Roger Auque

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Roger Auque

Naissance 11 janvier 1956 (58 ans)
Roubaix (Nord)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste
Autres activités

Roger Henri Auque est un journaliste et diplomate français, né le 11 janvier 1956 à Roubaix. Il fut détenu comme otage au Liban en 1987. Il fut ambassadeur de France en Érythrée du 23 décembre 2009 au 22 août 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un assureur de Roubaix gaulliste de gauche et ancien d'Indochine et d'une communiste, il s'inscrit à Paris en faculté d'anglais et de langues orientales, pour apprendre l'arabe. Il se rend au Liban où il se rapproche des chrétiens et des phalangistes[1] : « Je me suis retrouvé à combattre du côté chrétien, avec une myriade de jeunes de mon âge, se souvient-il, des Libanais mais aussi des Américains et des Français un peu fascisants qui combattaient les musulmans progressistes »[2].

Correspondant de guerre au Liban, il est enlevé « en pleine lumière en sortant de son immeuble sous les yeux de son confrère Paul Marchandîs »[3] par le Hezbollah en janvier 1987. Il reste otage pendant près d'une année[4]. Il est libéré le 27 novembre 1987, en même temps que Jean-Louis Normandin, pris dans l'Affaire des otages du Liban, à la suite de la négociation du ministre Charles Pasqua et sur place de Jean-Charles Marchiani[5].

Journaliste, grand reporter à RTL, La Croix, et à Paris Match, puis au Figaro Magazine, Sipa Press, Gamma Photo, Radio-Canada, de 1982 à 2002, il est correspondant permanent à Bagdad, puis à Beyrouth de 2003 à 2007 et couvre l'assassinat de Pierre Amine Gemayel[6],[7] pour TF1-LCI, Radio-Canada, TSR, RTBF.

Raphaëlle Bacqué déclare à son propos : « La presse se méfie parfois de ce reporter qui, en 1992, fut épinglé par le Canard enchaîné pour avoir plagié des passages entiers du reportage d’un de ses confrères. Mais il a gardé le goût de l’aventure, du Paris-Dakar, de la guerre en Irak, pour laquelle il a dégoté le dernier passage en avion pour Bagdad, dont il fera profiter quelques confrères. Il n’est pas sûr que la politique lui apporte les mêmes satisfactions[8]. »

En septembre 2004, il est reçu dans l'émission de Thierry Ardisson, Tout le monde en parle[9].

En 2008, il est élu conseiller municipal du IXe arrondissement de Paris sur la liste UMP.

En 2008-2009, il devient rédacteur en chef à la chaîne TV franco-marocaine Medi 1 Sat à Tanger.

En décembre 2009, proche de Carla Bruni-Sarkozy, il est nommé ambassadeur de France à Asmara en Érythrée[10] par le président Nicolas Sarkozy.

Accusé par le magazine Bakchich d'avoir « laissé une dette de 65 000 euros aux impôts l'année de sa nomination », il dépose contre le journaliste une plainte pour diffamation[11].

En 2012, il est obligé de quitter son poste et est rapatrié en France à la suite d'un problème de santé[12]. En 2013, il compare le pays à la Corée du Nord ou à la Birmanie[13] soutenu par le Qatar et la Chine[14]. En juin de la même année, une plainte pour agression est déposée contre lui par sa propriétaire[15].

En 2013, il est atteint d'une maladie « importante, traitée avec succès par les équipes de l'hôpital militaire du Val de Grâce »[16].

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le père de Vladimir Auque et de Carla Auque.

En 1989, il aurait eu un enfant avec Yann, la fille de Jean-Marie Le Pen : Marion, élue députée en 2012, née hors mariage et reconnue ensuite par son conjoint Samuel Maréchal[17], information révélée en 2013 dans un livre de Christine Clerc intitulé Les Conquérantes (Nil)[18].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Hors la vie de Maroun Bagdadi. Inspiré d'Un otage à Beyrouth, Prix spécial du Jury au festival de Cannes en 1991.

Notes et références[modifier | modifier le code]