Vincenzo Peruggia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Photographie policière de Vincenzo Peruggia en 1911.

Vincenzo Peruggia (né le à Dumenza, Italie - mort le à Saint-Maur-des-Fossés, France à l'âge de 44 ans) est peintre en bâtiment et vitrier. Il a notamment volé La Joconde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vol[modifier | modifier le code]

Le , Vincenzo Peruggia, ancien travailleur au Louvre, se cache dans le musée, sachant que ce dernier sera fermé le jour suivant. Sortant de sa cachette le lundi matin, il porte des habits semblables à ceux des autres employés. Il attend d'être seul dans le Salon Carré pour y décrocher la Mona Lisa du mur et l'emmener dans une cage d'escalier. Il y enlève son étui de protection et son cadrage et cache l’œuvre sous ses habits, quittant le musée par la suite. Ce vol est considéré comme l'un des plus grands vols du XXe siècle. Vincenzo cache la peinture dans son appartement à Paris[1]. Apparemment, alors que la police se présente à son appartement pour fouiller ce dernier et l'interroger, elle accepte son alibi selon lequel il travaillait ailleurs au moment du méfait.

Retour en Italie et arrestation[modifier | modifier le code]

Après avoir gardé l’œuvre deux ans, Peruggia retourne avec elle en Italie. Il la garde dans son appartement à Florence. Il devient impatient, contacte Alfredo Geri le propriétaire d'une galerie d'art de la ville. Bien que les témoignages de Geri et Peruggia soient contradictoires, il est clair que Peruggia s'attendait à une récompense pour avoir ramené la peinture à sa « patrie ». Geri appelle Giovanni Poggi, directeur de la galerie des Offices, qui authentifie l’œuvre. Poggi et Geri gardent la peinture et informent la police, qui arrête Peruggia à son hôtel[1].

Après son vol, la peinture est exposée à travers toute l'Italie dans une grande tournée d'adieu avant d'être retournée en grande pompe au Louvre début 1914[2].

Peruggia est condamné à une peine de prison légère d'un an, réduite à sept mois. À sa libération, il sert dans l'armée italienne lors de la Première Guerre mondiale. Par la suite, il se marie et retourne en France, où il ouvre un magasin de peinture[3].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • En 1931, il est interprété par Willi Forst dans Der Raub der Mona Lisa
  • En avril 1956, il est joué par Vito Scotti dans l'épisode The Recovery of Mona Lisa de You are There (en). En mars 1963, Scotti reprend le rôle de Peruggia dans l'épisode The Tenth Mona Lisa de l'émission G.E. True[4]
  • En 2006, il est interprété par Alessandro Preziosi dans The Man Who Stole La Gioconda.
  • Le 6 avril 2010, un contenu téléchargeable pour le jeu vidéo Mass Effect 2 contient son nom comme mot de passe donnant accès à la voûte d'un méchant voleur d'art[5].
  • L'histoire de Peruggia est soulignée dans le chapitre 12 du livre The Rembrandt Affair (Gabriel Allon) de Daniel Silva, publié en juillet 2010.
  • Publiée en 2011, la monographie The Theft of the Mona Lisa : On Stealing the Worlds Most Famous Painting de Noah Charney's décrit l'histoire de Peruggia.
  • Durant l'été 2011, Peruggia est le héros d'une pièce de théâtre le décrivant comme un patriote, présentée à Dumenza, sa ville natale où il a une plaque qui le montre jouant de la guitare et le décrivant comme le héros ayant volé la Joconde[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Howard Chua-Eoan, « The Top 25 Crimes of the Century : STEALING THE MONA LISA, 1911 », Time Magazine,‎ 1 mars 2007
  2. a et b Karin Müller, 100 crimes contre l’art, L'Écailler,‎ 2012 (ISBN 9782364760219), p. 57
  3. (en) Who stole the Mona Lisa?, FT.com, August 2011
  4. (en) [1]
  5. (en) [vidéo] Mass Effect 2 Kasumi's Loyalty Mission Part 2 sur YouTube à 4 minutes 56 secondes

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Dorothy Hoobler et Thomas, The Crimes of Paris, New York, Little, Brown,‎ 2009, pages 3–7, 305-314.
  • (en) Simon Kuper, « Who Stole the Mona Lisa? The World's Most Famous Art Heist, 100 Years On », Slate,‎ 7 août 2011 (lire en ligne).
  • (en) « The Mona Lisa Thief », Newsweek,‎ 29 septembre 1947, page 97.