeur du Portugal vers 1541 et suppression d’une lucarne tardive[27].
Escalier à double révolution de Chambord (vue en contreplongée au centre des escaliers)

Conçu sur le modèle médiéval des châteaux forts avec son enceinte et ses grosses tours d'angle, il est nettement inspiré par le style gothique (ornementation des parties hautes qui s'élancent dans le ciel avec les cheminées et les tourelles d'escalier), mais il possède surtout une silhouette très spécifique qui en fait l'un des chefs-d'œuvre architecturaux de la Renaissance : 156 mètres de façade, 426 pièces, 77 escaliers, 282 cheminées et 800 chapiteaux sculptés[28].

Si plusieurs architectes ont travaillé à l'édification du château - dont le projet initial fut remanié par l'ajout d'ailes au donjon - il n'existe aucun document d'époque mentionnant le nom de ou des architectes originaux, à l’exception de François Ier qui fut personnellement impliqué dans la conception du bâtiment. Cela étant, il est probable que Chambord soit sorti en partie de l'imagination féconde de Léonard de Vinci, qui travaillait alors comme architecte de la cour de François Ier ; il mourut en effet quelques mois avant le début du chantier en 1519 au Clos Lucé d'Amboise. En effet, parmi les dessins que Vinci laissa, on a retrouvé notamment des escaliers à double-hélice ainsi que des structures en croix grecque - deux éléments caractéristiques du projet initial du château de Chambord. Il est aussi probable que l'assistant de Vinci, Dominique de Cortone, ait collaboré : dés 1517, il manufacture la maquette en bois qui sera retrouvée à Blois par l'architecte de Louis XIV, Félibien.[réf. nécessaire]

Le chantier de Chambord fut l'un des plus importants de la Renaissance. Environ 220 000 tonnes de pierres sont nécessaires[28]. À défaut de pouvoir dévier le cours de la Loire, selon le vœu de François Ier, on se résoudra finalement à détourner le Cosson par un canal qui alimente les douves[29].

La vie au château était rude, d'autant qu'il fut construit sur des marécages. Beaucoup d'ouvriers moururent de la fièvre pendant la construction. Les charpentiers auraient enfoncé des pilots de chêne jusqu'à 12 mètres[30] de profondeur, afin d'établir les fondations du château sur un solide pilotis au-dessus de l'eau. Des fouilles préventives réalisées en février 2007[31] révélèrent néanmoins que la tour sud-ouest s'appuie sur un enrochement calcaire. Ces fouilles mirent aussi au jour une structure circulaire en moellons, vestiges d'une tour du château médiéval qui s'y élevait avant la construction de l'actuel château[D 3].

Des chariots arrivèrent du port de Saint-Dyé pour décharger tous les matériaux et en particulier la pierre de tuffeau utilisée pour la construction ; c'est une pierre blanche, tendre et friable. Les tailleurs de pierre, comme les autres ouvriers, n'avaient pas de salaire fixe et étaient payés « à la tâche » : ils étaient des tâcherons. Sur chacune des pierres qu'ils taillaient, ils gravaient leur marque. Cette signature permettait au trésorier d'évaluer leur travail et de les payer ; on la retrouve sur certaines pierres n'ayant pas été graffitées par la suite lors de l'ouverture du château au public.

Le plan du château repose sur un corps central parfaitement carré en croix grecque, comme celui de plusieurs églises italiennes de l'époque, dont la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome construite au même moment. Cela dit, ce plan restait jusque là rarement utilisé pour des bâtiments laïques. Ce corps central, conçu initialement comme bâtiment unique du château (cf. le plan annoté en légende), sera appelé par la suite le « donjon » car même s'il n'a jamais eu aucune vocation à la défense, François Ier remaniera assez vite le plan du château de Chambord par l'ajout de deux ailes, ainsi que d'une enceinte, se calquant sur le modèle des châteaux forts du Moyen Âge. La particularité est la rigoureuse orientation des diagonales de son donjon suivant les axes nord-sud et est-ouest ; ses tours marquant exactement les quatre points cardinaux. Des recherches archéologiques[32] ont établi que, contrairement au plan actuel, le premier plan du donjon respectait une symétrie centrale novatrice et sans équivalent connu à cette époque. Cette symétrie "giratoire" particulière fut par la suite abandonnée dans le cadre de l'ajout des ailes et de l'enceinte.

À l'intérieur du donjon, on trouve cinq niveaux habitables. Il y a quatre appartements carrés et quatre appartements dans les tours rondes par niveau. Entre les appartements, quatre couloirs venant des « quatre parties du monde » (découpées par les deux axes nord-sud et est-ouest) mènent à l'escalier à double révolution au centre. Le roi François Ier, dans un second temps, étend le château d'un quadrilatère et abandonnant le canton [le quart] nord, installe ses appartements (plus vastes) dans l'aile nord. Une chapelle est construite dans l'aile occidentale, dont l'entrée ouvre plein est. Elle fut achevée par Jean le Humble sous le règne de François Ier. Cette position de la chapelle est rare pour l'époque : car si le roi avait voulu se placer en direction de Jérusalem, pour montrer qu'il est le détenteur du pouvoir spirituel dans son royaume, il se serait installé dans la partie est. Or c'est là qu'il logea Charles-Quint en décembre 1539.

Pour les raisons énoncées plus haut, il est probable que l'escalier à double révolution [ou double vis] placé au centre de l'édifice, soit de Léonard de Vinci ou en tout cas inspiré de ses croquis. Comme son nom l'indique, il comporte deux volées d'escaliers suivant un schéma de double hélice, à la manière des deux troncs enlacés qui représentent l'arbre de vie au Moyen Âge. Il donne accès à la grande terrasse - elle aussi inspirée par Léonard - qui fait le tour du donjon et offre une vue sur les cheminées monumentales. Cet escalier est surmonté d'une tour-lanterne bien reconnaissable de l'extérieur, évoquant le clocher d'une chapelle.

Le deuxième étage est également remarquable par ses voûtes à caissons représentant les symboles royaux (monogramme « F » couronné et salamandre), accompagnés d'une cordelette nouée, emblème de sa mère, Louise de Savoie. Certains monogrammes de l'escalier à hauteur des terrasses sont tracés à l'envers de manière à ce que Dieu du haut du ciel voie la puissance du Roi.

Arrivé sur la terrasse, le visiteur peut remarquer que l'escalier est surmonté d'une tour-lanterne, elle s'élève à 32 mètres et surmonte toutes les cheminées de Chambord. Son sommet est coiffé d'une fleur de lys (symbole de la monarchie française). Les terrasses sont encadrées de tourelles et de lucarnes parées de marqueterie de tuffeau et d'ardoise.

Parc et forêt[modifier | modifier le code]

Le parc du château au premier plan, devant la forêt au second

Le parc de Chambord est un élément constitutif du projet royal de François Ier. Il est entrepris moins de cinq ans après le début des travaux du château, pour constituer un enclos boisé destiné à la fois à la chasse et à la conservation du gibier, comme dans la plupart des grands châteaux des XVe et XVIe siècles. Il est totalement original, par ces dimensions inhabituelles, c'est le plus grand parc ceint de murs existant en France, et par la position centrale du château au milieu du domaine.

Dans ses dimensions de 1523, le parc projeté compte déjà plus de 3 000 arpents (1 500 ha) et son tracé englobe de nombreuses propriétés privées. La construction du mur d'enceinte de 32 km de long, commence dès 1542. Un office de capitainerie est créé par le roi en 1547, pour la garde du parc, jusqu’à sa dissolution par Louis XVI en 1777[A 9].

Le domaine national de Chambord couvre aujourd'hui 5 440 ha, dont 1 000 ha sont ouverts au public, ce qui en fait le plus grand parc forestier clos d’Europe[33].

Classement[modifier | modifier le code]

Le domaine fait l'objet de plusieurs classements :

Faune[modifier | modifier le code]

Des observatoires situés le long de la route principale permettent d'observer la faune.

Le cerf et le sanglier sont les espèces emblématiques de la forêt de Chambord, dans laquelle on trouve également des mouflons méditerranéens introduits dans l'enclos à partir de populations issus de Corse, du Jardin des plantes de Paris, du parc zoologique de Vincennes et de l'ex-Tchécoslovaquie[34].

À partir de la réserve de faune que constitue la forêt de Chambord, des cerfs[35] et des mouflons[34] ont été prélevés afin de réintroduire ces espèces sur de nouveaux territoires.

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Concernant l'avifaune, le site est un lieu privilégié tant en période de reproduction, en passage migratoire ou pour des espèces nicheuses. Les espèces suivantes ont été observées notamment au cours de la période de reproduction : balbuzard pêcheur, circaète Jean-le-Blanc, aigle botté, pics cendré, mar ou noir, blongios nain, martin-pêcheur, engoulevent d'Europe, alouette lulu, fauvette pitchou ou pie-grièche écorcheur[F 1].

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Flore[modifier | modifier le code]

L'aire protégée est constituée à 57 % d'arbres caducifoliées et à 20 % d'arbres résineux. On peut également citer des espèces protégées au niveau national présentes sur le site telles que Drosera rotundifolia, Damasonium alisma, Littorella uniflora, Pilularia globulifera, Pulicaria vulgaris ou Gratiola officinalis[F 2].

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Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Cosson à Chambord

Le site comprend plusieurs étangs : de Halay, la Fontaine, la Baquetière, la Grande-Brèche, Montrieux, Neuf, la Faisanderie, le Périou, la Thibaudière et les Bonshommes[36].

Le Cosson traverse le territoire du domaine d'Est en Ouest.

En considérant les 4 665 ha de la zone du domaine de Chambord classée en « ZPS », 5 % sont occupés par des eaux douces intérieures (stagnantes ou courantes) et 3 % sont des marais ou des tourbières[F 1].

Politique[modifier | modifier le code]

Le comité des chasses présidentielles, gérant les chasses dépendantes des domaines du président de la République, a organisé à Chambord des journées de chasse offertes au nom du président de la République française à ses invités.

Le chancelier de la République fédérale d'Allemagne, Helmut Kohl, et le président de la République française, François Mitterrand, se sont entretenus le 28 mars 1987 au château de Chambord, dans le cadre d'une discussion visant à harmoniser la position européenne en matière d'armement[D 4].

Le prince Charles et son épouse Lady Diana ont visité le château le 9 novembre 1988 dans le cadre d'une visite officielle[D 5].

Le président de la République française, François Hollande, a visité le château le 19 décembre 2014 dans le cadre d'une visite officielle[37].

Économie[modifier | modifier le code]

Plusieurs marques ont choisi le nom de Chambord pour nommer un de leurs produits[D 6].

Tourisme : visites du château, du parc et de la forêt.

Le village de Chambord comporte quelques maisons à vocation touristique tel que l'hôtel de voyageurs dit hôtel Saint-Michel construit au XVIIIe siècle[B 5]

Administration[modifier | modifier le code]

Logotype du domaine national de Chambord

Le village est la propriété de l'État français dans son intégralité[D 7].

Le domaine s'est doté d'un logotype comportant la salamandre couronnée, emblème du roi François Ier, et le cerf élaphe, mammifère emblématique de la forêt.

Depuis 2006, le survol du château de Chambord est interdit à des altitudes inférieures à 400 m (par rapport au niveau de la mer), et ce dans un rayon de 900 m environ. Il s'agit de la zone réglementée LF-R 96[E 3].

Commissaires à l'aménagement du domaine[modifier | modifier le code]

À partir de 1970, sous la présidence de Georges Pompidou, l'État nomme un haut fonctionnaire au poste de commissaire à l'aménagement de Chambord[38].

Les commissaires à l'aménagement du domaine successifs sont :

Le poste de commissaire à l'aménagement du domaine disparaît avec la création de l'EPIC en 2005.

Établissement public à caractère industriel et commercial[modifier | modifier le code]

Suite à la création de l'EPIC, est nommé, un président du conseil d'administration de l'EPIC et un directeur de l'EPIC.

Présidents du conseil d'administration de l'EPIC[modifier | modifier le code]

Les présidents du conseil d'administration successifs de l'EPIC sont :

Directeur de l'EPIC[modifier | modifier le code]

  • De 2004 à 2009 : Philippe Martel[41] ;
  • Depuis 2010 : Jean d'Haussonville[42]

Culture[modifier | modifier le code]

Au deuxième étage du château se situe le musée de la chasse et de la nature depuis 1971[43].

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

  • Une exposition expliquant comment et pourquoi la France a organisé l’évacuation des œuvres des musées nationaux en utilisant le château de Chambord comme gare régulatrice s'est déroulée du 9 octobre 2009 au 10 mai 2010[23].
  • Jean-Gilles Badaire, peintre, illustrateur, 2011
  • Le peintre et sculpteur espagnol Manolo Valdés a exposé ses sculptures représentant des têtes chapeautées à l'entrée du château d'avril à septembre 2010[44].
  • Une exposition de 50 toiles du peintre Paul Rebeyrolle a eu lieu du 10 juin au 23 septembre 2012.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Le château ou la forêt de Chambord ont accueilli le tournage des films suivant :

Télévision[modifier | modifier le code]

Plusieurs documentaires ou fictions destinés à la télévision ont été tournés à Chambord :

Manifestations[modifier | modifier le code]

En 2007, 17 300 scouts unitaires de France se sont rassemblés dans le parc du château durant trois jours, afin d'y fêter les 100 ans de la création du scoutisme par Lord Robert Baden-Powell[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Google Maps
  2. « UNESCO - Chambord », site officiel du château (consulté le 7 juin 2008)
  3. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis,‎ 2000 (consulté le 15 décembre 2009) ; Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire,‎ 2006 (consulté le 15 décembre 2009)
  4. « Château de Chambord, France », sur www.europeanroyalresidences.eu, Association des Résidences Royales Européennes (consulté le 19 novembre 2011)
  5. Jean François de Paule Louis de La Saussaye, Le château de Chambord, Chez tous les libraires,‎ 1866, p. 50
  6. « Fiche communale de Chambord », sur www.insee.fr, Insee (consulté le 19 novembre 2011)
  7. « Horaires des lignes », sur www.transports-du-loir-et-cher.com, Transports du Loir-et-Cher (consulté le 19 novembre 2011)
  8. Louis de La Saussaye, Histoire du château de Chambord, Chez tous les libraires,‎ 1854, p. 37
  9. Jean François La Saussaye, Blois et ses environs: Guide historique et artistique dans le Blésois et le Nord de la Touraine, Aubry,‎ 1867, p. 294-295
  10. Philippe de Lajarte, L'humanisme en France au XVIe siècle, Champion,‎ 2009, p. 332
  11. André Chastel, L'humanisme. L'Europe de la Renaissance, Skira,‎ 1995, p. 106
  12. Pierre de Bourdeille, Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille seigneur de Brantôme : publiées d'après les manuscrits, avec variantes et fragments inédits pour la société de l'histoire de France par Ludovic Lalanne, t. 9, Paris, Librairie de la société de l'histoire de France,‎ 1876, 743 p. (lire en ligne), p. 715
  13. Pierre Imbart de La Tour, Les origines de la Réforme. Calvin et l'Institution chrétienne, t. 4, Paris, Firmin-Didot et Cie,‎ 1935, 506 p. (lire en ligne), p. 384
  14. Jean François de Paule Louis de La Saussaye, op. cité, p. 74
  15. Christian Bouyer, gaston d'Orléans: le frère rebelle de Louis XIII, Pygmalion,‎ 2007, p. 172
  16. Jules Loiseleur, Les résidences royales de la Loire, E. Dentu,‎ 1863, p. 366
  17. Molière, Monsieur de Pourceaugnac : comédie faite à Chambord, pour le divertissement du Roy, Paris, Jean Ribou,‎ 1670, 134 p. (lire en ligne)
  18. Molière, Le bourgeois-gentilhomme : comédie-ballet donnée par le Roy à toute sa cour dans le chasteau de Chambort, au mois d'octobre 1670, Paris, Robert Ballard,‎ 1670, 28 p. (lire en ligne)
  19. François Turellier, « Louis Homet (1691-1767) maître de musique à Orléans et à Chambord (1714-1731) », Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, vol. 17, no 140,‎ 2004, p. 5-13 (ISSN 0337-579X, lire en ligne)
  20. Louis Georges de Johanne de La Carre de Saumery (1723-1783), marquis de Piffons, 5e marquis de Saumery, gouverneur du château de Chambord, gouverneur de Blois
  21. François Camille de Polignac (1718-1802), marquis de Montpipeau, dit le marquis de Polignac, gouverneur de Chambord de 1779 à 1790, mort en exil à Londres en 1802.
  22. Le pamphlétaire Paul-Louis Courier, qui s'est dressé contre cette souscription, purgera une peine deux mois à la Prison Sainte-Pélagie.
  23. a et b « 1939-1945 Otages de guerre à Chambord », sur www.chambord.org, Domaine national de Chambord (consulté le 19 novembre 2011)
  24. « Otages de guerre à Chambord », sur culturebox.france3.fr, France télévisions (consulté le 19 novembre 2011)
  25. « Le Louvre pendant la Guerre, regards photographiques 1938-1947. Dossier de presse », sur www.louvre.fr, Le Louvre,‎ 2009 (consulté le 19 novembre 2011)
  26. « Liberator, 22 juin 1944 », sur estes.net www.aerosteles.net, Aérostèles, lieux de mémoire aéronautique. Pierre Pécastaingts,‎ 2008 (consulté le 19 novembre 2011)
  27. Reconstitution 3D par www.chambord-archeo.com, site Internet présentant les recherches conduites dans le cadre du programme archéologique de Chambord de 1997 à 2007.
  28. a et b Jean-Christophe de Revière, émission Secrets d’Histoire sur « François Ier : le Roi des rois », 9 août 2011
  29. Les graffiti de bateaux de Chambord sur Val de Loir - Patrimoine mondial.
  30. D'après différentes études archéologiques, cette hauteur a été réévaluée largement à la baisse, aux alentours de 6 à 8 mètres.
  31. Fouilles de l'Institut national de recherches archéologiques préventives
  32. « www.chambord-archeo.com »
  33. « Présentation - Chambord », sur www.chambord.org, Domaine de Chambord (consulté le 21 novembre 2011)
  34. a et b « Le mouflon méditerranéen », sur www.oncfs.gouv.fr, Office national de la chasse et de la faune sauvage (consulté le 21 novembre 2011)
  35. Annie Charlez, La chasse en droit comparé : actes du colloque organisé au Palais de l'Europe, à Strasbourg, les 9 et 10 novembre 1995. Le droit de la chasse en France, Paris, Société française pour le droit de l'environnement ; L'Harmattan, coll. « Logiques juridiques »,‎ 1999, 381 p. (ISBN 9782738481764, lire en ligne), p. 211
  36. « Géoportail - Le portail des territoires et des citoyens », sur www.geoportail.fr, Institut géographique national et Bureau de recherches géologiques et minières (consulté le 21 novembre 2011)
  37. Agence France-Presse, « Hollande salue à Chambord le tourisme, «une des principales industries» françaises », sur www.liberation.fr, Libération,‎ 19 décembre 2014 (consulté le 19 décembre 2014).
  38. Xavier Patier, Le Château absolu, La Table ronde,‎ 2004, 236 p.
  39. AFP, « Charon exclu de l'UMP: « C'est le jeu » », L'Express,‎ 6 septembre 2011 (lire en ligne)
  40. François Krug, « Larcher, ex-président du Sénat, atterrit au château de Chambord », Rue89,‎ 29 février 2012 (lire en ligne)
  41. « Chambord, un établissement public « sans véritable stratégie de développement » selon la Cour des comptes », sur www.vmfpatrimoine.org, Association Vieilles Maisons Françaises (VMF),‎ 2010 (consulté le 7 octobre 2014)
  42. Décret du 10 décembre 2009 portant nomination du directeur général, commissaire du domaine national de Chambord - M. d'Haussonville (Jean)
  43. « Musée de la chasse », sur www.chambord.org, Domaine national de Chambord (consulté le 19 novembre 2011)
  44. Agence France-Presse, « Chambord accueille Manolo Valdés et ses imposantes sculptures », Le Point,‎ 14 avril 2010 (consulté le 25 octobre 2010).
  45. « Vidéo INA - « Peau d'âne » de Jacques Demy », sur www.ina.fr, Institut national de l'audiovisuel,‎ 19 juin 1970 (consulté le 20 novembre 2011).
  46. « Les divisions de la Nature - film 1978 », sur www.allocine.fr, Allociné (consulté le 20 novembre 2011).
  47. a, b et c « Tournages accueillis », sur www.centreimages.fr, Centre images,‎ 2011 (consulté le 20 novembre 2011).
  48. « C'est pas sorcier - France 3 », sur c-est-pas-sorcier.france3.fr, France télévisions,‎ 2004 (consulté le 12 décembre 2011)
  49. Raphaëlle Raux-Moreau, « Interview : "Le roi, l'écureuil et la couleuvre" », sur www.allocine.fr,‎ 4 mars 2011 (consulté le 15 août 2014)
  50. http://www.bayeuxlisieux.catholique.fr/rechercher.php?action=display&number=166
  1. p. 19
  2. p. 35
  3. p. 59
  4. p. 28
  5. p. 154
  6. p. 193
  7. p. 198
  8. p. ?
  9. p. 135-147
  1. « Le jardin d'agrément et le parc de chasse du château de Chambord ». Consultation : 19 novembre 2011.
  2. « Le château fort ». Consultation : 19 novembre 2011.
  3. « Le domaine de Chambord ». Consultation : 19 novembre 2011.
  4. « Le château de Chambord ». Consultation : 19 novembre 2011.
  5. « L'hôtel Saint-Michel ». Consultation : 19 novembre 2011.
  • Articles du journal quotidien français Le Monde :
  1. Régis Guyotat, « Chambord devient un établissement public industriel et commercial »,‎ 18 septembre 2004 (consulté le 19 novembre 2011)
  2. Cécile Urbain, « Pleins feux à Chambord »,‎ 7 août 2008 (consulté le 19 novembre 2011)
  3. Régis Guyotat, « Restes d'une forteresse sous le château de Chambord »,‎ 20 mars 2007 (consulté le 19 novembre 2011)
  4. « Rencontre informelle entre MM. Mitterrand et Kohl »,‎ 29 mars 1987 (consulté le 19 novembre 2011).
  5. Marie Pierre Subtil et Charles Vial, « La visite à Paris de Charles et de « Lady Di ». Les préoccupations sociales d'un prince »,‎ 10 novembre 1988 (consulté le 19 novembre 2011).
  6. Véronique Cauhapé, « Chambord expose sa marque »,‎ 12 juillet 2007 (consulté le 19 novembre 2011).
  7. Régis Guyotat, « Chambord dans l'ombre de Chambord »,‎ 4 avril 1992 (consulté le 19 novembre 2011).
  8. Sylvie Kerviel, « La vie secrète de la forêt »,‎ 17 décembre 2000 (consulté le 19 novembre 2011).
  9. Sylvie Kerviel, « Chambord, l'énigme de François Ier »,‎ 3 avril 2005 (consulté le 19 novembre 2011).
  1. Arrêté du 7 mars 2006 portant désignation du site Natura 2000 domaine de Chambord (zone de protection spéciale), no 59 du 10 mars 2006, p. 3643, texte no 61.
  2. Arrêté du 13 avril 2007 portant désignation du site Natura 2000 domaine de Chambord (zone spéciale de conservation), no 108 du 10 mai 2007, p. 8355, texte no 112.
  3. Arrêté du 21 août 2006 portant création d'une zone réglementée dans la région de Chambord (Loir-et-Cher), no 253 du 31 octobre 2006, p. 16108, texte no 27.
  4. Décret du 8 décembre 1970 portant nomination du commissaire à l'aménagement du domaine de Chambord, no 287 du 11 décembre 1970, p. 11374.
  5. Décret du 22 août 1973 portant nomination du commissaire à l'aménagement du domaine de Chambord, no 196 du 24 août 1973, p. 9188.
  6. Décret du 23 juillet 1975 portant nomination du commissaire à l'aménagement du domaine de Chambord, no 170 du 24 juillet 1975, p. 7525.
  7. Décret du 12 février 1982 portant nomination du commissaire à l'aménagement du domaine de Chambord, no  complémentaire 38 du 14 février 1982, p. 1745.
  8. Décret du 13 mai 1991 portant nomination du commissaire à l'aménagement du domaine de Chambord, no 112 du 15 mai 1991, p. 6435.
  9. Décret du 11 mai 2000 portant nomination du commissaire à l'aménagement du domaine de Chambord, no 111 du 13 mai 2000, p. 7224.
  10. Décret du 13 janvier 2004 portant nomination du commissaire à l'aménagement du domaine de Chambord, no 12 du 15 janvier 2004, p. 1168, texte no 73.
  11. Décret du 21 juillet 2005 portant nomination du président du conseil d'administration du domaine national de Chambord, no 169 du 22 juillet 2005, p. 11994, texte no 80.
  12. Décret du 8 juin 2006 portant nomination du président du conseil d'administration du domaine national de Chambord - M. Blangy (Michel), no 132 du 9 juin 2006, p. 8765, texte no 70.
  13. Décret du 27 septembre 2007 portant nomination de la présidente du conseil d'administration du domaine national de Chambord - Mme Mignon (Emmanuelle), no 225 du 28 septembre 2007, p. 15873, texte no 90.
  14. Décret du 17 décembre 2009 portant nomination du président du conseil d'administration du domaine national de Chambord - M. Charon (Pierre), no 294 du 19 décembre 2009, p. 21954, texte no 129.
  15. Arrêté du 28 février 2012 portant nomination au conseil d'administration du domaine national de Chambord, no 51 du 29 février 2012, p. 3874, texte no 54.
  1. a, b et c « FR2410024 - Domaine de Chambord : ZPS » (consulté le 21 novembre 2011)
  2. a et b « FR2400558 - Domaine de Chambord : SIC » (consulté le 21 novembre 2011)
  3. « FR2402001 - Sologne : SIC » (consulté le 21 novembre 2011)
  4. « FR5100008 - Réserve nationale de chasse et de faune sauvage » (consulté le 21 novembre 2011)
  1. p. 3
  2. a, b, c, d, e et f p. 1
  1. a et b p. 20
  2. p. 21
  3. a, b et c p. 33
  4. p. 33-34
  5. p. 36

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Jean-Toussaint Merle, Chambord, Paris, Urbain Canel ; Adolphe Guyot,‎ 1832, 258 p. (lire en ligne)
  • Louis de La Saussaye, Château de Chambord, Blois, Hôtel du Grand Saint Michel,‎ 1837, 3e éd., 32 p. (lire en ligne)
  • Louis de La Saussaye, Histoire du château de Chambord, Blois et Paris, Chez tous les libraires ; Dumoulin,‎ 1854, 6e éd., 91 p. (lire en ligne)
  • Louis Jarry, Le château de Chambord : documents inédits sur la date de sa construction et le nom de ses premiers architectes, Orléans, H. Herluison,‎ 1888 (lire en ligne)
  • Henri Guerlin, Le château de Chambord, H. Laurens,‎ 1912, 112 p.
  • Jean-Jacques Bouchet, Chambord, Fernand Lanore,‎ 1980, 162 p. (ISBN 978-7630003458, lire en ligne)
  • Jean Martin-Demézil, Chambord, Paris, Société française d'archéologie,‎ 1986, 118 p.
  • Christian Trézin, Le château de Chambord, Éditions du patrimoine, coll. « Itinéraire du patrimoine »,‎ septembre 1999, 80 p. (ISBN 2858221936)
  • Monique Chatenet, Chambord, Paris, Éditions du patrimoine, coll. « Monum »,‎ octobre 2001, 280 p. (ISBN 9782858226603)
  • Jean-Sylvain Caillou et Dominic Hofbauer, Chambord, le projet perdu de 1519, Archéa,‎ 2007, 64 p. (ISBN 978-2912610126)
  • Alain Borer et Dominic Hofbauer, Chambord, Éditions du Patrimoine,‎ 2006, 100 p. (ISBN 978-2858228942).
  • Pierre Gascar, Chambord : l'image de la cité radieuse et noire, sage et folle, silencieuse et hantée que nous portons tous en nous, Delpire Éditeur,‎ 1962

Articles[modifier | modifier le code]

  • Patrick Ponsot, « Les terrasses du donjon de Chambord : un projet de Léonard de Vinci ? », Bulletin monumental, Société française d'archéologie, vol. 165, no 165-3,‎ 2007, p. 249-261 (lire en ligne)
  • Simon Bryant, Jean-Sylvain Caillou, Dominic Hofbauer et Patrick Ponsot, « Le château de Chambord (Loir-et-Cher) – Un monument trop (peu) regardé », Medieval Europe, 4e congrès international d'archéologie médiévale et moderne,‎ septembre 2007 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]