Voiture de chemin de fer

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Dans le domaine des chemins de fer, une voiture est un véhicule remorqué spécialement conçu pour le transport de voyageurs, dans des conditions normales de confort et de sécurité.

Dans le langage courant, les voitures de chemins de fer sont encore souvent appelées wagons, mais dans le milieu ferroviaire, ce terme est désormais réservé, dans les textes de référence de l'UIC, aux véhicules affectés au transport des marchandises et des bestiaux[1].

Voiture panoramique des CFF
Voiture-lits
Voiture à deux niveaux type M6 de la SNCB
Aménagement intérieur d'une voiture du Cisalpino (ETR 470)

Voitures et wagons[modifier | modifier le code]

À l'origine, les premiers voyageurs dans les années 1830 sont transportés debout dans des wagons à marchandise. Très rapidement sont créées des première et deuxième classes avec des voitures à carrosserie fermée (capitonnées pour la première classe), et des troisième et quatrième classe à carrosserie ouverte sur les côtés à tous les vents et munies de filets, qui imposent l'hiver le port de couverture, de bonnet, et des bottes de paille au pied. La presse se fait souvent l'interprète de l'opinion publique pour supprimer ces caisses inconfortables[2].

Historiquement les voitures, notamment celles de la CIWL (Compagnie des wagons-lits) et celles des Grands express européens, arboraient le nom de wagon-lit et wagon-restaurant. De même le wagon de l'armistice est la voiture de chemin de fer de la CIWL dans laquelle furent signés les armistices du 11 novembre 1918 et du 22 juin 1940 entre l'Allemagne et la France. Le terme "voiture" est utilisé en France, alors que la Belgique francophone utilise le terme de "wagon" (d'où l'origine du nom de la CIWL)[réf. nécessaire]. À noter que le mot "wagon" vient de l'allemand "wagen" qui se traduit par "voiture".

Une caractéristique qui distingue les voitures à voyageurs des wagons à marchandises dans les trains modernes est la présence de passerelles d'intercirculation situées au-dessus des attelages[réf. nécessaire]. Ces passerelles, qui permettent de passer facilement d'une voiture à l'autre sont couvertes et étanches, protégées des intempéries à l'origine par des soufflets et aujourd'hui par des bourrelets en caoutchouc.

Typologie[modifier | modifier le code]

Historiquement deux modèles se sont imposés : le type britannique, voiture à compartiments et à couloir latéral ; le type américain, voiture à compartiment unique et couloir central.

On distingue les types de voiture suivants:

  • voiture voyageurs, voiture offrant des places assises pour le transport des passagers, en compartiments ou en salle,
    • voiture panoramique variante de voiture voyageur offrant un angle de vue amélioré à des fins touristiques,
    • Voiture-salon variante offrant un niveau de confort amélioré,
  • voiture-ambulance, destinée au transport de malades ou d'invalides en positon couchée,
  • Voiture-restaurant, voiture spécifique offrant un service de restauration en salle ou sous la forme de restauration à la place (en 1ère classe) à bord des TGV,
  • Voiture-bar, voiture spécifique permettant la vente et la consommation de boissons ou de repas légers,
  • Voitures pour voyages de nuit : ces voitures sont toujours divisées en compartiments pouvant accueillir de 1 à 6 voyageurs selon la classe et la formule choisie :
    • Voitures-lits adapté au transport de nuit en compartiments privatifs, équipées de véritables lits, avec draps et couvertures, et au minimum d'un lavabo,
    • Voitures-couchettes adapté au transport de nuit en compartiments collectifs, équipées de couchettes souvent convertibles en places assises pour la partie diurne du voyage,
  • Voitures spéciales pour conférence, opérations promotionnelles, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Désignant encore tout type de voiture de chemin de fer au milieu du xixe siècle, le terme wagon vit ensuite son usage restreint au transport des marchandises » selon le TLFi.
  2. Jean Falaize, Henri Girod-Eymery, À travers les chemins de fer: de l'origine à nos jours, Denoël,‎ 1948, p. 167

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]