Foulque macroule

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La Foulque macroule (Fulica atra) fait partie des Rallidae : foulques, râles et marouettes. Les foulques, excellents plongeurs, représentent parmi les membres de cette famille ceux qui semblent les plus adaptés à la vie aquatique.

Ils sont grégaires sur les étendues d'eau en hiver. Migrateurs partiels, au vol d'apparence laborieuse, ils nichent dans les roselières et/ou parmi les plantes palustres.

Comme la poule d'eau, qui occupe la même niche écologique et avec laquelle il cohabite souvent dans les zones humides anthropisées, c'est un oiseau qui - là où il n'est pas chassé - peut devenir très familier de l'homme. On peut alors l'observer se nourrir sans qu'il soit effarouché. Il peut nicher près des habitations, voire dans les ports.

La foulque macroule est aussi appelée blairie en Picardie[1]. Elle était autrefois aussi nommée morelle selon Buffon[2], en raison de sa couleur noire.

Description[modifier | modifier le code]

Détail d'une tête de foulque (sur son nid, en Belgique)
Fichier audio
Appel du Foulque macroule (info)

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C'est un palmipède au corps arrondi ; la plupart des spécimens arborent un plumage presque entièrement noir.

La foulque - souvent confondue avec la poule d'eau un peu plus petite à l'âge adulte - s'en distingue par ses pattes verdâtres aux longs doigts palmés, un bec blanc surmonté d'une plaque frontale (ou écusson) également blanche, des yeux ronds et rouges et des rémiges secondaires bordées de blanc.

Elle plonge souvent et habilement pour chercher sa nourriture et nage lentement, avec un hochement caractéristique de la tête. Elle défend son territoire et en chasse les intrus.

Chant : plutôt de nuit ou lors de ses vols au printemps ; son répertoire inclut une sorte de bref éternuement[3].

Alimentation : Son régime est omnivore à forte tendance végétarienne. Il va chercher sa nourriture jusqu'à 2, voire 4 à 5 m de profondeur.

Habitat, répartition[modifier | modifier le code]

Colonie de foulques (Domaine Solvay) à La Hulpe.

Cet oiseau vit et niche dans les berges de cours d'eau et dans presque tous les types de zones humides (hors tourbières acides). On le trouve occasionnellement sur des eaux saumâtres ou salées (baies de faible profondeur). Très cosmopolite, il est présent en Asie, Europe, Afrique du Nord, Océanie et Amérique du Nord.

Ses deux plus importants sites d'hivernage en France demeurent la Camargue et le lac du Bourget (un peu plus 10 000 foulques y sont recensées chaque année).

Reproduction[modifier | modifier le code]

Comme la poule d'eau, la foulque construit généralement un nid de branchages et matières végétales, posé sur une souche ou des végétaux à la surface de l'eau, souvent à faible profondeur et bien visible. Le nid peut être renforcé et surélevé si l'eau ne monte pas trop rapidement.

La femelle pond de 5 à 9 œufs blanc cassé brillant légèrement mouchetés (plus volumineux et plus clairs que ceux de la poule d'eau). L'incubation dure un peu plus de 21 jours et les poussins sortent souvent de l'œuf sur plusieurs jours, fin avril pour les premières portées (d'autres pouvant suivre en cas de perte des petits)- jusqu'en fin juillet. Les jeunes quittent le nid après quelques jours, encadrés en sous-groupes par les deux parents. La femelle niche avec une moitié de la portée alors que le mâle construit une nouvelle plate-forme pour les poussins qu'il élève. Les jeunes mangent de manière autonome après 4 semaines. Il leur faut encore 4 semaines avant de pouvoir voler. Les jeunes ont une tête et un bec rouge à la naissance.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Sueur et Xavier Commecy, 1990, Guide des oiseaux de la baie de Somme.
  2. Le Foulque vu par Buffon (par Oiseau.net)
  3. Cd (chants enregistrés) « Tous les Oiseaux d'Europe » de Jean C. Roché, Ed : Sittelle.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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