Place Rouge

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Le Kremlin et la place Rouge, Moscou *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
vue de la Cathédrale Saint-Basile
vue de la Cathédrale Saint-Basile
Coordonnées 55° 45′ 15″ N 37° 37′ 13″ E / 55.754264, 37.6201755° 45′ 15″ Nord 37° 37′ 13″ Est / 55.754264, 37.62017  
Pays Drapeau de la Russie Russie
Subdivision Moscou
Type Culturel
Critères (i) (ii) (iv) (vi)
Numéro
d’identification
545
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 1990 (14e session)

Géolocalisation sur la carte : Moscou (3e périphérique)

(Voir situation sur carte : Moscou (3e périphérique))
Le Kremlin et la place Rouge, Moscou

Géolocalisation sur la carte : Moscou

(Voir situation sur carte : Moscou)
Le Kremlin et la place Rouge, Moscou
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

La place Rouge (en russe : Красная площадь, Krasnaïa plochad) est une place de Moscou, dont elle marque le centre. Elle est bordée à l'ouest par le Kremlin, à l'est par Kitaï-gorod ; la cathédrale Basile-le-Bienheureux est située au sud de la place.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de la place ne vient pas de la couleur des briques rouges environnantes, ni du lien entre cette couleur et le communisme. Une traduction plus exacte de son nom russe serait d'ailleurs la « Belle Place » : en russe ancien krasny (красный/-ая) signifie à la fois rouge et beau, et doit ici être compris dans ce dernier sens, maintenant archaïque (beau devient krasivy (красивый/-ая) en russe moderne)[1]. L'adjectif fut d'abord appliqué à la basilique de Basile-le-Bienheureux, la place elle-même étant alors appelée Pojar (en russe de l'incendie) jusqu'au XVIIe siècle, en référence au fait que sa création résulte de l'incendie qui ravage Moscou en 1493, Yvan III décidant alors pour prévenir tout nouvel incendie de faire détruire les nombreuses constructions de bois situées sur ce qui allait devenir la place Rouge. Plusieurs anciennes villes russes comme Souzdal, Ielets, ou Pereslavl-Zalesski ont aussi leur « place Rouge ».

Description[modifier | modifier le code]

C'est une vaste esplanade rectangulaire bordée au sud par le Kremlin, au nord par le magasin Goum. À ses extrémités est et ouest (petits côtés du rectangle) se trouvent respectivement la basilique de Basile le Bienheureux (vers la Moskova) et le musée d'Histoire avec la porte de la Résurrection (détruite sous Staline et récemment reconstruite).

Au milieu, contre la muraille du Kremlin, se trouve le mausolée de Lénine, embaumé après sa mort.

Au centre de la place se trouve la place des Crânes (Лобное Место), mentionnée pour la première fois en 1549, quand Ivan IV le Terrible, alors âgé de 20 ans, y avait harangué le peuple, appelant les boyards à cesser leurs luttes fratricides. Лобное Место est une traduction russe du mot hébreu Golgotha. Contrairement à la légende, la place des Crânes, considérée comme sacrée, ne servait pas aux exécutions. Les boyards félons, les streltsy rebelles et Stepan Razine furent exécutés non loin de cet endroit. La place des Crânes servait au contraire à la proclamation des décrets.

On peut se promener sur la place Rouge. Elle aussi sert de décor aux grands défilés militaires, patriotiques ou idéologiques qui étaient particulièrement prisés pendant l'époque soviétique.

Elle comporte également un monument en l'honneur de Kouzma Minine et Dmitri Pojarski (œuvre d'Ivan Martos), qui en 1612 libérèrent Moscou des armées polonaises durant l'Interrègne russe[2].

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Histoire[modifier | modifier le code]

L'emplacement de la place Rouge était auparavant occupé par les faubourgs de la forteresse du Kremlin. Suite au grand incendie de 1493, les habitations ne sont pas rebâties et la place Rouge devient un lieu de commerce. Le lieu devient le théâtre de grandes manifestations telles que le couronnement des tsars.

Elle fut agrandie en 1936 par la destruction de la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan et de la porte de la Résurrection, ordonnée par Staline. Ces monuments ont été depuis reconstruits sur leur emplacement d'origine. Selon la légende, il était également prévu de détruire la basilique de Basile le Bienheureux, mais lorsque l'architecte Lazare Kaganovitch présenta à Staline une maquette de la place sans la basilique, celui-ci lui répondit « Lazare, remets-la ! »[3]. En réalité, on ignore les raisons de sa conservation[4].

Le 27 mai 1987, le pilote allemand Mathias Rust, parti d’Helsinki, parvient à déjouer la défense aérienne soviétique et à atterrir sur la place Rouge avec son Cessna 172. En pleine guerre froide, cet exploit connaît d'importantes conséquences politiques.

Panorama de la Place Rouge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Lorrain 2010, p. 12
  2. Pierre Lorrain 2010, p. 17
  3. Pierre Lorrain 2010, p. 15
  4. Pierre Lorrain, Ibidem.

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]