Ordre des Servites de Marie

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L'ordre des Servites de Marie, parfois nommés Serfs de la Vierge (en latin Ordo Servorum Beatae Virginis Mariae), en sigle : OSM ou o.s.m., est un ordre mendiant de l'Église catholique romaine, créé en Toscane (Italie) au XIIIe siècle. À la vie contemplative, ils mêlent l'apostolat sous toutes ses formes (prédication, enseignement, mission, etc.). Dans l'ordre, tous sont frères et plusieurs sont frères-prêtres. Ils sont aujourd'hui environ un millier répartis sur les cinq continents.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Ordre des Servites de Marie a été créé en 1233 par sept riches marchands florentins laïcs qui ont quitté le monde du commerce pour s’adonner à la vie religieuse. D'abord installés extra muros (près de ce qui est aujourd'hui la Piazza della Santissima Annunziata de Florence), ils partent ensuite sur le Mont Senario. Ils multiplient les communautés dans le nord et le centre de l’Italie. Leur piété est centrée sur le culte de la Vierge Marie et particulièrement les douleurs qu'elle a éprouvées.

Parmi les sept fondateurs, Bonfils, Amédée, Bienvenu, Manet, Sostène, Hugues et Alexis, le seul qui soit resté frère lai est saint Alexis Falconieri (1200-1310), mort plus que centenaire.

L'ordre a été approuvé par Rome en 1249. En 1250, ils fondent un oratoire servite à la Basilica della Santissima Annunziata à Florence. Une chapelle porte leur nom et une loggia donne également sur la Piazza.

En 1258, Saint Louis donna, aux moines de l’ordre des Servites de Marie, un couvent, situé à Paris dans l'actuel IVe arrondissement, rue de la Parcheminerie, l'actuelle rue des Blancs-Manteaux, qui porte encore leur nom[1]. Pendant quelques dizaines d'années, à Paris, jusqu'à l'attribution de ce monastère aux moines de l’ordre de Saint-Guillaume, les Servites furent surnommés les Blancs-Manteaux, en raison de la couleur de leur habit, le blanc, symbole de la virginité de Marie.

En 1274, à la suite du IIe concile de Lyon, l'ordre fut suspendu en raison de la décision prise par un concile précédent d'interdire la création de nouveaux ordres mendiants[2], suppression confirmée par le pape Innocent V en 1276. Philippe Benizi, ministre général de l'ordre, plaida brillamment sa cause à Rome, et l'ordre fut rétabli par le pape Jean XXI en 1277. L'ordre fut à nouveau approuvé par Rome en 1304.

Les fondateurs de l'ordre furent canonisés ensemble comme un seul homme par le pape Léon XIII le 15 janvier 1888. Parmi les plus célèbres des saints et bienheureux de l'ordre des Servites on trouve Pérégrin de Forlì (en Italie), considéré comme le saint patron des malades incurables, prié aujourd'hui par les cancéreux et les sidéens, et Philippe Benizi, réformateur de l'ordre.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Jacques Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, Payot/Rivages, 1993.
  2. Ordo Servorum Mariae

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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