Hope (diamant)

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Le diamant Hope

Le Hope, du nom de son premier propriétaire Henry Philip Hope, est un diamant retaillé à partir du Bleu de France, un diamant bleu de la Couronne de 44,52 carats volé en 1792. Il provient des Indes. Le Hope a la réputation d'être un diamant maudit, puisque certains de ses propriétaires successifs ont connu une fin trouble, voire tragique[1]. Il est parmi les pièces du National Museum of Natural History, se trouvant à Washington, D.C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diamant bleu de la Couronne.

Le diamant est ramené en France par le voyageur Jean-Baptiste Tavernier, qui le vend à Louis XIV. La légende du diamant, régulièrement relancée, veut que la pierre ait été volée sur une statue de la déesse Sitâ. Mais une toute autre histoire vient d'être découvert par le Musée d'histoire naturelle de Paris : le diamant aurait été acheté par Jean-Baptiste Tavernier dans l'immense marché aux diamant de Golkonda lorsqu'il s'était rendu en Inde sous l'empire Moghol. Les chercheurs du Musée d'histoire naturelle ont aussi découvert l'emplacement de la mine d'où le diamant serait originaire et qui se situe dans le nord de l'actuel Andhra Pradesh. La deuxième hypothèse sur l'origine du diamant est même prouvée par les archives mogholes d'Hyderabad. Plusieurs rumeurs dénoncent que le diamant Hope est maudit et tue les personnes ayant sa possession, Tavernier aurait fini dévoré par des bêtes sauvages, après avoir été ruiné (alors qu'il est simplement mort de vieillesse à Moscou, à 84 ans). Louis XIV fait tailler le diamant, qui passe de 112,5 carats à 67,5 carats, et le renomme « Bleu de France » ;

Durant la Révolution, le roi Louis XVI et la reine sont mis à mort, et le diamant est volé au garde-meuble national en septembre 1792. Le diamant et ses voleurs quittent la France pour l'Angleterre. La pierre y est retaillée pour être plus facilement vendue et sa trace se perd jusqu'en 1812, exactement vingt ans et deux jours après le vol, durée suffisante pour que le vol soit prescrit.

En 1824, la pierre est vendue à sir Henri Philip Hope, banquier à Londres, qui lui donne son nouveau nom. Son petit-fils, Henry Francis Hope Pelham-Clinton-Hope, hérite sous la forme d'une assurance-vie ; il ne peut ainsi se séparer de la pierre qu'avec l'autorisation du tribunal. Il vit au-dessus de ses moyens et cause la banqueroute de sa famille. Sa femme, l'actrice May Yohé (en), subvient seule à leurs besoins. Le temps que le tribunal l'autorise à vendre la pierre afin de l'aider à régler ses dettes, en 1901, May est partie avec un autre homme pour les États-Unis où elle revend le diamant un an plus tard.

La pierre revient en Angleterre, puis en France, pour finalement revenir aux États-Unis. Les propriétaires successifs du Hope au XXe siècle sont Pierre Cartier, fils du célèbre joailler Alfred Cartier (de 1910 à 1911), Evalyn Walsh McLean (de 1911 à sa mort, en 1947) et enfin Harry Winston (de 1949 à 1958), qui en fait don au Smithsonian Institute de Washington. Afin de rendre le transport de la pierre le plus discret et sûr possible, Winston envoie la pierre au Smithsonian par la poste, dans une simple enveloppe kraft. Restant le plus gros diamant bleu jamais découvert à ce jour, le diamant est toujours visible dans la célèbre institution, où il bénéficie d'une pièce réservée : c'est le deuxième objet d'art le plus visité dans le monde (6 millions de visiteurs annuels) après la Joconde au Louvre (8 millions de visiteurs annuels)[2].

On a constaté récemment que la composition chimique de la pierre est exceptionnelle : le type IIb dans laquelle elle est classée[3] concerne moins de 0,2 % des pierres existantes.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

  • Un diamant ressemblant beaucoup au diamant bleu de la Couronne (et non au diamant Hope dont la retaille à partir du précédent est plus petite) apparaît dans le film Titanic de 1997, sous le nom de « Cœur de l’océan »[4].
  • Dans l’épisode À propos d'hier soir… de la saison 12 de South Park, le Hope, exposé à la Smithsonian Institution, est la cible du cambriolage réalisé par Barack Obama et John McCain.
  • Dans le quatrième épisode de la saison 23 des Simpson, Remplaçable, Marge passe devant le diamant Hope qui semble susciter sa convoitise. Cependant, Lisa la tire par le bras et la famille Simpson continue son chemin au travers du Smithsonian.
  • Dans un des épisodes de Black Butler (Kuroshitsuji), Ciel et Sebastian tentent de récupérer le diamant Hope qui avait été volé. Malheureusement la statue où la bague avait été placée tomba dans la Tamise et ne put être retrouvée. Par ailleurs Ciel possède un des deux fragments du diamant Hope.
  • Dans la saison 5 de la série White Collar (FBI duo très spécial), le prétendu jumeau du diamant Hope est l'objet de la quête qui oppose Neal Caffrey à son ancienne petite amie Rebecca Lowe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette réputation est relatée dans le documentaire Mystery of the Hope Diamond du Smithsonian Institute, 2010
  2. « Hope, le plus gros et le plus cher diamant du monde se dote d'une nouvelle monture », sur France 24,‎ 21 novembre 2010
  3. (en) « Types of diamond »
  4. Franck Ferrand, « La malédiction du diamant bleu » dans l'émission Au cœur de l'histoire, 27 avril 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]