Lhassa

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Lāsà (lha sa)
拉萨 (ལྷ་ས་)
Localisation de la ville de Lhassa dans la préfecture de Lhassa (en jaune)
Localisation de la ville de Lhassa dans la préfecture de Lhassa (en jaune)
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province Région autonome du Tibet
Statut administratif Ville-préfecture
Code postal Ville : 850000[1]
Code aéroport LXA
Indicatif 0891[1]
Démographie
Population 559 423 hab. (2010)
Densité 18 hab./km2
Population de l'agglomération 223 001 hab. (2000)
Densité 426 hab./km2
Géographie
Coordonnées 29° 39′ 11″ N 91° 07′ 55″ E / 29.652997, 91.132015 ()29° 39′ 11″ Nord 91° 07′ 55″ Est / 29.652997, 91.132015 ()  
Altitude 3 650 m
Superficie 3 166 200 ha = 31 662 km2
Superficie de l'agglomération 52 300 ha = 523 km2
Températures
moyennes
Ville de Lhassa :
mois le plus froid - 1 °C
mois le plus chaud +18 °C
annuelles +8,4 °C
Pluviométrie 431 mm
Divers
PIB total 10,2 milliards de yuans (2006)
Localisation

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Lāsà (lha sa)

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Lāsà (lha sa)

Lhassa (拉萨 ; pinyin : Lāsà ; tibétain : ལྷ་ས་Wylie : lha sa), capitale du royaume du Tibet depuis le VIIe siècle, fut le siège du gouvernement du Tibet, sous le règne du 5e dalaï-lama, est actuellement le chef-lieu de la région autonome du Tibet, région autonome chinoise, appelée plus couramment Tibet, bien qu'elle ne couvre qu'environ la moitié du Tibet historique.

La ville s'est développée au pied du mont Gephel.

Le palais du Potala, ancien palais du dalaï-lama, chef de l'État antérieurement à l'administration du Tibet par la Chine, le temple de Jokhang et le palais de Norbulingka, l'ancienne résidence d'été des dalaï-lamas, sont classés au patrimoine mondial par l'UNESCO.

Sommaire

Origines du nom[modifier | modifier le code]

D'anciens documents et inscriptions tibétaines prébouddhiques mentionnent l'appellation « Rasa », littéralement « la terre des chèvres »[2] ou le « lieu entouré » (par une enceinte de montagnes). L'installation du bouddhisme aurait converti cette appellation en « Lhassa » signifiant « la terre des dieux »[2] (Lha = déité, Sa = terre, sol).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Tibet.

Avant le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Potala (dessin du jésuite autrichien Johann Grueber en 1661, publié dans Athanasius Kircher, China illustrata, 1667, p. 74)

Selon Liu Jiangqiang, la légende raconte que le second empereur tibétain Songtsen Gampo (Srong-brtsan Sgam-po, vers 609-613 - 650) fit de Lhassa sa capitale et qu'il fit bâtir le temple de Jokhang en 639, le temple de Ramoché à peu près au même moment et le palais du Potala[3]. L'UNESCO date aussi ces trois palais de cette période[4].

Au XVe siècle, la cité s'éleva et acquit de l'importance avec l'appui de trois vastes monastères Gelugpa (Dge-lugs) par Tsong-kha-pa et ses disciples. Ces trois monastères sont Ganden (Dga'-ldan), Sera (Se-ra) et Drepung ('Bras-spung)[5].

Du fait de l'essor du bouddhisme, le nombre de pèlerins augmenta régulièrement. Des hôtels, des boutiques, des maisons et des bâtiments administratifs surgirent autour du temple de Jokhang, formant la rue circulaire connue sous le nom de Barkhor[3].

Le cinquième dalaï-lama, Lobsang Gyatso (Blo-bzang-rgya-mtsho) (1617-1682), conquit le Tibet et en déplaça le centre administratif à Lhassa. Il fit reconstruire le Potala, lui donnant une hauteur de près de 120 mètres (la reconstruction ne s'achèvera que quelques années après sa mort) et en faisant le siège du pouvoir religieux et politique. Lhassa connut alors un nouvel essor : des résidences officielles, des hôtels particuliers, des auberges et des boutiques vinrent flanquer le Barkhor[3].

Plan de Lhassa au XIXe siècle par Nikita Bichurin

Protectorat mandchou[réf. nécessaire][modifier | modifier le code]

Thomas Manning, le premier Anglais à visiter Lhassa qu'il atteignit au XIXe siècle, début décembre 1811[6], en fit une description d'un agréable exotisme, sans plus, la ville lui inspire peut-être en raison de la fatigue du voyage, une indifférence rêveuse : « Si le palais est plus important que ce que j'avais imaginé, la ville, jusque-là me déçoit. Il n'y a dans son apparence rien de frappant, rien de plaisant. Les bâtiments sont noirs de suie et de crasse. Les rues sont remplies de chiens, dont certains grognent sans cesse en mâchonnant des débris de peaux qui traînent partout et dégagent une odeur de charnier ; d'autres boîtent et sont hagards ; d'autres ont des ulcérations et d'autres meurent de faim que les corbeaux picorent ; certains sont morts et leur cadavre est dévoré. En bref, tout est minable, sordide, avec quelque chose d'irréel. Même la gaieté des habitants, leurs rires, je trouvai qu'ils paraissaient oniriques, hallucinants. C'était moi qui rêvais, sans doute, mais je ne pus me débarrasser de cette idée. »[7],[8]. À la fin du XIXe siècle, le visiteur japonais Ekai Kawaguchi indique que le commerce à Lhassa est actif. Sur les marchés se vendent des articles provenant de Chine et de l'Inde. Les paiements s'effectuent en or, qui est alors pesé, ou en roupie indienne ou en utilisant la monnaie tibétaine. Les moines ont le monopole du commerce du thé et des images pieuses. Les Chinois tiennent de nombreux restaurants[9].

Selon Premen Addy, Ekai Kawaguchi écrit en 1909 que la ville a quantité de mendiants aux mains coupées ou aux yeux arrachés, ces derniers étant plus nombreux que les premiers, reflètant les peines ayant cours à cette époque[10]. Le 13e dalaï-lama qui avait aboli la peine de mort en 1898, interdit les châtiments physiques tels que l’amputation de membres dans sa Proclamation d'indépendance du Tibet en 1913[11].

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Avant 1951[modifier | modifier le code]

Carte de Lhassa en 1932
Impressions étrangères[modifier | modifier le code]

Séjournant à Lhassa deux mois durant en 1846, le missionnaire français Évariste Huc trouve les rues de la ville propres, tout du moins quand il ne pleut pas[12].

En 1904, le corps expéditionnaire de Francis Younghusband se fraye un chemin jusqu'à Lhassa. Selon Jean Dif, « Les Anglais découvrent une ville à la fois magnifique et sordide. Le Potala les émerveille et les inquiète »[13]. Le journaliste du Times de l'époque qualifie Lhassa de cité-jardin[14].

En 1906, il n'y avait qu'une petite zone résidentielle près du Jokhang[3].

En 1909, le moine bouddhiste japonais Ekai Kawaguchi note que la ville a quantité de mendiants aux mains coupées ou aux yeux arrachés, ces derniers étant plus nombreux que les premiers, reflètant les peines ayant cours à cette époque [10].

En 1910, Zhao Erfeng, un seigneur de guerre chinois, investit et pille Lhassa ; le dalaï-lama doit s'exiler en Inde[15].

Des documents historiques font état de plusieurs épidémies ayant frappé la ville dans les années 1920-1930 : la variole en 1925, qui fait 7 000 victimes, la fièvre typhoïde en 1934 puis en 1937, qui tue plus de 5 000 personnes[16].

Vers 1935, la ville s'étend avec la construction du quartier résidentiel dit de la Montagne enneigée, face au Potala[3].

Vers 1950, Lhassa compte entre 26 000 et 30 000 habitants et couvre moins de trois kilomètres carrés, sans rues pavées ni égouts[3],[17].

Arrivée à Lhassa en 1951, Feu Du Tai, ancienne codirectrice de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision de la région autonome, affirme dans ses mémoires que la pauvreté et le délabrement de la ville dépassaient l'imagination. Lhassa ne comptait qu'une rue présentable, le Barkhor. Il n'y avait ni éclairage public, ni eau courante, ni égouts[18]. À l'ouest du monastère de Jokhang, il y avait un village de mendiants appelé Lupubangcang. Autour du monastère de Ramoche, se pressaient près de 4 000 mendiants, soit le dixième de la population de la ville[19].

En 1953, au premier recensement, la zone urbaine de Lhassa compte environ 30 000 résidents, dont 4 000 mendiants, en plus de 15 000 moines[20].

Salubrité et hygiène[modifier | modifier le code]

Selon Victor et Victoria Trimondi[21], jusqu'au milieu du XXe siècle, Lhassa fut une des villes les plus sales au monde, ainsi que le rapportent nombre de voyageurs européens dans leurs mémoires. On jetait les détritus dans la rue, on laissait pourrir les charognes dans les lieux publics mais surtout, comme il n'y avait pas de toilettes dans les maisons, les habitants se soulageaient à l'extérieur. La puanteur était telle que les nobles portaient un mouchoir à leurs narines lorsqu'ils sortaient de chez eux[22]. Robert Barnett indique toutefois qu'il existait des toilettes traditionnelles à double évacuation. L'une fonctionnait pendant 6 mois pendant que l'autre était bouchée, ainsi les excréments pouvaient se décomposer. Puis la fosse était vidée et son contenu servait d'engrais dans les champs. Ce dispositif a été utilisé au Tibet pendant des générations.

Reconstitution de la porte de la vieille ville en forme de chörten et le palais du Potala.

Lors des fêtes du Nouvel An, début mars, « toute la ville est toilettée » et acquiert une réputation de propreté, « ce qui n'est pas son état normal », affirme le dernier visiteur occidental de la cité interdite, l'Autrichien Heinrich Harrer, à la fin des années 1940[23]. Comme il n'y avait pas de toilettes, déclare-t-il, on peut « imaginer l'état de Lhassa lors des fêtes du Nouvel An où il y avait 25 000 habitants, 20 000 nomades ainsi que 25 000 moines »[24]. À la demande du gouvernement tibétain de l'époque, ce même Harrer établit, en compagnie de Peter Aufschnaiter, une carte de la ville et de ses environs en vue de concevoir un réseau d'égouts[25],[26].

Après 1951[modifier | modifier le code]

Les troupes de l'armée populaire de libération entrèrent à Lhassa le 9 septembre 1951[27] et y sont demeurées depuis lors[28].

Soulèvement de 1959[modifier | modifier le code]

En mars 1959, un soulèvement éclata dans la capitale tibétaine, entraînant la fuite du 14e dalaï-lama.

Pendant la famine au Tibet au début des années 1960, des témoignages d'anciens prisonniers tibétains attestent d'une mortalité liée à la pénurie de nourriture et à la famine dans les prisons de la région de Lhassa.

Révolution culturelle (1966-1976)[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Révolution culturelle au Tibet.

En 1966, éclata la Révolution culturelle qui atteignit le Tibet en août : 20 000 gardes rouges[29] à Lhassa se livrent à des déprédations et se combattent en factions rivales. Tashi Tsering séjourna à Lhassa quelques mois en 1967, il décrit une ville transformée :

« Un des changements dans la ville elle-même, c'était la disparition du marché central. Il n'y avait plus rien à vendre dans les rues. Disparues les petites échoppes regorgeant de marchandises, disparues les voix des vendeurs et des clients qui marchandaient en riant, disparus les innombrables bars à thé et à bières que j'avais fréquentés. À la place, il n'y avait que des magasins gouvernementaux chichement approvisionnés ».

Tashi Tsering constate que les tibétains sont mal nourris ; la viande, le beurre, les pommes de terre ont pratiquement disparu alors qu'auparavant la nourriture était proposé en abondance. Mais ce qui a le plus frappé Tashi est l'attitude des Tibétains, ils semblaient en permanence démoralisés, l'air triste et renfrogné. Lors d'une rencontre dans la rue avec un des ses anciens amis, pourtant initialement favorable au régime communiste, celui-ci reste sans réaction les yeux fixés au sol, la peur inscrite sur son visage. Il constate alors que son ami est surveillé par un garde rouge, il est devenu « un objet de la lutte des classes et qu'il était sous la surveillance des masses ». Il quitte alors rapidement son ami, craignant par sa seule présence « d'aggraver son cas ».

Tournée d'inspection de Hu Yaobang (1980)[modifier | modifier le code]

En mai 1980, dans le cadre d'une tournée d'inspection au Tibet, Hu Yaobang dans un meeting devant 5 000 cadres à Lhassa, proposa six mesures pour résoudre la question tibétaine[30],[31].

Troubles de 1987 à 1993[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Troubles au Tibet de 1987 à 1993.

En 1987, 1988 et 1989, Lhassa fut secouée par des manifestations et des émeutes, la loi martiale fut imposée en 1989 et resta en vigueur jusqu'en mai 1990.

Selon l'encyclopédie Larousse, « Le 1er octobre 1987, quelques jours après un discours du dalaï-lama au Congrès américain, au cours duquel il propose de faire du Tibet une « zone de paix démilitarisée », Lhassa s'embrase. Des moines, descendus des monastères voisins, viennent crier leur désir d'un Tibet libre. La manifestation est durement réprimée, de nombreux Tibétains, religieux et laïcs, sont emprisonnés. Malgré les dispositions prises par les Chinois pour prévenir de nouvelles manifestations, nationalistes, le même scénario se répète en mars, puis en décembre 1988. En mars 1989, une nouvelle rébellion de plusieurs jours, la plus sanglante depuis la fin de la Révolution culturelle, conduit à l'instauration de la loi martiale, qui reste en vigueur jusqu'en mai 1990. La propagande chinoise accuse le dalaï-lama et les Tibétains en exil de fomenter ces troubles. »[32],[33].

Selon le gouvernement tibétaine en exil, ces manifestations furent réprimées brutalement[34]. Robert Barnett déclare que « la plupart des observateurs indépendants ont témoigné que ces évènements ont commencé pacifiquement ». La violence a fait suite au tabassage des manifestants et aux tirs par armes à feu de la part de la police[35].

He Baogang et Barry Sautman font état de douzaines de personnes tuées et de centaines d'autres arrêtées pendant les événements de la fin des années 1980 et du début des années 1990. Ils affirment que les manifestants pour leur part ont tué plusieurs agents de police et se sont livré à des lynchages et ont causé des incendies dont les victimes étaient des civils Han[36].

En janvier 1993, le maire de Lhassa fut « démissionné » pour ses prises de position trop peu critiques envers les manifestants[37].

Claude B. Levenson indique que les mendiants ont « fait leur apparition vers le milieu des années 1990 »[38].

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le sud-ouest de la ville depuis les remparts du Potala.

Troubles de 2008[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Troubles au Tibet en 2008.

Selon le journaliste Bruno Philip, en mars 2008, des moines du monastère de Drepung défilent dans les rues de Lhassa, afin de demander la libération de moines emprisonnés en 2007, après qu’ils eurent repeint les murs du monastère en blanc pour fêter la remise de la médaille d'or du Congrès des États-Unis au 14e dalaï-lama[39],[40]. Selon le journaliste britannique James Miles présent sur place, Lhassa devait connaître des troubles violents visant l'ethnie Han et la minorité musulmane Hui[41] et entraînant l'incendie de bâtiments publics et de résidences, le pillage de commerces. Les autorités chinoises expulsèrent les journalistes et les touristes de la ville, et rétablirent l'ordre[39],[40],[42].

Selon l'agence officielle Xinhua, 18 civils et un officier de police furent tués par les émeutiers tandis que les pertes matérielles sont estimées à plus de 244 millions de yuans (environ 34,59 millions de dollars) »[43].

Le dalaï-lama affirme que « des témoins fiables ont pu établir que 400 personnes ont été tuées dans la seule région de Lhassa. Tuées par balles, alors qu'elles manifestaient sans armes »[44].

Immolations et arrestation (2012)[modifier | modifier le code]

Alors que plusieurs Tibétains se sont immolés depuis mars 2011, Qi Zhala, le chef du Parti communiste de Lhassa a décidé d'un renforcement de la surveillance policière des monastères mais aussi sur les routes nationales et autour des principaux suspects. Qi Zhala a déclaré : « Nous devons frapper fort toutes les activités séparatistes, destructrices et criminelles de la clique du dalaï-lama »[45],[46]. Qi Zhala précisait que les « séparatistes étrangers » prenaient Lhassa comme objectif de sabotage et d'infiltration[47].

Le 27 mai, deux Tibétains se sont auto-immolés devant le temple de Jokhang, haut site religieux du Tibet. Selon l'agence Chine nouvelle, les policiers ont « réussi à éteindre les flammes en quelques minutes ». Il s'agirait de deux moines tibétains, l'un est mort et l'autre grièvement blessé[48]. Selon Radio Free Asia : « Lhassa est désormais quadrillée par la police et les forces para-militaires et la situation est très tendue »[49]. Près de 600 habitants ou pèlerins tibétains ont été arrêtés et emprisonnés tandis que les pèlerins venant du Kham et de l'Amdo ont été expulsés[50]. Amnesty International demande aux autorités de libérer ces prisonniers ou de les inculper selon les critères de la loi chinoise. Amnesty International est aussi intervenue, à ce sujet, au Conseil des droits de l’homme des Nations unies[51].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lhassa se situe dans une vallée fluviale plate dans les montagnes de l'Himalaya.

Située sur le plateau du Tibet, au fond d'une vallée entourée de montagnes, son altitude de 3 650 m en fait l'une des villes les plus élevées au monde. Les montagnes entourant la ville s'élèvent à 5 000 m. La ville est longée par la rivière Kyi, qui traverse les montagnes Nyainqentanglha, et coule sur 315 km avant de se jeter dans le Brahmapoutre[52]. Le Chakpori est une montagne sacrée de Lhassa.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type montagnard avec influence de la mousson. Les températures moyennes pour la ville de Lhassa vont d'environ -2 °C pour le mois le plus froid à +15 °C pour le mois le plus chaud, avec une moyenne annuelle de +6,2 °C, et la pluviométrie y est de 420 mm. Les hivers sont très secs et la quasi-totalité des précipitations ont lieu en été lorsque les perturbations du Sud-Est asiatique liées au phénomène de la mousson parviennent plus ou moins atténuées jusque dans les hautes vallées du Tibet. Lhassa bénéficie d'un climat très ensoleillé avec environ 3000 heures d'ensoleillement par an.

Relevé météorologique de Lhassa-altitude : 3649 m (période 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -10,1 -6,8 -3 0,9 5 9,3 10,1 9,4 7,5 1,3 -4,9 -9 0,8
Température moyenne (°C) -2,1 1,1 4,6 8,1 11,9 15,5 15,3 14,5 12,8 8,1 2,2 -1,7 7,5
Température maximale moyenne (°C) 6,9 9 12,1 15,6 19,3 22,7 22,1 21,1 19,7 16,3 11,2 7,7 15,3
Précipitations (mm) 0,5 0,7 2 5,2 26,6 72,3 119,4 122,6 58,3 10,2 1,7 1 420,5
Nombre de jours avec précipitations 0,2 0,2 0,5 1,3 5,3 9,6 14,8 15,3 10 2,3 0,4 0,2
Source : Le climat à Lhassa (en °C et mm, moyennes mensuelles) Hong-Kong Observatory

Problèmes environnementaux[modifier | modifier le code]

Lhassa est confrontée à des pollutions atmosphériques comme la majorité des villes chinoises[53]. La densité de particules de 2,5 microns de diamètre a dépassé le niveau de 500 microgrammes par mètre cube, soit vingt fois plus élevé que le plafond préconisé par l’Organisation mondiale de la santé. Cette pollution de l'air est transportée par les vents d'est[54].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1904, le lieutenant-colonel britannique Younghusband qui occupe la ville avec son corps expéditionnaire, estime la population de celle-ci à 30 000 habitants dont 20 000 moines[55].

Vers 1950, la ville couvre moins de trois kilomètres carrés et ne compte pas plus de 30 000 habitants[3]. Selon Emily T. Yeh, le palais du Potala et le village de Shöl en contrebas de celui-ci ne sont pas considérés comme faisant partie de la ville[55].

Selon Thomas H. Hahn, en 1953, au premier recensement, la zone urbaine de Lhassa compte environ 30 000 résidents, dont 4 000 mendiants, en plus de 15 000 moines[20].

En 1975, la ville couvre 18 kilomètres carrés et compte 100 000 habitants[3].

En 1992, la population de la ville est estimée à un peu moins de 140 000 personnes, dont 96 431 Tibétains, 40 387 Chinois (Hans) et 2 998 divers. À ce chiffre, qui ne tient compte que des résidents permanents, il convient d'ajouter entre 60 000 et 80 000 résidents temporaires, dont la majorité seraient des pèlerins et des commerçants tibétains[56].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Groupes ethniques à Lhassa par district et comté, Recensement 2000[57]
Total Tibétains Han Autres
Lhasa Préfecture 474,499 387,124 81,6 % 80,584 17,0 % 6,791 1,4 %
Chengguan District 223,001 140,387 63,0 % 76,581 34,3 % 6,033 2,7 %
Lhünzhub 50,895 50,335 98,9 % 419 0,8 % 141 0,3 %
Damxung 39,169 38,689 98,8 % 347 0,9 % 133 0,3 %
Nyêmo 27,375 27,138 99,1 % 191 0,7 % 46 0,2 %
Qüxü 29,690 28,891 97,3 % 746 2,5 % 53 0,2 %
Doilungdêqên 40,543 38,455 94,8 % 1,868 4,6 % 220 0,5 %
Dagzê 24,906 24,662 99,0 % 212 0,9 % 32 0,1 %
Maizhokunggar 38,920 38,567 99,1 % 220 0,6 % 133 0,3 %

Toutefois les sources chinoises et celles du gouvernement tibétain en exil divergent au sujet du nombre d'habitants chinois d'origine Han dans la ville, et donc de la proportion de cette ethnie. Certaines sources (reprennent les chiffres du gouvernement chinois et évoquent 63 % de Tibétains, 34,5 % de Hans et 2,7 % de Huis principalement[55]. Des sources occidentales non universitaires (Guide du Routard 2008-2009, Quid.fr (2009) et Grandsreporters.com (2009)) affirment que les Chinois d'origine Han représentent entre 60 % et 70 % de la population[58],[59],[60].

D'après le recensement officiel de 2010, la population de la préfecture est de 559 423 habitants en 2010[61].

Religions[modifier | modifier le code]

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Les trois monastères Ganden, Sera et Drepung sont situés à Lhassa.

Musulmans tibétains[modifier | modifier le code]

Mosquée de Gya Kache Lhakhang aussi appelée mosquée principale de Lhassa

La ville comporte quatre mosquées destinées aux musulmans tibétains. Ces derniers, au nombre de plus de 2 000, descendent, pour une partie, de commerçants venus au Tibet au XVIIe siècle du Ladakh et du Cachemire (d'où leur nom de Khache, Cachemire en tibétain), et, pour l'autre partie, des Hui, migrants venus récemment de la région de Sala au sud de Xining dans la province du Qinghai[62].

Ils étaient autrefois presque tous commerçants mais certains avaient des postes dans le gouvernement du Tibet comme ècrivain ou traducteur[63].

Lhassa compte deux quartiers musulmans : le Khache Lingka et le Gyal Lhakhang.

Le Kache Lingka
Situé sur la route de Drepung, à 3 km l'ouest du Potala, ce quartier regroupe deux mosquées, des habitations et un cimetière. Sa naissance remonte au XVIIIe siècle[réf. nécessaire].

Le Gyal Lhakhang
Il se trouve à une courte distance de l'angle sud-est du Barkhor. La rue musulmane (Moslem Street) y conduit, qui est jalonnée de restaurants halal. Edifiée en 1716, la mosquée fut agrandie en 1793, devenant la plus grande de Lhassa. Incendiée dans les combats de 1959, elle fut reconstruite l'année suivante. Le site comprend une salle d'assemblée, une maison de bains, un minaret, une cour et des résidences. Une vaste porte marque l'entrée du quartier.

La petite mosquée
Une autre mosquée, construite au XXe siècle, se dresse dans le vieux quartier tibétain, dans une ruelle au sud du Jokhang. Elle comprend, au nord, un bâtiment de style tibétain abritant une maison de bains et une salle de classe, et, au sud, une salle d'assemblée[64].

Chrétiens[modifier | modifier le code]

Selon l'association américaine ChinaAid[65], qui cite Song Xinkuan, un chrétien de la province de Henan, 11 chrétiens dont lui-même ont été arrêtés le 7 octobre 2011 puis relâchés par la police à Lhassa, dans ce qui est peut-être la première persécution de chrétiens dans la région autonome du Tibet. Song Xinkuan, qui est accusé de rassemblement illégal chez lui (house church, « église souterraine »), affirme que la police lui a répété que « la religion chrétienne était non seulement illégale au Tibet mais constituait un prétendu culte qui sapait l'unité ethnique et la stabilité sociale »[66] Song Xinkuan a été relâché le 11 novembre, après avoir connu durant plus d'un mois de prison, injures et mauvais traitements. Les biens confisqués au cours d'une fouille à son domicile ont été détruits[67].

Prisons[modifier | modifier le code]

Prisons avant 1951[modifier | modifier le code]

Prison d'État de Shöl[modifier | modifier le code]

Heinrich Harrer indique que la prison d'État à Lhassa se trouvait dans le village de Shöl situé en contrebas du Palais du Potala[68]. Dans ses mémoires publiées en 1954, le même Harrer signale que les délinquants condamnés à porter des chaînes toute leur vie étaient soit enfermés dans la prison d'État de Shöl, soit confiés à un gouverneur de district qui était responsable de leur garde[69]. La prison de Shöl est celle où fut enfermé, à la fin des années 1940, dans un cachot humide et sombre, le moine, poète et peintre de génie Gendün Chöphel, après avoir été arrêté, jugé et fouetté[70]. C'est également à Shöl que fut emprisonné, en 1947, le 5e Réting Rinpoché, qui avait été régent de 1936 à 1941. Accusé de conspiration et de tentative d'assassinat contre le régent Taktra Rinpoché, il y serait mort empoisonné au bout d'une semaine[71].

Prison du Potala[modifier | modifier le code]

Le Potala renfermait une prison. Theos Bernard, un Américain qui visita le Potala en 1939, écrit que la prison faisait penser à une fosse servant à piéger un lion mangeur d'hommes et qu'elle était remplie de pauvres hères, tout desséchés, trottinant malgré leurs membres entravés[72]. Warren W. Smith Jr écrit que cette prison avait des airs d'oubliettes mais qu'elle était de dimensions assez réduites, ne pouvant contenir que quelques personnes au plus[73].

Prison municipale de Lhassa[modifier | modifier le code]

Cette prison, dite de Langzisha (Snag-rtse-shag), se trouve dans la partie nord du quartier du Barkhor dans le centre de Lhassa. C'est un bâtiment à deux étages couvrant 720 mètres carrés, abritant neuf cellules, une salle de tribunal et une salle des gardes. Il avait été construit par le 5e dalaï-lama au milieu du XVIIe siècle pour servir de siège au gouvernement avant d'être transformé en prison. La prison avait été fermée le 28 mars 1959 dans le cadre de la réforme démocratique. Vandalisée par les gardes-rouges de la Révolution culturelle, elle a été restaurée en 2004-2005 et transformée en musée. On y trouve des instruments ayant servi à énucléer, couper les oreilles, les mains et les pieds, les tendons et à dépecer[74],[75].

Prisons dans les années 2000[modifier | modifier le code]

En 2002, Laurent Deshayes et Frédéric Lenoir évoquent pour environ 150 000 personnes, quatre centres de détentions « Drapchi, Gutsa, Sangyib et Trisan »[76].

« Prison de Drapchi » ou « prison Di Yi Jianyu-No 1 »[modifier | modifier le code]
Une ancienne photo de Drapchi

Selon le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy, la prison de Drapchi, connue en chinois sous l'appellation de « prison Di Yi Jianyu-No 1 », située à Lhassa, est la plus grande prison du Tibet. Construite à l'origine pour servir de garnison militaire tibétaine, elle fut transformée en prison après le soulèvement tibétain de 1959 contre la Chine[77]. Selon le site Tibettruth, la prison, ouverte officiellement comme prison en 1965, est formée d'une série de neuf unités et a été récemment agrandie et restructurée. La population carcérale est estimée à 1 000 détenus dont 600 considérés comme prisonniers politiques, âgés de 18 à 85 ans, parmi lesquels beaucoup de moines et nonnes. Selon les réfugiés tibétains en exil, la prison a acquis une réputation tristement célèbre et est redoutée des Tibétains en raison de sa gestion dure. Des associations de Tibétains en exil ont fait état de brutalités[78].

« Non-prisons » (Robert Barnett)[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, Robert Barnett indiquait, qu'il existe à Lhassa, des lieux où sont détenues des personnes qui n'ont pas eu de procès. Les autorités chinoises ne reconnaissent pas ces lieux comme des prisons. Ces « non-prisons », selon la terminologie de Barnett sont des camps de rééducation par le travail, des centres de détention pour adolescents, des centres d'hébergement et d'enquête, des prisons militaires et des prisons de la police armée populaire. Dans la zone urbaine de Lhassa en 2002, il y a au moins 6 de ces « non-prisons »[79].

Prostitution[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prostitution au Tibet.

En voyage dans la région autonome du Tibet en 2004, Jean Dif déclare à propos de Lhassa : « on rencontrerait plus de 4000 prostituées dans la cité, mais je n'en ai pas vues »[80].

Selon Frédéric Lenoir, les quartiers commerçants traditionnels laissent place aux bars, karaokés et bordels. Lhassa compterait en 2008 plus de 300 bordels[81], soit un des taux les plus élevés des villes chinoises au regard de la population.

Le vice-président de la région autonome du Tibet affirme que les autorités ne manquent pas de dénoncer jeu et prostitution et de lancer des raids contre ces pratiques[82].

Distinction[modifier | modifier le code]

En 2012, Lhassa a de nouveau été élue « ville la plus heureuse » après une enquête nationale organisée par la chaine de télévision CCTV. Depuis 5 ans, Lhassa est parmi les trois villes les plus heureuses de Chine et a été classée première à quatre reprises[83]. Tsering Woeser après avoir vu et visité Lhassa en 2011, affirme que celle-ci « était clairement une ville sous contrôle militaire ». Elle s'interroge : comment le bonheur est-il possible en vivant chaque jour sous la menace d'un fusil, y compris lors de la prière dans un temple[84].

Économie[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Trabshi Lekhung, 1933

À Drapchi, se trouvait le siège de la monnaie tibétaine.

La mise en service, en 1927, de la centrale hydroélectrique de la vallée de Dodé, au nord de Lhassa[85],[86] permit de desservir la capitale et le palais d'été du dalaï-lama[87],[88]. L'électricité produite par la centrale alimentait aussi une usine hydroélectrique, le Drapchi Lekhung, fondé par Ringang, sa construction fut achevée en 1935[88]. Elle servait notamment à fabriquer la monnaie[89].

Selon le journaliste Israel Epstein, en 1955, il n'y avait pas de machines à Lhassa. Filage, tissage, travaux d'imprimerie, travail des métaux se faisaient à la main. En 1965, la ville avait une station de réparation des camions et une cimenterie. En 1976, elle fabriquait des machines agricoles simples, des pièces de tracteur, de petits turbogénérateurs, et des moteurs électriques pour usage rural[90].

Selon Tubten Khétsun, un des travailleurs du chantier de la centrale hydroélectrique de Nagchen construite par des prisonniers entre 1959 et 1960, cette dernière située dans la région de Lhassa fournissait de l'électricité aux unités de travail chinoises, la population ne bénéficiant que d'un éclairage succinct durant près de 10 jours par mois. En hiver et au printemps, quand le niveau d'eau était au plus bas, elle ne fonctionnait pas. L'électrification n'était qu'une fiction[91].

Industries[modifier | modifier le code]

L'activité économique industrielle à Lhassa et dans sa région concerne principalement la chimie, les engrais, la fabrication de moteurs électriques, le montage de tracteurs, l'entretien et la réparation automobiles, la tannerie, les produits pharmaceutiques, la fabrication de tapis, la cimenterie[92].

Artisanat[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980 et 1990, des ateliers de fabrication de tapis s'ouvrirent à Lhassa, renouant avec une activité traditionnelle défunte depuis l'émigration des anciens fabricants aristocratiques en 1959 et la fermeture des monastères, leur principal débouché. La production des nouveaux ateliers est destinée principalement au marché touristique et à la pratique des cadeaux aux délégations officielles. Des ateliers créés récemment par des étrangers ou d'anciens émigrés revenus au pays se tournent vers l'exportation[93].

Mais derrière cette façade touristique, l'industrie chinoise se retrouve aussi dans cet artisanat. Selon Claire Goubier et Virginie Morel, deux journalistes de la revue Marianne, « l'artisanat tibétain est lui aussi fabriqué en série. Les Chinois se sont mis à produire des objets tibétains. Sur le marché, il est difficile de reconnaître les produits authentiques ». Par ailleurs les Chinois profitent des coûts de main-d'œuvre très bas pour acquérir cet artisanat et l'exporter vers les grandes villes chinoises où l'art tibétain est devenu à la mode[94].

Commerce[modifier | modifier le code]

Les commerces sont majoritairement tenus par des Chinois d'origine Han.

Bourse[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 1993, Lhassa possède sa propre bourse des valeurs[95].

Chiffres[modifier | modifier le code]

En 2006, le PIB total a été de 10,2 milliards de yuans[réf. nécessaire][96].

Urbanisme, transports et patrimoine[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Selon le tibétologue Robert Barnett la ville est qualifiée de cité-jardin par le correspondant du Times accompagnant l'expédition de 1904 par les Anglais. En 1959, la carte de Zasak Tsaring indique 22 parcs qui ceinturent Lhassa. Ces parcs permettaient l'organisation des pique-niques par les habitants. Robert Barnett signale en 1998, qu'à l'exception du Norboulingka, d'une partie du parc du peuple et du Loukhang, les jardins ont disparu dans la ville chinoise[14]

Le nouveau quartier de Barkor.
L'ancien quartier de Barkor en 1993.

Situation en 1948[modifier | modifier le code]

En 1948, la ville est délimitée par le Lingkhor, voie circulaire destinée à la circumambulation. D'après l'enquête de Peter Aufschnaiter, la zone centrale de Lhassa comprend quelque 600 bâtiments (900 en comptant d'autres quartiers comme celui de Shöl)[97]. Le temple de Jokhang se dresse au cœur de l'agglomération, avec à l'ouest le palais du Potala et, sur la colline de Chakpori, l'institut médical . Dans la vallée non encore urbanisée, les autres sites sites importants sont le palais d'été du dalaï-lama, les monastères de Sera, Ganden et de Drepung, le siège de l'oracle d'État à Nechung. De petits villages agricoles et des domaines nobles sont disséminés dans toute la vallée, sans oublier les résidences d'été de l'aristocratie[98].

Dans les années 1980[modifier | modifier le code]

Trois décennies plus tard, la vallée de Lhassa comporte de nouvelles zones bâties, pour nombre d'entre elles des installations administratives et techniques. Des voies modernes sont en construction. Le Lingkor, malgré quelques modifications, reste voué à la circumambulation de la vieille ville. La porte de la vieille ville, en forme de stupa bouddhiste, a été détruite, ainsi que plusieurs autres sites religieux. En 1985, le réseau routier urbain existe déjà dans ses grandes lignes[99]. Les vieux quartiers sur le côté ouest du Jokhang sont démolis pour faire place au square de Barkhor, ceinturé de boutiques commerçantes. La vieille ville reste néanmoins une entité cohérente et le centre de Lhassa[100].

Dans les années 1990[modifier | modifier le code]

La vallée de Lhassa est désormais occupée par une vaste agglomération desservie par un réseau routier moderne[101].

En 1995 commence l'époque des grands projets, 62 constructions sont ainsi réalisées[102]. Sur ordre direct de Pékin est créée, devant le Potala, à l'emplacement d'un groupe de bâtiments connu sous le nom de Shol extérieur et situé à l'extérieur des murailles du village de Shol[103]. L'architecte André Alexander, précise qu'à l'été 1995, plus de 140 familles résidant à Shöl furent expropriées et réinstallées au nord de Lhassa. Plus de 40 bâtiments anciens, faisant partie de l'ensemble historique « Palais du Potala et Shoel », dont beaucoup du XVIIe siècle, furent démolis tant intra-muros qu'extra-muros, étant jugés à l'époque comme d'importance trop faible pour faire partie de l'ensemble monumental[104]. Les démolitions se sont effectuées rapidement et cela « en dépit de la convention signée avec l'Unesco qui cherche à respecter l'intégrité du cadre historique d'un lieu »[105]. Philippe Cornu considère que « sous prétexte de vétusté, la plupart des vieux quartiers ont été rasés pour faire place à de sinistres bâtiments »[106].

Au sud de l'avenue de Pékin, une esplanade présente au centre un mât pour lever les couleurs et une fontaine posée sur le dos de deux dragons chinois en pierre. Elle permet des manifestations publiques où, selon Katia Buffetrille et Charles Ramble, les dirigeants peuvent proclamer des discours devant le peuple réuni[107].

Sur le côté ouest de la place de la libération pacifique du Tibet, magasins démolis en 2005 et remplacés par un espace vert.

Le palais du Potala est restauré et une réplique de l'ancienne porte de la ville est construite à l'emplacement originel[108].

En 2000 et 2001, le Temple de Jokhang et le Norbulingka ont été admis sur la liste de l’Unesco[109].

Dans les années 2000[modifier | modifier le code]

Selon Lily Dong mettant en avant la nature des matériaux (pierre, bois et terre) de construction, l'insalubrité des maisons (basses, obscures et humides), l'absence de tout à l'égout et l'entassement des ordures, les risques sanitaires et d'incendie liés à l'exiguïté des ruelles, le gouvernement régional dit avoir pris des mesures pour réhabiliter le vieux quartier de Lhassa. Ainsi, de 2001 à 2004, 68 cours intérieures ont été restaurées[110]

Dans les années 2010[modifier | modifier le code]

Avant 2011, les eaux usées de Lhassa étaient rejetées sans traitement dans les rivières. En juillet 2011, une usine de traitement, conçue pour traiter 50 000 tonnes d'eaux usées par jour, a été mise en service[111].

En 2013, Tsering Woeser s'indigne de la construction d'un centre commercial à proximité du Barkhor. Woeser affirme que les commerçants tibétains qui possèdent les commerces à proximité du Barkhor devront s'installer dans le nouveau centre commercial et que les résidents de la vieille ville seront relogés dans une banlieue de Lhassa. Une partie des demeures réhabilitées seront vendues aux plus offrants pour créer des commerces[112]. Les journalistes en poste à Pékin ne sont toujours pas autorisés à se rendre à Lhassa. Au contraire le responsable de la propagande chinoise, Ma Xinming, récuse ces critiques, indiquant que le projet respecte la culture tibétaine[113]. De même, Che Zala, secrétaire du Comité municipal du Parti communiste chinois indique : « Les travaux ont permis de renforcer la protection des bâtiments historiques tibétains, de moderniser les infrastructures de la vieille ville et d'améliorer les conditions de vie ». Enfin les autorités indiquent recevoir le soutien de 96 % des habitants[114].

Transports[modifier | modifier le code]

Aérien[modifier | modifier le code]

Il existe neuf vols quotidiens (six par Air China et trois par Sichuan Airlines) entre l'aéroport de Lhassa Gonggar (code AITA : LXA ; code OACI : ZULS) et Chengdu, deux vols entre Lhassa et Chongqing (Sichuan Airlines et China Southern Airlines), et un vol entre Lhassa et Qamdo (Air China) et entre Lhassa et Xi'an (China Eastern Airlines)[115].

Depuis le 10 juillet 2009, un vol direct quotidien Beijing-Lhassa est assuré par le transporteur aérien Air China sur des Airbus A320. Le trajet prend 3 h 50 min, soit un gain de 2 heures par rapport à l'ancien vol qui nécessitait une correspondance à Chengdu, la capitale de la province du Sichuan[116].

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Façade de la gare ferroviaire de Lhassa

Une liaison ferroviaire avec le Qinghai (Golmud) a été ouverte en juillet 2006 et inaugurée par le président chinois Hu Jintao. Elle relie désormais le Tibet au reste de la Chine, mettant Pékin à deux jours de train[117]. Les voitures sont pressurisées (et très résistantes pour supporter les vents de sable, la foudre, les rayons ultra-violets, etc.). En 2005, la Chine prévoyait 2 000 touristes en plus par jour, ce qui aurait un impact important sur l'économie locale. Le journaliste Pierre Haski indique que les Tibétains redoutent, avec cette ligne, une arrivée massive de « colons »[118]. La gare de Lhassa se trouve dans la Nouvelle Zone de Liuwu, à 1 km au sud de la rivière principale et à 5 km au sud-ouest du palais du Potala[119].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le palais du Potala.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Palais du Potala[modifier | modifier le code]

Le Palais du Potala est un palais-forteresse ou dzong du XVIIe siècle, situé à Lhassa, sur la colline de Marpari (« la colline rouge »), au centre de la vallée de Lhassa. Comprenant un « palais blanc » et un « palais rouge », ainsi que leurs bâtiments annexes, l'édifice incarne l'union du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel et leur rôle respectif dans l'administration du Tibet. Construit par le cinquième dalaï-lama, Lobsang Gyatso (1617-1682), le palais fut notamment le lieu de résidence principal des dalaï-lamas successifs, jusqu'à la fuite du quatorzième dalaï-lama en Inde après le soulèvement contre l'armée chinoise en 1959. Aujourd'hui, le quatorzième dalaï-lama réside à Dharamsala dans le nord de l'Inde et le palais est devenu un musée de la République populaire de Chine.

Lingkhor[modifier | modifier le code]

Le Lingkhor ou « grand tour » est le chemin circumambulatoire dévotionnel qui ceinturait la vieille ville de Lhassa avant l'incorporation du Tibet dans la République populaire de Chine et dont il ne subsiste qu'une portion aujourd'hui. À l'origine, il faisait 8 km de long et englobait la vieille ville, le palais du Potala et la colline de Chakpori. Il devait être parcouru par les pèlerins avant leur entrée dans la ville. La route traversait de petits parcs ombragés de saules où les citadins allaient pique-niquer en été et regarder des opéras en plein air les jours de fête.

Barkhor[modifier | modifier le code]

La façade du Jokhang.

Le Barkhor ou « moyen tour » est le parcours de circumambulation, long d'un kilomètre, entourant le temple de Jokhang, l'ancien siège de l'Oracle d'état de Lhassa, ainsi que nombre d'anciennes maisons de la noblesse tibétaine. Il y avait, disposés aux quatre points cardinaux, quatre grands brûleurs d'encens (sangkangs) où l'encens brûlaît continuellement pour apaiser les dieux protégeant le Jokhang[120].

Jokhang[modifier | modifier le code]

Le Jokhang, aussi appelé Temple de Jokhang ou Monastère de Jokhang, est le premier temple bouddhiste construit au Tibet. Cœur spirituel de Lhassa et lieu de pèlerinage depuis des siècles, il en est aussi un des hauts-lieux touristiques avec le palais du Potala et le parc de Norbulingka. Depuis 2000, il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre de l'« ensemble historique du palais du Potala ».

Norbulingka[modifier | modifier le code]

Le « nouveau palais d'été » au Norbulingka.

Le Norbulingka, le « parc aux joyaux »[121], est une enclave de 40 ha, comprise dans les faubourgs ouest de Lhassa, et remplie de jardins, de bassins, de pavillons et de palais. Avant la construction de la ville nouvelle à partir de 1959, le site était à l'extérieur de Lhassa[122]. Le parc, qui se divise en deux parties : le Norbulingka proprement dit, à l'est, et le Chensel Lingka ou Jianselingka, à l'ouest[123], servit de résidence d'été aux dalaï-lamas depuis le milieu du XVIIIe siècle jusqu'au , date où le 14e dalaï-lama s'exila en Inde[124]. Hormis le palais du 7e dalaï-lama (le Kelsang Phodrang), construit en 1755, les grands palais et leurs bâtiments ancillaires (le Chensel Phodrang et le Takten Migyür Phodrang) furent édifiés au XXe siècle respectivement par le 13e dalaï-lama et le 14e dalaï-lama[125]. Le site fut un deuxième centre religieux, politique et culturel du Tibet, après le Potala[126]. En 2001, l'UNESCO inscrivit le Norbulingka sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité en tant que partie de l'ensemble historique du Palais du Potala.

Ramoché[modifier | modifier le code]

Le Temple de Ramoché est considéré, après le temple de Jokhang, comme le temple le plus sacré de Lhassa.

Édifice laïc[modifier | modifier le code]

Pilier de Shöl[modifier | modifier le code]

Lhassa, le pilier de Shöl (rdo-rings) en 1993.

Le pilier de Shöl, devant le palais du Potala, datant des alentours de 764, sous le règne de Trisong Detsen. Il contient un compte rendu de la prise de Chang'an, la capitale chinoise, en 763, sous le règne de Daizong, l'empereur des Tang[127].

Tablette de pierre de l’unité du long terme[modifier | modifier le code]

La stèle connue sous le nom de « Tablette de pierre de l’unité du long terme » fut érigée en 823 devant la porte principale du Temple de Jokhang en mémoire du traité de paix sino-tibétain de 822[128].

Monument de la libération pacifique du Tibet[modifier | modifier le code]

Le monument de la libération pacifique du Tibet sur l'esplanade du Potala.

Le monument de la libération pacifique du Tibet, érigé sur l'esplanade du Potala à Lhassa, célèbre ce que la Chine appelle la libération pacifique du Tibet par l'armée populaire de libération en 1951 (c'est-à-dire l'expulsion des forces impérialistes du Tibet et l'unification de la Chine continentale), ainsi que le développement socio-économique qu'a connu le Tibet depuis[129]. Haut de 37 m, entièrement en béton, le monument est une représentation abstraite du Mont Quomolangma (le Mont Everest des Occidentaux). Le nom du monument y est inscrit en signes calligraphiés par l'ancien président de la république Jiang Zemin, et une inscription relate le développement du Tibet[130].

Selon le gouvernement tibétain en exil, le monument a été construit « malgré l'hostilité de la population tibétaine, pour qui il s'agit d'un rappel quotidien de l'humiliation subie par le peuple tibétain. »[131],[132].

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Les subdivisions de la préfecture de Lhassa

La ville-préfecture de Lhassa exerce sa juridiction sur huit subdivisions - un district et sept xian :

  • le district de Chengguan - 城关区 Chéngguān Qū ;
  • le xian de Lhünzhub - 林周县 Línzhōu Xiàn ;
  • le xian de Damxung - 当雄县 Dāngxióng Xiàn ;
  • le xian de Nyêmo - 尼木县 Nímù Xiàn ;
  • le xian de Qüxü - 曲水县 Qūshuǐ Xiàn ;
  • le xian de Doilungdêqên - 堆龙德庆县 Duīlóngdéqìng Xiàn ;
  • le xian de Dagzê - 达孜县 Dázī Xiàn ;
  • le xian de Maizhokunggar - 墨竹工卡县 Mòzhúgōngkǎ Xiàn.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Codes postaux et téléphoniques de la région autonome du Tibet, (en) China Zip Code/ Telephone Code, ChinaTravel
  2. a et b (en) Josef Kolmaš, Tibet and Imperial China, A Survey of Sino-Tibetan Relationship to the End of the Mandchu Dynasty in 1912, Occasional Paper No 7, The australian National University, Centre of Oriental Studies, Canberra, 1967. Page 7/67.
  3. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Liu Jiangqiang, Preserving Lhasa's history (part one), in Chinadialogue, october 13, 2006.
  4. (en)Historic Ensemble of the Potala Palace, Lhasa
  5. (en) Gyurme Dorje, Footprint Tibet Handbook, 2e Édition, Bath, England, 1999, p. 69.
  6. (en) Thomas Manning, sur le site Bookrags : « Thomas Manning was the fourth Westerner and the first Englishman to visit Lhasa, the capital of Tibet and the center of Lamaism, a Buddhist sect. »
  7. (en) Peter Bishop, The Myth of Shangri-La: Tibet, travel writing, and the western creation of sacred landscape, University of California Press, 1989, 308 p., p. 94 : « "If the palace had exceeded my expectations," he wrote, "the town as far fell short of them. There is nothing striking, nothing pleasing in its appearance. The habitations are begrimed with smut and dirt. The avenues are full of dogs, some growling and gnawing bits of hide which lie around in profusion, and emit a charnel-house smell; other limping and looking livid; others ulcerated; others starved and dying, and pecked at by the ravens; some dead and preyed upon. In short everything seems mean and gloomy, and excites the idea of something unreal." »
  8. Michael Taylor, Le Tibet - De Marco Polo À Alexandra David-Néel, Payot, Office du Livre, Fribourg (Suisse), 1985 (ISBN 978-2-8264-0026-4), p. 100-102.
  9. Jean Dif, Chronologie de l'histoire du Tibet et de ses relations avec le reste du monde.
  10. a et b (en) Premen Addy, Tibet on the imperial chessboard, Academic publishers, 1984, 364 p., p. 13 : « Kawaguchi's testimony underlined the types of punishment inflicted. 'Lhasa,' he remarked, 'abounds in handless beggars and in beggars minus their eye-balls and the proportion of eyeless beggars is larger thant that of handless ones.' (note 25 : E. Kawaguchi, Three Years in Tibet, Benaras, 1909, p. 429. »
  11. (en) Shakabpa, W.D., Tibet: A Political History, Yale, 1967, p. 248 : « After His return from exile, on the eighth day of the fourth month of the water Ox Year (1913) the Great Thirteenth, in his declaration of independence, announced the ending of what we might now call “cruel and unusual” punishments – in addition to his earlier abolishment of the death penalty. The statement is quite specific. “Furthermore, the amputations of citizens’ limbs has been carried out as a form of punishment. Henceforth, such severe punishments are forbidden.” ».
  12. Michael Taylor, Le Tibet - De Marco Polo À Alexandra David-Néel, Payot, Office du Livre, Fribourg (Suisse), 1985 (ISBN 978-2-8264-0026-4).
  13. Jean Diff, Chronologie de l'histoire du Tibet et de ses relations avec le reste du monde (suite 2).
  14. a et b Tibétains, 1959-1999, quarante ans de colonisation, Ouvrage collectif dirigé par Katia Buffetrille et Charles Ramble avec Robbie Barnett, Georges Dreyfus, Samten G. Karmay, Per Kværne et Jigmé Namgyèl; Ed Autrement, coll. Monde
  15. L'Express, Chronologie du Tibet (649 - 2011)
  16. (en) Lhasa Today, China Internet Information Center, August 1998 : « historical documents showing that some 7,000 people died in 1925 when a smallpox epidemic spread through the city. Typhoid fever swept Lhasa in 1934 and once again in 1937 killing over 5,000 people. »
  17. (en) Mirenda Wu, Development of Barkor Street Indicates the Civilization and Progress of Lhasa, Tibet.cn, 26 novembre 2008.
  18. Feu Du Tai, L'évolution du Tibet comme je l'ai vue, dans Jianguo Li, Cent ans de témoignages sur le Tibet : reportages de témoins de l'histoire du Tibet, 2005, 196 p., p. 118.
  19. Feu Du Tai, op. cit..
  20. a et b (en) Thomas H. Hahn, Urban Planning in Lhasa. The traditional urban fabric, contemporary practices and future visions, Presentation Given at the College of Architecture, Fanzhu University, October 21, 2008.
  21. Pseudonymes de Herbert et Mariana Roettgen.
  22. (en) Victor et Victoria Trimondi, The Shadow of the Dalaï Lama, part II - 16, Tactics, Strategies, Forgeries and Illusions : « The Lhasa of tradition, (...), as a number of world travelers have reported, was until the mid-twentieth century one of the dirtiest cities on the planet. As a rule, refuse was tipped unto the street. The houses had no toilets. Everywhere, wherever they were, the inhabitants unburdened themselves. Dead animals were left to rot in public places. For such reasons the stench was so penetrating and nauseating that the XIII Dalai Lama felt sick every time he had to traverse the city. Nobles who stepped out usually held a handkerchief over their nose ».
  23. (en) Heinrich Harrer, Seven years in Tibet, E. P. Dutton, 1954 : « the whole place is tidied up, and during the season Lhasa is renowned for its cleanliness – which is not a normal condition ».
  24. John Gittings, Obituary: Heinrich Harrer, The Guardian, Monday 9, January 2006 : « He [Heinrich Harrer] also acknowledged the filth of everyday life. "The Tibetans didn't wash," he told me," and they had no toilet. Imagine Lhasa in the New Year celebrations when there were 25,000 Lhasans and 20,000 nomads as well as 25,000 monks." »
  25. (en) Martin Brauen, Peter Aufschnaiter's Eight Years in Tibet, Orchid Press, 2002, 208 p.
  26. Heinrich Harrer, Sept ans au Tibet, p. 196 : « le gouvernement nous charge de créer un réseau d'égouts et d'installer l'éclairage électrique dans la capitale. Ces problèmes nous effraient mais, une fois de plus, Aufschnaiter nous tire d'embarras. »
  27. (en) Invasion and illegal annexation of Tibet: 1949-1951.
  28. (en) Robert McCorquodale, Nicholas Orosz, Tibet, the position in international law, p. 179.
  29. La Région autonome du Tibet, site de l'Université de Laval au Québec.
  30. Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon. China, Tibet, and the dalai Lama, University of California Press, 1997, Page 61 et suivantes
  31. Tsering Woeser, Mémoire interdite. Témoignages sur la Révolution culturelle au Tibet, Réflexions sur la question tibétaine par Wang Lixiong pages 487 à 542, traduit par Li Zhang & Bernard Bourrit,  éd. Gallimard. 2010.
  32. Encyclopédie Larousse
  33. Le Tibet est-il chinois ? Ouvrage collectif dirigé par Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, 2002, ed. Albin Michel, coll. Sciences des religions, Intervention de Robert Barnett PageS 377 et suivantes.
  34. Gouvernement tibétain en exil, Réponse de l’Administration Centrale Tibétaine aux allégations du gouvernement chinois, 15 mai 2008 : « En 1987, 1988 et 1989 Lhassa a été secouée par une série de manifestations. Ces manifestations ont été brutalement réprimées et la loi martiale a été imposée à Lhassa en 1989. »
  35. Robert Barnett, in Le Tibet est-il chinois ? (ss la dir. de Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille), 2002, ed. Albin Michel, coll. Sciences des religions (ISBN 2226134263), p. 378.
  36. (en) He Baogang and Barry Sautman, The politics of the Dalai Lama's new initiative for autonomy (1), Pacific Affairs, 78.4 (Winter 2005), également disponible sur le site Phayul.com [1], op. cit. : « There were two dozen sizeable demonstrations in the late 1980s and early 1990s. Several during 1987-89 and one in 1993 involved at least a thousand participants. Police killed dozens and arrested hundreds; protestors killed several policemen and carried out beatings and arson directed at Han civilians ».
  37. Le Tibet est-il chinois ?, Ouvrage collectif dirigé par Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, 2002,  éd. Albin Michel, coll. Sciences des religions, Intervention de Robert Barnett Page 403
  38. Claude B. Levenson, Le Tibet, PUF, coll. Que sais-je ?, deuxième édition, 2009 (ISBN 978-2-13-056543-7)
  39. a et b Bruno Philip Au Tibet, des moines ont défié le régime chinois au cœur de Lhassa
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  41. (en) Interview de James Miles par CNN ; citation : « une violence organisée ciblée contre (...) l'ethnie Han vivant à Lhassa, mais aussi les membres de la minorité musulmane Hui ».
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  46. 20 Minutes La Chine renforce sa surveillance des monastères au Tibet, 30 janvier 2012
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  50. Chinese police have begun a general sweep of Tibet’s capital since Sunday’s self-immolation protests, RFA, 2012-05-30
  51. Amnesty International, La Chine doit mettre fin aux opérations de répression menées depuis les immolations au Tibet, 1 juin 2012
  52. Encyclopédie Universalis Lhasa ou Lhassa par Pierre Trolliet
  53. AFP, Pollution : même le Toit du monde est touché Europe 1, 20 décembre 2013
  54. La pollution étouffe Lhassa, « le toit du monde » La Croix, 20 décembre 2013
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  56. (en) Heidi Fjeld, Commoners and Nobles. Hereditary Divisions in Tibet, Nordic Institute of Asian Studies, Copenhagen, 2005, en part. p. 18 : « The most detailed figures made available to me are from the 1992 China Population Statistical Yearbook, where Lhasa city is stated to hold 96,431 Tibetans, 40,387 Chinese, and 2,998 others, yielding an overall total of somewhat less than 140,000. Thsese figures include permanent city dwellers only. Luo notes that in addition to the 140,000 residents there are some 60,000-80,000 'transients', the majority of which, he claims, are Tibetan pilgrims and traders (Lio 1989). »
  57. Department of Population, Social, Science and Technology Statistics of the National Bureau of Statistics of China (国家统计局人口和社会科技统计司) and Department of Economic Development of the State Ethnic Affairs Commission of China (国家民族事务委员会经济发展司), eds. Tabulation on Nationalities of 2000 Population Census of China (《2000年人口普查中国民族人口资料》). 2 vols. Beijing: Nationalities Publishing House (民族出版社), 2003. (ISBN 7-105-05425-5)
  58. Guide du Routard — Népal, Tibet, 2008-2009, page 244.
  59. Aujourd'hui Lhassa compte 100 000 Chinois pour 70 000 Tibétains qui continuent à opposer une résistance passive à la désintégration de leur patrie sur quid.fr (consulté le 29 septembre 2009).
  60. Près des deux tiers de la population de Lhassa sont des Chinois, qui peuplent désormais 40 % de l’ensemble de la région autonome du Tibet sur Grands reporters.com (articlé daté de 1999).
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  68. Lhassa : le Tibet disparu, texte et photographie de Heinrich Harrer, 223 pages, Édition de La Martinière, 1997, (ISBN 2-7324-2350-5).
  69. (en) Seven years in Tibet, translated from the German by Richard Graves; with an introduction by Peter Fleming; foreword by the Dalai Lama, E. P. Dutton, 1954 (ISBN 0874778883)  : « Criminals condemned to a life in chains are either shut up in the state prison à Sho (Shöl) or sent to a district governor who is responsible for their custody. »
  70. (en) Hisao Kimura, Japanese Agent in Tibet: My Ten Years of Travel in Disguise, as Told to Scott Berry, Serindia Publications Inc., 1990, p. 193 : « Gedun Choephel (...) was arrested, put on trial, flogged, and locked away in the damp darkness of Shol Prison below the Potala along with murderers and thieves (...) He was only in prison for a year »
  71. The fifth Reting Thubden Jampal Yeshe Tempai Gyaltsen (1912-1947).
  72. (en) Li Xiguang, The American couple who told old stories of Tibet, Global Times, 30 mai 2011 : « The American best known to have visited the Potala Prison was Theos Bernard. After touring the Potala, 1939, he wrote in his book “Penthouse of the Gods”: “The prison reminded one of a trap to catch a man-eating lion. It was fil[l]ed with wretched, withered souls, trotting about with shackled limbs. We entered into a conversation with one poor fellow. He told us that he had stolen a couple of charm boxes about five years ago, and he had no idea when he would be released.” »
  73. (en) Warren W. Smith Jr., China's Tibet?: Autonomy or Assimilation, Rowman & Littlefield, 2009, 315 p., p. 145 : « The Potala Prison had been something of a dungeon, and it was festooned by tales of the scorpions always present, but it was relatively tiny, capable of holding only a few people at the most. »
  74. (en) Ancient Tibet prison to open, sur le site rediff News.
  75. (en) Biggest prison of old Tibet undergoes repairs, www.people.com.cn, 16 octobre 2004.
  76. L'épopée des Tibétains : entre mythe et réalité, coécrit par Frédéric Lenoir et Laurent Deshayes, 2002, page 341, Fayard
  77. (en) Drapchi Prison : Tibet's Most Dreaded Prison - TCHRD - Publications.
  78. (en) Political Prisoners Campaign, site Tibettruth, 3 Jul 2010
  79. Le Tibet est-il chinois ? sous la direction de Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, ed. Albin Michel, coll. Sciences des religions, 2002, Robert Barnett, Pages 141 et 142
  80. Jean Dif, Chronologie de l'histoire du Tibet et de ses relations avec le reste du monde (Suite 3) : « Et, pour le tourisme sexuel, on rencontrerait plus de 4000 prostituées dans la cité, mais je n'en ai pas vues ».
  81. Frédéric Lenoir, Tibet Le moment de vérité, Plon, 2008, page 104.
  82. (en) Barry Sautman, "Cultural genocide" and Tibet, in Texas International Law Journal, April 1, 2003 : « When questioned about Lhasa's discos and nightclubs, the Tibetan vice-chairman of the TAR (...) said that they added diversity to the Tibetan and Han cultures found among local people, although TAR authorities do denounce gambling and prostitution and stage raids in an effort to rid the TAR of those vices. »
  83. Lhassa élue ville la plus heureuse, Chinadaily, 24 janvier 2012.
  84. Tséring Woeser, CCTV affirme que « le peuple de Lhassa est le plus heureux », 30 janvier 2012 : « vivre chaque jour et chaque nuit sous la menace d’un fusil, alors que même la prière dans le temple doit se faire sous le viseur des tireurs d’élite, est-ce que vraiment le bonheur est possible ? »
  85. (en) W. D. Shakabpa, Derek F. Maher, One hundred thousand moons, Volume 1, p. 804
  86. (en) Library of Tibetan Works & Archives, The Tibet journal, Volume 24, 1999, p. 30 : « In that period Rigzin Dorje Ringang who had received his education at Rugby in England and who had studied electro-engineering at the University of London and in Birmingham, was working as chief engineer for the mint and was also in charge of the hydro-electric power station in the Dode valley. In 1924 he ordered a 125 HP generator and coining presses from British firms. In 1927 the generator was installed at the hydro-electric power station in the Dode valley, while the modern machinery was destined for the extension of the Trabshi mint, north of Lhasa, which was reopened in November 1931 with Tsarong. »
  87. Robert W. Ford, Tibet Rouge. Capturé par l’armée chinoise au Kham, Olizane, 1999 (édition originale en 1957) (ISBN 2-88086-241-8), pp. 98-100.
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  89. Tibetische Münzstätte Trabshi Lekhung (Grwa-bzhi glog-´phrul las-khungs)
  90. (en) Israel Epstein, My China Eye: memoirs of a Jew and a journalist, Long River Press, 2005, 358 p., p. 282 (ISBN 1-59265-042-2) : « In 1955, Lhasa had no machines. Spinning, weaving, printing, and metal work existed – but all were done by hand. By 1965 the city had had a truck repair station and a cement works, and by 1976 was turning out simple farm machinery, tractor parts, small turbine generators, and electric motors for rural power. »
  91. Sofia Stril-Rever, Dalaï Lama, Appel au monde, Seuil, 2011, (ISBN 9782021026757), p. 119
  92. Rubrique « Lhasa » dans Encyclopaedia Britannica : « Small-scale industries include chemical production, electric-motor manufacturing, tanning, wool processing, pharmaceutical and fertilizer production, motor-vehicle maintenance and repair, tractor assembly, rug and carpet making, and cement production. »
  93. (en) Source : Tibetan rug.
  94. Claire Goubier et Virginie Morel, Tibet, les touristes chinois à l'assaut, in Marianne, 11 août 2007].
  95. (en) Lhasa Today ; citation : « The downtown Lhasa Stock Exchange opened for business in January 1993 ».
  96. (en) Market Profiles on Chinese Cities and Provinces (actualisation 12/2007).
  97. (en) André Alexander, The temples of Lhasa, Tibet Heritage Fund's Conservation Inventory, Serinda Publications, Chicago, p. 21 : « In 1948, according to Peter Aufschnaiter's survey, the central area of Lhasa consisted of 600-odd buildings (900 if other districts such as Shöl are included). »
  98. (en) Lhasa map: 1948 (carte de Lhassa en 1948) : « In 1948, the city of Lhasa is defined by the Lingkor [...]. This is a circular road for the religious purpose of circumambulation. The Jokhang temple lies at the heart of the city proper, with the Potala Palace and the medical college at the Chakpori Hill to the west. Other important sites in the Lhasa valley are the Summer palace of the Dalai Lama, the monasteries of Sera and Drepung, and the seat of the Tibetan state oracle at Nechung. The other small settlements scattered throughout the valley are farming villages and noble estates. Not shown here are the various parks and individual summer houses of the aristocracy. Trapchi is the site of the government mint, with an ancient monastery nearby. »
  99. (en) Lhasa map: 1980 (carte de Lhassa en 1980) : « In 1980, the Lhasa valley is filled with patches of new structures, many of which are administrative and technical facilities. Modern roads are being built or planned. The Lingkor, although somewhat changed, is still used for circumanbulation of the old city boundary. The old city gate, in the form of a Buddhist stupa, has disappeared, like several other religious sites. By 1985, the basic road network in Lhasa has been completed. »
  100. (en) Lhasa map: 1980 (carte de Lhassa en 1980), op. cit. : « By 1985, [...] A new open square has been created in front of the Jokhang temple. The old inner City is still a coherent entity and remains the center of Lhasa. »
  101. (en) Lhasa Map: 1998 (Carte de Lhassa en 1998) : « The period of twelve years following the 1985 survey is marked by rapid increase in development. The previous "patches" in the valley have grown into one another and are linked by a system of modern roads. »
  102. (en) Tsering Woeser, Decline of the Potala Palace, site Where Tibetans Write, 26 December 2007 : « The thirtieth anniversary of the founding of [the] Tibet Autonomous Region was celebrated on the "Potala Square", constructed with huge allocation of money. The "Great Celebrating Project" was one of sixty-two "Aid Tibet Projects" [...]. »
  103. (en) Kate Saunders, More demolition of Traditional Tibetan Housing Planned in Lhasa, The Guardian, 30 août 2003 : « The area known as 'outer Shol', representing the buildings outside the Shol fortification walls, was demolished to create the Potala Square in 1994-95. »
  104. (en) André Alexander, Different Approaches to Conservation in Tibet, IATS Standing Committee for the Study of the Tibetan Architectural Heritage and Mural Art, International Association for Tibetan Studies, 2006 : « In summer 1995, over 140 Tibetan families resideing in Shoel were evicted from their homes and resettled to the north of Lhassa. Over 40 historic buildings in outer and inner Shol were demolished. Even though they formed part of the historic ensemble "Potala and Shoel," and many dated to the 17th century, they were not deemed important at the time, not "part of the monument". »
  105. Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, Le Tibet est-il chinois ?, op. cit., p. 274.
  106. Philippe Cornu, Tibet : culture et histoire d'un peuple. Guy Trédaniel, collection « Le retour à l'esprit » no 16, Paris, 1998, 63 p.
  107. Katia Buffetrille et Charles Ramble, Tibétains 1959-1999 : 40 ans de colonisation, Édition Autrement, 1998, pages 140 et suivantes.
  108. Lhasa Map: 1998 (Carte de Lhassa en 1998, op. cit. : « The Potala itself, extensively restored by the government, has been listed as a World Heritage site since 1994. A replica of the old city gate has been built at the original site. »
  109. La protection de l'UNESCO.
  110. (en) Lily Dong, Figures show living conditions' change in Lhasa, China Tibet Information Center, 26 novembre 2008.
  111. Chine : fin de la construction de la première entreprise de traitement des eaux usées à Lhassa, Le Quotidien du peuple en ligne, 15 juillet 2011.
  112. La rénovation du centre de Lhassa suscite des inquiétudes Le Monde, 26 juin 2013
  113. AFP, Tibet: un centre commercial à côté du plus sacré temple bouddhiste Le Nouvel Obs, 2 juillet 2013
  114. Lhassa achève les travaux de restauration de sa vieille ville
  115. (en) Lhassa - Airport Fact Sheet (accès à la fiche le 09/03/2007).
  116. (en) Air China launches direct Beijing Lhasa flights, China View, 1er juillet 2009.
  117. Julien Chatelin, Lhassa aujourd'hui, National Geographic, France, janvier 2008, no 100, p. 33.
  118. Pierre Haski, La colonisation chinoise sur les rails au Tibet, site Liberation.fr, 25 octobre 2005.
  119. (en) Urumqui delegation visit Lhasa : « Lhasa Train Station, founded in 2006, is a main part of the Qinghai-Tibet Railway project. It lies in Liuwu New Area, 1 kilometer to the south of the main river and 5 kilometers southwest of the Potala Palace. »
  120. (en) Keith Dowman, The Power-Places of Central Tibet: The Pilgrim's Guide, Routledge & Kegan Paul, London and New York, 1998, pp. 40-41 (ISBN 0-7102-1370-0).
  121. À proprement parler, lingka désigne un jardin horticole. Cf (en) 安才旦, Tibet China: travel guide, 五洲传播出版社, 2003, (ISBN 7508503740 et 9787508503745), 203 p., p. 92 : : « In Tibetan language, horticultural gardens are called "Lingka". »
  122. Jean Dif, Carnet de route d'un voyage au Tibet, septembre - octobre 2004 : « Autrefois à l’extérieur de Lhassa, le site est maintenant englobé dans la ville nouvelle, construite depuis 1959 [...]. »
  123. Jean Dif, op. cit.
  124. Roland Barraux, Histoire des Dalaï-Lama, Quatorze reflets sur le Lac des Visions, Éditions Albin Michel, 1993. Réédité en 2002 chez Albin Michel (ISBN 2-226-13317-8), p. 341.
  125. Victor Chan, TIBET. Le guide du pèlerin, Éditions Olizane, 1998, (ISBN 2-88086-217-5 et 9782880862176), p. 194.
  126. (en) Historic Ensemble of the Potala Palace, Lhasa, sur le site World Heritage Convention.
  127. (en) H. E. Richardson, A Corpus of Early Tibetan Inscriptions, in Royal Asiatic Society, 1985, pp. 1-25 (ISBN 0-947593-00-4).
  128. Document d'évaluation du patrimoine mondial, UNESCO, 1994.
  129. Pour Zhu Weiqun, directeur adjoint permanent du Département de Travail du Front uni du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), « la Libération pacifique du Tibet a achevé la libération et l'unification de la Chine continentale et constitué une victoire sur les forces impérialistes et quelques membres de l'élite tibétaine qui voulaient arracher le Tibet à la Chine » (source : (en) Peaceful Liberation Ushers in a New Era, BEIJING REVIEW.com.cn, July 25, 2011 : « The peaceful liberation of Tibet completed the liberation and unification of China's mainland and was a victory over imperialist forces and a few upper-class Tibetans who wished to split Tibet from China. »
  130. (en) Monument Erected to Commemorate Tibet Liberation, peopledaily.com.cn, Thursday, May 23, 2002 : « The inscription on the monument says the People's Liberation Army expelled the imperialist forces from Tibet in 1951, which led Tibet to advancement, prosperity, democracy and opened a new era. »
  131. Un monument devant le Potala, site Tibet-info, citant AFP, et TIN, 5 février 2002
  132. (en) Anger over Tibet monument, BBC News, 5 février 2002.

À voir[modifier | modifier le code]

Vues contemporaines de Lhassa (août 2005)[modifier | modifier le code]

Jokhang Square, the first destination or drop-off for most tourists.jpg

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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