Robert Delaunay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Delaunay.


Robert Delaunay
Robert Delaunay, Selbstporträt 1905-1906.jpg
Nom de naissance Robert Victor Félix Delaunay
Activité Peinture, écriture, arts décoratifs
Naissance 12 avril 1885
Paris, France
Décès 25 octobre 1941
Montpellier
Mouvement Cubisme, néo-impressionnisme, avant-garde, orphisme, abstraction
Formation aucune formation traditionnelle
Maîtres Charles Damour (son oncle)
Œuvres principales

Robert Victor Félix Delaunay, né le 12 avril 1885 à Paris dans le 16e arrondissement[1] et mort le 25 octobre 1941 à Montpellier, est un peintre français abstrait. Avec sa femme Sonia Delaunay et quelques autres, il est le fondateur et le principal artisan du mouvement orphique, branche du cubisme et important mouvement d'avant-garde du début du XXe siècle. Ses travaux sur la couleur prennent pour origine plusieurs théories en vogue à l'époque, pour la plupart erronées[2]. Par ce travail concentré sur l'agencement des couleurs sur la toile, il cherche l'harmonie picturale.

Delaunay fait partie d'une génération d'avant-garde, particulièrement prolifique au niveau artistique entre 1912 et 1914. Il est très lié (en correspondance, en art voire en amitié) avec les poètes Guillaume Apollinaire et Blaise Cendrars, les peintres russes Vassili Kandinsky et Larionov, les peintres allemands August Macke ou Franz Marc. Il est considéré à cette époque comme le peintre le plus influent, avec Pablo Picasso[3].

Après la guerre, il se lie d'amitié avec les artistes du mouvement surréaliste, dont il réalise plusieurs portraits, sans pour autant adopter leurs points de vue et leurs visions artistiques. Il aura notamment une amitié forte et durable avec le poète Tristan Tzara.

Son nom est également associé à la tour Eiffel, dont il a vu l'érection alors qu'il avait quatre ans, et qu'il a peint de nombreuses fois dans sa carrière, en utilisant des méthodes différentes, d'abord néo-impressionniste puis cubiste.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Jeunesse

Les parents de Robert Delaunay, George et Berthe Delaunay, habitent lors de sa naissance un immeuble cossu de la rue Nouvelle Boissière. Robert refuse précocement la vie mondaine, alors que sa mère le bichonne comme une poupée, l'habille à l'anglaise et le promène ainsi sur les Champs-Élysées[4]. Malgré ce refus, il reste marqué par ses origines, et demeure toujours indifférent aux aspects matériels de la vie, ce qui constitue une conception chevaleresque de la vie. Ce caractère le pousse à transformer chaque instant de la vie en un moment poétique[5].

À quatre ans, ses parents l'emmènent à l'exposition universelle de 1889, pour laquelle est construite la tour Eiffel, monument qui fascine l'artiste tout sa vie durant. Il s'enthousiasme pour les techniques scientifiques modernes, notamment pour la vitesse et l'électricité[5]. Il visite par la suite l'exposition universelle de 1900, et notamment le pavillon de l'électricité. Cette visite forge son esprit de « peintre de la vie moderne »[5].

Les parents de Robert Delaunay divorcent quand il a neuf ans, le 16 mai 1894. Il est alors élevé par une sœur de sa mère, Marie de Rose, et son mari, Charles Damour[6].

Très tôt, il se passionne pour les fleurs. Dans le château de La Rongère, à Saint-Éloy-de-Gy, lieu des vacances familiales, il passe de longs moments seuls dans le jardin, à faire des croquis de fleurs, qui sont sa passion naturelle principale, avec le soleil[7].

L'école ne l'intéresse pas, et il profite de ses études pour dessiner et peindre avec des pastels cachés dans sa case. Il quitte le lycée à l'âge de dix-sept ans, et est engagé en tant qu'apprenti dans la conception scénique deux années durant (1902 à 1904), dans les ateliers du décorateur de théâtre Eugène Ronsin. C'est là qu'il développe son goût pour les grandes surfaces et la monumentalité, qu'il est sensibilisé au rôle de la lumière et aux jeux de distorsion perspective de l'espace scénique[8].

Il s'initie à la peinture avec son oncle Charles Damour, qui est un peintre traditionnel, loin de toutes les théories et de tous les mouvements de son époque. Robert défend très souvent son point de vue artistique, très éloigné de celui de son oncle, ce qui conduit à des scènes de ménages burlesques. « Les assiettes volaient parce Robert défendait son avis » raconte Sonia Delaunay[9].

[modifier] Premières œuvres

Robert Delaunay, Tour Eiffel (1911)

En 1904 et 1905, Robert Delaunay réalise ses premières peintures : des paysages et des fleurs de facture néo-impressionniste et fauve. En 1907, il fait son service militaire à Laon, dans l'Aisne. Il est fasciné par la cathédrale, et en fait de nombreux croquis. Il est affecté au service des auxiliaires, dans la bibliothèque des officiers. Son compagnon de chambrée, Robert Lotiron, écrit qu'« à cette époque, Delaunay avait un engouement délirant pour Spinoza, Rimbaud, Baudelaire et Laforge ». Le 20 octobre 1908, il est réformé pour « troubles fonctionnels du cœur », et « endocardite », puis il retourne à Paris[10].

En 1906, il participe au XXIème salon des Indépendants, où il présente de nombreux tableaux peints au cours de l'été précédent. En 1907, il fréquente un groupe de jeunes artistes cherchant un art nouveau parmi lesquels Jean Metzinger, Henri Le Fauconnier et Fernand Léger. Dans le même temps, il entreprit un travail conséquent sur des monuments de Paris. Le résultat de ses recherches a pour conséquence de proposer une théorie personnelle sur la couleur, en prenant comme point de départ son œuvre Paris - Saint-Séverin (1909)[11].

[modifier] Rencontre avec Sonia

Début 1909, il rencontre Sonia Stern alors qu'ils fréquentent tous deux des artistes internationaux. Ils assistent ensemble au triomphe de Blériot qui traverse la manche, et font ensemble un séjour dans la Drôme. Elle mariée alors avec Wilhelm Uhde mais ce n'est qu'un mariage blanc pour faciliter l'acquisition de la nationalité française pour Sonia. Elle divorce aussitôt pour se remarier avec Robert Delaunay, dont elle est enceinte, le 15 novembre 1910[1]. Le 18 janvier 1911 naît un garçon, Charles. Robert peint une petite tour Eiffel, qu'il offre à Sonia en cadeau de fiançailles[12].

[modifier] Maturité et abstraction

Robert Delaunay, Disque simultané (1912-1913)
Robert Delaunay, Portrait de Tristan Tzara (1923)

[modifier] 1910-1918

En 1910, influencé par le cubisme, notamment celui de Cézanne, Robert Delaunay réduit sa palette de couleurs jusqu'au monochrome, puis, sous l'influence de Sonia, il réintroduit les couleurs chaudes. Dès 1912, il se tourne vers l'Orphisme avec sa série des Fenêtres (conservées au musée de Grenoble et au Philadelphia Museum). Avec Sonia Delaunay, il crée le simultanéisme, basé sur la loi du contraste simultané des couleurs. Il entre en correspondance avec le pionnier de l'abstrait Vassili Kandinsky, dont le texte théorique Du Spirituel dans l'Art (que Sonia lui traduit de l'allemand) va beaucoup l'influencer et le guider[13].

Les deux artistes s'entraident également pour obtenir des places dans les expositions et dans la critique ; ils sont véritablement des amis. C'est grâce à Kandinsky que Delaunay peut être exposé à Moscou, et où il présente trois œuvres sans titre. L'année 1912 est dense en évènements pour Robert Delaunay : il expose à Moscou, Munich, Berlin, Paris, Zurich, se lie d'amitié avec le poète Guillaume Apollinaire (qui vient vivre à son atelier pendant les mois de novembre et décembre) et Blaise Cendrars, rencontre Paul Klee (avec qui il entre en correspondance), Giacometti, Matisse, Henri Le Fauconnier et peint la série des Fenêtres, qui marque un tournant majeur dans son œuvre[14].

En 1913, Delaunay part exposer à Berlin en compagnie de Guillaume Apollinaire, et profite de l'occasion pour rencontrer les artistes allemands de l'époque : Franz Marc, Max Ernst ou encore August Macke « Delaunay et Apollinaire sont restés un jour et une nuit. À ma grande joie, leur préférence est allée à mes dernières œuvres » raconte ce dernier[15]. Paul Klee traduit en allemand le texte théorique de Delaunay, « La Lumière », qui paraît dans la revue Der Sturm en janvier sous le titre « Über das Licht ». Apollinaire écrit le poème Les Fenêtres qui sert de « préface » à la série de tableaux éponymes du peintre. En février, Alexandra Exter écrit au couple Delaunay pour leur demander de les inscrire au Salon des Indépendants, ainsi que Larionov et Gontcharova. Robert entre en correspondance avec tous ces artistes de l'avant-garde russe ; c'est lui qui les présente au public français[16].

Durant toute cette période, il peint ses tableaux dans la petite ville de Louveciennes, où il a une petite résidence avec Sonia, et ne va à Paris ou à l'étranger qu'une fois son œuvre terminée, pour la présenter ou alors pour voir ses amis peintres et poètes.

Les époux Delaunay sont surpris par la guerre alors qu'ils sont en Espagne. Robert essaie de se faire incorporer, mais il est refusé pour raisons de santé. Sonia et lui vont donc rester toute la durée de la guerre, et jusqu'en 1922, en Espagne et au Portugal. Robert continue de peindre, avec notamment une série sur Les Marchés portugais, mais aussi Les Natures mortes et le Nu à la toilette. Les Delaunay en profitent pour passer de longues journées au musée du Prado, et Robert se passionne pour les œuvres de Rubens et de Greco[17]. Quand ils reviennent en France, le mouvement dada est à son apogée.

[modifier] Après la guerre

De retour à Paris, ils vont fréquenter de nombreux poètes et musiciens, mais peu de peintres, et côtoyer les milieux surréalistes, comme en témoignent les nombreux portraits d'amis réalisés à cette époque, dont ceux de Tristan Tzara, ami fidèle des décennies 1920 et 1930, d'André Breton et de Philippe Soupault. Ils sont liés également à Louis Aragon, Jean Cocteau ou encore Stravinsky, et reçoivent le poète russe Vladimir Maïakovski chez eux. Les réunions amicales permettent à Robert de présenter ses théories littéraires, qu'il met sur papier plus tard[18].

Il repeint plusieurs fois la tour Eiffel, car la « géante » se prête bien à ses recherches sur les contrastes simultanés de la couleur. Mais, comparé aux tours réalisées dans sa jeunesse, le travail est sensiblement différent[18].

Dans les années 20, Delaunay diversifie son travail, en s'attelant par exemple à l'art décoratif avec Fernand Léger. Il participe notamment à l'exposition des Arts décoratifs de 1925, qui récapitule les recherches de tous les pays dans le domaine des arts appliqués. Sonia suit également cette voie, et obtient plus de reconnaissance que lui. Il compose la même année les décors de plusieurs film[19].

Delaunay revient à l'orphisme abstrait avec sa série Rythme, composée pour grande partie en 1934. Cette série semble être l'aboutissement de ses recherches sur l'harmonie picturale. Dans le même temps, il commence des recherches sur de nouveaux matériaux. Son travail est est mis en avant par une exposition commenté longuement par un article de J. Cassou[20].

Les commandes de l'exposition universelle de 1937 lui permettent de réaliser d'immenses fresques et des peintures monumentales, dont celles du pavillon de l'air et du chemin de fer. La fresque du palais de l'air est une représentation agrandie d'une toile de la série Rythme. Il assure l'année suivante la décoration du hall des sculptures au Salon des Tuileries, pour lequel il exécute trois grands Rythmes qui sont ses dernières œuvres importantes[21].

En 1940, il fuit l'avancée nazie en se réfugiant à Montpellier, en zone libre auprès de Joseph Delteil. Là-bas, il est rattrapé par ses problèmes pulmonaires, et meurt le 25 octobre 1941[22].

[modifier] Œuvre

L’œuvre de Robert Delaunay est généralement divisée en deux parties chronologiques : le néo-impressionnisme de sa jeunesse d'une part puis l'orphisme, branche du cubisme et avant-garde de l'abstraction, constituant sa maturité (à partir d'environ 1912) d'autre part. Son œuvre est tombée dans le domaine public au 1er janvier 2012[réf. nécessaire].

[modifier] Néo-impressionnisme

Marqué d'abord par l'impressionnisme et le synthétisme, Delaunay s'oriente vers le néo-impressionnisme après sa rencontre avec Jean Metzinger, qui l'invite à se plonger dans des écrits théoriques sur la couleur, tel que De la loi du contraste simultané des couleurs de M.E. Chevreul. De tels essais le convainquent que les couleurs sont interdépendantes et interagissent entre elles en fonction de leur répartition dans le spectre. Cette découverte le marque toute sa vie[23].

Entre 1904 et 1906, il réalise une série de portraits et d'autoportraits, dans lesquelles il applique la technique de la large touche en pavé propre au divisionnisme. Il réalise dans le même temps une série de paysages, toujours en utilisant la méthode divisionniste, dont le célèbre Paysage au disque, peint dans les derniers jours de 1906[réf. nécessaire].

En 1906, dans Le Portrait de Henri Carlier, Delaunay affirme déjà sa singularité dans le choix de l'agencement des couleurs : les dominantes vert et violet rencontrent des zones de rouge brillant. Le violet qu'il applique n'est pas commun pour l'époque, et est sans doute emprunté au peintre divisionniste Cross, et son travail est influencé par les longues discussions avec Jean Metzinger[24].

[modifier] Orphisme

'Femme portugaise, 1915
Rythme, 1932

[modifier] Les Fenêtres

Delaunay passe à l'abstraction avec la série des Fenêtres, présentée de 1912 à 1913. Elle inaugure une longue série de recherche sur la possibilité de traduire « l'harmonie représentative », par le seul agencement des couleurs. Les couleurs remplacent les objets, qui n'ont plus de substance et laissent la place à la lumière[réf. nécessaire].

Ce passage à l'abstraction se fait après la lecture des théories de Kandinsky dans son livre manifeste Du Spirituel dans l'Art, et alors que Guillaume Apollinaire diagnostique en 1912 la naissance d'un nouvel art pictural : « Les peintres nouveaux peignent des tableaux où il n'y a plus de sujet véritable »[25]. Mais, contrairement à Kandinsky qui donne un contenu psychologique et mystique à ses œuvres, Delaunay n'exploite que « l'effet purement physique ». Il s'explique en s'inspirant d'un texte de Léonard de Vinci : « L’œil est notre sens le plus élevé, celui qui communique le plus étroitement avec notre cerveau, la conscience. L'idée d'un mouvement vital du monde et son mouvement est simultanéité. Notre compréhension est corrélative à notre perception » [26] ,[27].

[modifier] L'équipe de Cardiff

En 1913, après la série Les Fenêtres, Delaunay produit une série nommé L'équipe de Cardiff, consacrée au sport, particulièrement au football-rugby, sport en plein essor à cette époque. Cette série n'est plus abstraite : on y voit représentés des joueurs du rugby, devant une grande roue et la tour Eiffel, dans un assemblage d'affiches et de couleurs. Cela met en scène une vision combative de la vie moderne, où le culte de l'action invite au dépassement de soi[28].

[modifier] Formes circulaires et Disques

Après avoir présenté sa série L'Équipe de Cardiff au Salon des Indépendants dans le début de l'année 1913, il se retire à Louveciennes et entame une importante série intitulée Formes Circulaires. Par ce travail, Delaunay souhaite rendre la puissance de la lumière solaire, thème qu'il avait déjà esquissé dans sa peinture de 1906 Paysage au Disque, et l'irradiation lunaire. À propos de l'une des œuvres de cette série, Delaunay déclare plus tard qu'elle est la « première peinture circulaire, premier tableau non figuratif »[29]. Par cette toile, il révèle son intérêt pour les théories scientifiques (en parties erronées) de la couleur au XIXe siècle. Dans le tableau Formes circulaires, Soleil n°2, les trois couleurs primaires : le bleu, le rouge et le jaune, sont aux extrémités d'un triangle déformé qui donne une sensation de rotation de l'ensemble. Pour Delaunay, cet effet résulte du tournoiement des motifs colorés, descendant pour le bleu et ascendant pour le rouge. Entre ces couleurs primaires apparaissent des couleurs secondaires, obtenues par mélange des premières : orange, vert et violet. L'ensemble tourbillonne autour du centre, la couleur originelle et finale, le blanc. Ce n'est pas le soleil qui est représenté, mais le processus de perception par l’œil[30].

En août 1913, toujours à Louveciennes, il réalise une œuvre solitaire, appelée Disque (Le Premier Disque), qui consiste en sept cercles concentriques divisé en quatre segments égaux. Alors que les cercles colorés étaient nombreux dans sa série Formes Circulaires, Delaunay se concentre dans cette peinture dans la pureté de la surface plane ; mais elle n'en est pas néanmoins qu'un détail d'une œuvre précédente, c'est une œuvre à part entière, qui fait partie de la recherche de Delaunay sur l'harmonie picturale.[réf. nécessaire]

[modifier] Travaux en Espagne

Alors qu'il est en Espagne et au Portugal pendant la guerre, il renouvelle ses thèmes, passant de la ville à la vie populaire sur les marchés ou à la maison, mais sa technique artistique reste la même. Des personnages sont dessinés de manière figurative, mais sont entourés d'objets abstraits ; sur ces mêmes toiles, les couleurs éclatent et sont employées en toute liberté. La lumière de la péninsule Ibérique est beaucoup plus forte que celle d'Île-de-France, d'où Delaunay n'était guère sorti, ce qui lui permet d'observer et de rendre sur ses tableaux un nouveau type de vibration des couleurs[17].

[modifier] Éloignement de l'orphisme

Dans les années 1920, Delaunay retravaille sur la tour Eiffel, de manière sensiblement différente. La tour ne s'écroule plus, mais se dresse, vue en contre-plongée, de telle façon qu'il nous semble qu'elle grandit de manière infinie. D'autres fois, la tour est vue du ciel et associée aux courbes du Champ de Mars ; pour ces vues, il s'est aidé de photographies aériennes[18]. Il tire de sa composition le dynamisme du rythme, et l'agencement de couleurs irréalistes.

En 1925, il participe à l'exposition des Arts décoratifs, pour laquelle il décore le hall d'une ambassade avec Fernand Léger. Il choisit le thème de La Femme de la tour, qu'il reproduit sur un panneau de plus de quatre mètre, et provoqua un violent scandale[19].

Les nombreux portraits d'amis ou de connaissances qu'il peut dans ces années-là sont bel et bien figuratifs, mais Delaunay utilise toujours des couleurs vives et puissantes. Par exemple, dans le Portrait de Tristan Tzara, l'élément principal n'est pas le visage du poète, mais bien l'écharpe orange et verte qu'il porte autour du cou.

[modifier] Retour à l'orphisme

Vers 1930 se produit un revirement assez difficile à expliquer, qui pousse Delaunay à revenir à l'orphisme, en commençant une série intitulée Rythmes, qui reprend les Formes circulaires produites dans les années 1910, de manière nouvelle et plus mature, en s'inspirant notamment du travail de Mondrian, et des artistes regroupés sous le nom d'abstraction-géométrique (dont la plupart reconnaissaient une dette artistique à l'égard de Delaunay[19]). Il y montre sa maîtrise dans l'agencement des couleurs, et atteint son but recherché dans les premières année orphiques : l'harmonie picturale.

[modifier] Recherches sur la technique picturale

Dans le même temps, alors qu'il s'est quasiment toujours contenté de rester dans la technique classique de la peinture (à part pour les Arts Décoratifs), il commence à rechercher de nouvelles techniques picturales, que J. Cassou décrit dans le détail dans un article paru en 1935 dans le magazine Art et décoration : « Ces revêtements, dans la composition desquels domine la caséine, peuvent s'appliquer sur les cartons ou sur des toiles [...] Il est possible de les peindre à la fresque, à l'huile ou à l’œuf. Delaunay mêle à sa caséine des pâtes faîtes avec des poudres de liège et obtient ainsi des épaisseurs avec de la sciure de bois. L'intérêt de ces matières, c'est que une fois durcies [...], elles peuvent être utilisées pour les extérieurs et résister aux agents atmosphériques. Delaunay emploi également tout une gamme chromatique de sables, en particulier les sables du Colorado, qu'il projette sur ses enduits à la caséine avec un pistolet à air. Les colorations ainsi obtenues sont inaltérables à la lumière et inattaquables à l'eau. Il applique enfin à ses revêtements des vernis [...] Un autre matériau dû à l'ingéniosité de Delaunay est la pierre laque, qui peut constituer des murs d'une coloration variée et séduisante. C'est un matériau léger, ininflammable et dont l'emploi est tout indiqué dans la marine. Il peut atteindre à la densité du marbre et à la résistance du ciment : mais c'est là sa supériorité sur le ciment, il comporte en lui-même sa coloration. On peut d'ailleurs aussi le produire en surfaces blanches, sur lesquelles la peinture adhère parfaitement. Il est inutile de faire observer qu'on peut disposer des pâtes à la caséine selon des reliefs décoratifs aussi complexes et libres que l'on voudra."[31] Delaunay passe donc du chevalet au travail artistique sur les murs. Il s'en explique dans la revue Commune : "Moi artiste, moi manuel, je fais la révolution dans les murs. En ce moment, j'ai trouvé des matériaux nouveaux qui transforment le mur, non seulement extérieurement mais dans sa substance même. Séparer l'homme de l'art ? Jamais. Je ne peux pas séparer l'homme de l'art puisque je lui fais des maisons ! Pendant que la mode était au tableau de chevalet, je ne pensais déjà qu'à de grands ouvrages muraux. »[32]

[modifier] L'exposition universelle de 1937

Ces travaux muraux trouveront leur point d'exergue dans l'Exposition universelle de 1937, pour lesquelles il réalise d'immenses décorations. Dès 1935, il était pressenti pour participer à cette gigantesque exposition, mais, contrairement à de nombreux artistes, il n'a fait aucun acte de candidature ; l'attention a été attiré sur lui grâce à une exposition réalisée par la revue Art et décoration, intitulée Revêtements muraux en relief et en couleurs de Robert Delaunay, en 1935. Il réalise la décoration du palais du chemin de fer et de l'air. Pour ce dernier, il reproduit à grande échelle son tableau Rythme sans fin. La volonté était également de faire sortir l'avant-garde de son petit cercle d'initiés, et de le mettre à portée de tout le monde[33]

[modifier] À propos de Robert Delaunay

Guillaume Apollinaire
  • « Robert Delaunay a moins d'inquiétude. Il n'est pas comme Metzinger prêt à tout tenter en faveur de l'art. Mais sa sagesse ne l'éloigne point des bizarreries et l'influence d'un Othon Friesz, d'il y a quelques années, nous vaut cette fois-ci des toiles solidement peintes qui ont l'air malheureusement de commémorer un tremblement de terre » (Guillaume Apollinaire "Prenez garde à la peinture! Le Salon des Artistes indépendants L'Intransigeant, 18 mars 1910) [34].
  • « Il y a dans la peinture moderne de nouvelles tendances ; les plus importantes me semblent être, d'une part le cubisme de Picasso, d'autre part, l'orphisme de Delaunay. L'orphisme jaillit de Matisse et du mouvement des fauves, en particulier de leurs tendances lumineuses et anti-académiques. Delaunay croyait que si vraiment une couleur simple conditionne sa couleur complémentaire, elle ne la détermine pas en brisant la lumière, mais en suscitant à la fois toutes les couleurs du prisme. Cette tendance, on peut l'appeler l'orphisme. Ce mouvement, je crois, est plus proche que les autres de la sensibilité de plusieurs peintres allemands modernes. Ces deux mouvements sont de l'art pu parce qu'ils déterminent uniquement le plaisir de notre pouvoir visuel. Ce sont des mouvements de l'art pur puisqu'ils s'élèvent au sublime sans s'appuyer sur aucune convention artistique, littéraire ou scientifique. Nous sommes ivres d'enthousiasme. Nous nous élevons ici vers le lyrisme plastique. Cette tendance créatrice s'étend maintenant à l'univers. La peinture n'est pas un art reproducteur mais créateur. Avec ces mouvements, orphistes et cubistes, nous arrivons en pleine poésie de la lumière. J'aime l'art des jeunes peintres parce que j'aime avant tout la lumière. Et, comme tous les hommes aiment avant tout la lumière, ils ont inventé le feu. » (Guillaume Apollinaire Die Moderne Malerei [La peinture moderne] dans Der Sturm, février 1913) [3]
  • « On a déjà beaucoup parlé de l'orphisme. C'est la première fois que cette tendance se manifeste. Elle réunit des peintres de caractères assez différents qui tous, dans leurs recherches, sont arrivés à une vision plus intérieure, plus poétique de l'univers et de la vie. Cette tendance n'est pas une invention subite ; elle est l'évolution lente et logique de l'impressionnisme, du divisionnisme, de l'école des fauves et du cubisme. Le mot seul est nouveau : bien des peintres ont été surpris d'être compris dans cette tendance et il est très intéressant de noter que des peintres très différents convergent dans les mêmes recherches et tendent, indépendamment les uns des autres, à la même expression. » (Guillaume Apollinaire, "La Salon des Indépendants" L'intransigeant, 25 mars 1913) [34]
  • « Post-futurisme. Une des plus curieuses productions de ce type d'art est signée Robert Delaunay et représente, comme on a pu nous le faire entendre, des disques solaires au milieu desquels apparaît l'hélice tournoyante d'un aéroplane. Comme il est dédicacé à Blériot, nous avons là, sans doute, la représentation des sensations d'un conquérant de l'air, ou, peut-être aussi l'étonnement du soleil à l'arrivée des messagers ailés venus de la Terre » (Anonyme, "Salon of the Independent" The Times, 10 mars 1914) [35].

[modifier] Quelques œuvres

[modifier] Œuvres de jeunesse : dans le sillage de l'impressionnisme

Robert Delaunay --Paysage au Disque, 1906
  • 1903 : Paysage de la Ronchère : bord de la Yèvre, huile sur toile, 72,5 x 91,5 cm, Paris, musée national d'art moderne, Centre Georges-Pompidou.
  • 1905 :
    • Autoportrait à l'estampe japonaise, Paris, collection Sonia Delaunay.
    • Le Marché - paysage de Bretagne, huile sur toile, 39 x 46 cm, Paris, musée national d'art moderne, Centre Georges-Pompidou
    • La Fête au pays, musée des beaux-arts de Rennes.
    • Portrait de Jean Metzinger ou l'homme à la pipe, huile sur toile, 73,5 x 49 cm, collection particulière, Paris
  • 1906 :
    • Paysage au disque, huile sur toile, 55 x 46 cm, Paris, musée national d'art moderne, Centre Georges-Pompidou.
    • Portrait d'Henri Carlier, huile sur toile, 64 x 60 cm, Paris, musée national d'art moderne, Centre Georges-Pompidou.
    • Autoportrait, huile sur toile, 54 x 46 cm, Paris, Musée National d'Art Moderne, Centre Georges-Pompidou.
  • 1907 :
    • Nu aux ibis, huile sur toile, 55 x 46 cm, Paris, collection Éric et Jean-Louis Delaunay.
    • Nature morte au perroquet, huile sur toile, 80 x 65 cm, Colmar, musée d'Unterlinden.
    • Portrait de Wihlem Uhde, huile sur toile, 80,7 x 64,8 cm, collection Sonia Delaunay, Paris
  • 1909 :
    • Autoportrait, huile sur toile, 73 x 60 cm, Paris, musée national d'art moderne, Centre Georges-Pompidou.
    • Saint-Séverin n°3, huile sur toile, 112,6 x 88,8 cm, New York, Solomon R. Guggenheim Museum.
    • Saint-Séverin n°5, l'arc-en-ciel, huile sur toile, 58,7 x 38,5 cm, Stockholm, Moderna Museet.
    • La ville, première étude, huile sur toile, 88 x 123 cm, Tate Gallery, Londres
  • 1910 :
    • Tour Eiffel, huile sur toile, 198 x 136 cm, The Solomon R. Guggenheim Museum, New York
    • Tour Eiffel, dessin à la plume sur carton brun, 53,1 x 48,1 cm, Musem of Modern Art, New York
    • La Tour à la roue, dessin au pinceau, encre sur papier, 63,7 x 48,7 cm, Museum of Modern Art, New York
    • La Tour, dessin à la plume sur papier, 29 x 20 cm, collection Sonia Delaunay, Paris
    • La Tour, lithographie sur papier, 60 x44 cm
  • 1911
    • Tour Eiffel, huile sur toile, 130 x 97, Museum Folkwang, Essen
    • Champ de Mars, La Tour rouge, huile sur toile, 162,5 x 130 cm, The Art Institute of Chicago, collection Joseph Winterbotham
  • 1912 :
    • Ville de Paris, huile sur toile, 267 x 406 cm, musée national d'art moderne, Paris
    • Les Tours de Laon, huile sur toile, 162 x 130 cm, musée national d'art moderne, Paris

[modifier] Orphisme et simultanéité

Robert Delaunay - L’équipe de Cardiff, 1913
  • 1912 :
    • Les Fenêtres, huile sur toile, 35 x91 cm, Philadelphia Museum of Art
    • Les Fenêtres sur la ville, huile sur toile, 53 x 207 cm, Museum Folkwang, Essen
    • Les Fenêtres simultanées sur la ville, huile sur toile, 46 x 40 cm, Hamburger Kunsthalle
    • Fenêtres ouvertes simultanément, huile sur toile, 46 x 37,5 cm, Tate Gallery, Londres
    • Les Fenêtres sur la ville (Première partie, Deuxième motif), huile sur carton, 39 x 29,6 cm, collection Sonia Delaunay, Paris
    • Disque simultané, huile sur toile, 34 cm de diamètre
  • 1913 :
    • L'équipe de Cardiff, huile sur toile, 326 x 208cm, musée d'art moderne de la Ville de Paris
    • Formes Circulaires
    • Femme à l'ombrelle ou La Parisienne
    • Vue de Paris Notre-Dame, couleurs à la cire sur toile, 58 x 28 cm, Kunstmuseum, Bâle
  • 1914 :
    • Hommage à Blériot, huile sur toile, 46 x 46 cm, musée de Grenoble [1]
    • Portrait de Henri Rousseau, huile sur toile, 71 x 60 cm, musée de Laval, Mayenne
    • Fenêtre sur la ville, cire sur carton, 24,8 x 20 cm, Städische Galerie im Lembachhaus, Munich
    • Paris simultanéité, crayon de couleur sur papier, 25,4 x 19,8 cm, collection Sonia Delaunay, Paris
  • 1915 :
    • Femme nue lisant, au musée d'art moderne de Troyes.
    • Femme au marché, Portugal, peinture à la colle sur carton, 81 x 100 cm, collection Léon Cligman, Paris
    • Verseuse portugaise ou nature morte huile et cire sur toile, 140 x 150 cm, musée national d'Art moderne, Paris
    • Nu à la toilette, huile sur toile, 140 x142, musée d'art moderne de la Ville de Paris, legs du Dr Girardin
    • Nature morte portugaise huile sur toile, 85 x107 cm, musée Fabre, Montpellier
  • 1917 :
    • Symphonie colorée, huile sur toile, 144 x 204 cm, musée d'art moderne de la Ville de Paris
    • Football, aquarelle sur papier, 77 x 55 cm, collection Pierre Levy, Troyes
  • 1918 : Football, aquarelle sur papier, 49,9 x 62,1 cm, Musée National d'Art Moderne, Paris
  • 1922 :
    • Portrait d'André Breton, fusain sur papier calque, 101 x 65 cm, collection Joseph Pulitzer, Saint-Louis (Missouri)
    • Portrait de B. Kochno, fusain sur calque, 100 x 66 cm, collection particulière, Paris
    • Portrait de Philippe Soupault - Esquisse, peinture à la colle sur papier entoilé, 193 x 127,8 cm. Hirshhorn Museum and Schulpture Garden, Smithsonian Institution, Washington
    • La Baraque des Poètes, encre de Chine et rehauts de gouache sur papier, 24,5 x 25 cm, musée national d'art moderne, Paris
    • Football, encre bleue sur papier, 27 x 22 cm, collection Sonia Delaunay, Paris
    • Le Manège de cochons, huile sur toile, 250 x 250cm, musée national d'art moderne, Paris
  • 1923 : Portrait de Tristan Tzara, huile sur carton, 105,8 x 75 cm, collection Sonia Delaunay, Paris
  • 1924 :
    • Trois joueurs de football, plume sur papier calque, 21,3 x 15 cm ; 21x 15,9 cm ; 20,5 x 15,9 cm, Musée National d'art Moderne, Paris
    • Portrait de Jean Cocteau (inachevé), huile sur carton, 106,2 x 80 cm, collection Sonia Delaunay, Paris
  • 1925 : Ville de Paris, La Femme et la Tour. Panneau décoratif pour le hall d'une ambassade, huile sur toile, 450,3 x 940, collection Sonia Delaunay, Paris
  • 1926 :
  • 1930 :
    • Joie de vivre, centre Pompidou
    • Disques-Esquisse, aquarelle sur papier, 28 x 38,5 cm, collection Sonia Delaunay, Paris
  • 1933 :
    • Relief-Rythme, ciment, liège et huile sur toile, 100 x 80,5 cm, collection Sonia Delaunay, Paris
    • Rythme sans fin, aquarelle sur papier, 33,6 x 12,8, collection Sonia Delaunay, Paris
  • 1934 :
    • Rythmes, huile sur toile, 146 x 114,5, musée national d'Art Moderne, Paris
    • Rythme sans fin, huile sur toile, 207,5 x 52,1 cm, musée national d'Art moderne, Paris
  • 1937 :
    • Maquette pour l'entrée du Hall des Réseaux, peinture et sable collés sur isorel, 107 x 202 cm, musée national d'art moderne, Paris
    • Décoration du Palais de l'air, Exposition universelle de 1937, Paris
    • Maquette pour le Palais des Chemins de fer, contreplaqué peint et relief de sable, 78 x 174 cm, musée national d'art moderne, Paris

[modifier] Notes et références

  1. a et b Archives de l’état civil de Paris en ligne sur Mairie du 16e arrondissement, acte de naissance no 388, année 1885. Consulté le 19 janvier 2012
  2. Pour la science n°317, pages 96 et 97
  3. a et b (de) Guillaume Apollinaire, « Die Moderne Malerei », dans Der Sturm, no 148-149, février 1913 , traduit dans Chroniques d'art 1902-1918, Paris, Gallimard, 1993, p. 350-356
  4. Sonia Delaunay, 1978, p. 28
  5. a, b et c Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 16
  6. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 17
  7. Delaunay 1957, page 10
  8. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 20
  9. Sonia Delaunay 1978, page 28
  10. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 22
  11. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 24
  12. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 26
  13. Michel Hoog, Delaunay, p. 28
  14. Michel Hoog, "Delaunay", page 69, Flammarion
  15. Lettre de August Macke à B. Koehler, citée par G. Vriessen dans August Macke, 1953, page 116
  16. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 40
  17. a et b Michel Hoog, Delaunay, p. 80
  18. a, b et c Michel Hoog, Delaunay, p. 87
  19. a, b et c Michel Hoog, Delaunay, p. 89
  20. Michel Hoog, Delaunay, p. 94
  21. Michel Hoog, Delaunay, p. 91
  22. Michel Hoog, Delaunay, p. 94
  23. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges Pompidou, p. 94
  24. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 24
  25. G. Apollinaire, Du sujet dans la peinture moderne, Les Soirées de Paris, n°1, 1912, p. 2
  26. Léonard de Vinci, Textes choisis, Société du Mercure de France, 1907
  27. Delaunay, 1957, pages 146 et 171
  28. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 184
  29. Lettre envoyée à August Macke, référencée dans Delaunay, 1957, page 185
  30. Pour la science n°317, pages 96 et 97
  31. Cité par Michel Hoog, dans Delaunay, page 90, Flammarion
  32. Commune, n°22, juin 1935, p. 1125
  33. Michel Hoog, dans Delaunay, page 91, Flammarion
  34. a et b Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 238
  35. Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges Pompidou, p. 257

[modifier] Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 4, éditions Gründ, janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030141), p. 387-390 
  • Centre Georges Pompidou et Pascal Rousseau (dir.), Catalogue de l'exposition Robert Delaunay, de l'impressionnisme à l'abstraction, présentée du 3 juin au 16 août 1999, Paris, Éditions du Centre Pompidou, 1999 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article 
  • Michel Hoog, Robert et Sonia Delaunay, Paris, Édition des musées nationaux, 1967 
  • Michel Hoog, Delaunay, Flammarion, coll. « Les maîtres de la peinture moderne », 1976, 98 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article 
  • Gilles de la Tourette, , Paris, Charles Massin, 1950 
  • Robert Delaunay, Du cubisme à l'art abstrait : documents publiés par P. Francastel et suivis d'un catalogue de l’œuvre de Robert Delaunay par G. Habasque, Paris, SEVPEN, 1957 
  • H. Berggruen, Robert Delaunay : Première époque, 1903-1910, Paris, Galerie Berggruen, 1961 
  • G. Schmidt, Robert Delaunay, Baden-Baden, W. Klein, 1964 
  • G. Vriesen et M. Imdahl, Robert Delaunay, Cologne, DuMont Schauber, 1967 
  • Jacques Damase et Sonia Delaunay, Sonia Delaunay, Rythmes et couleurs, Paris, Hermann, 1971 
  • P. Ferreira, Correspondance entre quatre artistes portugais et Robert de Sonia Delaunay, Paris, PUF, 1972 
  • B. Dorival, Robert Delaunay, Paris et Bruxelles, Jacques Damase, 1975 
  • Georges Roque, Qu'est-ce que l'art abstrait ?, Paris, Folio essais, 2003 


Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues