Óscar Arias Sánchez

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Óscar Arias Sánchez
Image illustrative de l'article Óscar Arias Sánchez
Fonctions
43e et 48e président de la République
du Costa Rica
8 mai 19868 mai 1990
Élection 2 février 1986
Prédécesseur Luis Alberto Monge
Successeur Rafael Ángel Calderón Fournier
8 mai 20068 mai 2010
Élection 5 février 2006
Prédécesseur Abel Pacheco
Successeur Laura Chinchilla Miranda
Biographie
Date de naissance 13 septembre 1940 (74 ans)
Lieu de naissance Heredia (Costa Rica)
Nationalité costaricienne
Parti politique PLN
Conjoint Margarita Penón Góngora (divorcés)
Enfant(s) Silvia Arias Penón
Óscar Felipe Arias Penón

Óscar Arias Sánchez
Prix Nobel de la paix 1987
Présidents de la République du Costa Rica

Oscar Arias Sánchez (né le 13 septembre 1940 à Heredia, Costa Rica) est un président de la République du Costa Rica, premier et à ce jour unique lauréat du prix Nobel de la paix à être élu à la tête d'un État latino-américain. Avocat, économiste, politologue et entrepeneur, il a déjà gouverné le pays de 1986 à 1990, avant d'être réélu en 2006 pour un second mandat de 4 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'une famille de riches exploitants du café, Oscar Arias Sánchez fait ses études au Costa Rica, au collège de San José, avant de partir à Boston puis à Londres. Ayant adhéré au Parti de libération nationale (PLN) dans les années 1970, il est nommé ministre de la planification nationale et des politiques économiques du président José Figueres Ferrer, élu en 1972, avant de devenir secrétaire général du PLN en 1979 et d'accéder à la présidence de la république à deux reprises.

Présidence[modifier | modifier le code]

Óscar Arias Sánchez dans les années 1980.

Il est élu président de la République une première fois en 1986, sur un programme libéral. Sur le plan économique, Arias Sánchez relance l'économie et fait baisser le chômage. Mais ce sont ses efforts pour la paix qui marquent sa présidence. Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1987 pour avoir été l'artisan des processus de paix enclenchés pour résoudre les conflits armés qui affectent l'Amérique centrale durant les années 1980, et plus particulièrement pour sa féroce opposition au soutien des États-Unis aux Contras dans la guerre civile au Nicaragua. Cela lui vaut aujourd'hui de disposer d'un certain prestige international. Pour développer la démocratie, il propose, pour relancer le plan Contadora, son propre traité de paix, qui est signé par le Salvador, le Guatemala, le Honduras et le Nicaragua le 7 août 1987.

Le 5 février 2006, il se présente à nouveau à l'élection présidentielle qu'il remporte avec 40,5 % des voix. Il est entré en fonction le 8 mai succédant à Abel Pacheco.

Malgré le bilan mitigé de son deuxième mandat, il reste très populaire auprès de la population costaricienne. En juillet 2009, il assure, à la demande des États-Unis et de l'OEA, la médiation entre le gouvernement de facto de Roberto Micheletti, au Honduras, et le président de jure, Manuel Zelaya, renversé par le coup d’État de juin 2009[1].

Il est membre de la fondation PeaceJam et membre d'honneur du Club de Budapest[2].

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Certains pensent que nous sommes vulnérables parce que nous n'avons pas d'armée. C'est exactement le contraire. C'est parce que nous n'avons pas d'armée que nous sommes forts. », cité par L'Événement du jeudi du 3 mai 1990.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]