Accords du Louvre

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Les accords du Louvre sont un accord sur les taux de change signé le 22 février 1987 au Musée du Louvre, à Paris, par les pays du G7, moins l’Italie qui n’a pas voulu signer l’accord final (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Canada).

Le but est de réduire la volatilité des changes[1], par la mise en place de procédures renforcées dans la gestion des taux de change[2].

Désireux de stopper la machine infernale qu'ils ont mis en route, les pays du G6, rejoints par le Canada, signent à Paris le 22 février 1987 les accords du Louvre, destinés à enrayer la baisse du dollar, qui a été déclenchée par les accords du Plaza en septembre 1985. Malgré cela, après une pause dans le courant de l'année 1987, le dollar va continuer à se déprécier pendant toute la période des junk bonds et du krach de 1987 et même pendant dix ans.

Déroulement et prolongement[modifier | modifier le code]

À la fin de l’année 1986, à la suite de la dépréciation importante du dollar liée à la mise en pratique des accords du Plaza, les États-Unis et le Japon convinrent de stabiliser la parité dollar–yen. « Leur accord fut formalisé dans un cadre multilatéral – le premier accord du Louvre, signé les 21 et 22 février 1987 – qui fixait secrètement une grille d’intervention étroite pour les monnaies des pays du Groupe des Sept. »[3]

Cet accord fonctionna bien dans un premier temps, mais la collaboration entre les principales puissances se réduisit parce que les pays concernés privilégièrent assez rapidement leurs intérêts individuels. En 1990, l’Allemagne releva ses taux d’intérêt pour contrer l’inflation que provoquait la réunification. Simultanément, la Fed diminuait ses taux directeurs en raison de la baisse d’activité économique. Ces deux phénomènes provoquèrent une appréciation de plusieurs monnaies européennes vis-à-vis du dollar, mais les pays du G7 ne réagirent pas[3].

L’échec des accords du Louvre contribua en partie à provoquer le krach d'octobre 1987[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La persistance des chocs de volatilité sur le marché des changes s’est-elle modifiée depuis le début des années quatre-vingts ? », Michel Beine, Sebastien Laurent, Revue économique, Vol. 51, No. 3, mai 2000
  2. a et b La coopération économique informelle : le cas du G7, CEPII, 1999
  3. a et b Stabilité des changes : contre le laisser-faire, Benoît Cœuré et Jean Pisani-Ferry, septembre 1999, page 6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]