Démographie de la Chine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Démographie de la Chine
Pyramide des âges de la Chine en 2009
Pyramide des âges de la Chine en 2009
Dynamique
Population 1 339 713 000 hab.
Accroissement naturel 0,59 %
Indice de fécondité 1,73 enfant par ♀
Taux de natalité 13,25 ‰
Taux de mortalité 7,03 ‰
Taux de mortalité infantile 15,1 ‰
Espérance de vie à la naissance 73,18 ans
Âge médian
Homme 32,3 ans
Femme 33,2 ans
Structure par âge
0-14 ans 20,8 %
15-64 ans 71,4 %
65 ans et plus 7,7 %
Rapport de masculinité
À la naissance 112 ♂/100 ♀
Moins de 15 ans 113 ♂/100 ♀
15-64 ans 106 ♂/100 ♀
65 ans et plus 091 ♂/100 ♀
Migration
Solde migratoire -0,39 ‰
Composition linguistique
Mandarin 70 %
Wu 7 %
Cantonais 4 %
Autres langues minoritaires  
Composition ethnique
Hans 92,1 %
55 ethnies minoritaires  
Composition religieuse
Athée 59 %
Taoïsme 27 %
Bouddhisme 6 %
Islam 2 %
Christianisme 1 %

La population de la République populaire de Chine s'élève à la fin de l'année 2010 à 1 339 713 000 habitants [1]. Si l'on y rajoute Taïwan, Hong Kong et Macao, la population de la Chine s'élève alors à près de 1 373 000 000 habitants à ce jour.

Sa population est la plus grande du monde, près de 1,36 milliard d'individus, soit 20 % des 6,8 milliards d'individus vivant dans le monde d'après les estimations de l'OMS.

Toutefois, ces chiffres sont sujets à controverse. En effet, la politique de l'enfant unique, dont les lois chinoises prévoient une lourde amende, voire un emprisonnement en cas de récidive dans la famille, ainsi que la privation pour l'enfant de soins et d'études, font qu'une grande partie de la population cache aux recenseurs l'existence même de ces naissances. Malgré ses mégapoles, la Chine présente une population encore très ancrée dans la ruralité : plus de 60 % des chinois habitent encore dans le monde rural.

Le 28 février 2006, le Bureau d'État des statistiques (BES) chinois a annoncé que la population de la République populaire de Chine avait augmenté de 7,68 millions de personnes en 2005, soit une croissance naturelle de 5,89 pour 1000, contre 5,87 pour 1000 en 2004. Au 31 décembre 2005, 562 millions de personnes vivent en ville et 745 millions dans les régions rurales. Sur ce chiffre total, on compte 674 millions d'hommes (soit 51,5 %) et 634 millions de femmes (soit 48,5 %). En 2005, la RPC a enregistré plus de 16 millions de naissances et environ 8,49 millions de décès.

Une des plus grandes forces de la Chine dans la mondialisation est non seulement sa puissance démographique mais aussi et surtout le fait que sa population est ethniquement (les Han) et culturellement (la civilisation chinoise soude les Chinois depuis plusieurs millénaires) homogène[2].

Sommaire

Histoire [modifier]

Évolution démographique

Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque.

Premières tentatives de contrôle des naissances [modifier]

L'absence de contrôle des naissances durant les premières années au pouvoir de Mao Zedong, encourageant au contraire un temps les Chinois à procréer une armée de « petits soldats »[3] et la baisse rapide de la mortalité ont contribué à une forte croissance démographique. Le recensement de 1953 (population estimée de 574 millions[4]) provoque une prise de conscience et l'ébauche d'une campagne pour le contrôle des naissances vers 1956-57[5]. Après les années noires de la famine de 1959-1961, a lieu un « rattrapage » des naissances différées menant à un indice de fécondité record de 7,41 enfants par femme en 1963[6]. La deuxième campagne de limitation des naissances de 1962 à 1966, axée sur le retard de l’âge du mariage et une diffusion plus large de la contraception, n'a guère plus de succès.

La mise en place de la politique démographique « 晚,稀,少 (wǎn, xī, shǎo)[7] » durant les années 1970 fait par contre fortement chuter la fécondité chinoise entre 1970 et 1978, passant de 5,75 à 2,75 enfants par femme[6]. Toutefois, en raison de la fécondité particulièrement élevée des années pro-natalistes, la densité du nombre de femmes en âge de mettre au monde va progresser jusqu'au début des années 1990[8]. Ainsi, la natalité sera sous influence d'une formidable inertie et va demeurer très haute pendant encore plusieurs décennies. À la fin des années 1970, la politique de l'enfant unique, appliquée dans les villes, a été la réponse à cette explosion, freinant le développement démographique du pays.

La politique de l'enfant unique [modifier]

Article détaillé : Politique de l'enfant unique.

L'origine de la politique fait débat. Certains sont d'avis qu'elle trouve ses racines dans la peur d'une surpopulation[9]. Mais, les projections sur lesquelles s'appuieraient ces peurs sont si grossièrement erronées qu'il est peu probable que des dirigeants puissent les prendre au sérieux. Dès lors, d'autres auteurs, notamment Pascal Rocha da Silva, avancent l'hypothèse que la Politique ait avant tout une motivation économique. En effet, elle est mise en place par Deng Xiaoping de manière concomitante avec les Quatre modernisations. Celles-ci indiquent que la nouvelle légitimité de l'état chinois se trouve non plus dans le dogme mais dans l'amélioration concrète du niveau de vie. Limiter drastiquement le nombre d'enfants permet d'allouer les maigres ressources de l'état plus pleinement à la croissance économique. En 1997, l'état indique que tel est le but de la politique en ces termes : « le planning familial doit servir et être subordonné à la tâche centrale du développement économique ». Une raison secondaire est que les Quatre Modernisations vont entraîner, de manière prévisible, une baisse de la supervision étatique des campagnes : il n'est dès lors plus possible de poursuivre la politique de wan-xi-shao, qui repose sur la structure de la période maoïste (qui permet de surveiller chacun en tout temps)[10].

Cependant, à la toute fin des années 1970, la République populaire de Chine, afin de limiter la croissance de sa population, a adopté une règlementation limitant le nombre d'enfant par couple à 1. Les minorités ethniques (à l'exception des Zhuang, la première minorité ethnique de Chine) ne sont, dans un premier temps, pas concernées. Cette préférence pour les garçons découle surtout du simple fait que les assurances sociales (et notamment vieillesse) sont quasi inexistantes à la campagne. Lors du mariage, l'épouse entre dans la famille de son mari et s'occupera de ses beaux-parents et non pas de ses parents biologiques.

Depuis 2002, le versement d'une somme d'au moins 5 000 yuans (à rapporter au salaire moyen urbain de 1 200 yuans) permet la naissance légale d'un deuxième enfant. Cette somme varie selon les provinces, elle est souvent bien plus élevée. Dans le cas de naissances illégales, des pénalités sont prévues : amendes et non délivrance de hukou, livret de résidence permettant, entre autres, l'accès à la scolarité, etc. Un nombre inconnu d' enfants noirs - ou enfants cachés par les familles par peur de représailles - existe en RPC. D'autre part, les nouveaux riches chinois peuvent payer les amendes. Toujours dans le but de ralentir l'accroissement naturel, la constitution chinoise limite les mariages en imposant l'âge minimal de 22 ans pour les hommes et de 20 ans pour les femmes. En retardant la formation des foyers, elle espère réduire la période de fécondité.

Le respect des quotas ayant une incidence politique sur les responsables des cantons, certaines exactions auraient été observées dans ce sens, entraînant des stérilisations et des avortements forcés[11].

Structure de la population [modifier]

La population chinoise a tendance à vieillir : la part des 60 ans et plus est passé de 7,5 % de la population totale en 1950 à 10,9 % en 2005[12]. Le vieillissement est plus accentué qu'en Inde, où les plus de 60 ans représentent 5,9 % de la population[12]. Mais il reste inférieur à celui de l'Europe où 17,3 % des habitants ont plus de 60 ans[12].

La nouvelle structure par âge de la population a accru considérablement le taux d'emploi qui est aujourd'hui un des plus élevés du monde, ce qui contribue à expliquer les forts taux d'investissement, d'épargne et de croissance économique observés depuis 1980. Mais cette politique de l'enfant unique n'est pas sans poser des problèmes sociologiques et des problèmes futurs avec un vieillissement accéléré de population prévu dès 2030.

Natalité [modifier]

Depuis le début de la politique d'un seul enfant par couple, le taux de natalité stagne à 1,33 %

Indice de fécondité [modifier]

C'est en 1962 qu'on enregistre le plus haut niveau (7,6) et c'est en 2007 qu'on enregistre le plus bas niveau (1,7).

Année Fécondité Année Fécondité Année Fécondité Année Fécondité Année Fécondité
1960 3,39 1970 5,78 1980 2,54 1990 2,1 2000 1,89
1961 4,71 1971 5,09 1981 2,96 1991
1962 7,55 1972 4,87 1982 2,31 1992 1,95 2002 1,88
1963 6,82 1973 4,44 1983 1993 2003 1,88
1964 6,19 1974 3,8 1984 2,25 1994 2004 1,85
1965 6,36 1975 3,39 1985 2,36 1995 1,92 2005 1,81
1966 5,48 1976 2,95 1986 1996 2006 1,78
1967 5,72 1977 2,74 1987 2,58 1997 1,9 2007 1,7
1968 6,38 1978 2,6 1988 1998 2008 1,7
1969 5,81 1979 2,31 1989 2,36 1999 2009

Mortalité [modifier]

Année Taux de mortalité Rang Changement Date de l'information
2003 6,74 147 2003 est.
2005 6,94 138 0,00 % 2005 est.
2006 6,97 136 0,43 % 2006 est.
2007 7 133 0,43 % 2007 est.
2008 7,03 129 0,43 % 2008 est.

Stérilisation et avortement [modifier]

En République populaire de Chine 13 millions d'avortements sont réalisés et environ 55 % des femmes chinoises ont avorté au moins une fois alors que 70 % des femmes interrogées déclarent souhaiter plus d'un enfant sans pouvoir y accéder[13].

Par ailleurs cette politique de l'enfant unique induit des stérilisations et avortement forcés[14]. Le dissident politique Chen Guangcheng a défendu la cause de femmes forcées à être stérilisées ou à avorter, parfois à quelques jours de l'accouchement[15].

Le respect des quotas ayant une incidence politique sur les responsables des cantons, certaines exactions auraient été observées dans ce sens au Tibet, entraînant des stérilisations et avortements forcés[citation nécessaire][11].

Le spécialiste en économie du développement Andrew Martin Fischer estime que les allégations d'abus concernent, pour un grand nombre d'entre elles, les zones tibétaines en dehors de la région autonome du Tibet, et, dans la plupart des cas, renvoient aux années 1980 et au début des années 1990. Il voit dans ces abus moins une politique érigée en système que des excès de zèle très localisés et brefs [16].

Dans son étude démographique sur la région de Pala dans le Changtang occidental publiée en 1994, le tibétologue américain Melvyn C. Goldstein met en évidence le fait que de 1959 à 1990 les familles nombreuses avaient continué à être la norme chez les pasteurs nomades et qu'aucune contrainte n'avait été imposée à ces derniers : « Malgré des allégations répétées de la part de l'Occident que les Chinois avaient imposé une politique stricte de contrôle des naissances au Tibet, où "les avortements, stérilisations et infanticides forcés sont quotidiens" (New York Times, 31 janvier 1992), il n'y a pas eu à Pala de politique de réduction des naissances, et encore moins de preuves d'avortements, de stérilisations ou d'infanticides ». L'étude des grossesses d'un échantillon de 71 femmes âgées de 15 à 59 ans permet d'affirmer qu'aucune politique de contrôle des naissances visant à réduire le nombre de naissances à deux, voire trois, n'était en vigueur. Bien plus, aucun nomade de Pala n'a dû payer d'amende pour avoir eu un troisième, quatrième, cinquième enfant et au-delà, et ces enfants ont joui de tous leurs droits au sein de la communauté [17].

Dans une étude sur la fertilité et la planification familiale au Tibet, publiée en 2002, Melvyn C. Goldstein, Ben Jiao, Cynthia M. Beal et Phuntsog Tsering affirment que dans aucun des endroits qu'ils ont étudiés, il n'y a d'indications montrant que Lhassa applique dans le Tibet rural la règle des deux enfants. Alors même qu'un rapport du Tibet Information Network prétendait que cette politique était en place, les chercheurs constatèrent que dans le comté de Ngamring, où ils enquêtaient, aucune limite de ce genre n'était imposée. Le gouvernement du comté de Ngamring avait fait de gros efforts pour accroître le recours à la planification familiale dans les années 1990, mais à l'été 2000 (après la parution du rapport du TIN) aucun nomade ni responsable local n'avait entendu parler d'une limite fixée à deux enfants ni aucun responsable au chef-lieu du comté. Enfin, aucune amende n'était infligée pour le 4e enfant et au-delà. [...] Pour Melvyn Goldstein et al., leur étude fait ressortir combien il est dangereux d'utiliser des récits de réfugiés et des indications anecdotiques pour interpréter des situations très politisées[18].

Distribution de la population [modifier]

La population chinoise est très inégalement répartie sur son territoire, les densités les plus fortes étant réparties sur les régions côtières. Cela s'explique en partie par la géographie (les régions à l'ouest de la Chine sont plus montagneuses et désertiques) et par les bassins historiques de peuplement de la Chine, qui sont situés près de la côte et le long des parties avales des grands fleuves chinois (notamment, un des principaux foyers de peuplement préhistorique se situe au niveau du coude du fleuve Yang Tse)[19]. Le rôle du commerce maritime peut aussi être invoqué, notamment pour expliquer la très forte croissance des villes côtières : Shanghai, par exemple, qui compte aujourd'hui environ 20 millions d'habitants, n'était qu'un village de pêcheurs jusqu'au XVIIIème siècle. Mais elle s'est très rapidement développée suite à l'ouverture du commerce avec les puissances étrangères britanniques et américaines, à partir du XIXème siècle.

Carte de la densité de la population par province de la République populaire de Chine.

Migration [modifier]

On estime que chaque année près de 18 millions de Chinois migrent des campagnes vers les villes[20].

Cinquante-six « nationalités » [modifier]

Article détaillé : Ethnies de Chine.
Ethnie Taux
Hans 92,1 %
Zhuangs 1,4 %
Mandchous 1,0 %
Huis 0,9 %
Hmongs 0,8 %
Ouïghours 0,7 %
Yis 0,7 %
Tujias 0,6 %
Mongols 0,6 %
Tibétains 0,6 %
Buyeis 0,4 %
Coréens 0,2 %

La nationalité « han » [modifier]

La nationalité han, largement majoritaire (92 % de la population) est elle-même relativement hétérogène, et peut être également appréhendée comme un vaste ensemble de coutumes partageant des caractéristiques culturelles et linguistiques proches (en particulier la grammaire et l'écriture). Les différences entre les langues parlées, comme le mandarin, le cantonais ou le shanghaïen, sont cependant très fortes.

Les cinquante-cinq autres nationalités [modifier]

La République populaire de Chine reconnaît l'existence, en plus des Hans, de cinquante-cinq nationalités ou minorités ethniques officielles qui totaliseraient 100 millions de citoyens au sein de la nation chinoise. Elles sont constituées de citoyens chinois ayant une langue maternelle ou une culture non han[21]. D'après la constitution de la République populaire de Chine, les nationalités quelles qu'elles soient bénéficient du droit « de développer leur propre langue parlée et écrite ainsi que de préserver ou réformer leurs propres us et coutumes »[22], ainsi que d'une priorité de recrutement dans les entreprises ou dans les établissements d'une région autonome[23]. En outre, la loi sur le contrôle des naissances autorise certaines nationalités, notamment dans les régions peu peuplées de l'Ouest, à avoir plus d'un enfant par couple, contrairement aux Hans qui n'ont droit qu'à un seul enfant[24].

Cependant, certaines minorités cohabitant avec les Hans se plaignent des différences qu'elles ressentent entre ce que prévoit le droit chinois et la situation effective telle qu'elle peut être vécue sur le terrain. Des Occidentaux dénoncent en effet des mesures discriminatoires, notamment des atteintes à la liberté de culte, une marginalisation culturelle entraînant une marginalisation économique, ou la loi autoritaire sur le contrôle des naissances (malgré les aménagements spécifiques)[25],[26].

Carte d'ethnolinguistique de la République populaire de Chine et de la République de Chine en 1983.

Religions [modifier]

Langues [modifier]

Urbanisation [modifier]

Sources [modifier]

  1. La population chinoise continue à croître et vieillit, sur Le Monde.fr. Consulté le 10 octobre 2011
  2. Aymeric Chauprade, Chronique du choc des civilisations, p. 107.
  3. Jean-Claude Chesnais, « Aspects de la limitation des naissances en Chine », Tiers-Monde, no 62, 1975, p. 311—332 (ISSN 1953-1359) [texte intégral (page consultée le 16 mai 2011)] 
  4. Alain Monnier, « Mouvement et structure de la population de la Chine (1950-2000) », dans Jean-Marc Rohrbasser, La Chine au seuil du XXIe siècle : questions de population, questions de société, vol. 148, Institut national d'études démographiques, coll. « Les cahiers de l'Ined », 2002, 600 p. (ISBN 2-7332-0148-4) [présentation en ligne], p. 33—58 
  5. Isabelle Attané, « La Chine : quelles politiques démographiques ? », Critique internationale, Centre d’études et de recherches internationales (CERI), no 29, octobre / décembre 2005, p. 49—62 (ISSN 1290-7839) [texte intégral (page consultée le 16 mai 2011)] 
  6. a et b Peng Xizhe, « La fécondité chinoise : constats et perspectives », dans Jean-Marc Rohrbasser, La Chine au seuil du XXIe siècle : questions de population, questions de société, vol. 148, Institut national d'études démographiques, coll. « Les cahiers de l'Ined », 2002, 600 p. (ISBN 2-7332-0148-4) [présentation en ligne], p. 59—78 
  7. wǎn, xī, shǎo, littéralement « tard, espacé, peu » représentent les qualificatifs décrivant les trois axes de cette politique : le mariage et la procréation tardifs, espacement des naissances et réduction de la descendance
  8. (en) Banister J. & Hardee-Cleaveland, 1988, China Quarterly, p. 248.
  9. (en) S. Greenhalgh, Missile science, population science : The origins of China's one'child population policy, june 2005, p. 253-276, China Quarterly, Vol. 182.
  10. Pascal Rocha da Silva, La politique de l'enfant unique en République Populaire de Chine, 2006, Université de Genève, p. 22-28.
  11. a et b (en) Human Rights in China and Tibet
  12. a, b et c Bertrand Badie, Béatrice Didiot (dir.), L'état du monde 2007, Paris, La Découverte, 2006, p. 93.
  13. Source : Généthique.org du 20 février 2009
  14. Source : Généthique.org d'août 2006.
  15. Le défenseur des avortées par force In Chine, l'empire du double langage, Le Nouvel Observateur, N° 2265, p.61, avril 2008.
  16. (en) Andrew Martin Fischer, “Population Invasion” versus Urban Exclusion in the Tibetan Areas of Western China : « The charges of forced sterilizations and abortions were investigated by Goldstein et al. (2002), who concluded that their fertility data from 13 villages in the TAR suggest no general program of forced birth control. However, many of the allegations of abusive forced birth control refer to Tibetan areas outside the TAR, albeit mostly with reference to the 1980s and early 1990s. My qualitative field insights in the Tibetan areas of Qinghai tend to support the conclusion that cases of forced sterilizations and abortions do not represent a generalized policy approach but were probably related to events in specific localities or to specific brief periods of policy zealousness ».
  17. (en) Melvyn C. Goldtein, Change, conflict and continuity among a community of nomadic pastoralists. A case study from Western Tibet, 1950-1990, in Resistance and Reform in Tibet, sous la direction de Robert Barnett et Shirim Akiner, 1994, pp. 106-107.
  18. (en) M. C. Goldstein, Ben Jiao, C.M. Beall, Phuntso Tsering, Fertility and Family Planning in Rural Tibet, in The China Journal, 2002, vol. 47, fasc. 1, pp. 19-40 : « There was no evidence in any of the sites we studied that Lhasa is applying a two-child birth rule in rural Tibet in line with the rest of China. Although a recent Tibet Information Network report stated this policy is in place, when Ngamring county, which was cited in the report, was visited, no such work was evident. The Ngamring county government had made a strong effort to increase the use of family planning in the 1990s, but in the summer of 2000 (after the report appeard) no local nomads or officials in the area we studied had heard anything about a two-child limit, nor had any of the officials we spoke with at the Ngamring country seat. And finally, no fines had been imposed for fourth and higher births. It is not inconceivable that China will at some point attempt to implement a two-child limit in rural Tibet, but for the present, it is not doing so. In fact, the government is not over effectively enforcing the current three-child limit. [...] The study highlights the dangers of using refugee reports and anecdotal evidence to interpret highly politicized situations. »
  19. Harvard course, Origin stories, 1999
  20. Hervé Kempf, « La moitié de la population mondiale est citadine », dans Le Monde du 28/06/2007.
  21. La politique chinoise à l'égard des minorités nationales, Chine Informations.
  22. Article 4 de la Constitution : « [...] Les personnes de toutes les nationalités sont libres d'utiliser et de développer leur propre langue parlée et écrite ainsi que de préserver ou réformer leurs propres us et coutumes. », Ibid.
  23. Article 23 de la loi sur l'autonomie des régions ethniques : « Lors du recrutement des cadres ou des ouvriers dans les entreprises ou dans les établissements d'une région autonome, les personnes des minorités nationales sont choisies en priorité. Le personnel peut même être recruté parmi les minorités nationales de la campagne ou des régions de pâturages, mais l'autorisation du gouvernement populaire de la province ou de la région est nécessaire », Ibid.
  24. « Depuis le début des années 80, le gouvernement central chinois a approuvé l'application du planning familial dans les régions des minorités nationales pour élever leur niveau économique et culturel excepté au Tibet et dans les régions des minorités nationales peu peuplées. Les règlements sont déterminés par le gouvernement du département autonome ou par la province et la région autonome intéressées selon les conditions locales. » Unir le guide de l'État avec le désir de la masse, China Internet Information Center
  25. Rapport de la sous-commission établi en application de la résolution 8 (XXIII) de la Commission des Droits de l'Homme, 24 juin 1999
  26. « Quelle solution politique pour le Tibet ? », rapport du groupe interparlementaire français d'amitié n° 77 (2007-2008) - 17 octobre 2007 : L'envers du décor

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Yves Blayo, Des politiques démographiques en Chine, INED (Institut National d'Études Démographique) cahier numéro 137, 1997, (ISBN 2-7332-0137-9)
  • Sous la direction d'Isabelle Attané, La Chine au seuil du XXI siècle, INED (Institut National d'Études Démographique) cahier numéro 148, 2002, (ISBN 2-7332-0148-4)
  • Pascal Rocha da Silva, La politique de l'enfant unique en République Populaire de Chine, Université de Genève, 160p., 2006, [1]
  • (en) Korotayev A., Malkov A., Khaltourina D. Introduction to Social Macrodynamics: Secular Cycles and Millennial Trends. Moscow: URSS, 2006, (ISBN 5-484-00559-0) [2]
  • (Collectif) Jean-Pierre Paulet (dir.), Michel Cartier, Lozato-Giotart, Wahap Halik, Richard d' Angio, Martine Crauk, Population et développement en Chine, Ellipses, Paris, 2001, 224 p. (ISBN 2729805303 et 9782729805302)

Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]